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Google lance ses réponses par IA en France : ce qui change pour les internautes

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Depuis mercredi 22 juillet, Google déploie en France les Aperçus IA et le Mode IA. Le moteur peut désormais répondre directement à des questions, résumer plusieurs sources et poursuivre une conversation. Une évolution pratique pour les utilisateurs, mais préoccupante pour les éditeurs de sites.

Google ne veut plus seulement orienter les internautes vers une réponse. Il entend désormais la formuler lui-même. Depuis ce mercredi 22 juillet, les Aperçus IA, également appelés AI Overviews, et le Mode IA sont déployés en France sur ordinateur, mobile et dans l’application Google.

Le premier changement sera visible directement dans la page de résultats. Pour certaines recherches, Google affichera ainsi un résumé généré par intelligence artificielle au-dessus des liens traditionnels. Selon le groupe, ces aperçus n’apparaîtront que lorsque ses systèmes jugeront qu’une réponse synthétique est utile.

Pour l’internaute, l’intérêt est immédiat : obtenir rapidement les grandes lignes d’un sujet sans devoir ouvrir plusieurs sites, lire différents articles puis comparer leurs informations. Des liens resteront affichés afin de consulter les sources et d’approfondir la recherche.

La recherche prend la forme d’une conversation

Le Mode IA, lui,  transforme davantage encore l’expérience. Il permet de poser des questions longues et précises, par écrit, par la voix, avec une image ou à l’aide d’un fichier. L’utilisateur peut ensuite formuler des demandes complémentaires sans répéter le contexte. La recherche prend ainsi la forme d’une conversation.

Google donne l’exemple d’un internaute demandant un tableau comparant plusieurs méthodes de préparation du café selon le goût obtenu, leur difficulté et le matériel nécessaire. Il peut ensuite interroger le moteur sur la taille de mouture adaptée à chaque méthode. Selon Google, les questions saisies dans le Mode IA sont en moyenne trois fois plus longues que les recherches traditionnelles.



Pour répondre, le moteur découpe la demande en plusieurs sous-questions et lance simultanément différentes recherches sur le Web. Cette technologie, baptisée « query-fan-out », doit lui permettre de traiter des sujets qui nécessitaient auparavant plusieurs requêtes successives.

Search Live (dans le mode IA) doit également permettre de dialoguer oralement avec Google tout en partageant les images filmées par la caméra du téléphone. Un utilisateur pourra ainsi montrer un objet ou une situation afin de fournir un contexte visuel à sa question.

La recherche acceptera du texte, des images ou des fichiers

Le champ de recherche lui-même évolue. Il s’agrandira en fonction de la longueur de la demande et acceptera du texte, des images ou des fichiers. Les résultats classiques continueront à être proposés. Les liens ne disparaissent donc pas, mais ils devront désormais cohabiter avec une réponse produite directement par Google.

Cette évolution devrait surtout modifier les recherches simples ou informationnelles. Pour une définition, une explication courte ou une comparaison, l’internaute pourra trouver ce qu’il cherche sans quitter la page. Pour les questions plus complexes, il pourra enchaîner les demandes dans le Mode IA au lieu de consulter successivement plusieurs sites.

Cette simplicité ne dispense toutefois pas de vérifier les réponses. Les synthèses sont générées automatiquement à partir de plusieurs contenus. Les liens proposés resteront donc essentiels pour identifier l’origine d’une information, confronter les sources et consulter les explications complètes.

Un changement majeur pour les marques et les médias

Le changement est également majeur pour les marques. Leur visibilité ne dépendra plus seulement de leur classement dans les résultats. Elles devront aussi surveiller la manière dont l’intelligence artificielle parle de leurs produits et les compare à leurs concurrents.

Mais l’inquiétude la plus forte concerne les éditeurs et notamment les médias. Une partie de leur audience provient des clics effectués depuis Google. Si le moteur donne directement la réponse, les internautes auront moins de raisons de visiter les sites ayant produit les informations utilisées dans la synthèse. 

Google tente de temporiser et annonce un nouveau réglage dans la Search Console. Les propriétaires de sites pourront décider si leurs contenus peuvent apparaître dans les fonctionnalités d’IA générative et contribuer à leurs réponses. Cette possibilité ne résout cependant pas le problème économique : refuser l’utilisation de ses contenus ne garantit pas de conserver son audience.

Julie Walther, cofondatrice de Qwarry, souligne ainsi les effets constatés dans les pays où le dispositif existe déjà. « Dans les pays où les AI Overviews ont déjà été lancées, les baisses de trafic constatées chez les éditeurs sont avérées et oscillent entre 20 et 40 % (Pew Research Center) : les internautes cliquent deux fois moins souvent sur un lien de résultat lorsqu'un résumé généré par l'IA est proposé. Les éditeurs, en France du moins, peuvent toujours refuser que leurs contenus soient scrapés par les IA et servent à alimenter leurs résumés mais rien qui ne leur garantit de retenir ou d'attirer leurs audiences. Sans oublier que Google continue d'indexer et de positionner leur contenu dans les résultats classiques, sans réintégrer le trafic perdu ailleurs. »

Pour les utilisateurs, Google promet donc une recherche plus rapide et plus intuitive. Pour les éditeurs, le risque est inverse : continuer à produire les contenus nécessaires aux réponses du moteur, tout en recevant moins de lecteurs sur leurs propres sites.

Philippe Rioux

Quand Google n’est plus le seul réflexe : les Français réinventent la recherche en ligne

 

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Pendant deux décennies, la recherche d’information en ligne obéissait à une mécanique simple et bien huilée : un besoin, une requête, un moteur, et particulièrement Google, n°1 des moteurs de recherche. Mais en 2025, ce paradigme se fissure… Une étude inédite menée par Eskimoz, spécialiste européen du marketing digital, avec Ipsos, révèle un changement d’ère : l’internaute français n’a plus un seul point d’entrée vers le web, mais une mosaïque de chemins, selon ses intentions, ses habitudes et son âge.

Plus de 70 % des Français utilisent un moteur de recherche plusieurs fois par jour ; un réflexe encore puissant, mais désormais concurrencé. Les réseaux sociaux, quotidiennement consultés par 75 % des femmes et 70 % des hommes, deviennent un vecteur d’information à part entière. Quant aux plateformes vidéo, elles s’imposent comme un canal majeur d’apprentissage, particulièrement pour les hommes (74 % de fréquentation hebdomadaire).

Les outils d’intelligence artificielle générative – ChatGPT en tête – font, eux, une percée remarquée, avec 30 % des hommes et 27 % des femmes les utilisant au moins une fois par semaine. Le quotidien numérique est devenu, d’évidence, fragmenté, multicanal, et surtout généralisé.

L’intention façonne le canal

Loin du réflexe unique, les Français choisissent désormais leur plateforme selon le besoin. Pour apprendre à faire, ils privilégient la vidéo (51 %), reléguant les moteurs à la seconde place (40 %). Pour découvrir des produits, les réseaux sociaux, notamment chez les jeunes, prennent l’ascendant. Et pour acheter, plus de la moitié des répondants passent directement par des plateformes d’e-commerce, court-circuitant les moteurs.

Ce changement n’est pas anodin et consacre la contextualisation des usages : un même individu choisira YouTube pour un tutoriel, TikTok pour une découverte, Amazon pour une comparaison, Google pour une synthèse. Le moteur n’est ainsi plus le centre, mais un élément parmi d’autres, ce qui a de quoi inquiéter Google qui a récemment présenté de nombreuses nouveautés dopées à l’IA pour conserver son leadership menacé.

La fin de la recherche linéaire

Le constat final de l’étude est sans appel : la recherche en ligne est devenue éclatée. Un Français sur cinq utilise désormais trois types de plateformes pour un même besoin. Cette tendance culmine chez les 18-34 ans, où seuls 26 % se contentent d’une seule source. Loin du modèle de la requête unique, l’expérience utilisateur se fait transversale, séquencée, pluraliste.

Cette évolution signe un changement anthropologique. Le besoin d’information ne se contente plus d’une réponse : il appelle confrontation, vérification, adaptation au format.

Reste une question de fond, soulevée en creux : quelles conséquences pour la hiérarchie de l’information, sa fiabilité, sa visibilité ? Dans un écosystème éclaté, la bataille ne se joue plus sur la première page de Google, mais sur des terrains mouvants, parfois opaques, où l’algorithme influence autant que l’intention.

