Technomedia

Numérique · médias · sciences · intelligence artificielle

Comment aborder la sécurité sur les médias sociaux avec vos adolescents ?

 

smartphone

Par Benoit Grunemwald, expert en Cyber sécurité chez ESET France

Si vous êtes parent de jeunes adultes ou d’adolescents, il est possible que vous vous questionniez déjà sur la meilleure façon d’aborder l’utilisation des réseaux sociaux avec vos enfants. La première étape est de conscientiser tous les membres de la famille aux risques découlant des réseaux sociaux. On peut regrouper en trois catégories les risques auxquels les jeunes sont particulièrement susceptibles d’être confrontés sur les médias sociaux.

  1. Les arnaques : Les cybercriminels ciblent aussi les plus jeunes, afin d’obtenir leurs informations personnelles. Certains arnaqueurs ciblent les adolescents, en leur faisant miroiter un gain financier. D’autres cybercriminels peuvent utiliser l’hameçonnage afin d’obtenir des informations personnelles sur les victimes, par exemple, leurs identifiants sur Instagram. Des publications populaires et des quiz en ligne peuvent aussi permettre à des hackers malveillants d’obtenir les informations de récupération de compte de nombreux utilisateurs. Enfin, certains cybercriminels copient les informations d’une personne, par exemple son nom, sa ville, ses photos et sa liste d’amis publique, et créent un nouveau profil en se faisant passer pour cette personne. Ainsi, ils peuvent obtenir davantage d’informations personnelles de la part des amis de celle-ci.
  2. Le leurre d’enfants : L’utilisation de faux profils est aussi une méthode de prédilection utilisée par les cyberprédateurs. Il peut se faire passer pour un autre jeune ou pour un photographe. Par la suite, le criminel utilise le lien de confiance établi pour les inciter à lui fournir des images à caractère sexuel ou à le rencontrer physiquement. Fait étonnant, selon une étude, seulement 5% des cyberprédateurs prétendent être eux-aussi mineurs auprès de leurs victimes. Comme dans le mode physique, il convient de rappeler aux jeunes de se méfier ici des risques liés à faire confiance à des personnes inconnues.
  3. La cyberintimidation : La cyberintimidation est un terme parapluie regroupant un ensemble de types d’abus en ligne. On y inclut notamment le harcèlement, l’intimidation, les attaques contre la réputation, la sextorsion et la vengeance pornographique. C’est une menace malheureusement très répandue. Environ, la moitié des jeunes auraient été victimes de cyberintimidation sous une forme ou une autre, et entre 10 % et 20 % d’entre eux en subissent régulièrement.

Après avoir lu ceci, vous avez peut-être envie de mettre l’ensemble des tablettes, téléphones et ordinateurs de votre famille dans un coffre-fort. Mais rassurez-vous ; vous disposez de plusieurs outils pour aider vos enfants à rester en sécurité sur les médias sociaux. Tout d’abord, en discutant franchement avec eux. Informez-vous des plateformes qu’ils utilisent, et des activités qu’ils y font.

60 % de la population mondiale utilise internet

 

internet

La pandémie de Covid-19 a eu un effet accélérateur sur la numérisation du monde. C’est le constat que l’on peut tirer à la lecture du nouveau rapport de Hootsuite et We are social, publié cette semaine. Plus de 4,7 milliards de personnes dans le monde utilisent désormais internet, soit 332 millions d’utilisateurs en plus par rapport 2020 (+7,6 %). "Cette forte croissance suggère une augmentation de plus de 900 000 utilisateurs par jour soit 10.5 nouveaux internautes par seconde.

Plus de 92 % des internautes dans le monde accèdent à internet via leur mobile et passent en moyenne 6 h 56 sur internet", explique le rapport qui souligne l’importance des réseaux sociaux pour les internautes. "Une des grandes surprises de ce trimestre se trouve dans l’adoption des médias sociaux qui continue de croître malgré un rythme de croissance déjà très élevé depuis l’épidémie du Covid-19. Plus de 500 millions de personnes dans le monde ont rejoint les plateformes de réseaux sociaux au cours des 12 derniers mois, ce qui représente une augmentation annuelle de 14 %".

Il est vrai que les différentes plateformes comme Facebook, Twitter, YouTube ont bien intégré cet engouement notamment pour s’informer sur l’épidémie. Pour contrer les fake news toujours trop nombreuses, toutes ont mis en place des dispositifs pour orienter leurs membres vers des informations sûres. "Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux dans le monde atteint 4,33 milliards, ce qui équivaut à plus de 55 % de la population mondiale totale. Ce dernier chiffre est 2 % plus élevé qu’au premier trimestre 2021. Le nombre d’utilisateurs des médias sociaux a donc augmenté deux fois plus vite au cours des trois derniers mois de l’année", calcule le rapport qui introduit ma notion de "réseau social favori".

WhatsApp plateforme préférée dans le monde

Sans surprise, il s’agit de WhatsApp, la messagerie de Facebook. "Dans le monde (hors Chine), près d’un quart (24,1 %) des internautes âgés de 16 à 64 ans déclarent que WhatsApp est leur plateforme de médias sociaux préférée", indique le rapport. Un pourcentage qui n’a finalement pas trop souffert de la polémique sur les nouvelles conditions générales d’utilisation de WhastApp qui avaient fait fuir des utilisateurs vers Telegram ou Signal. "Facebook arrive en deuxième position avec près de 22 % tandis qu’Instagram occupe la troisième place avec 18,4 %. Les quatre plateformes de Facebook (WhatsApp, Facebook, Facebook Messenger et Instagram) représentent plus des deux tiers (67,9 %) des plateformes sociales favorites dans le monde", constate le rapport. Des données qui vont conforter les partisans d’un démantèlement de l’empire Facebook. Twitter se place en quatrième position.

"49,3 % des répondants affirment que la principale motivation à l’utilisation des réseaux sociaux est de "rester en contact avec ses amis et sa famille". Cependant, il est intéressant de noter que plus d’un utilisateur sur trois affirme que les actualités et les divertissements sont devenus de nouvelles motivations", assure Hootsuite.

Enfin, à chaque âge son réseau : les femmes de 16 à 34 ans et les hommes de 16 à 24 ans préfèrent Instagram, les hommes de 25 à 34 ans préfèrent Facebook et tous ceux qui ont de 35 à 64 ans préfèrent WhatsApp.

Avis de l'Anses sur la 5G : sans surprise, l'agence estime qu'il n'y a pas de risques sanitaires

5G



L'avis de l'Anses sur la 5G était évidemment très attendu. Après un rapport intermédiaire en janvier, celui qui vient d'être publié ce 20 avril est sans surprise : il n'y a "pas de risques nouveaux pour la santé au vu des données disponibles", estime l'Agence. 

Risques pour la santé "peu probables", mais lancement d'une nouvelle concertation

"Dans la continuité de ses travaux d’expertise sur radiofréquences et santé, et sur la base des données scientifiques disponibles à ce jour, l’Anses estime peu probable que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 3,5 GHz présente de nouveaux risques pour la santé. Pour la bande de fréquences 26 GHz, les données ne sont, à l’heure actuelle, pas suffisantes pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires", explique l'agence, qui souligne "la nécessité de poursuivre les recherches et de suivre en particulier l’évolution de l’exposition des populations à mesure de l’évolution du parc d’antennes et de l’augmentation de l’utilisation des réseaux." L'Agence va ainsi lancer "une consultation publique afin de recueillir des commentaires éventuels de la communauté scientifique et des parties prenantes intéressées." Celle ci accessible ici  se tiendra jusqu'au 21 juin.

