Une adresse publique sur la blockchain se crée en quelques secondes, sans pièce d’identité, avec une clé privée connue uniquement du propriétaire des cryptoactifs. Max Acronym/Shutterstock Par Jean-Marc Figuet , Université de Bordeaux Une affirmation revient souvent : les criminels du monde entier utilisent les cryptomonnaies pour blanchir l’argent, en toute impunité. En effet, s’il est facile de tracer les échanges financiers via les blockchains, impossible d’identifier les personnes sans la coopération des acteurs comme Binance, Tether ou les prestataires de paiements. Car sur la blockchain, on peut tout voir sans savoir qui agit. La promesse des blockchains publiques, comme Bitcoin ou Ethereum, est aussi simple qu’audacieuse : chaque transaction y est enregistrée, horodatée et visible par tous. À première vue, c’est un avantage décisif pour les enquêteurs financiers. À première vue seulement, car ...
Alors que le parc total de téléphones portables a atteint 49,819 millions d'unités en France en septembre dernier selon les chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), une nouvelle pomme de discorde vient s'installer entre les consommateurs et les opérateurs : la portabilité du numéro. Derrière cette terminologie barbare se cache tout simplement la possibilité pour chaque abonné de changer d'opérateur tout en conservant son numéro de téléphone. Depuis juin 2003, la portabilité des numéros est certes effective, mais en l'absence d'un guichet unique et avec des délais variant entre un et deux mois, les candidats au déménagement ont été peu nombreux : 750 900 en trois ans. Pressé par les abonnés et des associations de consommateurs très pugnaces, François Loos, ministre de l'Industrie, a pris un décret en janvier pour accélérer la procédure : ainsi au 1er janvier 2007, il était prévu de pouvoir migrer en dix jour...