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Orange accélère la fermeture du réseau cuivre et de l’internet ADSL : ce que ça va changer

 

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La fermeture du réseau cuivre s’accélère en France. Après une première vague début 2025, l’arrêt du réseau cuivre d’Orange s’étend à grande échelle. Le 27 janvier 2026, 763 nouvelles communes verront disparaître définitivement l’ADSL. Une bascule technologique majeure, portée par la généralisation de la fibre, mais qui pose encore des questions concrètes dans certains territoires.

Le calendrier s’accélère. Après la fermeture technique du réseau cuivre dans 162 communes au 31 janvier 2025, Orange passe un nouveau cap ce mardi 27 janvier avec l’arrêt définitif du cuivre dans 763 communes supplémentaires. Cette étape marque l’entrée du plan national de fermeture dans une phase beaucoup plus perceptible pour les particuliers, avec la disparition effective de l’ADSL et des services associés.

Ce mouvement s’inscrit dans un processus engagé de longue date. Propriétaire du réseau cuivre historique, Orange a transmis dès 2022 à Arcep, le gendarme des télécoms, un plan détaillé visant l’extinction complète de la boucle locale cuivre d’ici à fin 2030. La méthode est progressive, organisée par lots annuels et commune par commune, avec une règle : aucune fermeture technique sans information préalable et sans solution de substitution identifiée.

Un réseau vieillissant et coûteux

Le réseau cuivre, massivement déployé dans les années 70 pour la téléphonie fixe, puis réutilisé à partir des années 2000 pour l’ADSL, le SDSL ou le VDSL, est devenu coûteux à maintenir – environ 500 millions d’euros par an. Son vieillissement impose des interventions de plus en plus fréquentes, dans un contexte de baisse continue du nombre d’abonnés – 3,8 millions d’abonnés en décembre dernier. À cela s’ajoutent des problématiques de sécurité : le cuivre, valorisable à la revente, a été la cible de vols répétés, entraînant des coupures parfois longues dans certaines zones.

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Face à cette infrastructure en fin de vie, la fibre optique s’impose comme le nouveau réseau de référence. Début 2026, près de 94 % des locaux français sont éligibles à la fibre, qui offre des débits bien supérieurs à l’ADSL, pouvant aller de 100 Mbit/s à plusieurs gigabits par seconde, une meilleure stabilité pour les usages intensifs – télétravail, visioconférence, services numériques – et une consommation énergétique divisée par quatre par rapport au cuivre. Pour Orange comme pour les pouvoirs publics, maintenir deux réseaux parallèles n’avait plus de justification économique ni environnementale.

Lien interne vers l’article n°13142889

La fermeture du cuivre obéit à un enchaînement précis. D’abord une fermeture commerciale : il n’est plus possible d’ouvrir de nouvelles lignes ADSL. Ensuite, au minimum douze mois plus tard, intervient la fermeture technique, avec la coupure effective du réseau. À l’échelle nationale, la commercialisation des offres ADSL doit cesser fin janvier 2026, ce qui renforce la pression sur les derniers abonnés encore raccordés au cuivre.

Que deviennent les foyers non éligibles à la fibre ?

Reste une question centrale : que deviennent les foyers non éligibles à la fibre au moment de l’arrêt de l’ADSL ? La doctrine officielle est de ne pas couper sans alternative. Dans les zones non fibrées, les solutions mises en avant sont la 4G ou la 5G fixe, les réseaux radio locaux ou, en dernier recours, l’internet par satellite. Les satellites en orbite basse permettent aujourd’hui d’atteindre des débits de plusieurs dizaines de Mbit/s, voire davantage, mais avec des contraintes spécifiques : latence plus élevée que la fibre, volumes de données parfois limités et coûts supérieurs aux offres filaires classique. Des offres à prix abordables ont commencé à apparaître, notamment chez Starlink.

Dans la pratique, des situations plus tendues peuvent apparaître. Certains foyers situés en bout de ligne, ou dans des zones rurales complexes à couvrir, risquent de basculer vers des solutions moins confortables que l’ADSL qu’ils utilisaient jusqu’alors. Ces cas restent encadrés par la régulation, mais ils constituent l’un des points de vigilance de la montée en charge prévue entre 2026 et 2030.

Un mouvement européen

La France n’est pas la seule à opérer la bascule vers la fibre. La fermeture des réseaux cuivre s’inscrit, en effet, dans une dynamique européenne, rendue possible par le cadre réglementaire adopté à partir de 2018.

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Plusieurs pays européens ont ainsi entamé un processus de fermeture du réseau cuivre à l’initiative de l’opérateur historique.

Certains pays tels que l’Espagne, la Pologne, la Finlande et la Suède, déjà bien avancés sur leurs déploiements en fibre optique, ont ainsi fermé des parties de leur réseau cuivre.

Pour vérifier si votre commune fait partie des 763 concernées en janvier 2026, Orange a mis en ligne une carte interactive.

