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Covid-19 : comment le scan 3D fait avancer la formation médicale

 

mannequin

Les mannequins réalistes sont utilisés pour la formation aux tests diagnostiques du Covid-19, aux complications respiratoires, et bien plus. (Photo de Lifecast Body Simulation)


Par Andrei Vakulenko, Directeur du Développement Commercial chez Artec 3D

Aujourd'hui, tous les regards sont rivés sur les professionnels de santé. Alors que la pandémie de coronavirus fait rage, les médecins, infirmières et autres personnels soignants sont en première ligne pour soigner les malades, créer en urgence des protocoles de sécurité, et mettre au point des traitements contribuant à éradiquer le virus. Pendant ce temps, la future génération de professionnels médicaux apprend les spécificités du métier avant de participer à leur tour à la lutte contre les maladies.

La formation médicale se voit accélérée et enrichie par l'utilisation combinée des technologies de scan 3D, de l'impression 3D et de la réalité virtuelle. Ces outils ne cessent de gagner en popularité au sein de la communauté médicale - une tendance que la pandémie ne fait que renforcer.

De la dissection de cadavres virtuels numérisés en 3D...

Si la Covid-19 a développé l'enseignement en ligne et à distance, des étudiants de la faculté de médecine de Montpellier ont déjà l'habitude de cette forme d'apprentissage, en particulier quand ils doivent disséquer des cadavres, via des technologies de réalité virtuelle.

De vrais cadavres sont traditionnellement utilisés pour enseigner l'anatomie humaine et la dissection aux étudiants en médecine, mais des problèmes de disponibilité et de coût se posent souvent. Disséquer un cadavre est onéreux, d'autant plus que les étudiants inexpérimentés ne réussissent pas toujours du premier coup et peuvent abîmer voire détruire ce cadavre.

Guillaume Captier et Mohamed Akkari, deux chirurgiens du Laboratoire d'anatomie de la faculté de Montpellier, ont eu l'idée d'utiliser le scan 3D pour créer une application de formation à la dissection de cadavres. Afin de garantir le réalisme et la précision de l'exercice, toutes les étapes de la dissection ont été réalisées sur un vrai cadavre et ensuite numérisées à l'aide de scanners 3D, pour créer des modèles photoréalistes

Désormais, les étudiants s'entrainent à la dissection dans un environnement de réalité virtuelle montrant des cadavres ultraréalistes constitués de plusieurs couches de peau, de fascia et de muscle.

Grâce aux dispositifs haptiques, les élèves peuvent ressentir une résistance dans les instruments qu'ils utilisent pour pratiquer des dissections numériques. Ce projet pilote représente une forme d'apprentissage virtuel qui pourrait rapidement devenir populaire grâce aux économies qu'il permet et à son accessibilité aux étudiants à distance.

...à la simulation médicale sur des mannequins imprimés en 3D

Pendant ce temps, au Royaume-Uni, les hôpitaux NHS Nightingale n'ont eu d'autre choix que d'innover face à la propagation de la Covid-19. Dès le début de l'épidémie, les respirateurs sont devenus indispensables au traitement des cas de Covid-19 les plus graves. Toutefois, dans les situations d'urgence, la précision est cruciale et peut constituer un défi pour les infirmières et les médecins débutants.

Deux semaines à peine avant que le Royaume-Uni ne se confine, les hôpitaux NHS Nightingale ont reçu des mannequins hyperréalistes à des fins médicales.

Pour créer ces mannequins, des volontaires vivants de tous âges, formes et origines sont scannées en 3D, afin d'obtenir un éventail de modèles de différentes taille, poids...

Ces scans sont ensuite imprimés en 3D puis utilisés pour créer des moules. Les touches finales, y compris l'ajout de poils (d'homme et de yak) sur les mannequins, ne fait qu'ajouter à leur réalisme.

Le scan et l'impression 3D servent également à reproduire des composants qui seraient extrêmement difficiles à mouler, telle la cage thoracique. Les mannequins ne se limitent pas à leur apparence incroyablement réaliste : ils ont atteint un niveau où ils peuvent avoir des capacités respiratoires et des fonctions internes, y compris le battement d'un pouls et une simulation de respiration. Chaque mannequin est également équipé d'une caméra enfoncée dans sa gorge et utilisée pour la formation à l'intubation.

