L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Qui a dit que la télé n'était plus dans le coup et allait se faire dévorer par internet ? Tout au contraire, elle ne s'est jamais aussi bien portée et sort désormais de son cadre habituel - le poste familial dans le salon - pour envahir tous les écrans dont nous disposons, dévoilant jour après jour de nouveaux usages. Sur les écrans plats qui vont passer à la 3D au printemps prochain, sur les écrans des téléphones portables intelligents comme l'iPhone, sur les écrans des ordinateurs qu'ils soient portables ou fixes, et bientôt sur les écrans des tablettes tactiles qui vont décoller cette année : les programmes télé se visionnent sur n'importe quel support… et surtout n'importe quand. Car à la révolution matérielle s'ajoute une révolution technologique permise par le développement de l'internet à haut débit avec ses «box» : la « catch-up TV », autrement appelée télé de rattrapage. C'est-à-dire que les téléspectateurs vont pouvoir s'affranchir de...