Numérique : l'Occitanie avance sur la 5G mais rencontre des difficultés sur la fibre

 

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La couverture en internet très haut débit, qu'il soit mobile ou par la fibre, est une question récurrente pour de nombreuses régions car elle conditionne bien souvent le développement économique ou tout simplement la vie quotidienne dans notre société de plus en plus numérisée. Cette question se pose avec acuité en Occitanie, une région qui comprend des zones montagneuses et donc des zones blanches.

Le site spécialisé Zone ADSL, qui compare les box internet et les forfaits mobile, vient de publier un pointage concernant la situation en Occitanie pour le déploiement de la 5G et celui de la fibre.

5G : l'Occitanie 5e

Concernant le déploiement des réseaux 5G, l'Occitanie se situe à la 5e place au plan national. "Parmi les 43 816 antennes 5G déployées en France, 4 139 proviennent de la région Occitanie selon l'ARCEP, soit 9% des antennes 5G disponibles en France. Elle se place en 5e position du classement des régions en fonction de leurs nombre d'antennes 5G", explique ZoneADSL. Free, qui déploie une fréquence particulière de 5G, arrive en tête avec 1 801 antennes en octobre 2022, suivi de Bouygues Telecom (1 012), SFR (751) et Orange (575).

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Sur la répartition géographique, la Haute-Garonne est largement en tête avec 1 194 antennes, suivie par l'Hérault (880) et le Gard (523). En queue de classement, on trouve, avec moins de 100 antennes, le Gers (98), l'Ariège (85), le Lot (75) et la Lozère (52).

Fibre : de fortes disparités entre départements

Concernant le déploiement de la fibre, l'Occitanie se situe à la 6e place au plan national. 75% des logements sont éligibles à la fibre, ce qui laisse tout de même 1 foyer sur 4 privé de ce très haut débit. "Si la région d'Occitanie est 6e du classement des régions avec un taux de couverture fibre de 75%, il existe quelques disparités entre ses départements : seulement 59% de couverture fibre pour le Gers et l'Ariège contre 83% pour la Haute-Garonne et 80% pour l'Hérault", observe ZoneADSL, qui souligne que seuls 67% des logements de la région sont fibrés par les quatre opérateurs.


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En tête de la couverture, on trouve donc la Haute-Garonne (82,9%) suivie de l'Hérault (80,1%) et du Tarn-et-Garonne (78,6%). En queue de classement, on trouve le Tarn (63,2%), l'Ariège (58,8%) et le Gers (58,6%).

La solution du satellite

A l'occasion du récent congrès de l'Association nationale des élus de montagne (Anem) qui s'est tenu fin octobre en Aveyron, Liza Bellulo, présidente de la Fédération Française des Télécoms (FFTélécoms), a apporté des précisions sur les investissements des opérateurs dans les zones blanches. "Depuis 5 ans, les opérateurs télécoms ont investi, sur leurs propres deniers, l’équivalent de 900 collèges chaque année, soit 90 par département, pour le déploiement des réseaux fixes et mobiles. Le programme zones blanches centres bourgs et le dispositif de couverture ciblée sont sans équivalent dans le monde ; seuls deux autres pays se sont fixé de tels objectifs, l’Allemagne et le Japon, et avec des cibles bien moins ambitieuses."

Depuis le début du programme New Deal, "près de 2 000 sites 4G multi-opérateurs ont été livrés. 1700 autres ont d’ores-et-déjà été été identifiés par les équipes départementales et seront donc livrés par paliers, dans les deux ans. En montagne, 400 des 600 sites identifiés à ce jour sont déjà en service" a précisé Mme Bellulo.

Lorsque les zones ne peuvent être couvertes en fibre ou 4G, il reste le recours au satellite. "Depuis un peu plus d’an an, l’internet par satellite connait une révolution liée à l’arrivée d’un nouveau satellite qui offre désormais une connexion à Internet illimitée et jusqu’à 100 Mb/s. Ces performances valent d’ailleurs à ces solutions d’être éligibles à l’aide financière de l’Etat pour permettre l’acquisition du kit de connexion", expliquait en mars l'Anem, qui a noué des partenariats avec Eutelsat et Nordnet.

Numérique : la feuille de route du gouvernement détaillée lors de l'Université du Très Haut Débit à Toulouse

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Alors que la fin du réseau cuivre se prépare et que de plus en plus de communes sont couvertes par la fibre optique - au 31 juin, 32 millions de locaux étaient éligibles à des offres FTTH, soit 16% de plus que l’an dernier - Jean-Noël Barrot, nouveau ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications, présentera, pour la première fois devant toute la filière, sa feuille de route du numérique pour le nouveau quinquennat à Toulouse le 5 octobre à l'occasion de l'université du THD.

