Technomedia

Numérique · médias · sciences · intelligence artificielle

Fin de la 2G et de la 3G : près de 6 millions de cartes SIM encore actives en France

 

simcard

Alors que les réseaux mobiles 2G et 3G disparaîtront progressivement entre 2026 et 2029, l’Arcep vient de mettre en place un suivi trimestriel du nombre de cartes SIM encore actives dans les terminaux non compatibles avec la 4G et la 5G. Objectif : mesurer l’impact pour les utilisateurs et anticiper les actions nécessaires à la transition.

 

Les réseaux mobiles de deuxième et troisième générations (2G et 3G), déployés dans les années 90 et 2000, s’apprêtent à vivre leurs derniers mois d’activité en France. Les opérateurs télécoms ont fixé entre 2026 et 2029 l’arrêt progressif de ces infrastructures, jugées obsolètes au regard des enjeux de sécurité, de performance et d’efficacité énergétique. Afin d’accompagner cette mutation, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de lancer un nouvel observatoire trimestriel, centré sur le parc de cartes SIM encore utilisées dans des terminaux limités à la 2G ou à la combinaison 2G/3G.

Ce suivi s’ajoute aux statistiques déjà publiées par l’Arcep sur le parc global de cartes SIM en France et répond à une double préoccupation : mesurer la vitesse de décroissance de ces usages et s’assurer que les utilisateurs soient informés à temps des échéances de fermeture. Présenté pour la première fois lors d’une rencontre organisée avec la Direction générale des entreprises et les acteurs du secteur, l’observatoire révèle l’ampleur d’un parc encore significatif.

5,9 millions de cartes SIM toujours actives

Au deuxième trimestre 2025, 5,9 millions de cartes SIM étaient ainsi toujours actives dans des équipements exclusivement compatibles 2G ou 2G/3G en métropole. La tendance est toutefois clairement à la baisse : en un an, le volume a reculé d’environ un tiers. Dans le détail, 2,7 millions de cartes (45 %) sont insérées dans des terminaux destinés aux usages voix, SMS ou internet mobile, dont 1,6 million en 2G seule et 1,1 million en 2G/3G. Les 3,2 millions restants (55 %) se trouvent dans des équipements de type machine to machine (M2M), notamment systèmes de télésurveillance, dispositifs de téléassistance ou téléalarmes d’ascenseurs.

Ces usages industriels et de sécurité sont particulièrement sensibles. Fin juin 2025, l’Arcep a constaté une baisse de 18 % du nombre de cartes SIM M2M par rapport à décembre 2024. Une diminution notable mais insuffisante au regard du calendrier d’extinction. C’est pourquoi le régulateur insiste sur la nécessité d’un accompagnement renforcé des acteurs concernés, en lien avec les opérateurs et les fédérations professionnelles.

Des réseaux 2G et 3G obsolètes et énergivores

La Fédération française des télécoms (FFT) rappelle de son côté les raisons stratégiques de cette transition. Les réseaux 2G et 3G, conçus dans un contexte technologique ancien, présentent aujourd’hui de fortes vulnérabilités. Leurs protocoles de chiffrement et de signalisation ne répondent plus aux standards actuels de cybersécurité. En parallèle, leur exploitation pèse lourdement sur la consommation énergétique : selon une étude de l’Arcep en 2023, ils représentent encore entre 21 % et 33 % de l’énergie totale utilisée par les infrastructures mobiles, alors que leur part dans les usages ne cesse de diminuer.

Le basculement vers la 4G et la 5G vise donc à conjuguer trois objectifs : renforcer la sécurité des communications, réduire l’empreinte énergétique du secteur et accompagner la montée en puissance des usages numériques. La généralisation de la 4G et l’extension de la 5G permettent ainsi d’offrir une meilleure couverture, des débits supérieurs et une fiabilité accrue, adaptée aux besoins croissants des particuliers comme des entreprises.

Des solutions de remplacement sont proposées

Les opérateurs, regroupés au sein de la FFT, affirment avoir engagé un travail d’identification proactive de leurs clients encore dépendants des réseaux en voie d’extinction. Des campagnes de communication sont menées par SMS, courriels ou via les services clients. Des solutions de remplacement sont proposées, qu’il s’agisse de terminaux compatibles VoLTE (voix sur 4G), de cartes SIM récentes ou d’offres IoT (internet des objets) adaptées. Certaines entreprises, comme Orange, ont déjà publié des calendriers précis d’arrêt de la 2G, avec une phase pilote dans le Sud-Ouest dès 2026.

La réussite de cette migration dépendra de la capacité à mobiliser l’ensemble des parties prenantes. Pour les particuliers, il s’agira essentiellement de remplacer les appareils les plus anciens encore limités à la 2G ou la 3G. Pour les acteurs économiques, la tâche est plus complexe, car de nombreux systèmes critiques — ascenseurs, alarmes, équipements médicaux — reposent encore sur ces technologies. L’Arcep appelle donc à anticiper sans délai, afin d’éviter toute rupture de service.

