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Orange accélère la fermeture du réseau cuivre et de l’internet ADSL : ce que ça va changer

 

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La fermeture du réseau cuivre s’accélère en France. Après une première vague début 2025, l’arrêt du réseau cuivre d’Orange s’étend à grande échelle. Le 27 janvier 2026, 763 nouvelles communes verront disparaître définitivement l’ADSL. Une bascule technologique majeure, portée par la généralisation de la fibre, mais qui pose encore des questions concrètes dans certains territoires.

Le calendrier s’accélère. Après la fermeture technique du réseau cuivre dans 162 communes au 31 janvier 2025, Orange passe un nouveau cap ce mardi 27 janvier avec l’arrêt définitif du cuivre dans 763 communes supplémentaires. Cette étape marque l’entrée du plan national de fermeture dans une phase beaucoup plus perceptible pour les particuliers, avec la disparition effective de l’ADSL et des services associés.

Ce mouvement s’inscrit dans un processus engagé de longue date. Propriétaire du réseau cuivre historique, Orange a transmis dès 2022 à Arcep, le gendarme des télécoms, un plan détaillé visant l’extinction complète de la boucle locale cuivre d’ici à fin 2030. La méthode est progressive, organisée par lots annuels et commune par commune, avec une règle : aucune fermeture technique sans information préalable et sans solution de substitution identifiée.

Un réseau vieillissant et coûteux

Le réseau cuivre, massivement déployé dans les années 70 pour la téléphonie fixe, puis réutilisé à partir des années 2000 pour l’ADSL, le SDSL ou le VDSL, est devenu coûteux à maintenir – environ 500 millions d’euros par an. Son vieillissement impose des interventions de plus en plus fréquentes, dans un contexte de baisse continue du nombre d’abonnés – 3,8 millions d’abonnés en décembre dernier. À cela s’ajoutent des problématiques de sécurité : le cuivre, valorisable à la revente, a été la cible de vols répétés, entraînant des coupures parfois longues dans certaines zones.

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Face à cette infrastructure en fin de vie, la fibre optique s’impose comme le nouveau réseau de référence. Début 2026, près de 94 % des locaux français sont éligibles à la fibre, qui offre des débits bien supérieurs à l’ADSL, pouvant aller de 100 Mbit/s à plusieurs gigabits par seconde, une meilleure stabilité pour les usages intensifs – télétravail, visioconférence, services numériques – et une consommation énergétique divisée par quatre par rapport au cuivre. Pour Orange comme pour les pouvoirs publics, maintenir deux réseaux parallèles n’avait plus de justification économique ni environnementale.

Lien interne vers l’article n°13142889

La fermeture du cuivre obéit à un enchaînement précis. D’abord une fermeture commerciale : il n’est plus possible d’ouvrir de nouvelles lignes ADSL. Ensuite, au minimum douze mois plus tard, intervient la fermeture technique, avec la coupure effective du réseau. À l’échelle nationale, la commercialisation des offres ADSL doit cesser fin janvier 2026, ce qui renforce la pression sur les derniers abonnés encore raccordés au cuivre.

Que deviennent les foyers non éligibles à la fibre ?

Reste une question centrale : que deviennent les foyers non éligibles à la fibre au moment de l’arrêt de l’ADSL ? La doctrine officielle est de ne pas couper sans alternative. Dans les zones non fibrées, les solutions mises en avant sont la 4G ou la 5G fixe, les réseaux radio locaux ou, en dernier recours, l’internet par satellite. Les satellites en orbite basse permettent aujourd’hui d’atteindre des débits de plusieurs dizaines de Mbit/s, voire davantage, mais avec des contraintes spécifiques : latence plus élevée que la fibre, volumes de données parfois limités et coûts supérieurs aux offres filaires classique. Des offres à prix abordables ont commencé à apparaître, notamment chez Starlink.

Dans la pratique, des situations plus tendues peuvent apparaître. Certains foyers situés en bout de ligne, ou dans des zones rurales complexes à couvrir, risquent de basculer vers des solutions moins confortables que l’ADSL qu’ils utilisaient jusqu’alors. Ces cas restent encadrés par la régulation, mais ils constituent l’un des points de vigilance de la montée en charge prévue entre 2026 et 2030.

Un mouvement européen

La France n’est pas la seule à opérer la bascule vers la fibre. La fermeture des réseaux cuivre s’inscrit, en effet, dans une dynamique européenne, rendue possible par le cadre réglementaire adopté à partir de 2018.

