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Articles

Affichage des articles du novembre, 2006

Le retour du contrôle par QR code pour les JO de Paris 2024 n’est pas anodin

  Par  Yoann Nabat , Université de Bordeaux et Elia Verdon , Université de Bordeaux Vidéosurveillance algorithmique , scanners corporels , et désormais QR codes : les technologies de surveillance ont le vent en poupe pour sécuriser les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024. Largement utilisé lors de la crise sanitaire , le QR code se présente comme une petite image composée de carrés noirs sur fond blanc qui peut être scannée pour accéder à certaines informations. L’annonce de son retour a été faite par le ministère de l’Intérieur début avril, lors du dévoilement du plan de sécurité prévu pour la cérémonie d’ouverture des JO en juillet 2024. La présentation d’un QR code sera nécessaire pour entrer dans certaines zones pendant toute la durée des Jeux de Paris 2024 : autour des lieux de cérémonie, d’épreuves ou de vie des athlètes et personnels. Le but est de filtrer les entrées dans ces zones particulièrement sensibles au risque d’attentats. Si l’objectif de ce

Portabilité : les opérateurs font la sourde oreille

Alors que le parc total de téléphones portables a atteint 49,819 millions d'unités en France en septembre dernier selon les chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), une nouvelle pomme de discorde vient s'installer entre les consommateurs et les opérateurs : la portabilité du numéro. Derrière cette terminologie barbare se cache tout simplement la possibilité pour chaque abonné de changer d'opérateur tout en conservant son numéro de téléphone. Depuis juin 2003, la portabilité des numéros est certes effective, mais en l'absence d'un guichet unique et avec des délais variant entre un et deux mois, les candidats au déménagement ont été peu nombreux : 750 900 en trois ans. Pressé par les abonnés et des associations de consommateurs très pugnaces, François Loos, ministre de l'Industrie, a pris un décret en janvier pour accélérer la procédure : ainsi au 1er janvier 2007, il était prévu de pouvoir migrer en dix jour

Des blogs pour l'Elysée

Lors de l’élection présidentielle américaine de 2004, jamais les blogs n’avaient autant fonctionné, utilisés tant par les partis démocrate et républicain que par les commentateurs de la vie politique qui suivaient en temps réel les résultats parfois mieux que les grands networks. L’année prochaine en France, l’élection du Président de la République sera sans nul doute marquée par une frénésie de blogs dont les prémices avaient été observées lors du débat sur le traité constitutionnel européen. Alors que l’Hexagone est le pays européen qui blogue le plus, les partis politiques qui boudaient jadis un peu le web se sont jetés à corps perdus dans internet. Blogs, podcasts audios et vidéos, marketing viral, webTV, etc. Nos partis politiques, et a fortiori les candidats à l’élection suprême, ont bien compris que, cette fois, l’internet est partie intégrante de la campagne électorale. Chacun garde en mémoire les 200000 petites voix manquantes à Lionel Jospin pour accéder au 2e tour en 2002…

Bataille pour le contrôle du net

Le premier Forum sur la gouvernance d’internet (FGI), qui a réuni cette semaine près d’Athènes sous l’égide de l’ONU quelque 1200 délégués représentants 90 États, les principales entreprises du Net et des dizaines d’associations, s’est achevé sur un bilan en demi-teinte. D’un côté, aucune décision concrète n’a été prise, ce qui est logique compte tenu du statut uniquement consultatif de la nouvelle instance. De l’autre, le Forum a permis d’évoquer les grands enjeux d’internet: censure, liberté d’expression, multilinguisme, cybercriminalité, fracture numérique nord-sud, etc. L’impossibilité pour le Forum de prendre des décisions n’a pu que réjouir les États-Unis qui sortent une nouvelle fois vainqueurs de la bataille pour le contrôle d’internet dont l’ancêtre Arpanet émanait – ne l’oublions pas – de l’armée américaine. Domination des États-Unis La domination des États-Unis sur la gestion technique du réseau avait été évoquée entre gouvernements lors du Sommet sur la société de l’i