L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Par Vincent Rey, consultant Chef de Projet impression 3D chez Scalian Star des technologies récentes, flashée en permanence par les paparazzis de la tech, l’impression 3D apparaît comme une révolution qui bouscule tout un pan de l’industrialisation. Forte d’un marché en pleine expansion, elle amorce surtout une nouvelle révolution industrielle qui impacte directement les process, la supply chain et les mentalités. L’impression 3D, une révolution technologique et industrielle L’impression 3D, c’est 20 % de croissance annuelle : une technologie novatrice qui s’invite dans tous les secteurs, de l’automobile à l’aéronautique en passant par le spatial ou bien encore le médical. Si son marché mondial atteignait déjà 4 milliards de dollars en 2014, les prévisions de croissance oscillent selon les sources entre 11.5 et 21 milliards de dollars d’ici 2020. Le cabinet Roland Berger, selon les dernières études, évalue aujourd’hui à 50% le marché de vente de logiciels, de pièces et de ser...