L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Le déploiement de la téléphonie 5G se poursuit en France, lentement mais sûrement. Selon le dernier pointage de l’Agence nationale des fréquences (ANFR), qui gère l’ensemble des fréquences radioélectriques en France, 20 611 antennes 5G étaient opérationnelles dont 1 535 en Occitanie. La Haute-Garonne et l’Hérault sont les départements qui comptent le plus grand nombre d’antennes 5G (respectivement 521 et 317) ; la Lozère et l’Ariège en comptent le moins (13 et 23). En janvier, Free Mobile disposait du plus grand nombre d’antennes 5G (1 168) en Occitanie, suivi par Orange (255) et Bouygues (159). SFR en a le moins à date (112) selon l’ANFR. L’installation des antennes ne se fait toutefois pas dans la sérénité : la défiance envers la 5G perdure. Si les recours déposés par Priartem, Robin des toits et Agir pour l’environnement, contre l’Etat pour « excès de pouvoir » dans l’attribution des fréquences 5G ont été rejetés fin décembre par le Conseil d’Etat ; si une majorité de Français...