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Plusieurs pays européens ont ainsi entamé un processus de fermeture du réseau cuivre à l’initiative de l’opérateur historique.

Certains pays tels que l’Espagne, la Pologne, la Finlande et la Suède, déjà bien avancés sur leurs déploiements en fibre optique, ont ainsi fermé des parties de leur réseau cuivre.

Pour vérifier si votre commune fait partie des 763 concernées en janvier 2026, Orange a mis en ligne une carte interactive.

SFR poursuit son développement ADSL en Lot-et-Garonne et Haute-Garonne

SFR, 2e opérateur français, poursuit le dégroupage de ses lignes ADSL dans plusieurs communes du Lot-et-Garonne et de Haute-Garonne. "Avec le dégroupage, les particuliers peuvent bénéficier, à des tarifs encore plus compétitifs, du meilleur des services de la gamme neufbox de SFR, avec plus de débits", explique l'opérateur.
Les particuliers de la commune de Sérignac-sur-Garonne (47300) peut ainsi avoir accès aux services tels que l’internet Haut Débit, la téléphonie illimitée en France vers les fixes (plus de 100 destinations à l’international) et les mobiles.
La commune de Brax (47040) peut bénéficier de la toute dernière offre "neufbox Evolution" de SFR qui propose une expérience client inédite associant performance et éco conception.
Les particuliers des communes de Cuguron (31158), Pointis-de-Rivière (31426), et Seilhan (31542), peuvent ainsi avoir accès aux services tels que l’Internet Haut Débit, la téléphonie illimitée en France vers les fixes (plus de 100 destinations à l’international) et les mobiles.
Enfin, pour les commmunes de Ponlat-Taillebourg (31430), Gagnac-sur-Garonne (31205), Gourdan-Polignan (31224), Huos (31238), Lespinasse (31293), Les Tourreilles (31556), Ausson (31031) et Montréjeau (31390) peuvent bénéficier, à des tarifs plus compétitifs, du meilleur des services de la gamme neufbox de SFR (y compris Neufbox Evolution), avec plus de débits et la possibilité d’accéder aux services de télévision HD par ADSL.

Internet, mobile : les Français de plus en plus connectés


L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de publier les résultats de son observatoire des marchés des communications électroniques pour le 4e trimestre 2010. Un observatoire qui montre, une nouvelle fois, l'engouement des Français pour les outils de communication.

Sur le le marche global, le revenu total des opérateurs de communications électroniques a atteint 11,5 milliards d’euros (10,3 milliards d'euros hors revenus annexes) soit une hausse de 1% sur un an.

Le dégroupage s'accélère : une ligne sur quatre concernée
La France compte 35,2 millions de lignes (40,4 millions d'abonnements téléphoniques). L'Arcep constate que le nombre d'abonnements téléphoniques fixes diminue depuis trois trimestres (-1,7% sur un an au 4e trimestre 2010). Les abonnements à la voix sur large bande (18,9 millions) se substituent de plus en plus aux abonnements classiques en RTC (21,5 millions) dont le recul s'accélère depuis le début de l'année 2010 (environ -2,6 millions en un an contre -2,1 millions en 2009). De plus en plus de clients choisissent en effet de ne pas conserver leur abonnements RTC lors de leur souscription à la VLB, ainsi, le nombre de lignes sur lesquelles deux abonnements téléphoniques coexistent (RTC et VLB) diminue de 500 000 en un an. Le dégroupage concerne plus d'une ligne fixe sur quatre (9,0 millions). A 85% il s'agit de dégroupage total, en forte expansion (7,8 millions et +1,4 million de lignes en un an).

La télé par internet en progression
Le nombre d'abonnements à l'internet en haut et très haut débit s'est accru de 1,5 million en un an et atteint 21,3 millions, explique l'Arcep. 95% des accès internet haut débit se font par ADSL (19,5 millions) et plus de la moitié (54%) de ceux-ci (soit 10,7 millions) sont couplés avec un service de télévision.

Les communications par internet repartent à la hausse
Le volume du trafic au départ des postes fixes, après un ralentissement au trimestre précédent, retrouve une croissance soutenue (29,7 milliards de minutes et +2,6% sur un an) grâce à la reprise de la croissance du volume de minutes IP (+2,1 milliards de minutes en un an au 4e trimestre 2010 contre +1,2 milliard au 3e trimestre 2010).
Le volume de communications en voix sur large bande (depuis une "box") atteint 17,7 milliards de minutes (soit 60% des minutes émises au départ des postes fixes). La proportion de minutes IP atteint 82% pour les communications internationales (62% pour les communications nationales et seulement à 29% pour les communications vers les mobiles).
Ce dernier pourcentage devrait toutefois se relever dans les mois à venir en raison des nouvelles offres Premium des fournisseurs d'accès à internet. Free, SFR, Orange proposent les appels illimités et gratuits de leurs box vers les mobiles tous opérateurs.

