Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...
Pour des raisons juridiques et de sécurité, Barack Obama aurait dû se défaire de son Blackberry, le mobile préféré des cadres pour envoyer leurs e-mails, au moment d'entrer à la Maison Blanche. Mais pour le cyberprésident américain, qui a utilisé internet comme personne durant sa campagne, pas question de se passer de son smartphone. Les services secrets ont donc cédé et fourni au nouveau président un téléphone ultra-sécurisé coûtant quelque 3 000€. Étanche et très solide, l'appareil, un peu mastoc, a été conçu par la firme Sectera en collaboration avec la NSA pour le cryptage des données. Barack Obama utilisera cet appareil unique en son genre pour communiquer avec ses proches collaborateurs et sa famille.