Les moteurs de recherche ne sont plus l’unique porte d’entrée

"On n’effectue plus de recherches sur Internet comme on le faisait il y a cinq ans. Aujourd’hui, un même utilisateur peut découvrir un produit sur les réseaux sociaux, regarder un tutoriel, lire un avis, interroger une intelligence artificielle, puis comparer les prix sur un site marchand — le tout dans la même journée. La recherche est devenue fluide, éclatée, mobile", explique Jérémy Lacoste, Directeur Général d’Eskimoz.

"Notre étude montre que les parcours se complexifient et que les moteurs de recherche, au sens classique, ne sont plus l’unique porte d’entrée. Il faut désormais penser la visibilité en ligne comme un écosystème global, où chaque canal peut déclencher une intention", explique le spécialiste.

Google, l’application des lois antitrust et l’avenir de la souveraineté numérique européenne

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Par Anne C. Witt, EDHEC Business School

Google est poursuivi par les justices européenne et états-unienne. Les pratiques du géant numérique sont-elles conformes au droit de la concurrence ? Le débat fait rage alors qu’États-Unis et Union européenne s’opposent sur de multiples dossiers, dont la régulation des activités internet.


Depuis ses débuts de start-up « étudiante », en 1998, Google a connu une ascension fulgurante. En 2025, sa société mère, Alphabet, est devenue un vaste conglomérat technologique multinational et l’une des entreprises les plus rentables au monde. Si l’expansion d’Alphabet s’est faite en grande partie par croissance interne, le groupe a également étendu son empire grâce à des acquisitions judicieuses, notamment celles d’Android, de DoubleClick ou encore de YouTube. Depuis 1998, elle a acquis au moins 267 entreprises.

Alphabet est un acteur clé sur de nombreux marchés numériques, notamment la recherche générale sur Internet, les navigateurs, la publicité en ligne, les systèmes d’exploitation mobiles et l’intermédiation. Google Search, par exemple, est aujourd’hui le moteur de recherche généraliste le plus utilisé au monde. Au niveau mondial, sa part de marché est d’au moins 78 % depuis 10 ans.

Sans surprise, les autorités antitrust, dont la mission est de protéger la concurrence, ont examiné de près le comportement de Google et celui d’autres géants de la technologie. Bien que le fait de détenir un pouvoir de marché ne soit pas illégal s’il résulte d’un produit supérieur, le fait de protéger une telle position par des moyens qui ne sont pas méritoires l’est.

Aux États-Unis, ce printemps 2025 est crucial pour le géant américain : le 17 avril, sur le secteur des technologies publicitaires, Google a été jugé coupable d’avoir maintenu illégalement sa position dominante ; le 21 avril s’est ouvert un autre procès, pour trois semaines, qui vise à déterminer les sanctions appliquées à l’entreprise, reconnue coupable en août dernier d’« abus de position dominante » sur le marché de la recherche en ligne.

Comment l’Union européenne a-t-elle géré jusqu’à présent le cas de la firme californienne ? Comment cela s’articule-t-il avec les décisions outre-Atlantique, et avec les risques associés aux réactions de l’administration Trump ? Entre opportunités et risques d’escalade, l’Europe marche sur un chemin étroit.

La conduite de Google sous surveillance

Ces dernières années, une inquiétude n’a cessé de grandir : que Google puisse utiliser des moyens anticoncurrentiels pour protéger et étendre ses positions dominantes sur les principaux marchés numériques. En 2017, 2018 et 2019, la Commission européenne a infligé à Google des amendes successives, se chiffrant au total à plus de 8 milliards d’euros, pour abus de position dominante sur des marchés clés, soit plus que toute autre grande entreprise technologique à ce jour.

Une quatrième enquête sur les agissements de Google sur le marché des technologies publicitaires, dans le cadre de laquelle la Commission européenne est susceptible de demander des changements structurels dans les activités publicitaires de Google, est en train de se terminer. Les autorités nationales de la concurrence des États membres de l’UE ont également activement appliqué les règles européennes et nationales en matière d’abus de position dominante. Des actions collectives privées, en matière d’antitrust pour dommages et intérêts, s’ajoutent aux malheurs de Google.

En 2022, l’UE a promulgué la loi sur les marchés numériques (DMA pour « Digital Markets Act ») afin de créer – contre les pouvoirs de marché dominants – un outil supplémentaire pour intervenir sur les marchés des plateformes. La DMA réglemente le comportement des entreprises dites « contrôleuses d’accès », dans le but de rendre les marchés plus contestables pour les concurrents et plus équitables pour les utilisateurs. En septembre 2023, la Commission européenne a désigné Alphabet comme contrôleur d’accès sur pas moins de huit marchés de plateformes pour les services suivants : Google Search, Google Maps, Google Play, Google Shopping, Google Ads, Chrome, YouTube et Google Android.

Quelques jours après que les règles du DMA sont devenues contraignantes pour Alphabet en mars 2024, la Commission européenne a ouvert la première enquête de non-conformité pour déterminer si Google Search continuait de traiter les services d’Alphabet plus favorablement que ceux de ses concurrents, et si Google Play empêchait les développeurs d’applications d’orienter les consommateurs vers d’autres canaux pour de meilleures offres.

Colère à la Maison Blanche

Le champ d’application territorial de ces règles est limité aux services proposés dans les pays de l’Union européenne. Elles ne réglementent pas le fonctionnement de Google aux États-Unis, qui est soumis à la législation antitrust américaine. Néanmoins, les mesures d’application de la Commission européenne ont provoqué la colère de l’administration Trump.

En février 2025, la Maison Blanche a publié un mémorandum intitulé « Defending American Companies and Innovators From Overseas Extortion and Unfair Fines and Penalties » qui conteste les mesures antitrust et réglementaires européennes à l’encontre des entreprises américaines. Selon l’administration Trump, les règles de l’UE s’apparentent à des restrictions non tarifaires et à un traitement inéquitable des entreprises américaines, et elles interfèrent avec la souveraineté américaine. Le mémorandum souligne que Washington n’hésitera pas à imposer des droits de douane et d’autres mesures nécessaires pour atténuer le préjudice causé aux États-Unis.

Selon l’Union européenne, de telles actions reviendraient à une coercition économique et porteraient atteinte à sa souveraineté législative pour décider dans quelles conditions les services sont offerts sur le sol européen. En 2022, probablement en prévision d’une éventuelle deuxième présidence Trump, elle a promulgué l’instrument dit « anti-coercition », qui permet à la Commission européenne d’imposer un large éventail de « mesures de riposte », notamment des droits de douane et des restrictions sur les importations, sur les exportations, sur les droits de propriété intellectuelle, sur les investissements directs étrangers et sur l’accès aux marchés publics. De telles mesures de rétorsion pourraient être imposées aux services numériques américains.

Risque d’escalade

La situation risque d’accroître encore le risque d’une guerre commerciale entre l’Europe et les États-Unis. Cependant, le différend sur la réglementation technologique ne semble pas porter sur des principes antitrust fondamentaux en soi.

En 2020, la Chambre des représentants des États-Unis a publié un rapport bipartite soulignant la nécessité pour les États-Unis de remédier au manque de concurrence sur les marchés numériques et au pouvoir de monopole de plateformes dominantes telles qu’Amazon, Apple, Facebook et Google. La Commission fédérale du commerce (Federal Trade Commission ou FTC) et le ministère de la justice ont par la suite intenté des poursuites antitrust contre ces quatre entreprises, dont la plupart sont toujours en cours.

France 24 – 2024.

De son côté, le ministère de la justice a intenté deux poursuites antitrust distinctes contre Google en 2020 et en 2023. Dans la première affaire, un tribunal de district de Washington DC a reconnu Google coupable en août 2024 de violation de la section 2 de la loi antitrust Sherman, et a établi que Google avait tenté de protéger son pouvoir de monopole sur le marché de la recherche générale par des moyens anticoncurrentiels. Le juge Amit P. Mehta détermine actuellement les mesures correctives appropriées, et le ministère de la justice, qui a récemment réitéré sa demande au juge de démanteler Google, joue un rôle central dans le procès qui vient de démarrer, pour trois semaines, et qui vise à déterminer les sanctions appliquées au géant américain (puisque l’entreprise avait été reconnue coupable en août d’avoir maintenu illégalement sa position dominante) – sanctions pouvant aller jusqu’à l’obligation de vendre son navigateur Chrome, ou jusqu’à de possibles restrictions sur l’IA.