 

L’Arcep muscle la lutte contre les appels frauduleux : un nouveau numéro va signaler l’absence d’authentification

 

telephone

Face à la recrudescence des appels frauduleux usurpant des numéros français depuis l’étranger, l’Arcep renforce son arsenal. L’autorité propose un nouveau dispositif d’alerte : l’affichage du numéro « 99 99 99 99 99 » pour tout appel non authentifié. Ce nouvel outil doit ainsi mieux protéger les consommateurs et sécuriser les communications.

Réseaux télécoms et intelligence artificielle : l'Arcep se penche sur une révolution silencieuse

network


L’intelligence artificielle ne transforme pas seulement nos usages mais redessine en profondeur l’architecture et la gouvernance des réseaux de télécommunications. Dans une note de synthèse publiée le 26 juin 2025, l’Arcep détaille les mutations en cours et à venir. En toile de fond, une interrogation centrale : qui maîtrisera les nouveaux équilibres techniques, économiques et politiques de cette transition numérique ?

Automatisation progressive, promesse d’autonomie

Loin des projections futuristes, l’intelligence artificielle est déjà à l’œuvre dans les télécoms. Dans les réseaux fixes, elle prend la forme d’une vision par ordinateur qui contrôle les raccordements à la fibre. À partir de simples photos, les opérateurs d’infrastructure peuvent désormais détecter des malfaçons avec une précision de 90 à 99 %. Le contrôle qualité, hier manuel, devient systématique, automatisé, intégré.

Côté mobile, l’IA est mobilisée pour surveiller les équipements (climatisation, batteries), prédire les pics de trafic ou réduire la consommation énergétique des antennes. Les réseaux se dirigent vers une autonomie croissante : jumeaux numériques capables de simuler des reconfigurations complexes ; réseaux dits « zero-touch » s’auto-réparant ; ou encore architectures « AI natives », où l’intelligence n’est plus une surcouche mais une colonne vertébrale.

Cette convergence provoque un changement de paradigme : l’intelligence n’est plus localisée dans les centres, elle irrigue l’ensemble de l’infrastructure, du cœur de réseau jusqu’à la boucle locale.

Vers de nouveaux services et de nouveaux rapports de force

Ces évolutions techniques ne sont pas neutres. Elles préparent, selon l'Arcep, l’arrivée de nouveaux services, déjà expérimentés : assistants IA embarqués dans les box, détection native des appels frauduleux, « accès VIP » à la 5G en un clic, ou retranscription automatique des appels professionnels. Le secteur, longtemps perçu comme saturé, trouve dans l’IA une respiration stratégique.

Mais cette innovation redistribue aussi les cartes entre acteurs. Les opérateurs cherchent à capitaliser sur leur accès privilégié aux données des abonnés ; les équipementiers intègrent de plus en plus de briques IA dans leurs offres ; les hyperscalers avancent leurs pions sur la couche logicielle et la puissance de calcul. Aucun ne détient seul les clés de cette recomposition et tous multiplient les alliances : Orange avec Mistral AI, Vodafone avec Microsoft, Bouygues avec Perplexity.

Pour l’Arcep, l’IA transforme la chaîne de valeur, mais ne crée pas encore de position dominante insurmontable. Le marché reste fragmenté, mouvant, ouvert – à condition d’un accès équitable aux données d’entraînement et aux capacités de calcul.

Des tensions montantes : trafic, sécurité, climat

Reste l’infrastructure. Les usages génératifs (images, vidéo, assistants IA, robotaxis…) changent la nature du trafic : hausse du volume, du trafic montant, des exigences en latence. Le modèle historique des réseaux – dimensionnés pour un téléchargement massif et centralisé – vacille. La montée en puissance de l’edge computing et du slicing permettrait de mieux absorber cette pression, mais l’ajustement ne sera ni immédiat, ni sans coût, selon l'Arcep.

L’IA améliore la résilience, identifie les incidents, anticipe les pannes, mais elle crée aussi de nouvelles vulnérabilités : attaques sur les données d’entrée, manipulation d’algorithmes, opacité des modèles. Une IA performante, mais non maîtrisée, pourrait devenir un facteur de déstabilisation systémique.

Enfin, l'Arcep aborde dans sa note la question environnementale. Peu d’opérateurs sont aujourd’hui capables de mesurer l’impact carbone précis de leurs usages IA. Et pourtant, l’Agence internationale de l’énergie anticipe un doublement de la consommation électrique des data centers entre 2022 et 2026, principalement du fait de l’IA. L’optimisation énergétique, autrefois un objectif secondaire, devient une condition de légitimité.

Internet, mobile : les Français de plus en plus connectés


L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier les résultats de son observatoire des marchés des communications électroniques pour le 4e trimestre 2010. Un observatoire qui montre, une nouvelle fois, l'engouement des Français pour les outils de communication.