D'un côté, l'agence estime que le déploiement de la 5G dans la bande de fréquences 700 MHz-2,1 GHz est largement couvert par des expertises antérieures de l’Anses. "A ce jour, les opérateurs ont principalement déployé la 5G dans la bande 700 MHz – 2,1 GHz. Cette bande, inclut des fréquences utilisées depuis plusieurs années par les générations actuelles de communication mobile, 2G, 3G et 4G." Quant au déploiement de la 5G dans la bande 3,5 GHz, l'Agence estime qu'il y a des risques sanitaires nouveaux peu probables. "Le réseau de téléphonie mobile 5G dans la bande de fréquences autour de 3,5 GHz est ouvert commercialement depuis peu en France. L’exposition aux champs électromagnétiques qui en résulte n’est aujourd’hui pas représentative de ce qu’elle sera dans le futur."

Enfin, le déploiement d’applications 5G dans la bande de fréquences autour de 26 GHz étant encore à l’état de projet, l'Anses estime qu'il peut y avoir une exposition "des couches superficielles de la peau ou de l'œil." Les simulations disponibles laissent présager des niveaux d’exposition faibles. Pour autant, à l’heure actuelle, les données ne sont pas suffisantes pour conclure à l’existence ou non d’effets sanitaires liés à l’exposition aux champs électromagnétiques dans la bande 26 GHz."

Satisfaction des opérateurs et du gouvernement

L'avis de l'Anses qui intervient alors que plus de 30000 antennes 5G sont déjà déployées et que les offres commerciales sont déjà là, satisfait les opérateurs. 

"La Fédération Française des Télécoms et ses membres Bouygues Telecom, Orange, SFR, saluent l’importance et la richesse du travail mené par l’Anses dans son avis. Nous retenons que l’Anses confirme que la 5G ne présente pas de risque spécifique pour la santé, dans les fréquences actuellement utilisées.  Nous soulignons par ailleurs que le comité d’experts de l’Agence se prononce de manière claire sur les principales questions biologiques et sanitaires posées par le déploiement de cette nouvelle technologie.  Ces conclusions rejoignent celles des vingt autres autorités sanitaires internationales qui ont déjà pris position positivement sur le sujet (ICNIRP, OMS, Allemagne, Pays Bas, Royaume Uni, etc. ...)" a réagi la Fédération française des télécoms qui "se félicite aussi que le rapport de l’Anses* pointe l’utilité sociale et économique du déploiement de la 5G. 

"Les conclusions de l’Anses sont nécessaires et rassurantes, elles doivent désormais être largement et rapidement relayées auprès des élus et citoyens pour un déploiement, dans un climat apaisé, de cette technologie au service du développement de notre pays. La 5G n’est pas un danger ! Ce n’est pas moi qui le dis mais l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire", a expliqué Nicolas Guérin, président de la Fédération Française des Télécoms.

Du côté du gouvernement, qui a autorisé le déploiement sans attendre l'avis de l'Anses - ce que demandaient nombre de municipalités de gauche et écologistes - Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, des Finances et de la Relance, Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé et Cédric O, secrétaire d’Etat chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques ont pris acte de l'avis de l'Anses et s'en félicitent.

"Tout déploiement d’une nouvelle technologie, pour être accepté, nécessite d’être soutenu par la réalisation d’études sanitaires et environnementales documentées. C’est le travail que nous avons engagé d’une part avec l’Anses sur les bandes 700 Mhz et 3,5 GHz et que nous allons poursuivre avec la bande 26 GHz, non utilisée à ce jour. C’est aussi l’enjeu de la feuille de route  numérique et environnement", a réagi Barbara Pompili. 

"Le déploiement de réseaux numériques fiables et performants est capital à la fois d’un point de vue économique, pour assurer la compétitivité des entreprises françaises, et d’un point de vue humain, pour lutter contre la fracture numérique qui isole nombre de nos concitoyens. Les travaux de l’Anses et de l’ensemble de la communauté scientifique doivent se poursuivre, pour un déploiement vigilant et responsable de cette technologie", a rajouté Bruno Le Maire. 

"Le Gouvernement apporte une attention renforcée à l’évolution des niveaux d’exposition de la population et est très attentif aux travaux de recherche concernant la future bande de fréquences 26 GHz. Dans la suite des appels à projets de recherche lancés annuellement par l’Anses, le Gouvernement soutiendra la mobilisation de la communauté scientifique afin de répondre aux recommandations de l’agence et aux interrogations qui seront formulées lors de la consultation publique lancée ce jour", a indiqué Olivier Véran, tandis que Cédric O a estimé que "les conclusions de l’Anses publiées aujourd’hui confortent notre décision d’autoriser le déploiement de la 5G et l’approche rigoureuse dont nous faisons preuve en matière de contrôle de l’exposition aux ondes. La recherche sur les effets sanitaires cette technologie doit se poursuivre et s’intensifier."

Les associations très dubitatives

"La présentation du rapport de l’Anses sur la 5G met en évidence la stupéfiante incertitude accompagnant le déploiement de ce nouveau standard de téléphonie mobile. Les experts de l’Anses posent plus de questions qu’ils n’apportent de réponses concrètes", estime l'association Priartem, qui met en évidence d'autres parties de l'avis d l'Anses. "Alors que l'Agence nationale des fréquences (ANFr) a autorisé, ces six derniers mois, pas moins de 32023 antennes relais 5G, que le gouvernement a lancé les procédures d'attribution des fréquences de la cinquième génération de téléphonie mobile fin 2019, l'Anses confirme que le niveau d’exposition augmentera de 30% avec l’arrivée de la 5G", indique Priartem, estimant que "mélangent vitesse et précipitation, le gouvernement a préféré passer en force et ce sans attendre les résultats des expertises engagées, tant du point de vue de l'impact climatique que sanitaire. A défaut d'objectiver la controverse, le président de la République a préféré manier l'insulte et la caricature, renvoyant les opposants à la 5G à leurs Amish et leur lampe à huile." 

Une convention nationale pour lutter contre les dégradations d’antennes 5G

 

5G

Le début du déploiement des antennes de téléphonie 5G par les opérateurs a donné lieu un peu partout en Frace à des actes de vandalisme l’an passé. Au début du mois, France Inter a dévoilé le décompte de ces dégradations effectué par le ministère de l’Intérieur. 174 équipements de télécommunications (antenne de téléphonie mobile, de THD radio, de 4G fixe ou de télévision.) ont été pris pour cible dont 137 en milieu rural. Les départements les plus touchés sont la Haute-Garonne, l’Isère, l’Ardèche, la Drôme et les Bouches-du-Rhône.