Lors de la conférence annuelle de l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse), le 22 septembre, le ministre avait estimé que "la couverture fixe et mobile est une réussite collective" avant de rappeler les "grands enjeux" du gouvernement : "améliorer la qualité de service fibre, généralisée d'ici à 2025, réduire l'empreinte carbone du numérique."

5G, souveraineté, cybersécurité...

"Alors que le plan France Très Haut Débit se poursuit (plus de 10 millions de prises restent à construire), la filière des infrastructures numériques s’interroge et se projette déjà dans l’étape d’après, pour mieux s’y préparer : comment va-t-elle mettre en œuvre les grands chantiers que représentent la transition numérique pour des territoires connectés et durables, la complétude et la résilience des réseaux, la souveraineté numérique, etc." explique les organisateurs de l'université, la fédération InfraNum avec idealCO et l'Avicca.

Créée fin 2012 pour accompagner le Plan France Très Haut Débit, la fédération InfraNum regroupe plus de 200 entreprises représentatives de l’ensemble des métiers de la filière des Infrastructures du numérique (bureaux d’études, opérateurs, intégrateurs, équipementiers, fournisseurs de services, etc.). Plus de 1000 industriels et collectivités, venus de toute la France, participeront à l'université qui verra défilé plusieurs personnalités. Outre Jean-Noël Barrot doivent intervenir Dominique Faure, secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires, chargée de la Ruralité, Laure de La Raudière, présidente de l’Arcep, ou encore Christel Heydemann, directrice générale d’Orange.

Pendant deux jours, l'université va aborder tous les grands thèmes qui concernent les télécoms : la 5G dans l'industrie et les territoires ; les datacenters, la cybersécurité, les collectivités face au défi de la confiance numérique ; la fin du réseau cuivre ; l'inclusion numérique et les CivicTech ; la sobriété numérique, etc.

Inscriptions sur le site de la manifestation


Orange confirme sa venue sur les réseaux fibre d'Altitude Infrastructure

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Déjà disponible pour 13,5 millions de logements et de locaux professionnels sur l’ensemble du territoire national, la fibre d'Orange sera progressivement commercialisée sur l’ensemble des territoires où Altitude Infrastructure est présent, situés pour l’essentiel en zones peu denses. En Occitanie, Altitude Infrastructure est présent en Aveyron, en Tarn-et-Garonne, en Haute-Garonne, dans l'Aude et dans les Pyrénées-Orientales.

"Altitude Infrastructure se réjouit de l’arrivée d’Orange sur ses RIP FttH, confirmant ainsi l’atteinte de son objectif : accueillir les quatre FAI d’envergure nationale sur ses réseaux Très Haut Débit afin de garantir une offre variée et compétitive, et ce en complément des services déjà proposés par les opérateurs locaux. Tous les FAI présents et de nouveaux projets à l’horizon confirment la dynamique engagée par le Groupe Altitude Infrastructure dans sa stratégie de développement", a indiqué David El Fassy, président d’Altitude Infrastructure.

22 départements en France


"Grâce à cet accord avec Altitude Infrastructure, les habitants de 22 départements pourront prochainement bénéficier de l’ensemble des offres et des services de La Fibre Orange" a déclaré Fabienne Dulac, Directrice Générale Adjointe, CEO d'Orange France.

Orange célèbre la construction de sa 10 millionième prise fibre à Mirande

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Depuis la ville de Mirande (Gers) et en présence du Premier ministre Edouard Philippe, Stéphane Richard, le PDG d’Orange, a annoncé ce 22 mars que le Groupe a désormais franchi le cap des 10 millions de prises en fibre optique FTTH construites par les équipes d’Orange en France. Orange a atteint ce seuil important à Mirande dans le cadre du projet public, cofinancé par la Région et l’État, lancé à l’initiative du département du Gers sous la présidence de Philippe Martin.

400 000 prises neuves en 2019 en Occitanie

Les déploiements en fibre optique sur les zones les moins denses accélèrent notamment grâce à Orange qui a construit plus de 70% du réseau de fibre en France. Dans la région Occitanie, Orange produira plus de 400 000 prises neuves en 2019, majoritairement déployées en zone rurale (zones AMII et RIP).

Outre une accélération de ses propres déploiements, Orange soutient les déploiements de fibre optique des autres opérateurs en proposant des offres commerciales sur leur réseau. Ainsi, près de 12 millions de logements et locaux professionnels peuvent aujourd’hui souscrire à La fibre d’Orange. Ce soutien du Groupe aux déploiements de la fibre optique en France vient encore de marquer une nouvelle étape en début de ce mois, avec l’annonce de l’arrivée de La Fibre d’Orange sur tous les réseaux d’initiative publique, qu’ils soient ou non opérés par Orange.

15 000 heures d’insertion

La construction de ce réseau contribue également  à proposer des programmes de formation et de l’insertion sociale à destination des publics éloignés de l’emploi. Les métiers de techniciens qui déploient la fibre optique ou de techniciens des bureaux d’étude représentent ainsi plus de 15 000 heures d’insertion.

