Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...
Ils sont devenus de plus en plus présents dans une multitude de domaines allant des activités militaires à la livraison de colis, de la prise de vues pour le cinéma ou la télévision à la surveillance d'infrastructures sensibles. Eux, ce sont les drones, dont les modèles réduits grand public devraient être les vedettes au pied du sapin pour ce Noël 2015. Toulouse, capitale de l'aéronautique européenne, a une carte à jouer et pourrait bien être une place forte des drones dont le secteur est en plein boom. À l’horizon 2020, le marché pourrait atteindre 180 millions euros par an pour la France, 1,1 milliard pour l’Europe et 10 milliards au niveau mondial. Dans ce long format, La Dépêche propose de découvrir pourquoi ce secteur est en plein essor ; quels sont les acteurs et les enjeux ; et vous propose un petit guide pour vous lancer.