La deuxième affaire américaine contre Google, sur le secteur des technologies publicitaires en ligne, a également connu une accélération ce printemps : un tribunal de district de Virginie vient en effet de rendre un verdict positif sur l’implication de l’entreprise dans des actions anticoncurrentielles. Les accusations formulées sont similaires à celles qui sous-tendent l’enquête en cours de la Commission européenne sur le comportement de Google sur le marché des technologies publicitaires. Le nouveau directeur de la Federal Trade Commission a souligné récemment que les Big Tech sont une priorité majeure de son agence. Il semble y avoir des inquiétudes des deux côtés de l’Atlantique quant au fait que Google restreigne la concurrence. Le nœud du problème, très probablement, est que les régulateurs européens disent aux entreprises américaines ce qu’elles doivent faire, puisqu’elles « opèrent » sur le territoire européen à travers les services numériques proposés à des millions d’utilisateurs européens.

Un manque d’équivalents européens aux Big Tech

La Commission européenne semble déterminée à continuer d’appliquer ses règles antitrust et le DMA. Le 19 mars 2025, elle a informé Alphabet que son évaluation préliminaire avait montré que le comportement de Google dans le domaine de la recherche et dans le Google Play Store était incompatible avec le DMA. De plus, les premières décisions de non-conformité à l’encontre d’Apple et de Meta, en vertu de la DMA, sont attendues sous peu, même si les amendes pourraient bien rester inférieures au maximum de 10 % du chiffre d’affaires annuel mondial d’une entreprise, autorisé par la loi, compte tenu de sa nouveauté.

L’Europe n’est pas un marché négligeable pour Google et les autres entreprises technologiques américaines. En 2024, Google aurait généré 29 % de son chiffre d’affaires mondial, soit 100 milliards de dollars, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique.

L’Europe n’a pas d’équivalents à Google ou à d’autres grandes entreprises technologiques, et l’UE importe aujourd’hui 80 % de ses technologies numériques. En septembre 2024, le rapport Draghi a lancé un avertissement sévère aux dirigeants de l’Union européenne, soulignant la diminution de la stabilité géopolitique et la nécessité pour l’Europe de se concentrer sur la réduction de l’écart d’innovation avec les États-Unis et la Chine dans les technologies de pointe. Moins de cinq mois plus tard, la Commission européenne a publié le Compas de la compétitivité, une feuille de route visant à restaurer le dynamisme de l’UE et à stimuler la croissance économique.

Les mesures potentielles à ce stade, agitées par la Maison Blanche en possibles représailles à l’application des directives antitrust et réglementaires européennes, pourraient bien donner un élan supplémentaire à ce processus. Le président Trump ne peut pas rendre à la technologie européenne sa grandeur d’antan (« great again »), car cela n’a jamais été le cas. Mais ses politiques pourraient involontairement contribuer à y parvenir.The Conversation

Anne C. Witt, Professor of Law, Augmented Law Institute, EDHEC Business School

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Que peut le droit de la concurrence face à la puissance d’Alphabet-Google ?

 

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Par Xavier Parisot, Institut Mines-Télécom Business School

Les activités de Google ont été mises à l’amende par les autorités antitrust depuis quinze ans pour un total de 10 milliards d’euros poussant la régulation de la concurrence dans l’économie numérique mondiale à s’adapter. Mais en est-elle capable ?


Google, géant technologique fondé en 1998, est devenu un acteur incontournable dans la recherche en ligne, la publicité numérique, les systèmes d’exploitation mobiles et les services cloud. Cette position dominante a suscité l’attention des autorités antitrust à travers le monde, qui accusent l’entreprise d’abus de position dominante et de pratiques anticoncurrentielles.

Pour comprendre cette situation, il est nécessaire de revenir sur les principes fondamentaux du capitalisme. Le capitalisme repose sur plusieurs règles qui structurent son bon fonctionnement économique et social : propriété privée, libre entreprise, libre concurrence, libre-échange, régulation des prix par le marché…

La recherche de la maximisation des profits conduit à l’accumulation de capital favorisant les investissements nécessaires pour stimuler la productivité, l’innovation et l’efficacité économique sur le long terme. L’État est chargé principalement de garantir le respect des lois, de protéger la propriété et d’assurer un cadre favorable aux échanges économiques. Il intervient pour corriger les inégalités et réguler le marché, habituellement, sans restriction majeure.

Neutralisation de la concurrence

Toutefois, comme le souligne Fernand Braudel dans Civilisation matérielle, économie et capitalisme, le capitalisme, en quête de profits maximaux, tend à éliminer la concurrence en instaurant des positions dominantes. Il note que les corporations concernées, souvent proches du pouvoir, disposent de la force nécessaire pour neutraliser la concurrence la majeure partie du temps. Son analyse met en évidence la manière dont le capitalisme peut entraver le fonctionnement naturel de l’économie de marché en restreignant la concurrence. La concentration des marchés – c’est-à-dire la diminution du nombre de concurrents sur les marchés – conduit à l’émergence d’oligopoles ou de quasi-monopoles. Elle peut être accélérée par des pratiques anticoncurrentielles car ces dernières limitent l’entrée de nouveaux concurrents innovants. Par conséquent, la concentration ralentit aussi souvent l’innovation.

Les lois antitrust sont des instruments législatifs visant à préserver la concurrence en empêchant les entreprises d’adopter de tels comportements anticoncurrentiels, notamment les abus de position dominante et les accords restrictifs de marché. Elles constituent un cadre juridique destiné à limiter la concentration excessive du pouvoir économique et à garantir un fonctionnement efficace des marchés en empêchant la constitution de monopoles abusifs ou de cartels et en interdisant les ententes secrètes entre entreprises visant à fixer les prix ou se partager le marché.

À cette fin, les fusions et acquisitions sont surveillées par les états pour éviter la domination d’un acteur unique ; des prix justes sont garantis et l’innovation est encouragée par le maintien d’une concurrence saine. En Europe, l’article 102 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne interdit l’abus de position dominante. Aux États-Unis, la loi Sherman de 1890 est la première loi antitrust visant à interdire les monopoles et les pratiques anticoncurrentielles.

Accumulation d’accusations

Dans le cas de Google, l’accumulation des accusations tant en Europe qu’aux USA conduit la Commission Européenne à ouvrir une enquête pour abus de position dominante, dès 2010, sur la base de 18 plaintes officielles. Depuis cette date, l’Union européenne a mené plusieurs enquêtes antitrust contre Google, aboutissant à des amendes dépassant les 8 milliards d’euros. Ces enquêtes ont porté sur divers services, notamment Google Shopping, le système d’exploitation Android et Google AdSense.

En 2020, l’UE a également lancé une enquête approfondie sur les pratiques publicitaires de Google. En 2021, c’est au tour de la France d’infliger 220 millions d’euros d’amende à Google pour abus de position dominante. En mars 2025, l’Union européenne a intensifié son application des règles antitrust en vertu du Digital Markets Act (DMA), ciblant des entreprises comme Google pour avoir prétendument favorisé leurs propres services au détriment de ceux de leur concurrence.

Aux États-Unis, le département de la justice (DOJ) a intenté plusieurs actions en justice contre Google. En octobre 2020, il a engagé une action pour monopolisation illégale du marché des moteurs de recherche. En janvier 2023, une autre action est entamée contre la monopolisation illégale du marché de la technologie publicitaire. Le procès a débuté le 9 septembre 2024 et s’est conclu le 27 septembre. Les arguments finaux ont été présentés le 25 novembre 2024.

Verdict attendu

Bien que la juge fédérale Leonie Brinkema ait indiqué qu’elle rendrait sa décision dans un délai court, le verdict est toujours attendu. Par ailleurs, en mars 2025, Google a accepté de payer 100 millions de dollars pour régler un recours collectif aux USA intenté en 2011, accusant l’entreprise de surfacturer les annonceurs en ne fournissant pas les remises promises et en facturant des clics publicitaires en dehors des zones géographiques ciblées.

Ces actions ne se limitent pas aux pays occidentaux. Ainsi, en 2022, la Corée du Sud (30 millions de dollars) puis l’Inde (160 millions de dollars) attaquent également Google pour abus de position dominante. Ces poursuites reflètent une volonté accrue des autorités européennes et américaines, entre autres, de réguler les pratiques des grandes entreprises technologiques. Les règlements financiers, bien que substantiels, représentent toutefois une petite fraction des revenus de Google. Mais ils signalent une tendance croissante des annonceurs et des régulateurs à contester les pratiques commerciales de l’entreprise.

France 24, 2024.

Un groupe en évolution perpétuelle

Plusieurs facteurs ralentissent la réaction des États face aux pratiques déloyales de Google. La législation est dépassée par la rapidité des transformations numériques. Et les procédures judiciaires sont trop longues tout spécialement lorsqu’elles sont internationales. Les sanctions sont tardives et inefficaces face à la capacité de Google à trouver des solutions pour contourner les régulations après chaque condamnation. Les amendes sont faciles à absorber et leurs montants ne poussent pas l’entreprise à changer de stratégie.