Dans 52 % des cas, les auteurs ont eu recours à des incendies. Le ministère de l’Intérieur dit avoir recensé d’importants préjudices liés à ces actions, notamment des coupures de réseau dans de nombreuses communes mais aussi des conséquences sur le fonctionnement des services jugés d’utilité publique. En janvier, 1,56 million de personnes avait été privé de radio et de TNT après l’incendie d’un relais près de Limoges…

Seulement 26 interpellations

En un an, seules 26 personnes ont été interpellées dans le cadre des enquêtes concernant ces sabotages, pour 14 faits au total. Les motivations des auteurs restent très diverses entre la volonté de mettre hors service des équipements soupçonnés d’être un instrument de surveillance et de collecte de données personnelles, la lutte contre les ondes électromagnétiques de la téléphonie en général, le refus de la pollution visuelle ou encore la perte de valeur de leur habitation se trouvant à proximité des infrastructures… Certaines actions sont directement revendiquées par des groupes associés à l’ultra-gauche sans que l’on soit certains de leur implication. En revanche, via leurs sites ou leurs comptes de réseaux sociaux, ils relaient des appels au sabotage, assortis parfois de manuels détaillant les moyens techniques à mettre en œuvre pour dégrader ou détruire le matériel.

Face à ce fléau, les opérateurs entendent agir. En présentant l’avancement du chantier New Deal Mobile, qui doit apporter la 4G à l’ensemble des Français, la Fédération française des télécoms (FFT), a annoncé une initiative. « Les opérateurs de téléphonie mobile déplorent ces derniers mois, des actes de vandalisme à l’encontre de leurs infrastructures dans différents lieux du territoire.

Convention nationale déclinée au niveau local

Dans ce contexte la FFT travaille depuis plusieurs mois pour renforcer la coopération entre les services de l’État et les opérateurs de communications électroniques afin de lutter contre toutes les formes de malveillance. Il s’agit de prévenir ces actes grâce à la mise en place d’une convention nationale qui sera déclinée au niveau local », a expliqué la fédération. « Sous l’égide des préfets, les actions à mener pour appréhender les personnes qui portent atteinte à l’ordre public en empêchant l’acheminement des communications d’urgence et en privant habitants, entreprises et administrations de l’accès aux réseaux de communications électroniques pourront être identifiées et mises en œuvre », détaille la FFT, qui entend inciter les victimes à porter plainte à chaque dégradation.

Pour l’instant, cette convention n’a pas été signée par les Towercos (les intermédiaires qui gèrent pour les opérateurs l’implantation des pylônes), ni par les associations d’élus locaux.

5G et santé : l'avis de l'Anses attendu le 20 avril. Dans le débat sur l’innocuité de la 5G pour la santé humaine, la date du 20 avril est à retenir. C’est, en effet, mardi prochain que l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) va restituer son rapport d’expertise et son avis sur la 5G. Le rapport intermédiaire relatif à l’exposition de la population aux champs électromagnétiques liée au déploiement de la 5G et aux effets sanitaires associés, avait conclu en janvier avait conclu à « un manque de données scientifiques sur les effets biologiques et sanitaires potentiels. »

Bertrand Monthubert, président d'Occitanie Data : "La transition numérique, un enjeu politique"

 

BMonthubert

À l’heure où la question des données n’a jamais été aussi importante dans notre vie quotidienne, l’Occitanie fait figure de pionnière sur ces questions en promouvant une vision éthique et citoyenne reconnue en France comme à l’étranger.

Occitanie data va changer de dimension dans les prochains mois et changer de nom en Ekitia. Pour quelles raisons ?

Quand on a créé Occitanie Data, c’était avec la volonté de faire une association de préfiguration vers une structure plus pérenne. Nous avons privilégié le cadre du groupement d’intérêt public (GIP) parce que la notion d’intérêt public a été centrale dans les travaux que nous avons conduits avec des acteurs publics et privés. L’objectif était de développer les usages de la donnée dans un cadre de confiance, éthique et souverain. La structuration du GIP est la bonne pour développer cette confiance dans un monde où les citoyens sont souvent dans une situation de défiance.

La 2e chose, c’est qu’on change aussi de dimension. Occitanie Data réunit des acteurs d’Occitanie mais aussi des acteurs nationaux et nous avions de plus en plus de liens avec des structures d’autres collectivités qui partagent notre vision. Nous avons aussi des liens avec le Canada (Montréal, Ottawa), avec la Commission européenne et sommes actifs dans un groupe européen sur le Big data. Il fallait être en phase avec cette nouvelle donne et faire un GIP d’envergure nationale mais dont le siège restera en Occitanie.

Depuis 2019, vous avez acquis une expérience et une notoriété reconnues aux plans national et international. Quels vont être vos nouveaux projets sur les données et sur l’intelligence artificielle ?

Le premier gros projet sera autour de la donnée spatiale. Aujourd’hui la donnée spatiale est d’une richesse phénoménale, des possibilités d’utilisations extraordinaires. La précision de la donnée spatiale, par exemple, permet de faire tourner des algorithmes sur des images pour créer ensuite des services. Il y a aussi toute la question des jumeaux numériques territoriaux. Il s’agit d’une sorte de copie virtuelle d’un territoire physique qui a sa géographie, son urbanisme, ses réseaux, etc. Avec ce double numérique, on peut commencer à faire de la prédiction sur la façon dont le territoire va évoluer et le visualiser. C’est crucial pour les citoyens qui se demandent comment leur environnement va changer dans les prochaines années, par exemple avec le réchauffement climatique, pour des entrepreneurs qui veulent faire des investissements ; des élus qui se demandent si leurs actions vont avoir un impact. Tout cela pourra prendre sens avec les acteurs numériques.

Avec la crise sanitaire on voit que l’ouverture des données publiques (open data) est très importante pour suivre l’épidémie et permettre l’émergence de solutions innovantes comme CovidTracker ou Covidliste. Quels liens doivent avoir la puissance publique avec les start-up ?

C’est un lien très étroit. La crise du Covid-19 a montré l’omniprésence de la donnée puisque aujourd’hui on suit quotidiennement les données épidémiologiques, chacun a pu faire des simulations à partir des données de l’université John Hopkins, etc. Le sujet important, c’est d’aller au-delà de la donnée ouverte. Elle est cruciale et plus on en a mieux c’est, mais il y a des données qui ne peuvent pas être ouvertes car ces données de santé sont sensibles. Nous accompagnons par exemple une start-up liée au CHU de Montpellier qui cherche à savoir quelles sont les zones les plus à risque pour le Covid, en intégrant plein données sur l’épidémie, l’environnement, etc.

L’idée est de savoir comment articuler toutes ces données pour en tirer une connaissance qui permette de mettre en place la bonne politique de santé publique. Les citoyens sont très désireux de cela. On a vu sur le Covid comment le sentiment de naviguer à vue conduisait à la défiance. Nous pensons à l’inverse qu’il faut justement avoir une connaissance plus fine pour que l’action sanitaire soit au plus proche des besoins. Et pour cela il faut beaucoup de données pour aller vers un jumeau numérique de santé numérique de précision. Le projet a débuté et les premiers travaux sont importants.

Est-ce une bonne réponse aux appétits des GAFA qui commencent à s’intéresser beaucoup aux données de santé ?