Grâce aux mannequins scannés en 3D, les hôpitaux ont d'ores et déjà pu former des milliers de professionnels de santé aux soins liés à la Covid-19, et cela sans la pression de travailler sur un vrai patient et sans aucun risque d'une contamination.

Cette technologie 3D sert non seulement à améliorer la réactivité face à l'épidémie mais également à former un grand nombre de personnels soignants à utiliser des respirateurs, des ventilateurs et des incubateurs.

Ces deux cas offrent un aperçu du futur de la formation médicale. Chacun crée un environnement sûr et contrôlé pour la formation médicale, en éliminant la pression subie par les étudiants pour « réussir du premier coup ». La pandémie de Covid-19 accélère indubitablement ce genre d'avancées, et la présence du scan 3D dans la formation médicale se renforce au fur et à mesure que notre monde se numérise.

L’avocat sera-t-il remplacé une intelligence artificielle ?

Par Fabien Girard de Barros, DG de Lexbase

« Toute technologie suffisamment avancée est indiscernable de la magie », énonçait la troisième loi de Clarke.  Cette loi se vérifie dans tous les domaines de la vie économique et sociale, droit compris. En Finlande notamment, le recours à la prédictivité est de plus en plus fréquent pour les petits procès. La question n’est pas de se positionner pour ou contre ces avancées : à l’occasion du bicentenaire de l’Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation, Jean-Marc Sauvé estimait que « nous devons accepter cette réalité, nous saisir de ces opportunités, tout en sachant faire preuve d’une grande vigilance sur l’intangibilité des principes d’une justice indépendante, impartiale, transparente, humaine et équilibrée (…)». Même vigilance de la part du ministre de la justice finnois, pour lequel le développement des nouvelles technologies implique que l’on porte « une attention particulière à (…) la protection juridique des citoyens » . Il est fondamental que les professionnels du secteur se saisissent du sujet de l’intelligence artificielle et définissent les usages qu’ils veulent en faire, pour garantir à tous les citoyens un égal accès à la force du droit et, in fine, une justice plus humaine.

Vers une standardisation du droit ?

Il y a soixante-dix ans, Bernanos lançait un cri d’alarme contre le règne de la technique , qui résonne comme un avertissement très actuel pour de nombreux juristes. En effet, le système dépeint dans Lex Humanoïde, des robots et des juges2  ne semble plus relever de la science-fiction. Dans un futur proche, on peut concevoir un monde judiciaire déshumanisé, dans lequel les avocats ne font que fournir des données à une machine. A charge de celle-ci de rendre un jugement ou d’évaluer le risque d’une action, dépossédant ainsi le professionnel de sa fonction de conseil. Le règne de la quantité sur la qualité n’est pas loin.

Ce nouveau scientisme est plausible ; il ne serait jamais que la parfaite continuité d’une philosophie qui fait la part belle à la « rationalité ». Aujourd’hui en effet, «la métaphysique et la technique se rejoignent pour imposer une vision du monde qui étend sans limite l’empire de la causalité et le champ du prévisible. »3  Dans le domaine de la justice, cela donnerait une pensée juridique extrêmement standardisée, sous prétexte d’éliminer toute subjectivité. Or, l’on sait bien que les individus ne sont pas des atomes sociaux aux comportements parfaitement déterminés !

L’intelligence artificielle au service de l’intelligence humaine

Cette dystopie, pour effrayante qu’elle soit, oublie deux éléments auxquels les citoyens ne sont pas prêts à renoncer : l’empathie et la finesse d’interprétation de l’avocat. Le droit est un ciment de la société ; or, celle-ci est éminemment complexe au sens latin du terme : il s’agit d’appréhender des éléments imbriqués ensemble, qui sont à la fois rationnels et émotionnels. Cette analyse relèvera toujours du libre-arbitre de l’humain ! De même, si ce qu’on appelle à tort justice prédictive – aujourd’hui, des statistiques sur des décisions de justice- offre de bons éléments de compréhension pour orienter une stratégie, c’est toujours l’humain qui reste aux commandes !