Mobile : 64,4 millions de clients
Le nombre de clients des services sur réseaux mobiles en France s’élève à 64,4 millions au quatrième trimestre 2010. Il continue d’augmenter sur un rythme annuel soutenu de 5 à 6% depuis le quatrième trimestre 2008, explique l'Arcep
La grande majorité de l’accroissement trimestriel s’explique par l’augmentation du nombre de forfaits (+8 à 9% depuis quatre années consécutives). En décembre 2010, sept clients sur dix détiennent un forfait mensuel et un abonné sur quatre un forfait lui permettant de maîtriser sa consommation (" forfait bloqué ").
Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de données) s’élève à 5,0 milliards d’euros au quatrième trimestre 2010. Il est toujours en progression (+2,4% en un an au quatrième trimestre), mais la croissance ralentit légèrement depuis deux trimestres. La consommation de minutes (26,7 milliards) n’a jamais été aussi dynamique en deux ans (+4,5% en un an) ; notamment, le trafic à destination du fixe national, qui déclinait depuis cinq ans, augmente ce trimestre de 1,5% en un an.

Le boom de l'internet mobile
Alors que certains experts estiment que 2010 constituent l'an 1 de l'internet mobile, l'Arcep constate que l'engouement pour l'internet mobile et les SMS se confirme. Le revenu lié à l’échange de données (1,2 milliard d’euros) augmente de façon continue d’environ 20% de taux de croissance annuel depuis trois ans. Le nombre d'utilisateurs de services multimédias progresse de 2,3 millions en un trimestre et concerne 44% des clients. Quant aux SMS, chaque client des opérateurs mobiles a envoyé en moyenne 30 SMS par mois de plus qu'au troisième trimestre 2010. 162 SMS émis en moyenne par client et par mois.

Dans le Lot, Orange booste l'ADSL


L'accès à internet à haut débit par ADSL est un élément capital du développement des territoires : le récent diagnostic de l'Ardesi l'a encore démontré. Pour autant, si en Midi-Pyrénées 96% de la population est éligible à une offre haut débit par ADSL, certains ont encore un débit trop faible ou sont en zone blanche. La faute notamment aux limites technologiques de l'ADSL.

Des limites que France Télécom Orange entend repousser avec un plan de modernisation de son réseau. Le groupe va ainsi investir 60 millions d'euros au niveau national dans ce plan qui a été présenté ce lundi dans le Lot.

"Le Groupe avait donné en septembre 2010 le coup d’envoi d’un programme triennal destiné à rendre possible l’accès au haut débit ADSL à encore plus de foyers en neutralisant les équipements multiplexeurs. Ce programme illustre deux des axes stratégiques annoncés par Stéphane Richard, Président Directeur Général de France Télécom Orange, début juillet 2010 lors de la présentation de conquêtes 2015 : conquête des réseaux et conquête du client qui passe notamment par une amélioration de la qualité de service", explique le groupe, qui précise que "cette modernisation permettra, à l’issue de ce programme fin 2013, d’augmenter la part de lignes éligibles au haut débit de 91,3% dans le Lot à 97,3%."

Concrètement, les chantiers de neutralisation des plus gros multiplexeurs, financés sur fonds propres, ont démarré dans le Lot. 1500 foyers accéderont à l’ADSL sur les communes de Cahors, Pradines, Trespoux Rassiels, Calamane, Mercues, St Pierre Lafeuille, Cabrerets, Orniac, Sauliac sur Celé.

Le conseil général du Lot, qui, à l'instar d'autres départements, mène une politique volontariste de lutte contre la fracture numérique (notamment pour établir en commun le schéma directeur d'aménagement numérique du Lot avec la Fédération départementale d'électricité), s'est réjoui hier du choix du Lot par France Télécom Orange pour entamer son plan d'investissement.

"Fin 2010, le département du Lot restait un des 5 départements métropolitains les moins bien desservis en ADSL avec près de 10 % des lignes inéligibles. L’effacement des multiplexeurs s’engage, ce qui devrait permettre sur les trois années à venir de rendre éligibles à l’ADSL les 2/3 des lignes qui n’en bénéficiaient pas : environ 5 500 sur 9 000. Le Conseil général se félicite de cette annonce qui doit permettre, à terme, à tous les Lotois de bénéficier de l’ADSL", a déclaré le conseil général hier.