Nous avons une vision complètement différente de celle des GAFA. Les GAFA veulent agréger le plus de données de tout le monde pour ensuite délivrer des services dont ils pensent que ce sont des services utiles. C’est vrai en grande partie mais pour autant ça se fait à un prix terrible qui est l’aspiration de nos données personnelles avec surtout une situation de pouvoir au niveau mondial qui est dangereuse. Je pense que la question de la transition numérique est une question profondément politique qui, aujourd’hui, n’a pas été suffisamment vue comme telle. Aujourd’hui on a compris que dans le domaine de l’écologie, la transition écologique est une question politique de laquelle aucun acteur politique peut se désintéresser. C’est paradoxal qu’il n’en est pas encore de même dans le domaine du numérique alors qu’il touche toute notre vie.

On a vécu en 2020 la vraie entrée dans la révolution numérique parce que tous les secteurs d’activités ont été concernés par le numérique, que l’on soit producteur de fruits et légumes, dans l’éducation, dans la santé avec la téléconsultation, etc. La Région a d’ailleurs été à leur côté. Ceux qui étaient préparés ont pu tirer leur épingle du jeu, ceux qui l’étaient moins ont vraiment eu de très grandes difficultés.

C’est pourquoi il faut faire de la transition numérique une réflexion politique, c’est-à-dire articuler deux choses : une vision de ce qu’est un développement du numérique responsable au service des citoyens ; puis des mesures concrètes pour accompagner chacun des acteurs de la région dans cette transition numérique. Occitanie Data est l’acteur structurant de la donnée qui est le carburant de la transition numérique.

La vision que porte Occitanie Data est-elle partagée à l’étranger ? Que vous disent vos collègues du groupe d’experts internationaux sur l’intelligence artificielle dont vous êtes membre ?

Il est frappant de voir comment les acteurs des différents pays de ce partenariat mondial ont mis la question de la gouvernance de la donnée et de la confiance au cœur des travaux que nous devons conduire. Les travaux d’Occitanie Data font d’ailleurs partie des choses qui sont en pointe au niveau international. Ces thématiques sont partagées et nécessitent qu’on s’organise.

Le réseau est-il plus important que les datacenters ?

reseau


 Par Scott Brindamour, Senior Director, Platform Enablement chez Lumen Technologies.

Les relations commerciales se créent en de nombreux endroits et à diverses occasions.  Mais qu’elles prennent naissance dans une tour à la Défense entre équipes commerciales, dans un magasin entre un vendeur et un client ou dans une usine aux confins d’une zone industrielle, ces interactions de visu se raréfient au vu du contexte actuel. Aujourd’hui, les collègues se contactent via des outils de visioconférence et les consommateurs effectuent leurs achats directement depuis leur téléphone. Même si les conditions changent, tous souhaitent une expérience aussi fluide et rapide qu’auparavant.

Les entreprises modernes doivent s’appuyer sur des réseaux offrant une large bande passante et une faible latence. Ils doivent être capables de traiter les nombreuses données au plus près de l’endroit où elles ont été créées. Pour répondre à cette problématique de décentralisation, de plus en plus d'entreprises adoptent aujourd’hui des stratégies d’Edge Computing et investissent dans leur infrastructure réseau pour déplacer les charges de travail des datacenters vers la périphérie.

Qu’est-ce que l’Edge Computing ?

L'essor de l’Edge Computing a modifié la façon dont les données sont créées, utilisées et stockées, ainsi que le lieu où elles le sont. L’Edge Computing décrit une architecture informatique distribuée destinée à rapprocher les systèmes de calculs et de stockage au plus près du point de création des données et des utilisateurs finaux. Cette infrastructure est généralement alimentée en données par de nombreux dispositifs tels que les appareils mobiles, les dispositifs IoT, les capteurs, les systèmes autonomes, etc. Bien qu’avantageuse, cette décentralisation des données soulève une problématique majeure : assurer la puissance et la fiabilité du réseau. En effet, la croissance exponentielle du nombre d’appareils, de sources de données et d’utilisateurs connectés pèsent toujours plus sur le réseau. On estime par ailleurs que chaque individu sur terre disposera en moyenne de 3,6 appareils connectés à un réseau d’ici à 2023. Pour adresser cette pression, il est nécessaire de mettre  en place un réseau plus distribué afin de libérer de la bande passante, de réduire le temps de latence et de fluidifier les accès aux données tout en repensant leur sécurité.

Objectif : améliorer l'expérience des utilisateurs

Les datacenters centralisés ont autrefois permis d'offrir une expérience optimale aux utilisateurs en proposant une haute disponibilité, de la connectivité et une gestion simplifiée. A l’époque, ces datacenters se trouvaient au plus près des utilisateurs et de leurs PC puisqu’ils étaient généralement installés dans les locaux des entreprises. Mais maintenant que la puissance de calcul et de stockage s’est davantage orientée vers la périphérie et que l’utilisateur peut désormais en disposer depuis le dispositif qu’il a dans sa poche, il devient nécessaire de revoir l’approche de l’expérience des utilisateurs dans son ensemble : ils ont toujours besoin de disponibilité et d’une bonne connectivité et les administrateurs informatiques recherchent toujours de la simplicité de gestion.

Comment assurer une expérience utilisateur optimale alors que l’infrastructure réseau est décentralisée ?

Premièrement, en misant sur des réseaux dits adaptatifs. Ils permettent aux entreprises d’ajuster leurs capacités en fonction de la demande. Elles peuvent ainsi faire preuve de souplesse et d’agilité pour répondre aux exigences du marché et des utilisateurs en matière de débit et de latence. L’expérience utilisateur est ainsi améliorée au point même d’interaction utilisateur/machine.

Ensuite, assurer une meilleure portée géographique du réseau améliore sa disponibilité et la connectivité des utilisateurs tandis qu’une mise en réseau « software-defined networking » (SDN) offre une gestion dynamique, centralisée et automatisée et donc simplifiée. Les entreprises peuvent, grâce à l’automatisation, offrir une meilleure expérience à l'utilisateur via l’amélioration du débit et de la stabilité du réseau.

Enfin, des connexions dynamiques permettent de faire le lien entre les différents sites d’une entreprise tout en assurant une mise à l’échelle automatique. Les entreprises peuvent ainsi ajouter ou supprimer plus facilement des connexions dès qu’elles l’estiment nécessaire. Cette capacité d’adaptation aide les entreprises à répondre à la demande en temps réel et à proposer la meilleure expérience possible à l’utilisateur final.

Investir dans le réseau

Le réseau et le datacenter sont tous deux importants mais ils assument deux rôles différents pour s’adapter à la nouvelle réalité de l’Edge Computing. Dans un tel contexte, il est évident que des investissements plus importants dédiés au développement des capacités et de l’architecture sont indispensables. En effet, il est indispensable pour les entreprises de proposer des réseaux de grande portée ainsi qu’une capacité de trafic évolutive si elles souhaitent pouvoir adresser les principaux besoins des utilisateurs. 3 pans de développement sont alors à prendre en considération :

La connectivité : Elle repose sur la capacité des différentes parties du réseau de l’entreprise à communiquer. Concrètement, elle permet de se connecter facilement à de nouveaux sites, de se relier à des datacenters dispersés et d’accéder aisément à des applications ou à des données stockées dans le cloud. Une connectivité établie dans le cloud est essentielle compte tenu des environnements hybrides et multicloud d’aujourd’hui.

La redondance : À mesure que les réseaux se décentralisent, la redondance est un élément critique pour assurer la continuité des activités– et donc d’éviter les pertes, en cas de panne. Les entreprises doivent mettre en place des routes alternatives dans leur réseau, afin de prévenir les défaillances et permettre la sauvegarde pour la récupération des données. Elles peuvent le faire en s’appuyant sur un réseau redondant et global.