« Orange est très fier d’apporter une contribution décisive à l’aménagement numérique du territoire. Ce sont désormais plus de 10 millions de logements et locaux commerciaux qui ont accès à la fibre partout en France grâce aux efforts de déploiement d’Orange, ce qui correspond à 70% des lignes déployées sur le territoire national. Nous allons bien sûr continuer à travailler main dans la main avec les collectivités pour atteindre nos objectifs ambitieux, » Stéphane Richard, Président-Directeur Général d’Orange.

Internet : enfin une carte pour savoir si vous pouvez avoir la fibre

Tous ceux qui se demandent s'ils peuvent avoir internet en très haut débit par la fibre vont pouvoir obtenir une réponse plus précise grâce à une nouvelle carte mise en place par l'Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes).



"Dans sa démarche de régulation « par la data », l’Arcep souhaite mettre progressivement en place en 2018 un observatoire cartographique de la couverture du territoire par les réseaux et services fixes, à l’image des travaux déjà lancés dans le mobile, incluant technologies disponibles, classes de débit, avancées des déploiements engagés et prévus", explique le gendarme des télécoms. "Il s’agit de donner aux consommateurs, entreprises et collectivités plus de visibilité sur les réseaux actuels et ainsi que sur l’arrivée des nouveaux réseaux."

La carte navigable des déploiements FttH (fiber to the home) commune par commune est disponible ici: http://cartefibre.arcep.fr

Déjà 3 millions d'abonnés 

L’Arcep, qui vient de publier son observatoire du marché des services fixes à haut et très haut débit  (abonnements et déploiements) pour le 3e trimestre 2017 montrent en tout cas l'engouement pour le très haut débit.

"La croissance du très haut débit est avant tout portée par le FttH qui atteint près de 3 millions d’abonnements. Le rythme du déploiement des réseaux FttH est toutefois en baisse par rapport au trimestre précédent (+ 613 000 lignes sur le trimestre), traduisant qu’une accélération plus importante est toujours nécessaire", explique l'Arcep.

Lancé au printemps 2013, le Plan France Très Haut débit vise à couvrir l'intégralité du territoire en très haut débit d'ici 2022, mais Emmanuel Macron veut accéléret et a annoncé une couverture à 100% en 2020

Toulouse Métropole entièrement couverte par la fibre d'ici 2020



Dossier clé de la nouvelle ministre l'Economie numérique, Fleur Pellerin, la couverture de la France en très haut débit par fibre optique avance. Peu être trop lentement comme l'affirmait un récent rapport de l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe) ou plus sûrement comme l'indique l'Arcep. "Sur un an, les abonnements FttH (fibre jusqu'à l'abonné) augmente de 59 % (220 000)", indique le gendarme des télécoms dans son dernier Observatoire des marchés des communications électroniques publié le 31 mai. "Les opérateurs continuent à déployer des réseaux de fibre optique jusqu'à l'abonné (FttH). Au 31 mars 2012, 1 580000 logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 39 % en un an. Pour près de la moitié de ces logements (+182% en un an), au moins deux opérateurs sont en mesure de commercialiser des offres à très haut débit en fibre optique, grâce aux mécanismes de mutualisation prévus par le cadre réglementaire. La très forte accélération du niveau de mutualisation traduit la priorité donnée actuellement à l'investissement par les opérateurs, qui accélèrent le raccordement d'immeubles fibrés par des opérateurs tiers. Ce mouvement devrait être source d'émulation concurrentielle sur le marché de détail et soutenir ainsi l'accroissement prochain du nombre d'abonnés aux services très haut débit.
Au total, à la fin du premier trimestre, près de 5,4 millions de logements étaient ainsi éligibles à des services à très haut débit, certains logements pouvant bénéficier de deux accès à très haut débit, l'un par un réseau câblé modernisé, l'autre par un réseau FttH", détaille l'Arcep.



Un accord Orange-SFR pour Toulouse Métropole

Le déploiement de la fibre a en tout cas fait un pas supplémentaire, ce jeudi, à Toulouse avec l'annonce d'un accord entre France Télécom-Orange et SFR pour fibrer l'ensemble de l'agglomération.
Sept mois après l’accord national entre les deux opérateurs, Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales du Groupe de France Télécom-Orange et Cyril Luneau, directeur de  SFR Collectivités, ont présenté, ce jeudi à Blagnac, le détail du déploiement de la fibre optique pour Toulouse Métropole et les communes de Ramonville et de Plaisance du Touch, en présence de Jean-Christophe Arguillère, délégué régional Orange en Midi-Pyrénées et de Guillaume Fauré, directeur des relations régionales Sud-Ouest du Groupe SFR.