L’avocat a non seulement de beaux jours devant lui, mais la digitalisation de son métier lui offre de belles perspectives. Grâce aux nouveaux outils, il pourra se décharger de tâches laborieuses et bénéficier d’une aide précieuse pour tenir ses connaissances à jour. Dès lors, il sera en mesure d’aller au-delà de la jurisprudence et d’exprimer sa créativité, qui constitue sa valeur ajoutée réelle. Ne nous lançons donc pas dans des prospectives trop sombres : si l’intelligence artificielle est amenée à faire évoluer les pratiques du droit, sa place est avant tout au service de l’intelligence humaine.

Pour un techno-humanisme porté par les professions juridiques !

N’oublions pas, enfin, que les avocats ne sont pas contraints de rester passifs dans la transformation de leur métier. Si, selon les mots de Dominique Cardon , le commun des mortels préfère ignorer les conditions de production des algorithmes, il est tout à fait possible, pour les différentes professions, de prendre la main sur le développement des intelligences artificielles pour qu’elles ne dérogent jamais à une certaine déontologie. C’est tout l’enjeu d’une collaboration poussée entre avocats et legaltechs, qui conçoivent les outils numériques en itérant avec leurs utilisateurs. Cette dynamique est profitable à tous : au professionnel, qui demeure maître de son destin, au citoyen, qui accède plus facilement aux sources du droit, et plus globalement au système judiciaire, qui gagne en efficacité. La révolution de l’intelligence artificielle, loin d’être une menace, est une formidable opportunité pour l’avocat de garantir que l’homme demeure toujours au centre de la justice. Il s’agit, ni plus ni moins, d’assumer un positionnement techno-humaniste incontournable à l’heure du « deuxième âge de la machine »4 .

Face aux cybermenaces qui visent les collectivités, l’Association des maires de France édite un guide pratique

 

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La crise sanitaire du coronavirus aura eu pour conséquence une accélération de la numérisation de nombreux secteurs, économiques mais aussi institutionnels. La dématérialisation des démarches administratives de l’Etat ou des collectivités territoriales a ainsi connu un fort développement mais qui comporte ses points noirs : la vulnérabilité aux attaques informatiques. C’est la raison pour laquelle l’Association des maires de France et l’Agence nationale de sécurité des systèmes informatiques (Anssi) viennent d’éditer un guide intitulé très explicitement « Cybersécurité : toutes les communes et intercommunalités sont concernées. » 

La transformation numérique des mairies et intercommunalités est aussi source de risques, comme le rappelle Guillaume Poupard, directeur général de l’Anssi. « Défiguration de sites Internet, prise de contrôle de comptes de messagerie et de réseaux sociaux, vol de données sensibles, notamment celles à caractère personnel, ou encore rançongiciels pour ne citer que les plus visibles d’entre eux. Lorsque survient une attaque informatique, outre l’impact sur l’image de la commune et l’atteinte à la confiance de ses administrés, c’est la responsabilité même de l’élu qui peut être engagée. S’il est de plus en plus difficile de dire Je ne savais pas et qu’être victime d’attaque informatique ne doit pas être honteux, il est en revanche de votre responsabilité de prendre en compte ces enjeux au juste niveau et de décider la mise en œuvre des mesures de sécurité numérique nécessaires. » 

« Cette prise de conscience est plus que jamais nécessaire. », assure de son côté François Baroin, président de l’AMF. Les maires, qui peuvent par ailleurs compter sur l’aide des délégués régionaux de l’Anssi et sur la plateforme gouvernementale cybermalveillance.gouv.fr trouveront dans ce guide 30 recommandations sur la gouvernance numérique et les moyens (humains, matériels et financiers) à mettre en œuvre, mais aussi sur la nécessité d’élaborer un plan de crise.

Digital 113 présente une cartographie régionale de l’intelligence artificielle

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L’intelligence artificielle, ce ne sont pas que les géants américains de la Silicon Valley. Ce sont aussi des acteurs plus modestes et plus près de chez nous mais au travail d’exploration et d’innovation tout aussi essentiel. Le Cluster Digital 113, né de la fusion de DigitalPlace et FrenchSouth. digital, les clusters numériques d’Occitanie, vient d’en apporter la preuve avec la publication d’une cartographie de l’écosystème IA en Occitanie.