Sur le le marche global, le revenu total des opérateurs de communications électroniques a atteint 11,5 milliards d’euros (10,3 milliards d'euros hors revenus annexes) soit une hausse de 1% sur un an.

Le dégroupage s'accélère : une ligne sur quatre concernée
La France compte 35,2 millions de lignes (40,4 millions d'abonnements téléphoniques). L'Arcep constate que le nombre d'abonnements téléphoniques fixes diminue depuis trois trimestres (-1,7% sur un an au 4e trimestre 2010). Les abonnements à la voix sur large bande (18,9 millions) se substituent de plus en plus aux abonnements classiques en RTC (21,5 millions) dont le recul s'accélère depuis le début de l'année 2010 (environ -2,6 millions en un an contre -2,1 millions en 2009). De plus en plus de clients choisissent en effet de ne pas conserver leur abonnements RTC lors de leur souscription à la VLB, ainsi, le nombre de lignes sur lesquelles deux abonnements téléphoniques coexistent (RTC et VLB) diminue de 500 000 en un an. Le dégroupage concerne plus d'une ligne fixe sur quatre (9,0 millions). A 85% il s'agit de dégroupage total, en forte expansion (7,8 millions et +1,4 million de lignes en un an).

La télé par internet en progression
Le nombre d'abonnements à l'internet en haut et très haut débit s'est accru de 1,5 million en un an et atteint 21,3 millions, explique l'Arcep. 95% des accès internet haut débit se font par ADSL (19,5 millions) et plus de la moitié (54%) de ceux-ci (soit 10,7 millions) sont couplés avec un service de télévision.

Les communications par internet repartent à la hausse
Le volume du trafic au départ des postes fixes, après un ralentissement au trimestre précédent, retrouve une croissance soutenue (29,7 milliards de minutes et +2,6% sur un an) grâce à la reprise de la croissance du volume de minutes IP (+2,1 milliards de minutes en un an au 4e trimestre 2010 contre +1,2 milliard au 3e trimestre 2010).
Le volume de communications en voix sur large bande (depuis une "box") atteint 17,7 milliards de minutes (soit 60% des minutes émises au départ des postes fixes). La proportion de minutes IP atteint 82% pour les communications internationales (62% pour les communications nationales et seulement à 29% pour les communications vers les mobiles).
Ce dernier pourcentage devrait toutefois se relever dans les mois à venir en raison des nouvelles offres Premium des fournisseurs d'accès à internet. Free, SFR, Orange proposent les appels illimités et gratuits de leurs box vers les mobiles tous opérateurs.

Mobile : 64,4 millions de clients
Le nombre de clients des services sur réseaux mobiles en France s’élève à 64,4 millions au quatrième trimestre 2010. Il continue d’augmenter sur un rythme annuel soutenu de 5 à 6% depuis le quatrième trimestre 2008, explique l'Arcep
La grande majorité de l’accroissement trimestriel s’explique par l’augmentation du nombre de forfaits (+8 à 9% depuis quatre années consécutives). En décembre 2010, sept clients sur dix détiennent un forfait mensuel et un abonné sur quatre un forfait lui permettant de maîtriser sa consommation (" forfait bloqué ").
Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de données) s’élève à 5,0 milliards d’euros au quatrième trimestre 2010. Il est toujours en progression (+2,4% en un an au quatrième trimestre), mais la croissance ralentit légèrement depuis deux trimestres. La consommation de minutes (26,7 milliards) n’a jamais été aussi dynamique en deux ans (+4,5% en un an) ; notamment, le trafic à destination du fixe national, qui déclinait depuis cinq ans, augmente ce trimestre de 1,5% en un an.

Le boom de l'internet mobile
Alors que certains experts estiment que 2010 constituent l'an 1 de l'internet mobile, l'Arcep constate que l'engouement pour l'internet mobile et les SMS se confirme. Le revenu lié à l’échange de données (1,2 milliard d’euros) augmente de façon continue d’environ 20% de taux de croissance annuel depuis trois ans. Le nombre d'utilisateurs de services multimédias progresse de 2,3 millions en un trimestre et concerne 44% des clients. Quant aux SMS, chaque client des opérateurs mobiles a envoyé en moyenne 30 SMS par mois de plus qu'au troisième trimestre 2010. 162 SMS émis en moyenne par client et par mois.

Couverture mobile : l'Arcep contrôle les cartes des opérateurs

L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier les résultats des enquêtes menées en 2010 pour vérifier la fiabilité des cartes de couverture GSM publiées par les opérateurs mobiles. Ces derniers sont en effet tenus de publier leurs cartes de couverture et de les faire valider par des enquêtes de terrain conduites selon un protocole défini par l'Arcep. Ce protocole de mesure sur le terrain est accessible publiquement et peut être mis en œuvre par toute personne - physique ou morale - qui souhaite effectuer une nouvelle enquête dans un canton déjà audité, ou réaliser des mesures sur un canton non encore audité.