Google préfère payer des amendes et ajuster ses pratiques que de modifier en profondeur son modèle économique. De plus, Google dispose d’un lobbying puissant qui freine les décisions politiques. Tous ces éléments font de Google un quasi-monopole trop puissant pour être facilement démantelé. Toutefois, cette possibilité reste encore discutée aux USA.

Les multiples actions antitrust contre Google reflètent une prise de conscience mondiale des défis posés par la domination des grandes entreprises technologiques. Le résultat des affaires en cours pourrait redéfinir le paysage digital et établir de nouveaux précédents en matière de régulation de la concurrence dans l’économie numérique. Ils pourraient même conduire à l’émergence de nouveaux organes régulatoires plus adaptés.The Conversation

Xavier Parisot, Dr. en Management Stratégique de l'Innovation, Institut Mines-Télécom Business School

Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Nouvelle amende pour Google ou la difficulté de faire respecter les droits d’auteurs par les géants de la tech

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Par Constantin Pavléas, avocat spécialisé en droit des nouvelles technologies, fondateur et dirigeant du cabinet Constantin Pavléas Avocats

Google a écopé cette semaine d’une amende de 250 millions d’euros, l’Autorité de la concurrence lui reprochant de ne pas avoir respecté ses engagements concernant les droits voisins, qui permettent aux médias de se faire rémunérer lorsque leurs contenus sont réutilisés sur Internet par les géants comme Google. 

S’il s’avère déjà très difficile de faire respecter une directive concernant les  plateformes numériques, il devrait être d’autant plus compliqué d’assurer que les auteurs de contenu soient bien rémunérés par les systèmes d’IA dans le cadre du nouveau règlement européen sur l’IA. 

La loi du 24 juillet 2019 sur les droits voisins est la transposition de la Directive européenne sur le droit d’auteur et les droits voisins du 17 avril 2019. Elle met en place les conditions d’une négociation équitable entre éditeurs et agences de presse d’une part, plateformes numériques de l’autre. Ce cadre légal vise à protéger les acteurs de la presse en redéfinissant le partage de la valeur entre les parties concernées. Elle s’inscrit dans un contexte de profonde mutation auquel ce secteur est confronté depuis plusieurs années : un accroissement des audiences numériques accompagnant une diminution de la diffusion « papier », et une captation importante de la valeur publicitaire par les grandes plateformes numériques. C’est à l’Autorité de la Concurrence, une instance administrative indépendante chargée de lutter contre les pratiques anticoncurrentielles, qu’a été confiée la mission de superviser l’application de cette loi, et elle a rapidement eu à arbitrer des conflits d’intérêt majeurs entre éditeurs de presse et moteurs de recherche.

Dès novembre 2019, soit quelques mois à peine après l’adoption de la loi, plusieurs syndicats d’éditeurs de presse ont déposé une plainte contre Google pour abus de position dominante et contournement de la loi. La multinationale refusait par principe une rémunération pour l’indexation de contenus et offrait aux éditeurs l’alternative suivante: soit renoncer à toute rémunération, soit voir leurs contenus s’afficher sous une forme minimale - juste un titre, un lien, sans photo-vignette ni extrait d’article pour attirer l’attention des internautes. Face à ce qu’ils ont considéré comme un coup de force doublé d’un chantage, la plupart des éditeurs se sont résignés à se plier aux exigences de Google, non sans l’attaquer devant l’Autorité de la Concurrence pour non-application de la loi. Cette dernière a pris des mesures d’urgence en 2020 sous la forme d’injonctions prononcées à l’encontre de Google. Face au non-respect de ces injonctions, la plate-forme a été sanctionnée à hauteur de 500 millions d’euros.

Un accord semblait avoir été trouvé en juin 2022, quand l’Autorité de la Concurrence a validé les engagements pris par Google de négocier avec les éditeurs le montant des droits voisins, et de transmettre aux médias concernés les revenus directs et indirects tirés de l’exploitation de leurs données. Dans la foulée, un mandataire avait été désigné pour assurer le suivi et les contrôle des engagements pris par Google.

Aujourd’hui, la situation entre Google et les éditeurs se tend d’autant plus que l’intelligence artificielle vient accentuer la propension de Google à ne pas respecter les contenus protégés dans ses modèles. L’Autorité de la Concurrence, estimant que Google n’a ni respecté son engagement de coopérer avec le mandataire, ni les engagements pris en 2022 de garantir aux médias concernés les revenus tirés de l’exploitation de leurs données, a condamné Google à une sanction de 250 millions d’euros. La plateforme s’étant engagée à ne pas contester les faits, elle a pu bénéficier d’une procédure de transaction. 

Ce non-respect de la loi sur les droits voisins par un géant du numérique démontre une nouvelle fois la nécessité de renforcer l’arsenal juridique des Européens face à la puissance américaine, et valide en particulier la pertinence des deux règlements qui visent spécifiquement les grandes plateformes numériques : le Digital Services Acts (DSA), entré en vigueur en février 2024, et surtout le règlement sur l’IA, qui vient tout juste d’être adopté à une très large majorité par le Parlement européen. 

Néanmoins, on constate qu’il est déjà difficile pour les auteurs de contenu (médias notamment) de négocier avec les géants de la tech pour obtenir une rémunération dans le cadre de la directive droit d’auteur, qui institue pourtant un droit voisin. Le nouveau règlement sur l’IA, quant à lui, ne prévoit pas de droit voisin. Cela sera donc d’autant plus difficile aux éditeurs de contenu de se faire entendre. 

Afin de résoudre ce problème, un droit dérivé pourrait être créé afin de rémunérer les auteurs de contenu dont l’œuvre a été utilisée à des fins d’entraînement des algorithmes. Enfin, pour éviter l’écueil d’interminables négociations entre les parties prenantes dans chaque pays de l’Union européenne, le nouveau droit voisin pourrait être rémunéré par un fonds européen d’indemnisation des auteurs de contenu financé par les acteurs économiques exploitant des systèmes d’intelligence artificielle générative . 


 

Google et Apple enterrent les Captchas, menacées par l'intelligence artificielle

captcha

Google et Apple ont officiellement annoncé leur intention de cesser d'utiliser les Captchas pour tous leurs utilisateurs d'ici la fin de l'année, d’après Cybersecurity Insiders. Une décision qui était prévue depuis deux ans.

"Les captchas (acronyme de l'anglais "Completely Automated Public Turing test to tell Computers and Humans Apart"), sont une combinaison de caractères alphanumériques utilisés par les serveurs pour différencier les humains des robots en ligne", rappelle Eset France."Ces captchas demandent généralement aux utilisateurs de résoudre des énigmes en sélectionnant les images correctes dans une série de boîtes disposées sous différentes formes."

"Avec les progrès rapides de l'intelligence artificielle, des études récentes sur la sécurité ont montré que les robots sont devenus très sophistiqués et peuvent désormais résoudre les captchas en 20 secondes à peine, ce qui compromet l'efficacité de la technologie captcha."

"L'IA a gagné en efficacité assez rapidement pour rendre les tests captcha superflus, mais avec l'évolution de la technologie, nous sommes confrontés à un autre dilemme : comment améliorer l'expérience en ligne de chacun tout en gardant les bots sous contrôle ?", interroge Jake Moore, Global Security Advisor chez Eset.

Les captchasont contribué à rendre les sites web plus sûrs

"Bien que cela puisse sembler une victoire pour l'expérience en ligne, les captchas de protection ont contribué à rendre les sites web plus sûrs et largement exempts de bots, de sorte que des alternatives sont désespérément nécessaires. 

L'authentification à deux facteurs améliore la sécurité et peut également permettre d'accéder rapidement aux sites web, mais elle implique généralement un processus de connexion qui ne convient pas toujours à ceux qui souhaitent rester anonymes et aux utilisateurs soucieux de leur vie privée. Malheureusement, l'IA joue un rôle naturel dans ce jeu constant du chat et de la souris et, par conséquent, chaque fois qu'une nouvelle méthode est annoncée, la technologie tente rapidement de la contourner, ce qui cause des difficultés à ceux qui tentent de protéger leurs utilisateurs."

Une année de recherches sur Google

 

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On connaît les bêtisiers télévisés et les rétrospectives des grands événements dans la presse. Depuis plusieurs années maintenant, les géants du web font aussi leur bilan de l'année à l'image de Gogle La firme de Mountain View dont le moteur de recherches sur internet est n°1 mondial vient de dévoiler ce mercredi 9 décembre le palmarès des recherches effectuées sur l'année 2020 dans le monde et en France.