La cartographie référence "les acteurs classés par expertise (analyse de texte, analyse médicale, cybersécurité, IoT, maintenance prédictive, chatbot, traitement d’images, architecture et hébergement de données…), localisation géographique et secteur d’activité (relation client, santé, aéronautique et spatial, agriculture et agroalimentaire, BTP, chimie et pharmacie, éducation, Smart-City…)", indique Digital 113 qui note que les expertises IA les plus représentées en Occitanie sont les outils à base d’analyse prédictive (32 acteurs), la cartographie pour la défense, l’aéronautique et l’agriculture (8) et les chatbots (agents conversationnels, 7 acteurs). 

"Les trois secteurs dans lesquels l’IA est très représentée en Occitanie sont l’aéronautique, suivis de près par la défense et la santé. Ceux du Retail, du E-commerce et de l’éducation, qui ont le vent en poupe en France, sont peu représentés en Occitanie." Enfin Digital 113 a compté 21 experts de niche comme Adagos (réseaux neuronaux), Pixience (imagerie pour la dermatologie), etc.

Institut interdisciplinaire en intelligence artificielle

Cette cartographie a le mérite de montrer combien l’Occitanie s’inscrit dans l’IA, un enjeu majeur. En mars 2018, Emmanuel Macron avait présenté un plan IA doté de 1,5 milliard d’euros d’ici 2022pour faire de la France un leader européen et mondial dans le domaine. Première Région de France et 8e en Europe pour l’effort consacré à la recherche-développement (R & D), l’Occitanie dispose d’un institut interdisciplinaire en intelligence artificielle. 

Porté par l’Université fédérale de Toulouse, cet institut baptisé Aniti (Artificial & Natural intelligence Toulouse Institute) rassemble plus de 200 chercheurs baptisé Aniti travaille sur la mobilité et les transports, la robotique-cobotique (relation robot-homme) pour l’industrie du futur, et l’environnement et la santé.



Réouverture des commerces : quand le numérique se mobilise

 

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Retrouver ses commerçants préférés et préparer les cadeaux de Noël : chacun l’espérait et c’est désormais possible dès ce samedi. Mais dans quelles conditions sanitaires pourrons-nous aller faire nos achats ?

"Les Français ont besoin d’être rassurés par la capacité des commerçants à délivrer des expériences efficaces", indique un récent sondage BVA EPISTO. "Au-delà d’assurer le respect des gestes barrières (un basique incontournable pour 49 %), les Français sont en attente de solutions qui permettront de les rassurer et de mieux gérer l’affluence en point de vente, comme proposer des solutions d’encaissement sur la zone de vente pour éviter le monde en caisse (37 %), élargir les horaires d’ouverture (32 %) ou encore les informer sur le temps d’attente avant d’entrer en magasin une fois sur place (27 %)."

Pour mettre en place ces nouveaux parcours clients bien différents de ceux que nous connaissions avant l’épidémie, nombre d’innovateurs se mobilisent.

Plusieurs start-up de la French Tech Toulouse ont ainsi fait des propositions pour les commerces. Beaucoup concernent la création de boutiques en ligne, de solutions simples de paiement sur internet ou de présentation innovante de leurs produits. Parmi les start-up occitanes mobilisées on peut citer Ysyone (boutique en ligne), Izidore (pour les magasins de meubles), Unicorner, INSPI 3D ou encore Lyra (solution de paiement clé en main). Pole Star propose NAO® Safe & Covid-19, une solution de badges ou bracelets remis à l’accueil pour apporter toutes les garanties sur le respect des mesures barrières (alerte distanciation sociale, alertes surdensité, etc.).