L’équilibrage de la charge : L'équilibrage de charge décrit la capacité à répartir uniformément et efficacement le trafic sur un réseau. Les réseaux qui en disposent utilisent au mieux les ressources disponibles, améliorent la disponibilité des applications et réduisent au minimum les temps de latence tout en contournant les goulets d'étranglement potentiels.

Les utilisateurs exigent un accès aux données et aux applications fiable et rapide, et investir dans le réseau permettra aux entreprises de fournir aux utilisateurs la meilleure expérience possible.

S'éloigner du datacenter et miser davantage sur l’infrastructure Edge

L’Edge Computing a rendu obsolète le concept de datacenter traditionnel avec ses infrastructures physiques et ses dépôts de données centralisés.  Évidemment, ils peuvent toujours faire partie des infrastructures réseaux mais ils n’en sont plus la pièce maitresse. Plutôt que de s'appuyer sur une infrastructure centralisée, les entreprises se retrouvent maintenant à en construire une davantage basée sur le modèle du réseau mobile/cellulaire : une architecture maillée qui a la capacité de s’étendre ou de réduire son envergure en fonction des besoins et des utilisations.

Les entreprises sont plus que jamais concernées par l’Edge Computing. Effectivement, il est devenu indispensable pour les entreprises de pouvoir gérer les montées en charge, toujours plus gourmandes en bande passante, tout en assurant une latence minimale, pour notamment favoriser une expérience utilisateur optimale.  Votre infrastructure réseau est-elle prête ?

Un an après, l'enseignement à distance cumule les bugs

 

education

Par Constantin Pavléas, avocat pratiquant le droit des nouvelles technologies, dirigeant-fondateur du cabinet Pavléas Avocats et coordinateur du programme Droit du numérique & Propriété intellectuelle à l'HEAD

Au gré d'une pandémie qui n'en finit pas, ce mardi 6 Avril 2021 marquait le retour des cours en ligne pour les étudiants de primaire et du secondaire. Comme il y a un peu plus d'un an, l'enseignement en ligne a été confronté à des bugs informatiques empêchant des centaines de milliers d'élèves d'accéder à la plateforme de l'éducation nationale. Tirons-en (enfin) les leçons pour fonder l'éducation du 21e siècle !

L'heure n'est plus aux justifications…

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer évoque des « attaques informatiques apparemment venues de l'étranger pour empêcher les serveurs de fonctionner ». En réponse à cela, la section cybercriminalité du parquet de Paris a, dans la foulée, ouvert une enquête.

Le Ministre a aussi reconnu que l'incendie à Strasbourg chez l'opérateur OVHCloud, avait eu un impact sur les plateformes accueillant ces cours en ligne. Cependant, il est compliqué de voir un lien avec cet incendie qui a eu lieu début mars dernier, notamment puisque certains des ENT touchés par les problèmes informatiques ne sont pas hébergés chez OVHCloud. 

Trois jours après ces premières attaques, les bugs semblent persister puisque des enseignants et écoliers témoignent de problèmes de connexions, lenteurs de navigations ou encore des impossibilités d'accès. 

On peut ainsi s'interroger sur les mesures prises par les autorités pour éviter ce genre « d'attaques » ou « afflux de connections » qui semblent être des problématiques qui auraient largement pu être anticipées compte tenu de la situation en France depuis le premier confinement. Le gouvernement avait un an pour régler ce genre de problème et il ressort de l'opinion publique « qu'aucune leçon n'a été tirée ». 

Alors que la situation actuelle et le développement du numérique devrait nous pousser à nous tourner vers un mode d'apprentissage « mixte » lié étroitement aux nouvelles technologies, la France conserve son retard dans le domaine en comparaison à des pays comme la Finlande, la Chine ou encore le Japon. 

Le retard français n'est pas tant sur le contenu numérique, que sur la pédagogie du numérique. Nous avons besoin de fonder l'éducation numérique alliant :

  • l'enseignement obligatoire du langage informatique dès l'école élémentaire
  • la pédagogie distantielle, 
  • l'architecture de plateformes adaptées, robustes, sécurisées et souveraines,
  • l'utilisation de la réalité virtuelle dans les salles de classe et au delà. 

La crise sanitaire actuelle nous fait prendre conscience que l'éducation du 21e siècle devra combiner présentiel et distantiel, et en tirer profit. 

Ma connexion internet : un outil de l'Arcep pour tout savoir sur les offres internet

 

pc

Après un premier lancement en version de test en avril 2020 et une série d’améliorations issues d’échanges avec les utilisateurs, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse) lance ce jeudi 8 avril la version complète de son site  "Ma connexion internet". Ce moteur de recherche rassemble sous forme de cartes toutes les informations sur les débits proposés par les fournisseurs d'accès à internet, pour l’ensemble des technologies possibles de l’internet fixe, en France métropolitaine et en Outre-Mer.

Technologies, débits

Ainsi, pour une adresse donnée, le moteur de recherche va afficher l’ensemble des opérateurs disponibles, les technologies d’accès disponibles. Il peut s'agir d'un réseau filaire avec la fibre, le câble, ou le réseau cuivre (ADSL) ou d'un réseau hertzien comme la 4G fixe, la HD et THD radio, ou le satellite). L'outil permet enfin de connaître les débits maximums pouvant être obtenus. Le site compile des statistiques de couverture agrégées à l’échelle de la commune, du département et de la région.

arcep
Exemple de carte.

"Ma connexion internet" s'adresse autant aux particuliers qu'aux entreprises. Mais aussi aux collectivités qui pourront établir des diagnostics précis et contribuer à la définition et l’actualisation de leur stratégie numérique.

Des améliorations bienvenues

Par rapport à la précédente version "Ma connexion internet", des améliorations bienvenues ont été apportées notamment l'ajout d'opérateurs télécoms locaux et surtout une meilleure lisibilité des cartes. 

Cette version qui intègre les données mises à jour au 3ème trimestre 2020, présente par ailleurs toutes les donnée en Open Data, c'est-à-dire, qu'elles sont toutes accessibles librement.

Statistiques d’éligibilité au très haut débit

Enfin, l'Arcep va également publier des statistiques d’éligibilité au très haut débit et au bon haut débit, au niveau départemental Seront publiés dans les prochains jours pour chaque département français les taux d’éligibilité des locaux pour chaque technologie permettant le très haut débit ou le bon haut débit ; et la répartition des locaux selon la meilleure technologie permettant le très haut débit ou le bon haut débit.



Pour innover, il faut voir au-delà de l’IA

 

ia


Par Céline Bayle, Directrice Marketing Produit chez Sage et membre du comité Innovation du Syntec


 2020 a été une année de transformation rapide et la crise a confirmé les tendances observées ces dernières années. C'est particulièrement vrai pour l'Intelligence Artificielle (IA) et le Machine Learning (ML), 63 % des dirigeants estimant que leur utilisation a entraîné une croissance des revenus selon une étude McKinsey (Étude « Global AI Survey: AI proves its worth, but few scale impact » de l’observatoire McKinsey, novembre 2019.). Si dans la fonction finance, par exemple, l'automatisation a permis de rationaliser les processus et de faire gagner un temps précieux aux professionnels, l’IA n'est pas la seule technologie à être un moteur de l'innovation.