Après avoir initialisé le déploiement de la fibre à Toulouse en Zone Très Dense, les deux opérateurs vont s'attaquer aux Zones Moins Denses. Ainsi  l’ensemble des foyers des 37 communes de Toulouse Métropole, situées en Zones Moins Denses, pourra bénéficier du raccordement au réseau de fibre optique. Chaque commune sera couverte dans les 5 ans qui suivent à partir de l’initialisation des déploiements qui se fera d’ici 2015. En 2020 la totalité de l'agglomération sera donc couverte.

Cela représente près de 120 540 prises réalisées dont 55 220 par Orange et 65 320 par SFR grâce à ces nouveaux investissements.

"La démarche des deux groupes s’inscrit dans la continuité des intentions de déploiement qu’ils ont communiquées au Commissariat Général à l’Investissement en réponse à l’Appel à Manifestations d’Intentions d’Investissement. Cet accord concrétise les ambitions de déploiement des deux groupes. Afin d’éviter les recoupements, l'accord désigne, pour chaque commune, l’opérateur responsable du déploiement assurant le meilleur calendrier et la meilleure couverture proposés, au bénéfice des consommateurs et des collectivités locales."

Afin d’offrir à l’ensemble des consommateurs des services diversifiés, France Télécom-Orange et SFR se sont engagés à être commercialement présents sur les zones de l’accord en souscrivant aux offres de gros de celui qui déploiera localement le réseau. Les autres acteurs du marché pourront également s’appuyer sur les infrastructures ainsi déployées, dans les conditions définies par l'Arcep, y compris en participant à leur cofinancement, pour proposer leurs offres commerciales très haut débit."

Frank Esser : "SFR n'a pas peur de Free"

Costume sombre mais sans cravate, décontracté mais concentré, Frank Esser, PDG de SFR, arrive au siège de la délégation Sud-Ouest mardi 11 janvier à midi, dans le cadre des Innovations Days ; ces rendez-vous internes qui permettent aux collaborateurs de découvrir les nouveaux services et les innovations du groupe.
Quelques heures auparavant, SFR a lâché une petite bombe qui a fusé sur internet : l'intégration des appels mobiles dans la Neufbox (sans surcoût pour la Neufbox Evolution, avec une option de 3€ TTC par mois pour les autres). Une nouvel épisode dans la guerre que se livrent les opérateurs.

100000 Neufbox Evolution écoulées en deux mois

Lors d'une rencontre avec la presse, Frank Esser s'est défendu d'avoir voulu répondre à Free et sa nouvelle Freebox Révolution qui inclut cette fonctionnalité (avec des conditions toutefois moins souples). "C’était déjà dans les tuyaux. L’illimité est une tendance à laquelle se sont habitués nos clients, sur les communications fixe vers fixe, sur l’internet mobile des smartphones. Il manquait l’illimité entre les box et les mobiles. Ce sera désormais chose faite", assure le PDG qui s'est toutefois refusé à chiffrer le coût d'une telle mesure. Mais ne pas perdre de clients cédant aux sirènes de Free et en gagner d'autres reste un objectif capital pour le groupe, qui compte bien mettre en avant son expertise.
"Le marché n’a jamais été aussi dynamique et agressif que maintenant. Il y a la hausse de la TVA que nous appliquerons à partir du 1er février et pour laquelle nous avons envoyé à nos clients 12 millions de lettres explicatives ; il y a les offres premium, de nouveaux services, etc. Le tarif à 29,90 € c’est fini. Chaque mois, il y a de nouvelles offres mais notre objectif chez SFR est de rester le plus simple et le plus performant", explique Frank Esser, qui ne rechigne pas à lancer quelques piques à Free. "Créer une box est une chose ; mais il faut y ajouter la relation client, une expertise, ce que SFR sait faire et ce qui se traduit dans nos parts de marché", explique le PDG, heureux du succès de la nouvelle Neufbox Evolution. En deux mois, celle-ci s'est déjà écoulée à 100000 exemplaires dont un tiers auprès de nouveaux clients. L'objectif est de 500000 Neufbox Evolution sur l'année.

"Nous sommes trop taxés"

Nouveauté de ce début d'année, la hausse des forfaits internet. Imposée par Bruxelles, la hausse de la TVA de 5,5 % à 19,6 % sur la partie « télé » des forfaits internet et de certains abonnements mobiles a fait sauter le verrou de l’abonnement à 29,90 € mensuels – le plus bas d’Europe – redoutable maître étalon imaginé par Free en 2002 et que personne jusqu’à présent n’osait remettre en cause. En répercutant la hausse de la TVA les opérateurs se sentent libres de diversifier leurs offres en imaginant des formules basiques au tarif proche du fameux 29,90 € et des formules premium de haut de gamme plus chères comprenant du matériel dernier cri et des services à forte valeur ajoutée (vidéo à la demande, 3D, jeux en réseau, bientôt domotique, etc.).
Taxe audiovisuelle pour compenser l'abandon de la publicité en journée sur les chaînes de France Télévisions, taxe sur la copie privée (COSIP), TVA. N'en jetez plus. "Le secteur est trop taxé. Nous versons en taxe plus de 500 millions d'euros par an. Pourquoi les opérateurs doivent-ils compenser l'abandon de la pub sur France Télévisions ?" se désole Frank Esser.

