Fuites de données en cascade, attaques de plus en plus discrètes et industrialisation du cybercrime : la France apparaît comme l’un des pays les plus exposés au monde. Derrière la multiplication des incidents touchant l’État comme les entreprises, se dessine une menace durable, à la fois criminelle et géopolitique, à laquelle les pouvoirs publics tentent d’apporter une réponse. L’incident de sécurité chez France Titres, l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), survenu le 15 mars dernier, avec lequel 11,7 millions de comptes se sont trouvés exposés, est-il l’incident de trop ? En tout cas, il intervient après de nombreuses intrusions et fuites de données concernant des services publics dont on aurait pu penser qu’ils étaient beaucoup mieux protégés que les bases de données d’entreprises privées. Ce nouvel épisode montre en tout cas combien la France est une cible de choix pour les cyberpirates de tout poil. Car l’ANTS s’inscrit dans une série d’incidents réce...
Avec Mythos, Anthropic dévoile une intelligence artificielle capable de détecter des failles inédites à grande échelle. Testée par Mozilla et surveillée de près par ses concurrents comme OpenAI, elle pose une question centrale : comment utiliser un outil aussi puissant sans en perdre le contrôle ? Tout commence par une erreur. En mars 2026, un document interne d’Anthropic est rendu public par accident. Il présente Mythos, un modèle d’intelligence artificielle décrit comme le plus puissant jamais conçu par l’entreprise — mais aussi comme l’un des plus sensibles en matière de cybersécurité. Peu après, Anthropic décide d’en retarder la sortie. Pourquoi une telle prudence ? Parce que Mythos change profondément la manière de détecter les failles informatiques. Concrètement, il est capable d’analyser du code, de repérer des vulnérabilités complexes et de comprendre comment elles peuvent être exploitées. Lors de tests internes, il a identifié « des milliers » de failles d...