Le coronavirus, Joe Biden et... Benjamin Griveaux

"Indéniablement, le coronavirus aura été le point central de l’année. En effet, les tendances de recherche 2020 reflètent cette période atypique comme en témoignent les recherches sur Google en lien avec la pandémie. Quant aux sujets d’actualités, c’est sans surprise les événements et personnalités politiques qui ont marqué ces 12 derniers mois avec des requêtes telles que Elections Américaines, Benjamin Griveaux et Joe Biden en tête des classements", indique Google France.

Cyril Lignac superstar

Si côté télé et cinéma c'est "Ici tout commence" et "Tenet" qui occupent le haut du classement, côté cuisine, le chef Aveyronnais Cyril Lignac, qui a accompagné les Français pendant le confinement, truste les classements.

"On retrouve des demandes comme "Recette Cyril Lignac”, "Recette pain maison" ou encore "Recette gel hydroalcoolique". Et dans ce top Cyril Lignac apparaît à pas moins de trois reprises avec également "Recette croque monsieur Cyril Lignac” et "Brownie Cyril Lignac recette". Il est aussi la personnalité célèbre qui a connu la plus forte progression en tendances de recherche cette année", observe Google France.

Pour réaliser ses différents palmarès "l'année 2020 en recherches n’intègre pas les requêtes ayant connu le plus gros volume de recherches, mais plutôt les tops de tendances des recherches, qui prennent en compte une augmentation de l'intérêt de 2019 à 2020 autour d'un sujet spécifique", précise Google France.

Enfin, comme chaque année, Googgle a dévoilé la vidéo de l'année 2020 :


Le palmarès des recherches en France

Tendances de l'année
1) Coronavirus
2) Attestation Covid
3) Election américaine
4) Coronavirus conseils
5) PS5
6) Attestation de déplacement sur smartphone
7) Coronavirus Italie
8) Kobe Bryant
9) Symptome Coronavirus
10) Roland Garros

Informations / Actualités
1) Election américaine
2) Benjamin Griveaux
3) Joe Biden
4) Ministère Intérieur
5) Jean Castex
6) Kim Jong Un
7) Victorine
8) Boris Johnson
9) Samuel Paty
10) Iran

Les personnalités politiques
1) Benjamin Griveaux
2) Joe Biden
3) Jean Castex
4) Kim Jong Un
5) Boris Johnson
6) Edouard Philippe
7) Patrick Devedjian
8) Dupont Moretti
9) Kamala Harris
10) Gérald Darmanin

Coronavirus
1) Coronavirus
2) Attestation Covid
3) Coronavirus conseils
4) Attestation de déplacement sur smartphone
5) Coronavirus Italie
6) Symptome Coronavirus
7) Confinement
8) Reconfinement
9) Couvre-feu
10) Gel hydroalcoolique

Recettes
1) Recette Cyril Lignac
2) Recette pain maison
3) Recette gel hydroalcoolique
4) Recette cheese naan
5) Recette croque monsieur Cyril Lignac
6) Brownie Cyril Lignac recette
7) Recette baguette maison
8) Recette brioche maison
9) Tiramisu speculoos recette
10) Recette crêpes Chandeleur

Les séries et programmes TV
1) Ici tout commence
2) Koh Lanta
3) Umbrella Academy
4) Le Jeu de la Dame
5) The Witcher
6) Emily in Paris
7) Mask Singer
8) Messiah
9) Big Little Lies
10) Elite

Les films
1) Tenet
2) 1917
3) Black Panther
4) The Gentlemen
5) Dirty Dancing
6) Jojo Rabbit
7) Parasite
8) Ducobu 3
9) Enola Holmes
10) Les Filles du Docteur March

Le sport
1) Roland Garros
2) Tour de France
3) Ligue des Champions
4) NBA
5) PSG-Bayern
6) PSG-Dortmund
7) PSG-OM
8) France-Portugal
9) Lyon-Bayern
10) PSG-Lepizig

Les célébrités
1) Cyril Lignac
2) Sadek
3) Wejdene
4) Marie Papillon
5) Camelia Jordana
6) Freeze Corleone
7) Moha La Squale
8) Kim Glow
9) Catherine Laborde
10) Lara Fabian

Chanteuses / Chanteurs / Musiciens
1) Wejdene
2) Sadek
3) Camelia Jordana
4) Freeze Corleone
5) Moha La Squale
6) Lara Fabian
7) Johnny Cash
8) Kanye West
9) Florian Rossi
10) Isabelle Boulay

Quand l’intelligence artificielle de Google permet de lutter contre le réchauffement climatique dans les villes

 

losangeles

Si Google est évidemment connu pour son moteur de recherche sur internet, sa maison mère Alphabet multiplie les projets de recherche notamment en intelligence artificielle. Le dernier exemple mis en avant cette semaine par la firme de Mountain View montre que l’IA ne sert pas forcément qu’à pister nos comportements sur internet mais peut constituer une aide importante dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment dans les villes. Ainsi Google a signé un partenariat avec la ville de Los Angeles, vaste mégalopole en Californie – 4 millions d’habitants, plus de 1 300 km2 de superficie – pour cartographier la densité de la végétation dans la ville et identifier les quartiers qui ont besoin d’arbres pour lutter contre la chaleur… "C’est un nouvel outil puissant et nous sommes la première ville dans le pays à faire ça", s’est félicité le maire de Los Angeles, Eric Garcetti, en présentant le programme baptisé "Tree Canopy Lab" (Laboratoire de la canopée des arbres).

Savoir où planter les arbres

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"Google utilise des avions pour collecter des images aériennes dans le monde entier afin d’améliorer Google Maps et Google Earth. Dans le Tree Canopy Lab, nous utilisons ces mêmes données d’imagerie, collectées principalement au printemps, en été et en automne pour estimer la couverture de la canopée des arbres dans la ville de Los Angeles", explique Google Lab.

En plus des données basées sur l’imagerie aérienne, le Tree Canopy Lab superpose des données publiques importées de sources externes (risque de chaleur, densité de la population, utilisation des sols..). Pour estimer la couverture forestière idéale, Google analyse les images en combinaison avec des modèles de surface numériques 3D pour générer un modèle de probabilité de végétation. En utilisant les données générées par le modèle, Google est ainsi capable de fournir une estimation de la couverture globale pour chaque zone de la ville. Tree Canopy Lab a déjà permis de montrer que plus de la moitié des habitants de Los Angeles vivent dans des zones où la canopée représente moins de 10 % de la surface et que 44 % d’entre eux sont exposés à des risques de chaleur extrême.

Tree Canopy Lab permet alors d’accélérer la prise de décision. Los Angeles, qui s’est fixé pour objectif de planter 90 000 arbres d’ici la fin de 2021 puis 20 000 chaque année va mieux cibler les lieux de plantation.

Google a d’ores et déjà annoncé que Tree Canopy Lab allait être étendu à "des centaines d’autres villes" dans le monde.

Personnalités, actus, questions... : le top des recherches des internautes Français en 2019

SEMrush, spécialiste du marketing digital, révèle certaines recherches les plus populaires des Français sur le web : qui est la personnalité la plus Googlisée ? Quelles sont les actualités ayant enregistré le plus de requêtes sur le web ? Quelles sont les questions les plus posées ?

Pour chaque mot-clé, SEMrush comptabilise les recherches effectuées sur Google.fr en 2019 avant d'établir une moyenne mensuelle.

Personnalités les plus recherchés sur le web : le sport en force


Et la personnalité la plus recherchée de l'année sur le web est... Neymar ! Le footballeur du PSG, à l'origine de nombreuses polémiques, coups d'éclats sportif (et extra sportif), enregistrent 1 297 545 recherches mensuelles en moyenne en 2019. D'ailleurs, un tiers du top 20 est composé de sportifs avec les footballeurs Emiliano Sala (622 282), footballeur décédé dans un crash d'avion, Lionel Messi (387 273), Cristiano Ronaldo (338 929) et les tennismen Roger Federer (519 909) et Rafael Nadal (417 439). Autre catégorie plébiscitée : la chanson puisque 5 artistes figurent dans ce top avec Bilal Hassani, Aya Nakamura, Lady Gaga, Ariana Grande et Céline Dion. La politique représente enfin le dernier groupe de personnalités recherchés avec le couple Macron (Emmanuel tombe à la 4e place alors qu'il était premier l'an dernier), Jacques Chirac et même Meghan Markle, 3e du classement cette année.
Côté surprise, le podium est complété par Jean-Marc Morandini, 2e du classement, avec 887 364 recherches mensuelles en moyenne cette année.