De gauche à droite : Mireille Garcia, Directrice Régionale France Télécom Orange Midi-Pyrénées ; Bruno Janet, Directeur national des collectivités locales, Gérard Miquel, Président du Conseil Général du Lot ; Michel Bourgade, Directeur Général adjoint du Conseil Général du Lot. Photo FT Orange.

Frank Esser : "SFR n'a pas peur de Free"

Costume sombre mais sans cravate, décontracté mais concentré, Frank Esser, PDG de SFR, arrive au siège de la délégation Sud-Ouest mardi 11 janvier à midi, dans le cadre des Innovations Days ; ces rendez-vous internes qui permettent aux collaborateurs de découvrir les nouveaux services et les innovations du groupe.
Quelques heures auparavant, SFR a lâché une petite bombe qui a fusé sur internet : l'intégration des appels mobiles dans la Neufbox (sans surcoût pour la Neufbox Evolution, avec une option de 3€ TTC par mois pour les autres). Une nouvel épisode dans la guerre que se livrent les opérateurs.

100000 Neufbox Evolution écoulées en deux mois

Lors d'une rencontre avec la presse, Frank Esser s'est défendu d'avoir voulu répondre à Free et sa nouvelle Freebox Révolution qui inclut cette fonctionnalité (avec des conditions toutefois moins souples). "C’était déjà dans les tuyaux. L’illimité est une tendance à laquelle se sont habitués nos clients, sur les communications fixe vers fixe, sur l’internet mobile des smartphones. Il manquait l’illimité entre les box et les mobiles. Ce sera désormais chose faite", assure le PDG qui s'est toutefois refusé à chiffrer le coût d'une telle mesure. Mais ne pas perdre de clients cédant aux sirènes de Free et en gagner d'autres reste un objectif capital pour le groupe, qui compte bien mettre en avant son expertise.
"Le marché n’a jamais été aussi dynamique et agressif que maintenant. Il y a la hausse de la TVA que nous appliquerons à partir du 1er février et pour laquelle nous avons envoyé à nos clients 12 millions de lettres explicatives ; il y a les offres premium, de nouveaux services, etc. Le tarif à 29,90 € c’est fini. Chaque mois, il y a de nouvelles offres mais notre objectif chez SFR est de rester le plus simple et le plus performant", explique Frank Esser, qui ne rechigne pas à lancer quelques piques à Free. "Créer une box est une chose ; mais il faut y ajouter la relation client, une expertise, ce que SFR sait faire et ce qui se traduit dans nos parts de marché", explique le PDG, heureux du succès de la nouvelle Neufbox Evolution. En deux mois, celle-ci s'est déjà écoulée à 100000 exemplaires dont un tiers auprès de nouveaux clients. L'objectif est de 500000 Neufbox Evolution sur l'année.

"Nous sommes trop taxés"

Nouveauté de ce début d'année, la hausse des forfaits internet. Imposée par Bruxelles, la hausse de la TVA de 5,5 % à 19,6 % sur la partie « télé » des forfaits internet et de certains abonnements mobiles a fait sauter le verrou de l’abonnement à 29,90 € mensuels – le plus bas d’Europe – redoutable maître étalon imaginé par Free en 2002 et que personne jusqu’à présent n’osait remettre en cause. En répercutant la hausse de la TVA les opérateurs se sentent libres de diversifier leurs offres en imaginant des formules basiques au tarif proche du fameux 29,90 € et des formules premium de haut de gamme plus chères comprenant du matériel dernier cri et des services à forte valeur ajoutée (vidéo à la demande, 3D, jeux en réseau, bientôt domotique, etc.).
Taxe audiovisuelle pour compenser l'abandon de la publicité en journée sur les chaînes de France Télévisions, taxe sur la copie privée (COSIP), TVA. N'en jetez plus. "Le secteur est trop taxé. Nous versons en taxe plus de 500 millions d'euros par an. Pourquoi les opérateurs doivent-ils compenser l'abandon de la pub sur France Télévisions ?" se désole Frank Esser.