La fibre à Toulouse en 2011

Autre chantier important et complexe abordé hier : la fibre optique, qui accuse du retard en France. "SFR a déjà beaucoup investi, de l'ordre de 500M€ et nous investirons encore 150 à 200M€ par an. On ne fait pas ça pour rien. La fibre aujourd'hui, c'est comme la 3G il y a six ans. On ne perçoit pas encore quels seront les usages mais cela peut venir très vite", assure Frank Esser.
Il est vrai que le cadre réglementaire de déploiement de la fibre est longtemps resté flou. Aujourd'hui, on y voit plus clair avec 3 grandes zones. La zone 1 concerne les parties à forte densité (grandes villes) où seuls les opérateurs interviennent pour construire le réseau. La zone 2 puis la zone 3 sont celles moyennement et peu peuplées.
Sur ces deux dernières, la construction du réseau sera co-financée par les collectivités territoriales, l'État via la Caisse des Dépôts et les opérateurs. Les zones 2 et 3 sont éligibles aux 2 milliards d'euros "infrastructures" du Grand Emprunt.
Après avoir tiré les câbles sous les trottoirs, les opérateurs doivent maintenant aller dans les immeubles. Toulouse sera couverte cette année.

Fibre, ADSL, réseau 3G dont le trafic data triple tous les ans depuis trois ans : les besoins en infrastructures sont là. "On ne sait pas quels seront les services qui marcheront dans trois ans, mais une chose est sûre : on aura toujours besoin d'un bon réseau."

Fibre optique : éviter la fracture numérique

Lutter contre la fracture numérique a constitué ces dernières années en Grand Sud un combat de tous les instants pour offrir à tous, particuliers et entreprises, un accès à internet à haut débit. Et la mobilisation des collectivités territoriales comme celles des opérateurs a porté ses fruits. Ainsi entre 2002 et 2008, le nombre de foyers midi-pyrénéens recevant internet en haut débit est passé de 5 % à 44 % selon le dernier diagnostic de l'Agence régionale pour le développement de la société de l'information (Ardesi). Avec l'arrivée du très haut débit par fibre optique apparaît le spectre d'une nouvelle fracture numérique. Non plus entre ceux qui sont ou pas connectés, mais entre ceux qui auront une connexion normale et ceux qui bénéficieront d'une connexion « TGV ». Début janvier, le gouvernement a présenté un plan national de déploiement du haut débit, Nicolas Sarkozy souhaitant 100 % des Français connectés en très haut débit d'ici 2025. Trois zones ont été identifiées : zone 1, pour les centres urbains très peuplés ; zone 2, pour les régions moyennement peuplés et enfin zone 3, pour la ruralité. Pour cette dernière, qui concerne éminemment notre région, le gouvernement a retenu un schéma de cofinancement des projets des collectivités territoriales.

Dans l'entretien qu'il a accordé à « La Dépêche », Bruno Janet, directeur des relations avec les Collectivités locales du groupe France Télécom-Orange, confirme la mobilisation de l'opérateur historique pour répondre aux projets et éviter une nouvelle fracture numérique.


«Dans chaque département d'ici 2015»

La Dépêche du Midi - Quels sont pour vous les enjeux de la fibre optique ?

Bruno Janet. - Aujourd'hui, après le plan haut débit pour tous et les chartes des départements innovants, le haut débit arrive quasiment partout. La fibre optique constitue une nouvelle étape. Dès 2007, nous avions réalisé un prédéploiement dans dix villes, dont Toulouse. Il s'agissait alors de vérifier trois scénarios : la faisabilité technique de cette nouvelle technologie ; l'appétence des clients ; les conditions du cadre réglementaire. En 2009, ce dernier point n'étant pas clarifié, les investissements ont été gelés. Aujourd'hui, après les annonces du Premier ministre sur le grand emprunt, nous redémarrons car le cadre réglementaire, annoncé par l'Arcep, est clair avec trois zones de déploiement. Entre 2010 et 2015 France Télécom-Orange va investir 2 milliards d'euros. Concrètement sur le terrain, cela va se traduire par la reprise du fibrage des immeubles et l'ouverture à des quartiers comme Le Mirail et Saint-Cyprien.

Et ailleurs dans la région ?

D'ici 2015, au moins une ville de chaque département de Midi-Pyrénées sera fibrée. Le calendrier du plan de déploiement sera finalisé d'ici cet été. Ce que nous souhaitons, c'est assurer aux élus qui nous sollicitent une position claire. Pour les zones 1 et 2, l'investissement pour la fibre doit être privé ; pour la zone 3, la moins importante en population mais la plus vaste en territoire, nous sommes prêts à des partenariats (partenariats public-privé, délégation de service public). Ceux-ci doivent permettre une accélération de l'arrivée de la fibre bien sûr, mais aussi une montée en débit si le cadre réglementaire le permet. Aujourd'hui, beaucoup d'élus ont des projets qui nécessitent des débits plus importants ; nous sommes ouverts pour répondre à leurs demandes.