L'actu phare de 2019 : le Brexit


Les nombreux rebondissements du « Brexit » en font l'actualité la plus googlisée en 2019 avec 750 600 requêtes mensuelles en moyenne. L'actualité dramatique autour de « Vincent Lambert » et de l'incendie de « Notre-Dame » complètent les 3 thèmes ayant le plus intéressés les internautes Français cette année.

Qu'avez-vous recherché sur internet en 2019 ? Google dévoile son Top 10

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Le moteur de recherche américain Google est un mastodonte incontournable, qui réalise près de 95% des recherches des internautes français. Dès lors la publication de son top 10 des recherches effectuées en 2019 donne un bon indicatif des centres d'intérêt des Français.

Notre-Dame de Paris en tête des recherches

En tendance de l'année, après les Gilets jaunes en 2018, nous trouvons l'incendie de Nootre-Dame-de-Paris survenu en avril. La destruction accidentelle de la toiture de la cathédrale avait profondément ému les Français mais aussi le reste du monde. Pas étonnant que l'événement se retrouve en tête. Dans le top 10 mondial, Notre-Dame figure d'ailleurs à la 9e place.
Plus surprenant est la place de n°2 occupée par la chanteuse et comédienne Marie Laforêt, disparue le 2 novembre dernier. En 3e position du Top 10 français, la star du PSG Neymar.
1) Notre Dame de Paris
2) Marie Laforêt
3) Neymar
4) Julie Graziani
5) Karl Lagerfeld
6) Coupe du Monde féminine de football 2019
7) Jacques Chirac
8) Game of Thrones
9) Résultats des élections européennes
10) Dijon - PSG

Les élections européennes ont passionné

Qui a dit que l'Europe n'intéressait pas les Français ? Dans la catégorie actualité, les élections européennes arrivent à la 2e place, derrière Notre-Dame de Paris. Elles constituent également le sujet n°1 de la catégorie politique.
Les Gilets jaunes dont les manifestations ont émaillé toute l'année arrivent en 3e position  de la catégorie Actualités et en 2e position de la catégorie politique. Dans celle-ci, les personnalités politiques au cœur de polémiques sont bien représentées : François de Rugy (3e), Alexandre Benalla (5e), les Balkany (7e).

Actualités
1) Notre Dame de Paris
2) Elections Européennes
3) Gilets jaunes
4) Vincent Lambert
5) MHD
6) Xavier Dupont de Ligonnès
7) Julen
8) Tempête Amélie
9) Christophe Dettinger
10) Prime d'activité

La politique
1) Elections européennes
2) Gilets jaunes
3) François de Rugy
4) Le G7
5) Alexandre Benalla
6) Greta Thunberg
7) Isabelle et/ou Patrick Balkany
8) Abdelaziz Bouteflika
9) Lettre d'Emmanuel Macron
10) Hong Kong

Les personnalités politiques
1) Jacques Chirac
2) Bernadette Chirac
3) François De Rugy
4) Valéry Giscard d'Estaing
5) Alexandre Benalla
6) Greta Thunberg
7) Isabelle et/ou Patrick Balkany
8) Abdelaziz Bouteflika
9) Chantal Jouanno
10) Manon Aubry
Retrouvez les autres classements par catégories en cliquant ici

Laisserez-vous entrer Google dans votre cuisine ?



A l'occasion de sa grande conférence "Google I/O" qui s'est déroulée à San Francisco, Google a annoncé plusieurs nouveautés matérielles : des smartphones moins chers et, surtourt, un Google Hub.

Le Google Nest Hub est un écran intelligent avec l’assistant Google intégré, qui propose aux utilisateurs tous les avantages de l'enceinte connectée Google Home avec en plus un écran de 7 pouces pour obtenir de l’aide en un coup d’oeil à la maison. Comme pour l'enceinte, il est possible rien qu’à la voix de consulter les derniers événements et rappels de son compte Google, contrôler ses appareils connectés compatibles (lumières, thermostat, etc.), poser des questions, visualiser les photos de son compte Google Photos, etc.



La présence de l'écran ajoute un nouveau niveau d'utilisation et devrait faire du Google Nest Hub un parfait compagnon dans une cuisine, pour suivre une recette par exemple ou un programme télévisé. D'ailleurs, pour ce lancement en France, Google s’est associé à différents partenaires pour offrir aux utilisateurs des contenus de qualités. Parmi les partenaires ont trouve myCanal pour regardes des films ou les chaînes du groupe Canal +, plusieurs sites et chapines d'infos (LCI, Franceinfo, Euronews, France24), des sites de cuisine (750g, Chef Simon, Cuisine Actuelle et Femme Actuelle) et d'auters partenaires (Sephora, Maître Gribouille).

Le Google Nest Hub sera disponible en deux coloris (Galet et Charbon) au prix de 129€ dés 28 mai à la FNAC Darty, chez Boulanger, Carrefour, Leclerc, C-Discount, Leroy Merlin, Castorama, Auchan et sur le GStore, la boutique en ligne de Google, GStore. Il est d'ores et déjà disponible en précommande. Google proposera également 3 mois offerts à YouTube Music Premium pour tout achat d’un Google Nest Hub.

Amazon Echo Show

Si les enceintes connectées ont le vent en poupe et se livrent une concurrence acharnée, les enceintes avec écran, plus chères, commencent à apparaître. Amazon a enrichi sa gamme Echo avec Echo Spot (129,99€), une enceinte ronde avec un petit écran et Echo Show (229,99€), qui comprend un écran HD de 10 pouces. Les deux fonctionnent avec l'assistant vocal Alexa et font marcher les skills, des applications dédiées. Des partenariats ont également été noués avec plusieurs acteurs (Deezer, Marmiton, TéléLoisirs, etc.).

Lenovo
Le Lenovo Smart Display


Enfin, outre les deux géants du net Google et Amazon, des constructeurs tiers se sont lancé dans l'aventure comme Lenovo qui propose le Smart Display (239,99€) qui dispose d'un écran de 10,1 pouces et peut se positionner horizontalement ou verticalement.

RGPD : analyse de l'amende historique infligée à Google par la CNIL

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Par Antoine Chéron, avocat associé ACBM Avocats,  

Le géant américain Google vient d’être condamné par la CNIL (Commission Nationale de l’Informatique et des Liberté) à 50 millions d’euros d’amende pour manquement à ses obligations dans le cadre du RGPD (Règlement Européen Général sur la Protection des Données personnelles).

La CNIL reproche à Google le manque de transparence dans le traitement des données personnelles, une information insatisfaisante car insuffisamment « claire et compréhensible » et une absence de consentement pour la personnalisation de la publicité.

La CNIL, précise dans son communiqué du 21 janvier 2019, que les associations None Of Your Business et La Quadrature du Net, à l’origine de la plainte contre Google et ses services Instagram et WhatsApp, reprochaient à Google «  de ne pas disposer d’une base juridique valable pour traiter les données personnelles des utilisateurs de ses services, notamment à des fins de personnalisation de la publicité ».

La commission a donc procédé à des contrôles en ligne sur les services de Google en septembre 2018 et a constaté plusieurs manquements. Elle constate une information insuffisante des utilisateurs de la plateforme : « les informations fournies par Google ne sont pas aisément accessibles pour les utilisateurs » et qu’ainsi, « L'information sur ces traitements (est) diluée dans plusieurs documents » ce qui ne permet pas à l'utilisateur de prendre conscience de  l’ampleur du traitement des données réalisé par Google.

Ce manque de clarté et de transparence empêche l’utilisateur de donner un consentement avisé et éclairé sur le traitement de ses données et la personnalisation de la publicité : "Des informations essentielles, telles que les finalités pour lesquelles les données sont traitées, la durée de conservation des données ou les catégories de données utilisées pour la personnalisation de la publicité, sont excessivement disséminées dans plusieurs documents, qui comportent des boutons et liens qu'il est nécessaire d'activer pour prendre connaissance d'informations complémentaires" relève la CNIL.

Ces manquements aux dispositions du RGPD ont ainsi motivé la CNIL à fixer la plus lourde sanction jamais infligée par une instance de régulation européenne.

Pour mieux comprendre le contexte, le RGPD est devenu une obligation, depuis son entrée en vigueur le 25 mai 2018, pour les entreprises visitées depuis l’Europe. Il vise à apporter plus de transparences dans le traitement des données personnelles et à garantir une utilisation respectueuse et protectrice des droits des personnes dont les données personnelles peuvent être traitées et exploitées par des entreprises.