File d’attente virtuelle

Mais la principale demande des commerces concerne les files d’attente : avec un nombre limité de clients dans la boutique, comment éviter de voir une foule agglutinée devant l’entrée ? Plusieurs start-up ont trouvé la solution avec la file d’attente virtuelle. Concrètement, lorsqu’un client veut entrer dans un magasin, il scanne avec son smartphone un QR Code collé sur la vitrine du commerce. En retour, un numéro lui est attribué et il sait combien de personnes sont avant lui. Il peut donc profiter de ce temps d’attente pour faire autre chose et il sera alerté par une alarme lorsque ce sera son tour d’entrer dans la boutique.

La start-up nîmoise Ubip.me a créé une application de gestion de file d’attente sécurisée et anonyme à télécharger. La société héraultaise ESII a imaginé aussi une solution. Le client n’a rien à installer et peut même programmer son passage dans l’établissement dans un créneau disponible depuis le site web ou l’application mobile de l’enseigne.

Un indice pour la French Tech Toulouse

 

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La French Tech Toulouse, qui a pour mission la détection, l’aiguillage et l’accélération de start-up de la région toulousaine, vient de lancer le Toulouse Tech index (TTi), un nouvel pour offrir plus de visibilité sur les levées de fonds effectuées par les entreprises de la tech toulousaine. 

"L’index du 3e trimestre 2020 confirme le dynamisme des entreprises de la tech toulousaine : neuf opérations ont été menées durant le trimestre pour un total de 25,5 M€", se félicite l’association, qui se réjouit de voir que les investisseurs sont là en dépit de la crise sanitaire. 

"La période actuelle est compliquée et on constate que la diffusion de la technologie s’accélère. Ce secteur est une des clés de l’avenir de notre bassin d’emplois", estime Sandrine Jullien-Rouquié, présidente de la French Tech Toulouse, qui publiera le TTi tous les trimestres.

Quand l’intelligence artificielle de Google permet de lutter contre le réchauffement climatique dans les villes

 

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Si Google est évidemment connu pour son moteur de recherche sur internet, sa maison mère Alphabet multiplie les projets de recherche notamment en intelligence artificielle. Le dernier exemple mis en avant cette semaine par la firme de Mountain View montre que l’IA ne sert pas forcément qu’à pister nos comportements sur internet mais peut constituer une aide importante dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment dans les villes. Ainsi Google a signé un partenariat avec la ville de Los Angeles, vaste mégalopole en Californie – 4 millions d’habitants, plus de 1 300 km2 de superficie – pour cartographier la densité de la végétation dans la ville et identifier les quartiers qui ont besoin d’arbres pour lutter contre la chaleur… "C’est un nouvel outil puissant et nous sommes la première ville dans le pays à faire ça", s’est félicité le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, en présentant le programme baptisé "Tree Canopy Lab" (Laboratoire de la canopée des arbres).

Savoir où planter les arbres

google

"Google utilise des avions pour collecter des images aériennes dans le monde entier afin d’améliorer Google Maps et Google Earth. Dans le Tree Canopy Lab, nous utilisons ces mêmes données d’imagerie, collectées principalement au printemps, en été et en automne pour estimer la couverture de la canopée des arbres dans la ville de Los Angeles", explique Google Lab.

En plus des données basées sur l’imagerie aérienne, le Tree Canopy Lab superpose des données publiques importées de sources externes (risque de chaleur, densité de la population, utilisation des sols..). Pour estimer la couverture forestière idéale, Google analyse les images en combinaison avec des modèles de surface numériques 3D pour générer un modèle de probabilité de végétation. En utilisant les données générées par le modèle, Google est ainsi capable de fournir une estimation de la couverture globale pour chaque zone de la ville. Tree Canopy Lab a déjà permis de montrer que plus de la moitié des habitants de Los Angeles vivent dans des zones où la canopée représente moins de 10 % de la surface et que 44 % d’entre eux sont exposés à des risques de chaleur extrême.

Tree Canopy Lab permet alors d’accélérer la prise de décision. Los Angeles, qui s’est fixé pour objectif de planter 90 000 arbres d’ici la fin de 2021 puis 20 000 chaque année va mieux cibler les lieux de plantation.

Google a d’ores et déjà annoncé que Tree Canopy Lab allait être étendu à "des centaines d’autres villes" dans le monde.