Que va nous apporter le très haut débit ?

Passer de l'ADSL à la fibre, c'est comme passer d'une autoroute à 2 voies à une autoroute à 10 voies. La fibre, avec ses 100 mégas de débit montant et descendant, va déjà booster les usages actuels. Les clients sont de plus en plus utilisateurs de services qui ont besoin d'un fort débit, comme l'échange de vidéos, de photos, ou la diffusion de programmes sur plusieurs télés.
La fibre va également libérer de nouveaux usages pour la télévision haute définition et en 3D, pour les jeux multijoueurs en 3D et en réseau. La fibre va aussi intéresser le monde professionnel pour le télétravail, la visioconférence, etc. C'est un nouvel horizon qui s'ouvre.

NKM annonce 4 milliards d'euros pour le numérique


Quand on est le ministre le plus connecté du gouvernement, on ne se refait pas. Hier matin c'est donc sur son compte Twitter (@nk_m) que Nathalie Kociusko-Morizet a annoncé, au sortir de la réunion sur le Grand Emprunt, que celui-ci allait débloquer 4 milliards d'euros pour l'économie numérique.

Venue ce jeudi à Montpellier pour conclure la 31e conférence internationale de l'Institut de l'audiovisuel et des communications en Europe (Idate), la secrétaire d'Etat chargée de la Prospective et du développement de l'économie numérique, a détaillé cette enveloppe : "2 milliards d'euros iront aux infrastructures (fibre, satellite...) et 2 milliards d'euros aux usages (e-santé, e-éducation, numérisation)." La ministre a insisté sur les usages insuffisamment pris en compte selon elle. "Je me sens plus en charge de la société numérique que du développement de l'économie numérique."
Les 4 milliards seront gérés par une nouvelle Agence du numérique, un organisme "de moyens et de projets."

Fibre : 3 zones

Concernant le déploiement de la fibre optique (FTTH), la ministre a indiqué que 3 zones avaient été définies. La zone 1 concerne les parties à forte densité (grandes villes) où seuls les opérateurs interviennent pour construire le réseau. La zone 2 puis la zone 3 sont celles moyennement et peu peuplées. Sur ces deux dernières, la construction du réseau sera co-financée par les collectivités territoriales, l'Etat via la Caisse des Dépôts et les opérateurs. Les zones 2 et 3 sont éligibles aux 2 milliards d'euros "infrastructures" du Grand Emprunt.
Sur le contenu susceptible d'être véhiculé par les réseaux fibre, des appels à projets seront lancés et les PME du logiciel pourront être soutenues par le volet PME du Grand Emprunt.

Création musicale

Concernant la création musicale, NKM veut "faire en sorte qu'Hadopi ne serve à rien et que tout le monde aille vers l'offre légale." La ministre ne manque d'ailleurs pas d'idée pour que l'industrie musicale et les consommateurs adoptent de nouveaux comportements sur la toile. Rapprochement de l'industrie d'internet, mise en place d'offres légales attractives, meilleure présence française à l'international, possibilité pour les sites musicaux d'avoir le statut de radio-diffuseur, création d'un guichet unique pour la gestion des droits, mutualisation des formats des éditeurs pour faire face aux standards US, etc.
La proposition la plus audacieuse et qui séduira les partisans de la licence globale : une déduction fiscale por un abonnement annuel à un site musical légal !

Droit à l'oubli

Sur la protection et l'effacement des donnes personnelles, NKM se veut pragmatique. "On n'arrivera pas à se mettre d'accord sur ce que c'est qu'une donnée personnelle. Selon les cultures, les pays, la notion change. En revanche, toutes les cultures intègrent le besoin d'oublier", a expliqué la ministre. Et si "un accord international sur le droit à l'oubli est illusoire", NKM rappelle que le Forum sur la gouvernance d'internet de Sharm El-Cheikh reste favorable à l'idée, et que 71% des internautes sont inquiets sur le devenir des données qu'ils ont confiées aux grands acteurs de l'internet, ces derniers se livrant d'ailleurs bataille sur la qualité de gestion de ces données.

La ministre propose donc une réflexion nationale dont les propositions pourraient être portées à l'international.

Basculement numérique : éviter l'écran noir

NKM est ensuite revenue sur le basculement de la télé analogique vers le tout numérique dont la date butoir est fixée au 30 novembre 2011 ; au lendemain d'un nouveau test avant le basculement de l'Alsace en février prochain. "On s'organise pour éviter l'écran noir", assure la ministre qui a rappelé le fonds spécial de 277 millions d'euros débloqué pour aider les ménages les plus faibles à passer le cap ; l'augmentation de la puissance des émetteurs TNT pour couvrir davantage de population. NKM a également annoncé une rallonge de crédit pour les foyers qui recevaient la télé par antenne rateau et qui devraient s'équiper lors du basculement.

