L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
D’ici fin 2026, chaque Européen pourra disposer d’un portefeuille d’identité numérique reconnu dans toute l’Union. Pensé pour simplifier les démarches et sécuriser les échanges, ce nouvel outil entre dans une phase décisive avec le lancement d’une consultation publique sur sa certification. La construction de l’identité numérique européenne vient de franchir une nouvelle étape opérationnelle ce mois-ci. L’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) a, en effet, annoncé l’ouverture d’une consultation publique consacrée à la certification des futurs portefeuilles européens d’identité numérique. L’enjeu est technique mais décisif car il s’agit de définir les exigences de sécurité et de confiance d’un outil appelé à se généraliser dans toute l’Union d’ici la fin de cette année. Bâtir une infrastructure commune à tous les pays membre Cette consultation s’inscrit dans le cadre d’un règlement européen qui impose à chaque État membre de proposer au moins un portefeuill...