Greenpeace France lance une plateforme de pétitions dédiée à l’environnement

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On connaissait Change.org ou Mesopinions comme plateformes de pétitions en ligne généralistes. L'ONG Greenpeace France innove et lance une plateforme de pétitions dédiée à l’environnement.

Greenpeace France lance en fait deux outils de mobilisation citoyenne afin de soutenir et faciliter les projets de lutte pour l'environnement : 

GreenVoice, une plateforme de pétitions en ligne dédiée à l'écologie dont l'objectif est de donner aux citoyennes et aux citoyens les moyens de s'organiser concrètement, collectivement et localement pour un monde plus juste et une société plus respectueuse de la nature. GreenVoice est ouverte à toutes celles et ceux qui souhaitent se mobiliser pour un projet au plus proche de leurs préoccupations et des enjeux locaux autour de la protection du climat et de la biodiversité, à travers l'un des douze thèmes proposés.

WeGreen, de son côté, est un réseau social dédié à l'environnement qui permet à ses membres de se rencontrer, de partager des informations et d'agir ensemble autour d'enjeux environnementaux. Sur WeGreen, l'actualité écologique est recensée localement et de nombreuses opportunités sont proposées pour découvrir les mobilisations en cours près de chez soi.

Ces deux plateformes sont également ouvertes aux associations et collectifs qui souhaitent monter des campagnes et mobiliser le public autour de problématiques environnementales. Elles sont respectueuses des données qui ne sont ni vendues ni échangées, et traitées par des flux sécurisés, indique l'ONG.

S'organiser pour ne pas revenir au monde d'avant

"Pour beaucoup, la crise sanitaire a renforcé le sentiment que notre modèle économique et nos modes de vie doivent changer en profondeur pour préserver le climat et notre avenir. Nous souhaitons accompagner cette prise de conscience en proposant au public des outils pour prendre les rênes de ce changement à son niveau, fédérer le plus grand nombre autour d'initiatives concrètes et briser l'isolement. Alors que la plupart des responsables économiques et politiques, notamment le gouvernement, cherchent à tout prix à préserver le monde d'avant destructeur pour l'environnement, nous incitons les citoyen·nes à s'organiser et agir concrètement pour la planète en mettant à leur disposition des outils, mais aussi une expertise que Greenpeace a développée depuis près de cinquante ans", explique Laurence Veyne, directrice adjointe du programme de Greenpeace France

Arts et Design Numériques : un musée virtuel créé par une Toulousaine

 

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Le reconfinement mais aussi la pandémie de Covid-19 nous obligent à repenser la façon dont nous abordons la culture. Et dans cette réflexion, le numérique joue évidemment un rôle crucial car il permet de maintenir l’accès à des contenus culturels pour le plus grand nombre lorsque nos déplacements sont empêchés. La réflexion peut-elle aller au-delà ? Les musées, par exemple, peuvent-ils devenir virtuels ?

C’est dans ce contexte que l’artiste toulousaine Nataliya Velykanova, fondatrice et directrice artistique de Gate 22, porte le projet de création d’un "Musée d’Arts et Design Numériques en réalité virtuelle". Gate 22 est un projet de musée nouvelle génération. Il sera basé sur la communauté, à l’écoute de ses publics, et deviendra une plateforme dynamique de création et de partage de contenu.

Il sera interactif, les visiteurs devenant de véritables acteurs de leur expérience et non plus de simples spectateurs. Enfin, "il sera vraiment omniprésent et inclusif, grâce à son implantation dans le monde physique, digital et virtuel, offrant un accès 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 à son contenu", précise Gate 22, qui a déjà concocté une exposition baptisée "Introspexion". La découverte de ces contenus numériques se fera avec ou sans casque de réalité virtuelle (de type Oculus) depuis chez soi et promet l’expérience étonnante d’entrer dans les œuvres.

Pour l’heure, le musée, soutenu par l’association La Mêlée qui fédère les acteurs du numérique en Occitanie, en est au stade du projet et a récemment lancé une campagne de financement participatif. En une semaine, 20 % des 7 000 € nécessaires ont été collectés, preuve que les arts numériques trouvent leur public. De bon augure pour la suite.

Plus d’infos sur bit.ly/gate22.