Afin d’assurer son effectivité, le RGPD prévoit diverses sanctions graduelles et proportionnées à la gravité des manquements commis. Ainsi, avant de prononcer une amende à l’encontre d’une entreprise, la CNIL peut, notamment, lui demander de se mettre en conformité avec le RGPD. À défaut d’exécution, la CNIL peut adresser à cette société une injonction. Puis, si la société persiste à ne pas s’exécuter, la CNIL la condamne à une sanction financière (article 58 RGPD).
Le montant de l’amende administrative varie en fonction de l’obligation concernée et de la gravité du manquement. Par exemple, les plus lourdes amendes peuvent correspondre à 4% du chiffre d’affaires mondial de l’entreprise fautive (article 83 du RGPD).
Si, en l’espèce les 50 millions d’euros d’amende correspondent à la plus lourde sanction jamais infligée par la CNIL, la précédente était seulement de 150 000 euros, elle n’est rien comparée au chiffre d’affaires annuel mondial de Google qui s’élevait à plus de 100 milliards de dollars en 2017.
Google dispose de deux mois pour faire appel devant le Conseil d’Etat et contester le montant de cette amende. Cependant, il semble que la CNIL soit bien décidée à faire respecter les dispositions du RGPD et garantir une véritable protection dans le traitement des données par les entreprises. Ce sur quoi nous ne pouvons que nous réjouir.

Pourquoi les députés abandonnent Google

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Vue panoramique de l'hémicycle - © Assemblée nationale


La mesure relève bien évidemment du symbole, mais pas seulement : d'ici la fin de l'année, le moteur de recherches par défaut sur les ordinateurs de l'Assemblée nationale – environ 3 000 postes – ne sera plus Google mais Qwant. En faisant le choix du moteur français lancé en 2013 en lieu et place du moteur américain – qui restera bien évidemment accessible – les députés envoient un double message éminemment politique.

D'abord leur compréhension des enjeux de protection de la vie privée et des données personnelles. Alors que Google a bâti son modèle économique sur la monétisation des données de ceux qui l'utilisent, Qwant a fait de l'exact contraire sa spécialité. Le moteur français se revendique ainsi comme le seul moteur de recherches européen qui ne dépose pas de cookies (de petits fichiers informatiques) sur les ordinateurs de ceux qui l'utilisent et qui ne garde aucun historique de leurs recherches.

Qwant traite tous les sites et services indexés sans discrimination, sans modifier l'ordre des résultats selon ses propres intérêts ou les sensibilités de l'utilisateur, affirme la société qui a répondu à plus de 9,8 milliards de requêtes en 2017 avec sa propre technologie d'indexation des pages web.

Souveraineté numérique

Le second message qu'envoient les députés relève de la souveraineté numérique. Dans un univers où tous les grands services sont américains, et où certains déplorent l'absence de sociétés européennes, il est important de saluer justement les initiatives qui voient le jour en Europe comme en France. «À l'Assemblée, nous avons un devoir d'exemplarité, et il y a là un enjeu de sécurité et de souveraineté numériques qui est tout sauf un sujet de geek», résume le député LREM Florian Bachelier. «Les élus ont voulu ainsi montrer l'exemple pour que les internautes comprennent qu'il est important de protéger sa vie privée», analyse de son côté Eric Léandri, PDG de Qwant.

C'est que l'Assemblée nationale n'est pas la première institution publique à faire ce choix. Avant elle, de grandes collectivités ont choisi Qwant, comme la région Ile-de-France et le ministère des Armées, ou des sociétés publiques comme France Télévisions. Mercredi dernier, c'est la Région Sud PACA qui a sauté le pas. «Dans un contexte européen de vigilance accrue des données avec la mise en place du RGPD, ce moteur de recherche vient renforcer la protection des données personnelles de nos agents et de nos lycéens provençaux, alpins et azuréens. Utiliser Qwant, c'est également soutenir une entreprise locale», explique Renaud Muselier, président de la région PACA, soulignant que Qwant est «l'une des pépites régionales labélisées lauréates du Pass French Tech en 2017.»

Assistants vocaux : les 12 conseils de Norton et Symantec contre les cybermenaces

La famille d'enceintes connectées Amazon Echo

Dix mois après l’arrivée du Google Home en France et alors que les Français se tournent ou s’apprêtent à se tourner vers les enceintes Amazon Echo (commercialisées ce mercredi 13 juin en France) et HomePod d’Apple (le 18 juin), les experts Norton et Symantec alertent sur les risques en matière de sécurité et de confidentialité, et rappellent les bonnes pratiques à appliquer.

Hausse des attaques de 600% !

Ces derniers publiaient en novembre 2017 les résultats de leurs enquêtes et analyses portant sur ces nouveaux équipements. En complément, Symantec révélait en mars dernier une augmentation de 600% du nombre d’attaques envers les objets connectés entre 2016 et 2017 (rapport annuel sur les cyber menaces). Nul doute que les assistants vocaux et enceintes connectées sont devenus une cible de choix pour les cyber attaquants, faisant de notre réseau domestique un terrain de jeu idéal pour les esprits malveillants.

12 conseils 


  1. Réfléchir aux comptes liés à l’assistant vocal. Si vous n’avez pas besoin d’utiliser votre calendrier ou votre carnet d’adresses, la création d’un nouveau compte destiné à l’assistant vocal uniquement est une solution.
  2. Si vous possédez un Google Home, vous pouvez désactiver l’option d’affichage des « résultats personnels ».
  3. Vérifier et effacer régulièrement les enregistrements effectués par votre assistant vocal, surtout les plus sensibles. Bien que cela puisse impacter la qualité du service et gêner l’appareil dans l’apprentissage de votre langage.
  4. Mettre l’appareil en mute lorsque vous n’utilisez pas l’assistant vocal. Et n’oubliez pas de le réactiver lorsque vous faites appel à lui !
  5. Désactiver les achats lorsque vous n’utilisez pas cette option ou définissez un mot de passe dédié aux achats.
  6. Surveiller les notifications par e-mails, particulièrement lorsqu’elles concernent de nouvelles commandes de produits ou services.
  7. Protéger le compte lié à l’appareil à l’aide d’un mot de passe fort ou grâce à une double authentification lorsque cela est possible.
  8. Utiliser un réseau Wi-Fi crypté WPA2 et non un réseau ouvert.
  9. Créer un réseau Wi-Fi « invités » pour vos visiteurs et les appareils connectés non-sécurisés.
  10. Lorsque cela est possible, verrouiller l’assistant vocal sur votre modèle vocal personnel.
  11. Désactiver les services que vous n’utilisez pas.
  12. Ne pas utiliser un assistant vocal pour le stockage d’informations sensibles comme les mots de passe ou numéros de carte bancaire.

Recherches internet : êtes-vous prêts à vous passer de Google ?

Qwant


A l'occasion de l'entrée en vigueur du RGPD, le règlement général européen sur la protecton des données personnelles, notre sondage BVA-La Dépêche sur "Les Français et les données personnelles" avait souligné un fait nouveau : l'attente des internautes d'outils et de services alternatifs à ceux proposés par les géants du web. Des outils qui recueilleraient moins de données et pisteraient moins leurs utilisateurs que ceux développés par Google, Amazon, Facebook, Appel ou Microsoft (GAFAM).

Les Français favorables à des alternatives

"Les Français sont majoritairement enclins à utiliser des services alternatifs à ceux délivrés par les GAFAM tels que des navigateurs Internet non traditionnels (autre qu’Internet Explorer ou Chrome) (71%) ou des moteurs de recherches autres que Google (70%)", explique Blandine Tardieu, directrice d'études chez BVA.

C'est essentiellement dans le domaine des moteurs de recherches que les alternatives sont les plus parlantes. S'il est difficile de remplacer Facebook et Twitter par d'autres services (qui existent mais qui sont moins aisés d'accès), changer de moteur de recherche est tout à fait possible.

Des alternatives à Google, Yahoo!, ou Bing existent : Qwant, Lilo, Ecosia, Startpage, Ixquick, Quora, etc. Chacun met en avant sa spécificité : respect absolu de la vie privée, recherche scientifique, etc.

Les innovations de Qwant

Lancé en 2013 en France puis en 2014 en Allemagne, Qwant assure "respecter les droits fondamentaux des individus et des entreprises", offir une "visio panoramique et neutre" d'nternet et "favoriser la diversité des opinions et des services." Qwant ne récolte ainsi aucune donnée lors des recherche et n'en conserve pas l'historique. Face à Google, qui capte 90% des recherches en France, Qwant est un petit poucet mais les innovations qu'ils proposent (Qwant junior, version smartphone, etc) séduisent. Selon la société, il y a eu 2,6 milliards de requêtes en 2016. L'an dernier, la caisse des dépôts est entrée au capital pour 15 millions d'euros, et le groupe Axel Springer a augmenté son investissement de 3,5 millions euros supplémentaires.