Correct à 98%

En 2010, des mesures ont été effectuées dans 249 cantons, notamment dans l'Aude (liste complète et résultats ici). Les résultats montrent que "les cartes de couverture publiées par les trois opérateurs sont à plus de 98% cohérentes avec les mesures faites sur le terrain", a annoncé l'Arcep.
"Si la fiabilité des cartes est globalement bonne au niveau national, elle doit être améliorée sur certains cantons : l’ARCEP a donc rappelé aux opérateurs la nécessité de corriger les cartes publiées, et a prévu que de nouvelles mesures soient réalisées en 2011", a expliqué l'Arcep, qui précise que "une différence peut subsister entre les cartes publiées et le ressenti de l’utilisateur." Toutefois, "il est encourageant de noter que la démarche engagée depuis 2007 avec les opérateurs pour l’amélioration de la fiabilité de leurs cartes de couverture produit ses effets avec un accroissement sensible de la fiabilité des cartes sur les départements audités."
"La carte de couverture produite par les opérateurs ne représente pas tous les types d’expériences des utilisateurs. Elle correspond à la possibilité de passer un appel téléphonique, et de le maintenir pendant une minute, à l’extérieur des bâtiments, avec un terminal classique, en position statique, avec un taux de succès supérieur ou égal à 95%."
En 2011, des audits de couverture seront réalisés par les opérateurs dans 286 nouveaux cantons. Des analyses à réaliser avant le 31 octobre 2011 et qui concerneront, pour le Midi-Pyrénées, des cantons du Lot et du tarn (liste complète ici)

Les Français de plus en plus connectés

Pour la 8e année consécutive, l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) publient les résultats de l'étude menée pour leur compte par le Centre de recherches et d'études des conditions de vie (CREDOC) sur la diffusion des technologies de l'information en France.

Côté équipements, l’étude 2010 confirme le niveau élevé d'équipement en téléphonie fixe et mobile avec respectivement 87% et 83% et le fort multi-équipement avec 70% de personnes disposant à la fois d'un fixe et d'un mobile. Sept Français sur dix ont accès à internet à leur domicile et plus d’un sur deux (54%) utilise désormais une " box " pour téléphoner. Pour l'accès à internet, l’ADSL demeure largement majoritaire avec 92% des accès. Mais le débit de l'internet fixe est jugé insuffisant par les utilisateurs (44% en 2010, + 8 points en un an) surtout dans les zones rurales. Quant à l'internet mobile, plus de la moitié des utilisateurs jugent le débit insuffisant, surtout dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.

Côté usages, internet s'est installé dans la vie quotidienne avec 53 % de la population connectée quotidiennement. L'internet mobile poursuit sa croissance : la proportion d’individus utilisant leur mobile pour consulter Internet a doublé en deux ans et s’établit à 15%, soit 7 millions de personnes. Le téléchargement d’applications est pratiqué par 9% des personnes équipés d’un mobile grâce à la diffusion des smartphones.
Par contre, près de la moitié des équipés mobiles sont confrontés à des pratiques frauduleuses (46%) notamment les spams invitant à rappeler un numéro surtaxé (35%). Enfin, parmi les points saillants de l’étude 2010, notons l'explosion des réseaux sociaux, avec plus du tiers de la population française inscrite sur un réseau social (36 % des Français contre 23 % l’année dernière), soit 7 millions de nouveaux utilisateurs. C’est la diffusion la plus rapide d’un usage jamais mesurée par cette enquête.

Portable : peut-on s'en passer ?

Il y a dix ans, l'écrivain Phil Marso lançait les premières Journées mondiales sans mobile, un 6 février, jour de la saint Gaston, en clin d'œil à la chanson de Nino Ferrer « Gaston y'a l'téléphon'qui son'et y a jamais person'qui y répond. »

Sauf que depuis dix ans, c'est de moins en moins vrai tant le portable a envahi notre quotidien. Selon les derniers chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) dévoilés jeudi soir, la France comptait, au 31 décembre 2009, 61,46 millions d'abonnements au téléphone portable. Face à cet éclatant succès, certains s'interrogent sur l'impact qu'ont sur nos vies ces compagnons électroniques toujours plus sophistiqués. Au-delà du débat de santé publique sur la nocivité des ondes et des antennes relais - toujours en cours - il s'agit là de réfléchir à la place qu'occupe le portable dans notre quotidien. Le portable est si pratique mais aussi si agaçant quand les sonneries intempestives se déclenchent en pleine séance de cinéma ; quand des individus sans-gêne vocifèrent dans leur appareil au milieu d'un bus ; que des élèves passent des appels en plein cours ; ou encore quand le conjoint consulte compulsivement son Blackberry ou son iPhone à tout moment pour répondre à ses e-mails.

