Technomedia

Numérique · médias · sciences · intelligence artificielle

Fin de la 2G et de la 3G : près de 6 millions de cartes SIM encore actives en France

 

simcard

Alors que les réseaux mobiles 2G et 3G disparaîtront progressivement entre 2026 et 2029, l’Arcep vient de mettre en place un suivi trimestriel du nombre de cartes SIM encore actives dans les terminaux non compatibles avec la 4G et la 5G. Objectif : mesurer l’impact pour les utilisateurs et anticiper les actions nécessaires à la transition.

 

Les réseaux mobiles de deuxième et troisième générations (2G et 3G), déployés dans les années 90 et 2000, s’apprêtent à vivre leurs derniers mois d’activité en France. Les opérateurs télécoms ont fixé entre 2026 et 2029 l’arrêt progressif de ces infrastructures, jugées obsolètes au regard des enjeux de sécurité, de performance et d’efficacité énergétique. Afin d’accompagner cette mutation, l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) vient de lancer un nouvel observatoire trimestriel, centré sur le parc de cartes SIM encore utilisées dans des terminaux limités à la 2G ou à la combinaison 2G/3G.

Ce suivi s’ajoute aux statistiques déjà publiées par l’Arcep sur le parc global de cartes SIM en France et répond à une double préoccupation : mesurer la vitesse de décroissance de ces usages et s’assurer que les utilisateurs soient informés à temps des échéances de fermeture. Présenté pour la première fois lors d’une rencontre organisée avec la Direction générale des entreprises et les acteurs du secteur, l’observatoire révèle l’ampleur d’un parc encore significatif.

5,9 millions de cartes SIM toujours actives

Au deuxième trimestre 2025, 5,9 millions de cartes SIM étaient ainsi toujours actives dans des équipements exclusivement compatibles 2G ou 2G/3G en métropole. La tendance est toutefois clairement à la baisse : en un an, le volume a reculé d’environ un tiers. Dans le détail, 2,7 millions de cartes (45 %) sont insérées dans des terminaux destinés aux usages voix, SMS ou internet mobile, dont 1,6 million en 2G seule et 1,1 million en 2G/3G. Les 3,2 millions restants (55 %) se trouvent dans des équipements de type machine to machine (M2M), notamment systèmes de télésurveillance, dispositifs de téléassistance ou téléalarmes d’ascenseurs.

Ces usages industriels et de sécurité sont particulièrement sensibles. Fin juin 2025, l’Arcep a constaté une baisse de 18 % du nombre de cartes SIM M2M par rapport à décembre 2024. Une diminution notable mais insuffisante au regard du calendrier d’extinction. C’est pourquoi le régulateur insiste sur la nécessité d’un accompagnement renforcé des acteurs concernés, en lien avec les opérateurs et les fédérations professionnelles.

Des réseaux 2G et 3G obsolètes et énergivores

La Fédération française des télécoms (FFT) rappelle de son côté les raisons stratégiques de cette transition. Les réseaux 2G et 3G, conçus dans un contexte technologique ancien, présentent aujourd’hui de fortes vulnérabilités. Leurs protocoles de chiffrement et de signalisation ne répondent plus aux standards actuels de cybersécurité. En parallèle, leur exploitation pèse lourdement sur la consommation énergétique : selon une étude de l’Arcep en 2023, ils représentent encore entre 21 % et 33 % de l’énergie totale utilisée par les infrastructures mobiles, alors que leur part dans les usages ne cesse de diminuer.

Le basculement vers la 4G et la 5G vise donc à conjuguer trois objectifs : renforcer la sécurité des communications, réduire l’empreinte énergétique du secteur et accompagner la montée en puissance des usages numériques. La généralisation de la 4G et l’extension de la 5G permettent ainsi d’offrir une meilleure couverture, des débits supérieurs et une fiabilité accrue, adaptée aux besoins croissants des particuliers comme des entreprises.

Des solutions de remplacement sont proposées

Les opérateurs, regroupés au sein de la FFT, affirment avoir engagé un travail d’identification proactive de leurs clients encore dépendants des réseaux en voie d’extinction. Des campagnes de communication sont menées par SMS, courriels ou via les services clients. Des solutions de remplacement sont proposées, qu’il s’agisse de terminaux compatibles VoLTE (voix sur 4G), de cartes SIM récentes ou d’offres IoT (internet des objets) adaptées. Certaines entreprises, comme Orange, ont déjà publié des calendriers précis d’arrêt de la 2G, avec une phase pilote dans le Sud-Ouest dès 2026.