Les technologies d'IA font bien sûr partie intégrante de toute stratégie de transformation digitale, qu'il s'agisse de l'automatisation des processus robotiques (RPA) ou de traitement du langage naturel. L'IA ne se suffit pas à elle-même, elle doit soutenir un programme plus large d'intégration et de consolidation des données au bénéfice des différents métiers de l’entreprise : la production, la paie, la comptabilité, les ressources humaines et la gestion de la relation client. 

Désormais, la véritable innovation se fera au profit de l’humain. Alors que le manque d’interactions interpersonnelles se fait sentir, l'investissement technologique sera focalisé sur l’enrichissement de la relation aussi bien pour les collaborateurs que pour les clients, acteurs clé de la réussite dans nos organisations. L’objectif étant d’aider les collaborateurs à s’épanouir au travail, rester en bonne santé et efficaces, afin d’offrir une meilleure expérience aux clients.

Garder le Cloud à l’esprit

L'IA fait souvent les gros titres, mais c’est le Cloud qui a garanti la continuité de l’activité cette année. Comme il faut s’attendre à des confinements intermittents, le Cloud est primordial pour permettre le télétravail, le travail en mobilité et le maintien du niveau de service pour nos clients. Toutefois, pour être efficace, il faut l’utiliser pour se débarrasser des silos qui génèrent des carences d'intégration entre les différents services et les environnements de données, qui freinent les entreprises dans la réalisation de leurs potentiels.

Les prises de décisions sont retardées lorsque les collaborateurs perdent du temps à chercher les données dont ils ont besoin, et perdent en autonomie. Sans compter que le télétravail n’est toujours pas une évidence pour bon nombre d’entre eux, car coupés de leurs collègues, certains peuvent se sentir dépassés et oubliés. Une marge de manœuvre réduite pour les RH qui souhaitent les aider et éviter à tout prix les phénomènes de burn out. En effet, selon une étude de la Fondation MMA, le risque de syndrome d’épuisement professionnel s’est considérablement accru en 2020 et concerne tant les dirigeants que les salariés, le pourcentage de la population à risque passant de 17,5 % à 34,65 % lors du premier confinement et atteignant 36,77 % en début d’année.

D’autre part, du fait de la digitalisation croissante, les clients deviennent plus exigeants. Ils ont pris goût à la praticité et l’instantanéité des services numériques. De fait, pour être compétitif, il faut impérativement offrir une expérience client personnalisée et rapide, en dépit de l'absence d'interaction physique. Pour se démarquer, il s’agit d’être ambitieux dans son expérience client ce qui implique d’avoir une connaissance inégalée du client.

Maîtriser le back office pour gagner le front office

Les entreprises doivent donc en priorité innover en matière de partage de l’information, en veillant à ce que les collaborateurs aient accès aux données des uns et des autres mais aussi à celle de l'ensemble de l'entreprise. Les outils de collaboration en ligne, tels que Zoom et Teams, sont de plus en plus considérés comme des éléments essentiels du quotidien. Pourtant, il faut aller encore plus loin et s'assurer qu'ils sont connectés aux autres métiers de l'entreprise. Un professionnel de la paie qui accède rapidement aux données des employés, ou un responsable du personnel qui peut accéder aux systèmes de RH à partir de la plateforme de collaboration sont des exemples de réels gains d'efficacité.

L'intégration des environnements de données et des applications n'est qu'un début. L’agilité d’une entreprise passe par l'orchestration des processus, ce que permettent les solutions de gestion d'entreprise et les ERP, couvrant l’ensemble des opérations de l’entreprise, de la chaine d’approvisionnement à la vente en passant par la gestion des ressources humaines. Lorsque tous les collaborateurs ont accès à ce système, ils sont libérés de la complexité organisationnelle, peuvent prendre des décisions en toute confiance et, surtout, se concentrer sur leur travail.   

Il existe d’autres solutions bien sûr, mais il est essentiel de prendre conscience de l’importance de mettre en place une infrastructure entièrement intégrée et intelligente qui permette l’accès aux données chaque fois que le collaborateur en a besoin. Une couche de données intégrées peut alors servir de base à des systèmes automatisés intelligents, alimentés par l’IA. Ces systèmes peuvent s'adapter rapidement aux exigences et aux demandes des clients et améliorent la façon de travailler des salariés. Ainsi, les données et le pouvoir de décision se retrouvent directement entre les mains des collaborateurs et du client.

L’innovation est alimentée par l’humain et non par la technologie

La prospérité appartient à ceux qui se challengent constamment, innovent dans leurs modèles organisationnels, à ceux qui sont de plus en plus connectés et ceux qui font preuve d’agilité et de réactivité. La technologie seule ne transforme pas une entreprise ; ce sont les personnes qui, grâce aux données et aux outils qu’ils exploitent, en tirent profit. Ensemble, capitalisons sur la technologie pour réduire les barrières à l’innovation et nous permettre d’être créateur de valeur.

E-mailing : les marques jouent désormais la carte de l’utilité et du divertissement

L’e-mail mixte, qui associe un contenu commercial et un contenu information-divertissement, semble davantage apprécié des consommateurs. Shutterstock

 


Par Virginie Rodriguez, CY Cergy Paris Université et Marion Sanglé-Ferrière, CY Cergy Paris Université

Depuis plus d’un an maintenant, en raison des restrictions de déplacements liées à la lutte contre la pandémie de Covid-19, les besoins des consommateurs se sont retrouvés modifiés. Leurs principales préoccupations sont désormais centrées sur l’alimentation, l’éducation et le travail avec toutefois un irrésistible besoin de se divertir.

Les marques et enseignes ont bien compris que, parallèlement, les attentes des consommateurs les concernant ont soudainement changé, ayant pour elles une conséquence directe : l’évolution des objectifs poursuivis et des contenus dans leurs communications relationnelles, pour lesquelles l’e-mail reste le canal le plus couramment utilisé.

L’apparition des e-mails utiles et divertissants

Elles se sont ainsi éloignées de leur objectif premier (objectif conatif) dont le but est avant tout de persuader leurs clients d’acheter leurs produits notamment au travers de l’utilisation de techniques promotionnelles. Si d’ordinaire, il est coutume de ne retenir qu’un seul objectif par communication, pendant ces périodes de confinement, un grand nombre de marques et enseignes se sont autorisées à en avoir plusieurs.

Par exemple, cognitif, en informant les clients des dispositions mises en œuvre pour la poursuite de la relation commerciale (commande en ligne, livraison…) ; affectif, pour nouer des liens forts avec leurs clients en les divertissant ; ou encore sociétal en communiquant sur leurs actions de prévention et leurs contributions dans la gestion de la crise (fabrication de masques, gel hydroalcoolique…).

En plus de vouloir faire acheter, l’e-mail sert désormais aussi à créer des liens avec les clients via le divertissement. Shutterstock

Dans le cadre de nos récentes recherches, nous nous sommes aperçues que cette apparition d’e-mails valorisant un contenu à la fois utile et divertissant accompagné de quelques éléments commerciaux répondait bien aux nouvelles attentes des consommateurs.