Alors certains ont envie de dire stop et de faire une pause, comme Phil Marso. « Cet outil de communication à distance empiète petit à petit sur notre vie privée. Vous n'avez plus aucun répit pour votre intimité, puisque vous devez être connecté 24 heures sur 24 avec ce fil à la patte : pour la connexion avec internet et ses réseaux sociaux (Facebook, Twitter), l'attrait de la téléréalité en buzz continu (You Tube, Dailymotion) et les applications de plus en plus oppressantes sous couvert d'indispensable », explique Phil Marso. Pour la 10e édition qui se tient pendant trois jours à partir d'aujourd'hui avec pour sous-titre « Captez pas ma vie privée ! », Phil Marso propose à chacun de tester sa dépendance avec trois tests : couper 24 heures son mobile, privilégier les SMS dans les lieux publics, et éteindre son mobile de 6 à 10 heures et de 17 à 21 heures quand on est au volant. Alors, chiche ?

Comment c'était avant ?

Vivre sans portable ? Si certains trouvent aujourd'hui l'idée impensable, il suffit pourtant de remonter à une dizaine d'années pour retrouver une France où le diktat « être joignable partout » était inconnu. Sans tomber dans le « 22 à Asnières », les Français communiquaient alors avec les seules lignes fixes, soit à leur domicile, soit avec un réseau de cabines publiques qui était bien plus étoffé qu'aujourd'hui ; puisque 60 % des cabines ont disparu depuis 1997 car n'étant utilisées que moins de 5 minutes par jour.
Trouver à l'époque une ces cabines puis un peu de monnaie (ou une télécarte) devenait parfois un vrai casse-tête. Les Français qui n'étaient pas encore entrés dans la société de la communication, faisaient montre de patience pour joindre leur interlocuteur ; au mieux laissaient un message sur un répondeur à cassette… Avoir un téléphone « transportable » comme le vénérable Radiocom 2 000 était le luxe des décideurs. Ironie de l'histoire, aujourd'hui, le vrai luxe pour ces derniers, c'est justement de n'avoir pas de mobile…

Avec ou sans, de gré ou de force

15 jours sans. J'ai 29 ans, et ça va bientôt faire 15 jours que je n'ai plus de portable. Et ça se passe bien. Et quelle économie de textos en ce moment. Avec mes mails et le téléphone fixe en illimité à la maison, le portable n'est plus nécessaire. Vous allez me dire « Et si tu es en panne de voiture ? » Eh bien, comment faisait-on avant ?

C'est un fléau. ça file des cancers, c'est utile réellement que 10 % du temps, à la limite dans le cadre professionnel… ça fait pousser des antennes toutes moches et des ondes super-dangereuses et en plus ça te massacre ton budget du mois… Et les sonneries… sans compter les gens qui gueulent dans leur téléphone. Je l'utilise de moins en moins, genre 3 fois par semaine maxi.

Je suis heureux sans. Je n'en ai pas et survis quand même… Je vis même ! Bien sûr que l'on peut se passer du portable. ça rendrait même les rapports entre les gens beaucoup plus francs. Plutôt que de guetter son portable du coin de l'œil toute la journée en stressant « m'appellera ? m'appellera pas ? », plutôt que de dépenser ses économies (ou celles de ses parents), plutôt que de manquer de respect à n'importe qui sous prétexte qu'« il faut absolument que je réponde », plutôt que de devenir franchement insupportable en sonnant à n'importe quelle heure, plutôt que de pouvoir vous faire joindre à n'importe quelle heure par votre patron pour « une petite heure un samedi matin », plutôt que de devoir prévenir votre maman que vous rentrerez un peu tard, plutôt que de vous faire agresser par la pub sur votre mobile… Alors oui, il paraît que l'on peut vivre sans et que l'on pourrait même être heureux sans.

Pas équipé mais prêt à craquer. Je n'ai pas de téléphone mobile… simplement parce que je n'en ai pas besoin. Mais je suis à deux doigts de craquer, pour un iPhone. Pas pour le téléphone, mais pour tout le reste…

Ceux qui en ont plusieurs…
L'analyse des derniers chiffres de l'Arcep montre que dans certaines régions, le taux de pénétration dépasse 100 % : 102,9 % en Corse, 107,4 % en PACA et 138,9 % en Ile-de-France. C'est-à-dire qu'il y a plus de mobiles que d'habitants. Un phénomène qui s'explique notamment par ceux qui disposent de plusieurs mobiles. Une ligne fixe et une ligne professionnelle ; ou alors deux opérateurs différents en raison de la couverture de l'un ou l'autre. Certains modèles de portables ont d'ailleurs prévu 2 emplacements pour carte SIM.

4e licence, fibre optique et neutralité d'internet : trois dossiers clés pour le régulateur

Jean-Ludovic Silicani, président de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) est intervenu ce jeudi à Montpellier dans le cadre de la 31e conférence internationale de l'Institut de l'audiovisuel et des communications en Europe (Idate).

En référence au thème choisi cette année - les plateformes ouvertes - M. Silicani a d'emblée souligné que "la méthode même de régulation est fondée sur l'ouverture." Comme en réponse à Michel Combes (CEO de Vodafone Europe) qui redoutait une trop grande intervention du régulateur, le président a rappelé qu'il agissait pour obtenir une concurrence non pas maximale mais optimale offrant pour les clients un service de qualité à prix raisonnable et pour les opérateurs la possibilité de dégager des marges suffisantes pour innover.