La fibre à Toulouse en 2011

Autre chantier important et complexe abordé hier : la fibre optique, qui accuse du retard en France. "SFR a déjà beaucoup investi, de l'ordre de 500M€ et nous investirons encore 150 à 200M€ par an. On ne fait pas ça pour rien. La fibre aujourd'hui, c'est comme la 3G il y a six ans. On ne perçoit pas encore quels seront les usages mais cela peut venir très vite", assure Frank Esser.
Il est vrai que le cadre réglementaire de déploiement de la fibre est longtemps resté flou. Aujourd'hui, on y voit plus clair avec 3 grandes zones. La zone 1 concerne les parties à forte densité (grandes villes) où seuls les opérateurs interviennent pour construire le réseau. La zone 2 puis la zone 3 sont celles moyennement et peu peuplées.
Sur ces deux dernières, la construction du réseau sera co-financée par les collectivités territoriales, l'État via la Caisse des Dépôts et les opérateurs. Les zones 2 et 3 sont éligibles aux 2 milliards d'euros "infrastructures" du Grand Emprunt.
Après avoir tiré les câbles sous les trottoirs, les opérateurs doivent maintenant aller dans les immeubles. Toulouse sera couverte cette année.

Fibre, ADSL, réseau 3G dont le trafic data triple tous les ans depuis trois ans : les besoins en infrastructures sont là. "On ne sait pas quels seront les services qui marcheront dans trois ans, mais une chose est sûre : on aura toujours besoin d'un bon réseau."

Les Français de plus en plus connectés

Pour la 8e année consécutive, l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) et le Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologies (CGIET) publient les résultats de l'étude menée pour leur compte par le Centre de recherches et d'études des conditions de vie (CREDOC) sur la diffusion des technologies de l'information en France.

Côté équipements, l’étude 2010 confirme le niveau élevé d'équipement en téléphonie fixe et mobile avec respectivement 87% et 83% et le fort multi-équipement avec 70% de personnes disposant à la fois d'un fixe et d'un mobile. Sept Français sur dix ont accès à internet à leur domicile et plus d’un sur deux (54%) utilise désormais une " box " pour téléphoner. Pour l'accès à internet, l’ADSL demeure largement majoritaire avec 92% des accès. Mais le débit de l'internet fixe est jugé insuffisant par les utilisateurs (44% en 2010, + 8 points en un an) surtout dans les zones rurales. Quant à l'internet mobile, plus de la moitié des utilisateurs jugent le débit insuffisant, surtout dans les agglomérations de moins de 100 000 habitants.

Côté usages, internet s'est installé dans la vie quotidienne avec 53 % de la population connectée quotidiennement. L'internet mobile poursuit sa croissance : la proportion d’individus utilisant leur mobile pour consulter Internet a doublé en deux ans et s’établit à 15%, soit 7 millions de personnes. Le téléchargement d’applications est pratiqué par 9% des personnes équipés d’un mobile grâce à la diffusion des smartphones.
Par contre, près de la moitié des équipés mobiles sont confrontés à des pratiques frauduleuses (46%) notamment les spams invitant à rappeler un numéro surtaxé (35%). Enfin, parmi les points saillants de l’étude 2010, notons l'explosion des réseaux sociaux, avec plus du tiers de la population française inscrite sur un réseau social (36 % des Français contre 23 % l’année dernière), soit 7 millions de nouveaux utilisateurs. C’est la diffusion la plus rapide d’un usage jamais mesurée par cette enquête.

18,35 millions d'internautes en haut débit


La France comptait 18,350 millions d'abonnements à Internet haut débit au 31 mars 2009, dont 17,3 millions d'abonnements ADSL, selon les derniers chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep). 

"Le nombre d'abonnements a augmenté de 660 000 au cours du premier trimestre (+ 3,7 %). Sur un an, l'accroissement est de 2,100 millions (+ 13 %). 

Avec un parc d'accès vendus de 8,84 millions au 31 mars 2009, dont plus de 5 millions d'accès en dégroupage total, le marché des offres de gros du haut débit par DSL continue de progresser à un rythme soutenu. Le parc d'accès fondés sur des offres de gros sans abonnement téléphonique classique continue de porter la croissance et représente maintenant 75 % des accès du marché de gros du haut débit sur DSL. 

Enfin, la barre des 4.000 répartiteurs dégroupés a été franchie : cette extension continue de s'appuyer sur les déploiements de réseaux initiés par les collectivités et sur l'offre "LFO" proposée par France Télécom", explique l'Arcep dans son étude.

Si l'ADSL domine largement, son hégémonie s'effrite puisqu'on constate un recul au premier trimestre. Fin 2008, elle atteignait 95 % contre 94,3 % pour le 1er trimestre.

Photo © François Maréchal pour France Télécom Orange