Deux études ont permis d’aboutir à cette conclusion : une étude qualitative exploratoire auprès de 10 consommateurs suivie d’une expérimentation permettant de comparer 3 contenus d’e-mails différents (n=209) d’une enseigne de distribution spécialisée, leader sur son marché.

Les 3 types de contenus de ces e-mails étaient les suivants : un contenu commercial avec la mise en avant de produits associée à des réductions de prix ; un contenu information-divertissement proposant une activité et des informations pratiques de type magazine ; un e-mail mixte associant un contenu commercial et un contenu information-divertissement.

L’e-mail mixte, créateur de liens

C’est ce dernier type de communication, l’e-mail mixte, associant un contenu commercial et un contenu information-divertissement, qui a reçu le plus de perceptions positives de la part des consommateurs interrogés.

L’e-mail mixte testé avait comme sujet le vélo électrique et était construit en trois parties : une première partie proposant un contenu informatif interactif (carte des pistes cyclables), une seconde partie avec un test pour évaluer sa pratique personnelle du vélo et une troisième partie avec des deux-roues en promotion. Cet e-mail a été perçu comme plus utile, plus légitime et apportant plus de lien qu’un e-mail purement commercial ou purement informatif.

La valeur des e-mailings pour les consommateurs peut en effet être caractérisée au travers de ces trois dimensions : l’utilité perçue, la légitimité perçue et le lien social perçu.

L’e-mail mixte aura donc tendance à avoir plus de valeur aux yeux des clients :

  • Parce qu’il est utile : il les aide à atteindre l’un des objectifs qu’ils se sont fixés (acheter malin, se distraire, stimuler sa créativité, etc.).

C’est ce que témoigne Léna, 26 ans, interrogée lors de l’étude :

« Une utilité pour s’évader, du bien-être, moi c’est quelque chose qui me rend plus heureuse ».

  • Parce qu’il est légitime : l’émetteur est considéré comme étant une source valable et crédible en rapport avec le contenu proposé.

Laurence, 50 ans, estime que :

« Communiquer par e-mail, toutes les marques peuvent le faire mais il faut qu’il y ait une authenticité derrière, sinon tu n’y crois pas ».

  • Parce qu’il est capable de créer du lien, tout particulièrement pendant ces périodes de confinement. Or, pour les clients, pouvoir partager des informations ou des activités avec leurs proches serait justement une clé pour créer un lien social.

Pour Victoria 24 ans, les e-mails mixtes créent du lien :

« Ça t’ouvre sur d’autres sujets de discussion ».

Nous encourageons donc vivement les enseignes à privilégier l’e-mail mixte car plus les consommateurs trouveront les communications par e-mail utiles et légitimes, plus ils auront une attitude favorable envers l’enseigne, et plus ils auront l’intention de poursuivre leur relation.

Toutefois, nous leur recommandons au préalable de définir et d’approfondir cette notion d’utilité : qu’est-ce qui peut être considéré comme utile par leurs clients en fonction de leur domaine d’activité ? Si certains clients attendent surtout des bons plans de la part des enseignes, d’autres apprécient d’être surpris ou stimulés par celles-ci, notamment en période de confinement où la stimulation globale est moindre. L’e-mail mixte permet de répondre aux attentes de ces deux types de clients au travers d’un contenu à la fois informationnel, divertissant et commercial.


Virginie Rodriguez, Enseignante-Chercheur en Sciences de Gestion, CY Cergy Paris Université et Marion Sanglé-Ferrière, Maître de conférence en marketing, CY Cergy Paris Université Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.Cette contribution s’appuie sur l’intervention des auteurs lors du Forum de l’Irep « Communiquer en période de crise, stop ou encore ? » qui s’est tenu début mars 2021.

Le Commandement de l’espace français participe à un nouvel exercice international

 

asterrx
Après AsterX,  le Commandement de l’espace, basé à Toulouse, participe à SACT./ Photo Armées de l'Air et de l'Espace, Jean-Luc Brunet


Début mars, le Commandement de l’espace (CDE), installé à Toulouse avait piloté le premier exercice militaire spatial français baptisé AsterX, un clin d’œil au premier satellite français lancé par une fusée Diamant le 26 novembre 1965, mais aussi à Astérix, le célèbre gaulois de la bande dessinée. Cet exercice tactique et opératif d’entraînement aux opérations spatiales militaires avait mobilisé une soixantaine de personnels et avait reçu la visite d’Emmanuel Macron.

Synergies civilo-militaires

Depuis lundi, le CDE participe à un nouvel exercice international, le Sprint advanced concept training (SACT), évènement pluriannuel organisé par le National space defense center (NSDC) américain. « Pendant toute la semaine, les opérations spatiales de trois centres opérationnels de commandement et de contrôle (Amériques, Océanie et Europe) vont se coordonner sans interruption sur le rythme des trois-huit. Pour la première fois, c’est le CDE qui prendra la direction du centre d’opérations Europe, depuis le site de l’Ecole militaire, à Paris », a précisé mardi soir le ministère des Armées, précisant qu’« à l’instar d’AsterX, SACT s’appuiera fortement sur les synergies civilo-militaires, comme en atteste la participation de Safran Data System et d’Ariane Group, présents en soutien des opérations de suivi de la situation spatiale ».

SACT a pour objectif, en effet, d’évaluer la capacité du secteur commercial à apporter son concours à la mission Protect and defend (Protéger et défendre). Il permet aussi de tester les capacités de l’industrie à suivre et analyser des évènements spatiaux réels complexes.

En décembre 2019, le site Zodiac Data Systems de Colombelles avait été choisi comme centre d’opération européen pour le 3e exercice SACT et avait reçu une trentaine de participants internationaux de la communauté de la surveillance de l’espace – acteurs gouvernementaux et commerciaux – en opérant son service WeTrack de surveillance de l’espace.

Jusqu’à demain, « pour le CDE, cet exercice représente une belle opportunité de développer efficacement de nouvelles compétences en matière de compréhension du domaine spatial et d’identifier des technologies innovantes », a précisé le ministère. « Le retour d’expérience permettra de préciser le contour du périmètre confié aux opérateurs commerciaux dits de confiance pour former à terme une cellule commerciale intégrée aux opérations spatiales militaires. »

La France est prête à relever le défi de sa souveraineté numérique

Paris

 Par Sami Slim, Directeur adjoint de Telehouse France

La France détient tous les atouts pour s'imposer en tant que carrefour numérique majeur en Europe et assurer sa souveraineté numérique. Le défi est en passe d'être relevé, notamment grâce à un facteur essentiel de réussite : le développement de ses infrastructures d'hébergement et d'interconnexion des données.

Le numérique devient une nouvelle arène de la géostratégie mondiale. Or, les services numériques, loin d'être purement virtuels, reposent sur des infrastructures physiques telles que les datacenters de connectivité. Ces datacenters hyperconnectés hébergent les données et équipements informatiques des entreprises, et les connectent avec les acteurs de leur écosystème - opérateurs télécoms, opérateurs de cloud, éditeurs de logiciels, etc. Sans eux, le numérique n'existerait pas. C'est pourquoi le développement de ces infrastructures fait partie des priorités du pays pour asseoir sa compétitivité numérique.