4e licence et 3G

Rappelant que sur le fixe, l'ouverture régulée à la concurrence avait été "un réel succès" avec 7 millions d'abonnés haut débit en dégroupage (sur 19 millions), M. Silicani a justifié la 4e licence. "J'aurai aimé qu'il y ait plus de candidats. C'est bien la preuve que la licence n'a pas été bradée", a-t-il observé. "Le 4e opérateur ne perturbera pas les autres ; et en cas de guerre des prix, ce sera le premier touché", estime le patron de l'Arcep, qui a indiqué que le dossier de candidature de Free était en cours d'examen.

Enfin sur le mobile, Jean-Ludovic Silicani, a annoncé que la mutualisation des sites 3G allait donner lieu à un accord d'ici la fin de l'année.

Fibre optique : Sarkozy va intervenir

Concernant le déploiement des réseaux de fibre optique (FTTH) qui a connu ces derniers mois des bisbilles technologiques notamment entre Free et d'autres FAI, Jean-Ludovic Silicani souhaite un réseau "ouvert et neutre technologiquement." Pour rappel la FTTH concerne 0,2% des abonnés haut débit en France contre 48% au Japon...

Pour le déploiement dans les zones denses (5 millions de foyers), Jean-Ludovic Silicani a annoncé l'émergence d'un cadre juridique d'ici la fin de l'année.

Le président de l'Arcep a également assuré que pour éviter toute fracture numérique, le déploiement de la fibre se ferait partout sur le territoire. De fait, le Grand emprunt pourrait être mis à contribution pour financer des infrastructures très coûteuses.

Nicolas Sarkozy devrait présenter d'ici quelques mois le plan national de déploiement de la fibre.

Neutralité du net : un colloque en 2010

Si certains se demandent si la net neutrality est un problème purement américain, l'Arcep entend bien se saisir du dossier. Une réflexion est ainsi engagée sur le degré d'ingérence des opérateurs dans les contenus ; sur la solidité du trafic mis à mal par les énormes besoin en bande passante de la vidéo ; et sur le partage de la valeur.

L'Arcep a engagé sa réflexion autour de la non-discrimination (un opérateur ne doit pas favoriser tel ou tel contenu) et la transparence. Au terme de cette réflexion en interne, l'Arcep va lancer une consultation publique d'ici la fin 2009. Un colloque doit conclure cette phase de réflexion au printemps 2010

Internet haut débit : 18,675 millions d'abonnements


L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier les chiffres du 2e trimestre 2009 de l'Observatoire de l'internet haut débit. La France comptait 18,675 millions d'abonnements à Internet à haut débit au 30 juin 2009, dont 17,625 millions d'abonnements ADSL. Le nombre d'’abonnements a augmenté de 334 000 au cours du deuxième trimestre (+1,8%). Sur un an, l’accroissement est de 1,986 millions (+12%).

Les Français accros aux textos


Les Français sont de plus en plus accros aux textos, ces messages de texte de 160 caractères maximum que l'on s'envoie de mobile à mobile. L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a publié lundi les chiffres du 4e trimestre 2008 pour les mobiles en France, qui permettent de constater que les SMS sont de plus en plus prisés par les Français avec une croissance trimestrielle de 33,5 % sur les trois derniers mois de 2008.Une croissance qui atteint 96,2 % en glissement ! Un véritable raz-de-marée. Ainsi, en décembre 2008, un mois marqué par les fêtes de fin d'année, 11 564 900 textos ont été envoyés. Le trafic de SMS mensuel par client actif atteint désormais le record de 69 SMS contre 37 en décembre 2007.

Il faut dire que les opérateurs ont déployé des offres spécialement calibrées pour les accros du textos, notamment à destination des adolescents. Certains forfaits mettent en avant non plus le nombre d'heure de communications mais celui de SMS que l'on peut envoyer par centaines. Sans compter les forfaits où l'envoie de SMS est illimité.

À l'autre bout de la chaîne, les constructeurs conçoivent des portables toujours plus faciles à utiliser pour rédiger ses messages. Le dictionnaire T9 s'est généralisé.

Cette fonctionnalité permet de proposer, de façon prédictive, plusieurs mots en fonction des premières lettres tapées.

Et de plus en plus de constructeurs proposent des mobiles dotés de claviers complets Azerty. Des claviers virtuels comme sur l'iPhone d'Apple ou le Player addict de Samsung. Ou bien des claviers physiques, coulissants ou fixes comme sur les Nokia ou le futur Googlephone HTC.