Conseil européen des télécoms "déprimant"

Pour NKM, au niveau européen, "la régulation c'est bien, s'occuper de la société numérique c'est mieux." La ministre qui trouve le conseil européen des téécoms trop "déprimant", estime que l'UE ne se penche pas assez sur les usages.

Philippe Rioux

SFR se lance dans la fibre optique


La fibre optique avance doucement mais sûrement en France. Après avoir été au centre des débats du dernier DigiWorld Summit de l'Idate consacré au futur d'internet, la connexion à internet par fibre optique voit les principaux acteurs en France se structurer. Ainsi SFR, après Orange ou Free, a dévoilé ce lundi 1er décembre la 5e version de sa Neufbox, compatible avec la fibre.

Développée en interne, cette box fonctionne quel que soit le type de raccordement en fibre de l'abonné jusqu'à son domicile (GPON ou Poin à Point) et propose, outre un débit de 100Mbit/s en réception (50 en émission) de nombreuses fonctionnalités. Elle dispose de 4 ports LAN, à 1 Gbit/s, sur lesquels peuvent être raccordés indifféremment TV, téléphones ou ordinateur. Sur les deux ports USB maîtres, on peut y brancher des disques dur qui seront immédiatement reconnus sur le réseau domestique. D'ailleurs, le contenu multimédia du disque dur connecté est disponible pour tous les périphériques compatibles avec la norme UPnP AV. Enfin, quatre décodeurs TV peuvent fonctionner simultanément en étant branchés sur la Neufbox.

L'internet du futur se dessine à Montpellier


Si pour certains observateurs, l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis ouvre une nouvelle ère dans les relations internationales, elle marque également, dans le domaine des technologies de l'information et de la communication (TIC), une nouvelle étape. Jamais auparavant un candidat n'avait autant utilisé internet dans sa campagne électorale, jamais auparavant les citoyens ne s'étaient autant informé, n'avaient autant interagi avec le candidat. A bien des égards, cette campagne exceptionnelle démontre qu'internet est pleinement entré dans nos vies et que le réseau militaire né au début des années 60 est devenu LE réseau qui sous-tend de plus en plus nos activités.
Mais demain ? Comment va évoluer internet ? Après le web 2.0 qui a remis au centre du jeu l'utilisateur, quelles seront les applications qui vont émerger ? L'internet des objets ? La connexion permanente par fibre optique à très haut débit ? De nouvelles pratiques politiques, économiques, technologiques ? Qu’est-ce qui va avoir le plus d’impact dans les transformations de l’écosystème d'internet ? Et la gouvernance de l'internet va-t-elle réellement émerger ?

C'est pour répondre à ces questions sur l'internet du futur qu'est organisé à partir de ce mardi soir et jusqu'à jeudi à Montpellier le DigiWorld Summit, un sommet mondial sur le monde numérique dont le maître d'oeuvre est l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe). Cette entreprise française, créée en 1977 et qui fête donc là sa 30 conférence internationale, est spécialisée dans l'analyse stratégique concernant l'industrie des média, de l'informatique et des télécommunications.

L'exemple de la Corée du Sud

Durant trois jours, des experts du monde entier vont débattre sur le futur d'internet. "Le DigiWorld Summit, conçu comme une véritable plate-forme internationale de débats et de discussions,
sera l'occasion de revenir sur les principaux évènements qui ont marqué l'année 2008 ou qui constituent des enjeux-clés pour les années à venir", expose l'Idate, qui a pour invité d'honneur la Corée du Sud. "C'est l'un des pays les plus avancés dans les domaines de l’Internet fixe et mobile, avec un marché très innovant, des acteurs industriels de taille mondiale et une politique publique active et ambitieuse", assure les organisateurs. Il est vrai que les Sud-coréens ont une longueur d'avance, eux qui surfent en ultra haut débit et dont les mobiles, connectés à internet de longue date, fourmillent d'applications (télé, paiement, etc.). Et de grands acteurs de l'électronique grand public (Salsung, LG), apparaissent comme moteur dans l'innovation.

Le sommet mondial va proposer de nombreux rendez-vous génériques et thématiques (jeux vidos, fibre optique, mobiles, médias) mais aussi économique puisque la région Languedoc-Roussillon organise en parallèle le 1er Forum International d'Affaires DigiWorld Summit.

Enfin, Eric Besson, secrétaire d'Etat au développement de l'économie numérique, sera présent à l'inauguration du sommet. Gageons que le ministre et ses équipes trouveront dans les nombreuses interventions des participants matière à compléter le plan France numérique 2012 dont les 154 mesures ont laissé sur leur faim les acteurs du secteur des TIC.