Lilo finance des projets sociaux et environnementaux

Autre philosophie pour le moteur Lilo, lancé en 2014, et qui affiche 55 450 811 recherches. Comme Qwant, il est engagé dans le respect de la vie privée, mais il se propose de soutenir des projets locaux. "Lilo finance les projets sociaux et environnementaux portés par des acteurs qualifiés. A date, nous avons déjà reversé plus de 850 000 € à 140 associations, ONG, fondations et entreprises de l'ESS (économie sociale et solidaire)", explique Hélène Lecomte, responsable des relations extérieures. "Parmi les projets d'intérêt général que nous finançons, une quinzaine sont implanté en région Occitanie", précise-t-elle.

Parmi les projets de la région il y a Phenix : qui lutte contre le gaspillage (+ de 3 000€ reversés) ; Singa France  qui travaille à l'intégration socio-économique des réfugiés (+ de 6 700€ reversés) ; Ecoscience Provence,  qui oeuvre à la conservation de l'environnement (+ de 1400€ reversés) ou encore Coeur de forêt  qui travaille au reboisement et à la protection des forêts (+ de 4 000€ reversés)

Expérimentation des voitures autonomes : quels enjeux juridiques ?

Une Google car
Une Google car



Par Antoine Cheron, avocat au barreau de Paris au cabinet ACBM Avocats

Par une ordonnance portée notamment par la ministre de l’environnement Ségolène Royale, il sera désormais peut-être bientot autorisé de circuler sur la voie publique afin d’expérimenter les voitures autonomes.

En effet, comme il est relevé dans le compte rendu du Conseil des ministres au cours duquel cette ordonnance a été présentée, « les premières expérimentations ont pu rencontrer des difficultés juridiques et pratiques » liées à différents facteurs.

Avec l’adoption de ladite ordonnance, ces obstacles devraient être levés et ce dans le but de « faire de l’industrie française de l’automobile et du transport routier une des pionnières dans la conception du véhicule autonome pour tous ».

L’attractivité indiscutée des voitures autonomes

On attribue aux voitures autonomes de multiples vertus, elles seraient plus respectueuses de l’environnement, davantage sécuritaires car non dépendantes de l’état du conducteur potentiellement sujet à la fatigue, l’alcool, la distraction ou l’inexpérience et elles favoriseraient en outre la régulation du trafic.

Le Gouvernement souhaite donc lever les barrières juridiques à l’entrée progressive des voitures autonomes sur nos routes, mais ne fait qu’évoquer la mise en place d’un régime adapté au caractère artificiel de l’intelligence qui guidera peut-être bientôt les français à travers le territoire.

Des expérimentations ont d’ailleurs déjà été faites avec succès, à l’image du trajet Paris / Bordeaux de 580 kilomètres parcouru par une voiture autonome du groupe PSA Peugeot Citroën.

Toutefois, l’expérience américain met en lumière que même les voitures électriques les plus évoluées comme la fameuse Tesla ne sont pas infaillibles et peuvent être impliquées dans des accidents de la route mortels. Cela a notamment été le cas de la Tesla Model S en Floride qui n’a pas détecté un camion car le ciel aurait été très blanc au moment où il lui aurait coupé la route.



Le véritable défi : Construire un régime juridique adapté

C’est donc une certitude, les voitures autonomes sont l’avenir de l’industrie automobile et le Gouvernement affiche ouvertement sa volonté d’accompagner la transition révolutionnaire que connait actuellement le secteur. Il est déjà prévu la loi du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte ayant habilité le gouvernement à s’emparer de la question que, dès lors qu’il prendra une mesure pour autoriser la circulation des voitures autonome, il devra « le cas échéant, [également prévoir ] un régime de responsabilité approprié ».

Telle la grande loi du 5 juillet 1985 dite « Loi Badinter » qui a posé le principe de l’indemnisation intégrale des victimes d’accidents de la route et porte d’une manière générale toutes les règles de responsabilité relative aux accidents de la route, le véritable défi dans cette révolution va être de reconstruire cette loi afin de prendre en compte les nouvelles technologies.

Il va, entre autre, falloir adapter le système d’indemnisation des victimes d’accidents impliquant une voiture autonome, déterminer les règles de caractérisation du conducteur du véhicule (constructeur ou gardien), créer une nouvelle couverture assurantielle automobile, prévoir des dispositifs nouveaux pour déterminer l’origine des dommages, etc.



Cette révolution de l’industrie automobile va toucher tout le monde, la sécurité juridique et la prévisibilité des règles applicables sont un enjeu majeur pour favoriser l’émergence de ces voitures et la compétitivité de la France dans ce domaine. En parallèle de l’expérimentation, il s’impose donc dès à présent au législateur et au gouvernement de préparer l’arrivée des voitures autonomes sur le plan juridique, et non pas simplement économique.

Cnil contre Google : le combat du droit à l’oubli continue




Par Maitre Antoine Chéron, avocat spécialisé en propriété intellectuelle et NTIC, fondateur du cabinet ACBM

Google est bousculé par les autorités européennes et nationales depuis 2 ans concernant le référencement des personnes physiques au sein du moteur de recherches.

Tout a commencé avec l’affaire dite ‘’Google Spain’’ en 2014, au terme de laquelle la Cour de justice de l’Union Européenne a condamné le géant mondial de l’internet à retirer les résultats « inadéquats, pas ou plus pertinents ou excessifs » référençant le nom de personnes qui ne le souhaitaient pas ou plus et en ont formulé la demande.

Suite à cette décision, le moteur de recherche a reçu des dizaines de milliers de requêtes de la part de citoyens français. On dit qu’ils cherchent à exercer leur « droit à l’oubli », bien que celui-ci n’existe pas actuellement de manière explicite dans la législation ou jurisprudence européenne et française.

Les tentatives de Google pour échapper au droit à l’oubli

Suite à la décision de la Cour de Strasbourg, la société Google a accédé en demi-teinte aux demandes des internautes. Après avoir créée un formulaire à cet effet, elle a procédé au déréférencement de certains résultats mais seulement sur les extensions européennes du moteur de recherches comme google.fr ou google.uk. A contrario, elle refuse catégoriquement de faire jouer le droit à l’oubli des personnes sur le portail google.com. Or, tout le monde peut utiliser cette extension, ce qui revient à rendre illusoire le déférencement.
En mai 2015, face à ce manque de volonté, la présidente de la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a publiquement mis en demeure le moteur de recherche mondial n°1 d’accéder aux demandes de déréférencement sur tous les noms de domaine de la société. Un recours gracieux a été formé fin juillet 2015 par Google faisant valoir que l’injonction entraverait le droit à l’information de ses internautes tout en instaurant une forme de censure. Selon la société, il ne revient pas à une agence nationale de protection des données à caractère personnel de se revendiquer « une autorité à l'échelle mondiale pour contrôler les informations auxquelles ont accès les internautes à travers le monde ».

Après le rejet de ce recours gracieux, la CNIL a engagé une procédure de sanction à l’encontre de Google qui s’est soldée par sa condamnation à 100 000 euros d’amende pour ne pas avoir appliqué le droit à l’oubli sur l’ensemble de ses extensions géographiques.

Google interjette appel de sa condamnation par la CNIL

Ce jeudi 19 mai 2016, Google a fait appel de cette condamnation peu sévère au regard du chiffre d’affaire astronomique de cette société de droit américain, qui était de 66 milliard de dollars en 2014, soit 19% de plus qu’en 2013. On en déduit que Google en fait une affaire personnelle, une affaire de principe : La société ne veut pas se laisser dicter sa conduite par la Cour de justice de l’Union européenne et certainement pas par une autorité administrative française.

A l’image de David contre Goliath, le combat de la CNIL contre Google est extrêmement déséquilibré. Nous ne pouvons que saluer la persévérance de la CNIL dans sa confrontation avec Google pour faire respecter les droits des particuliers français partout dans le monde. Le projet de loi pour une République numérique conforte la position de la CNIL en consacrant un droit à l’oubli pour les mineurs. De plus, toute personne pourra dorénavant organiser les conditions de conservation et de communication des données à caractère personnel la concernant après son décès, ce qu’on peut rattacher au droit à l’oubli. Entre neutralité du net et droit à l’oubli, des choix vont devoir être pris et il faudra les imposer à Google, ce qui présage encore une longue vie à la saga judiciaire sur le déréférencement.