Reste que le langage texto reste souvent de mise car « c + pratik. »

Midi-Pyrénées équipé à 77,7%

L'Arcep constate que le parc total dépasse les 58 millions d'abonnés et qu'il a augmenté de 4,9 % en glissement annuel (7,1 % l'an dernier). La part de marché des MVNO (qui louent le réseau d'un des trois opérateurs) s'établit à 5,19 %. Le taux de pénétration progresse pour atteindre 90 % en métropole. En Midi-Pyrénées, le taux de pénétration atteint 77,7 % pour une population de 2,782 millions. En Languedoc-Roussillon, on passe à 84,4 % pour 2,548 millions. Enfin, pour l'Aquitaine, le taux de pénétration est de 83 % pour 3,123 millions d'habitants. Les tableaux de l'Arcep De nouveaux indicateurs sont désormais publiés par l'Arcep. Le parc de clés 3G (qui permettent de se connecter à internet à partir d'un ordinateur portable) atteint 986 000 unités (dont 391 000 en résidentiel). Un boom qui s'explique par la réalisation de nouvelles offres plus abordables et plus ciblées vers le grand public de la part des trois grands opérateurs mais aussi de certains MVNO comme Auchan.

Numéros mobiles : le 07 succède au 06


La numérotation téléphonique va connaître sa 2e révolution. Après le passage de 8 à 10 chiffres pour la téléphonie fixe en octobre 1996, c’est la téléphonie mobile qui va inaugurer de nouveaux numéros l’année prochaine, toujours à dix chiffres, mais commençant non plus par 06 mais par 07. « Pourquoi ? Parce que nous arrivons à saturation du nombre de numéros commençant par 06 », a expliqué Jean-Claude Mallet, nouveau président de l’Autorité de régulation des télécommunications électroniques et des postes (Arcep). En effet, mathématiquement, il n’y a que 100 millions de combinaisons possibles pour des séries de numéros à dix chiffres commençant par 06. Et environ 90 millions de ces numéros ont déjà été attribués. Si les premiers numéros en 07 apparaîtront en milieu d’année prochaine, une violente bataille s’est déclenchée pour profiter des 10 millions de numéros restant en 06… Afin que le 4e opérateur qui doit prochainement voir le jour ne soit pas pénalisé, l’Arcep a choisi de réserver une partie des derniers numéros en 06 à ce nouvel entrant, vraisemblablement 3 millions de numéros. Une décision qui a déclenché la colère des trois opérateurs historiques Orange, SFR et Bouygues Télécom. « Il apparaît important que cette réserve dédiée à l’éventuel 4e opérateur ne soit pas surdimensionnée », prévient Orange, tandis que Bouygues Télécom pense qu’il « ne paraît pas souhaitable » que le nouveau venu bénéficie de numéros en 06. Si la bataille pour les derniers numéros en 06 fait rage, c’est surtout parce que les opérateurs craignent que les consommateurs soient trop méfiants vis-à-vis du 07, trop proche des 08 perçus à tort comme des numéros surtaxés.

17,125 millions d'internautes en France


La France comptait fin septembre 2008 17,125 millions d'abonnés à internet en haut débit dont 16,3 millions par ADSL, le reste essentiellement par câble. Tels sont les derniers chiffres de l'Observatoire de l'Internet haut débit du 3e trimestre publiés par l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes. (document PDF ici).

Le nombre d'abonnement a augmenté de 490000 au cours du 3e trimestre soit une hausse de +3%. Sur un an, l'accroissement est de 2,3 millions (+16%).

Le dégroupage progresse

Par ailleurs, le dégroupage progresse. Au 3e trimestre, 289000 accès supplémentaires ont été souscrits. "Le dégroupage total, avec plus de 4,5 millions d’accès représente d’ailleurs plus de la moitié des accès achetés sur les marchés de gros du haut débit par DSL", observe l'Arcep dans son tableau de bord (document PDF ici).

"Cette extension du dégroupage continue de s’appuyer sur les déploiements de réseaux initiés par les collectivités locales et sur l’offre de raccordement des répartiteurs distants « Liaison Fibre Optique » proposée par France Télécom. Au 30 septembre 2008, 3668 répartiteurs étaient ainsi raccordés par les opérateurs alternatifs (Free, SFR, NDLR), couvrant 74% de la population."

Zones blanches : du mieux

Le dégroupage total, grâce auquel les abonnés à internet peuvent se passer totalement d'une ligne classique France Télécom et bénéficier de débits plus importants, a toutefois du mal à se réaliser dans les zones blanches du haut débit. Ces dernières représentent tout de même 550000 foyers, soit 1,7% de la population française.

France Télécom propose toutefois depuis 2007 aux collectivités locales une offre (NRA zone d'ombre) permettant de réduire la longueur des lignes des clients finaux et donc d'augmenter les débits disponibles. france télécom a également calé des offres à destination des opérateurs alternatifs opur qu'ils puissent eux aussi desservir les zones blanches.
Qu'est-ce-que le dégroupage ?
Le dégroupage est une offre de gros de France Télécom régulée permettant aux opérateurs alternatifs d’avoir un accès direct à la paire de cuivre. Ils doivent pour cela avoir installé au préalable leurs propres équipements au niveau des répartiteurs de France Télécom. Ils sont alors en mesure de contrôler l’accès haut débit de bout en bout et de fournir un service différencié de celui de l'opérateur historique.
Le dégroupage existe selon deux modalités :
> le dégroupage partiel où l’abonné conserve un abonnement au service téléphonique classique ;
> le dégroupage total où l’abonné n’a plus d’abonnement au service téléphonique classique.