La souveraineté numérique française se joue maintenant

Aujourd'hui, les enjeux géostratégiques prennent une dimension numérique. Avec la crise sanitaire, nous avons pris conscience de la nécessité de relocaliser certains pans de notre industrie, mais l'accélération de la transition numérique qu'elle a engendrée a mis en lumière la nécessité pour l'Union Européenne de relocaliser le trafic Internet sur son territoire. L'Europe, en toute légitimité, veut protéger ses données pour éviter toute dépendance ou perte de contrôle.

La France a bien cerné cet enjeu européen, mais aussi national. Les organisations et entreprises françaises doivent garder la main sur leurs données, avoir le choix de les localiser en France et garder une visibilité sur leurs mouvements. Il est donc capital de disposer sur le territoire des infrastructures d'hébergement et d'interconnexion pour y parvenir, et d'assurer ainsi la sécurité industrielle relative aux données.

Placer la France au cœur des échanges de données en Europe donne aussi aux entreprises et acteurs du numérique français les moyens de saisir les opportunités à venir. Parmi elles figurent les JO de 2024 qui vont nécessiter de distribuer des flux télévisuels importants vers le monde entier. Le Brexit numérique ouvre également de nouvelles possibilités avec de nombreux flux de données d'Outre-Manche qui arrivent en France. En effet, les entreprises britanniques ne veulent pas perdre l'accès au guichet numérique unique de l'Europe à l'avenir, sachant que les équivalences de transfert de données accordées par Bruxelles restent révocables. Aujourd'hui, Paris devance Francfort en termes de relocalisation des services financiers britanniques. La position numérique française doit suivre, ses infrastructures de connectivité également.

S'équiper pour affirmer la position de la France comme hub mondial de l'Internet

La France se donne d'ores et déjà les moyens d'atteindre une position stratégique en Europe en développant ses infrastructures de connectivité.

Ainsi, le pays fait figure de territoire hyper connecté en Europe. Son plan de relance fait du numérique une priorité et le pays met tout en œuvre pour que les entreprises situées sur l'ensemble du territoire disposent d'un environnement idéal pour se connecter à leur écosystème local et international au travers d'un réseau privé et sécurisé. Ce plan inclut une initiative unique en Europe : le Plan France Très Haut Débit qui vise à couvrir l'intégralité du territoire en très haut débit d'ici 2022. Dès à présent, opérateurs et acteurs de la connectivité sont à pied d'œuvre pour déployer les réseaux de fibre optique, avec la contribution des collectivités territoriales qui construisent un nombre de lignes record pour les réseaux d'initiative publique.

De plus, Paris se situe aux premiers rangs européens en volume d'interconnexions et de trafic des données. D'une part, la capitale se situe sur un axe Internet stratégique en Europe : située à 10 milli secondes de distance optique de Londres, de Francfort et d'Amsterdam, la ville dispose de liens terrestres redondés vers Marseille et Bordeaux qui constituent des relais vers les câbles sous-marins qui irriguent l'Afrique, l'Asie, le Moyen orient et les Amériques. D'autre part, les acteurs de la connectivité, datacenters en tête, y investissent massivement dans de nouvelles infrastructures. Ainsi, Paris a toutes les chances de devenir la seconde ville la plus attractive au monde derrière Francfort en matière d'échanges de flux de données, avec une capacité cumulée de plus de 100 térabits par seconde.

Grâce à des datacenters hyperconnectés directement implantés sur le territoire, le pays peut relocaliser le trafic Internet dans l'Hexagone, maîtriser les flux de données, donner davantage de moyens et d'opportunités à ses entreprises de produire et d'exporter des services plus facilement et à moindre coût. Le tout avec une performance et une sécurité qui garantissent un avantage de compétitivité face à d'autres grands marchés numériques mondiaux. La France peut ainsi devenir la colonne vertébrale et un point de transit stratégique pour les données échangées en Europe.

Covid-19 : l’ère des concessions automobiles 2.0

 

pc

Par Rémi Clemendot, Product Marketing Director chez Imaweb

Il y a tout juste un an, nous entrions dans une crise sanitaire sans précédent. Cette pandémie mondiale a pulvérisé nos acquis et bouleversé profondément notre quotidien, pour le rendre de plus en plus virtuel. Cours à distance, visioconférences, salons virtuels… Tout ce qui évite, voire interdit le « présentiel » est désormais devenu la norme. Les acteurs de l’automobile n’ont pas échappé à la règle, notamment les concessionnaires et constructeurs qui ont aussi dû faire face en accélérant drastiquement leurs investissements dans le digital.

D’un fonctionnement artisanal au tout digital

Depuis le 1er confinement mis en place le 17 mars 2020, le digital s’est fait une place de choix dans de nombreux secteurs : travail, santé, éducation, mais également celui des services liés à l’automobile. En effet, constructeurs et concessionnaires ont dû se réinventer pour pallier l’absence de rendez-vous physiques quant à l’achat ou l’entretien de véhicules. L’utilisation du véhicule personnel a d’ailleurs été privilégiée par rapport aux transports en commun, procurant un sentiment de liberté et de sécurité sanitaire. Pour sortir la tête de l’eau et parfois même survivre, concessionnaires et constructeurs ont développé un parcours de vente et d’entretien entièrement digital : rendez-vous à distance signature électronique, échanges par e-mail ou sms. Aujourd’hui, un tiers des acheteurs de voitures neuves est prêt pour le tout digital d’après une étude Nextcar.

Après le confinement, les acteurs du secteur automobile ont rouvert pour permettre aux clients de renouer avec les rendez-vous physiques, encore appréciés de beaucoup d’entre eux. Avec le développement des outils digitaux mis à leur disposition, ils peuvent désormais choisir leur parcours d’achat, qu’il soit physique ou digital, sans perdre le contact avec le vendeur. Le lien est ainsi maintenu…

Les enjeux des nouvelles technologies et outils CRM

Les changements liés à la crise sanitaire dirigent tous les acteurs du service automobile vers ce que nous pouvons appeler l’omnicanal flexible. Avant l’apparition de la pandémie, le parcours d’achat d’une voiture se faisait principalement en digital, mais les actes les plus engageants – par exemple le bon de commande ou la facturation – étaient organisés en physique. Depuis, des solutions ont été conçues pour faciliter ce parcours d’achat ou d’entretien digital, comme la signature électronique ou la réservation pour l’entretien qui, avant, se faisait systématiquement chez le concessionnaire. Ces solutions ont permis aux concessionnaires et constructeurs de pérenniser leurs activités malgré la crise sanitaire et les confinements.

Dès lors que la digitalisation s’est accélérée chez ces acteurs du service automobile, l’importance de se doter d’outils CRM et DMS efficaces est apparue cruciale. En effet, les dernières solutions de CRM et DMS permettent une transformation numérique profitable, comme par exemple archiver les factures, tout en suivant la procédure légale, de façon automatique. En outre, des données à jour dans son outil CRM détecte le meilleur moment de contacter le client pour l’entretien ou la garantie de sa voiture. Il s’agit ici de contacter le consommateur avec pertinence.

Face à la transformation digitale précipitée par la pandémie de Covid-19, concessionnaires et constructeurs ont fait preuve d’une grande agilité, en démontrant leur capacité à mettre en place des outils destinés à préserver leurs relations clients. Ces deux acteurs du service automobile se sont adaptés aux nouveaux canaux de communication.  À terme, ce marché glissera vers un fonctionnement hybride, entre présence et distance.