Fibre optique, mobile : les grands chantiers d'internet


Invité à s'exprimer en clôture du DigiWorld Summit 2008, le sommet mondial sur l'internet du futur organisé à Montpellier par l'Idate, Paul Champsaur, président de l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) a détaillé jeudi les grands chantiers du secteur des technologies de l'information et des télécommunications : la fibre optique et l'internet mobile.

Sur la fibre optique dont il a beaucoup été question durant le sommet - avec l'exemple de la Corée du Sud, pays invité - Paul Champsaur estime que "la France est dans une situation confortable." "Chaque pays européen est un cas particulier. La boucle locale de France Télécom est d'excellente qualité, ce qui permet de faire de la FTTH (fiber to the home)", assure le président de l'Arcep.

Le gendarme des télécoms intervient sur une régulation horizontale et verticale. Sur la première, cela concerne la possibilité de permettre à chaque opérateur (Free, Orange, SFR...) de déployer sa fibre. "Il y a de la place pour plusieurs opérateurs" estime Paul Champsaur. Sur la partie verticale (les immeubles), c'est une régulation symétrique qui s'applique. C'est-à-dire qu'entre l'entrée de l'immeuble et votre appartement, il doit y avoir un seul tuyau mutualisé. "Cela est plus compliqué que prévu car il y a des choix technologiques dfférents", explique le président de l'Arcep, faisant allusion aux choix divergents de Free et d'Orange.

Reste que pour que la France se dote, comme la Corée, de l'accès généralisé à l'internet à ultra haut débit, il va falloir des investissements. En pleine crise financière, Paul Champsaur estime toutefois que ces investissements ne doivent pas être faits par l'Etat pour éviter tout risque d'un mauvais choix technologique.
Internet mobile européen

Sur l'internet mobile, Paul Champsaur se réjouit de voir arriver une harmonisation européenne. En effet, les fréquences télé hertziennes qui se libèrent avec l'arrivée de la télé numérique (ce qu'on appelle le dividende numérique) pourront être utilisées pour l'internet mobile. Et cette situation va toucher plusieurs pays européens.

L'Arcep va également lancer l'an prochain une consultation publique pour l'attribution des fréquences du dividende et celles d'expansion. Objectif : permettre l'émergence de la 4G, la téléphonie mobile de 4e génération qui offrira un vrai haut débit mobile.

Les Français toujours accros au portable


Les Français sont de plus en plus accros au téléphone portable. Tel est le principal enseignement qui ressort de l'étude annuelle réalisée par l'Idate pour l'Association française des opérateurs mobiles (Afom). Ce document de synthèse s'intéresse à l'équipement des Français, à l'usage qu'ils font de leur mobile et au budget qu'ils lui consacrent.

Sur l'équipement, la France se situe pile dans la moyenne des 27 pays européens : 79% des 15 ans et plus possèdent un mobile. Nous devançons l'Allemagne (76%) ou l'Espagne (75%) mais sommes encore loin de la Suède (95%) ou de la Finlande (93%) la patrie de Nokia, n°1 mondial des constructeurs. Fin 2007, il circulait en France 55,4 millions de cartes SIM (+7,1%). 65,6% des clients sont abonnés avec un forfait ; 34,4% préfèrent les cartes prépayés.

La voix reste le premier usage du mobile avec 132 minutes (2h12) d'appels par mois. Les Français sont les plus bavards des Européens, devançant les Italiens pourtant inséparables de leur telefonini (122 minutes) et les Allemands (96 minutes).

Le trafic des SMS et des MMS est en hausse. Deux clients sur trois s'y adonnent et en envoient en moyenne 30 à 40 par mois. En 2007, 19,1 milliards de messages ont ainsi été expédiés soit un bond de +24%. A 0,103€ en moyenne par message, voilà une vraie poule aux œufs d'or pour les opérateurs et un cheval de bataille pour la commissaire européenne en charge de la Société de l'information.
SMS encore trop chers

Viviane Reding plaide, en effet, pour une diminution des prix des textos, mais aussi de l'échange de données multimédia. Se connecter à internet avec son mobile reste un usage marginal (9%, mais 22% chez les 12-24 ans). En revanche 53% des clients prennent des photos, 48% utilisent leur téléphone comme calculette et 22% comme baladeur audio. Preuve que les mobiles multimédia ont de beaux jours devant eux.

Côté budget, la minute d'appel coûte 0,182€, un des plus bas prix en Europe. Auprès des 14 opérateurs français qui réalisent 21,8 milliards de chiffre d'affaires les ménages dépensent 27,68€ par mois en moyenne, soit 1,4% de leur budget total.