La réussite de cette migration dépendra de la capacité à mobiliser l’ensemble des parties prenantes. Pour les particuliers, il s’agira essentiellement de remplacer les appareils les plus anciens encore limités à la 2G ou la 3G. Pour les acteurs économiques, la tâche est plus complexe, car de nombreux systèmes critiques — ascenseurs, alarmes, équipements médicaux — reposent encore sur ces technologies. L’Arcep appelle donc à anticiper sans délai, afin d’éviter toute rupture de service.

 

Itinérance en Europe : pourquoi votre connexion mobile est souvent plus lente à l’étranger

 
mobile

Il y a quelques années encore, téléphoner depuis un pays de l’Union européenne ou accéder à internet depuis son smartphone pouvait coûter très cher. Et ceux qui n’avaient pas souscrit un complément à leur forfait habituel avaient la désagréable surprise de trouver à leur retour des factures très salées. L’Europe a décidé de mettre un terme à cette situation – qui constituait une rente pour les opérateurs télécoms – et, depuis l’entrée en vigueur du dispositif « Roam Like At Home » en 2017, les Européens peuvent utiliser leur forfait mobile à l’étranger sans surcoût, comme dans leur pays.

Les clients itinérants moins bien servis que les locaux

Mais une étude publiée le 15 septembre par la Commission européenne nuance ce succès. Réalisée dans vingt États membres avec 47 cartes SIM de différents opérateurs, elle conclut que les utilisateurs en itinérance font régulièrement l’expérience d’une qualité de service inférieure à celle dont ils bénéficient chez eux. Dans 76 % des cas, les vitesses de téléchargement en itinérance étaient inférieures à celles enregistrées sur le réseau domestique. Pour l’envoi de données, 63 % des mesures se sont révélées moins performantes. Plus préoccupant encore, la latence s’est dégradée dans 92 % des situations observées. L’étude met aussi en évidence un écart persistant avec les abonnés locaux : dans 80 % des cas, les clients itinérants obtenaient des vitesses de téléchargement moindres que celles des utilisateurs du réseau visité.

Au-delà des chiffres, les tests montrent des inégalités entre utilisateurs itinérants d’un même réseau. Environ 55 % des cartes SIM testées affichaient des performances de téléchargement inférieures à la moyenne de l’itinérance, confirmant que l’expérience dépend non seulement du pays visité, mais aussi des accords entre opérateurs. Cette disparité suggère que les contraintes techniques ne suffisent pas à expliquer la situation : la dégradation constatée pourrait aussi résulter de pratiques commerciales ou de politiques de priorisation du trafic.

L’accès à la 5G limité sans raison

La fluidité des communications transfrontalières reste également un défi. Lors de passages de frontière, certaines cartes SIM ont mis plus de dix minutes à se reconnecter au réseau local, une durée jugée problématique dans une Union qui mise sur la mobilité sans rupture numérique. Environ 20 % des reconnections observées dépassaient ce seuil.

Pourtant, l’étude montre que les infrastructures sont prêtes : 70 % des tests ont été effectués en 5G. Mais dans plusieurs pays, dont la Croatie, la Grèce ou la Hongrie, certains abonnements limitaient l’accès à la 5G en itinérance, contraignant les utilisateurs à la 4G, malgré la disponibilité du réseau.

Ces constats nourrissent la réflexion de la Commission sur l’application du règlement (UE) 2022/612. Celui-ci prolonge le « Roam Like At Home » jusqu’en 2032 et impose aux opérateurs de garantir une qualité de service équivalente, dans la mesure du techniquement possible. Les résultats de l’étude, transmis au Parlement européen et au Conseil, devraient relancer le débat sur la conformité des pratiques et la protection effective des consommateurs. Car derrière la promesse d’une Europe numérique sans frontières, persiste une réalité : voyager reste souvent synonyme de concessions en matière de qualité de connexion.

 

La France, 6e pays où le prix des données mobiles est le moins cher au monde

 

telecom

Alors que l'Arcep, le gendarme des télécoms, vient de faire un point d'étape sur le New Deal Mobile, attestant d'une progression significative de la couverture mobile en France métropolitaine entre 2018 et 2022, d'une amélioration générale de la qualité de service et d'une progression sur ces deux points en zones rurales, les Français peuvent se réjouir d'une chose : le prix des données mobiles dans notre pays est l'un des moins cher au monde.

En effet, HelloSafe dévoile ce mardi 6 février une carte interactive du prix des données mobiles dans le monde qui place la France au 6e rang. "L'étude du prix d'un gigaoctet de données mobiles dans le monde révèle que certains pays proposent des tarifs particulièrement avantageux. En effet, Israël (0,04 €), l'Italie (0,12 €) et les îles Fidji (0,15 €) sont ceux où le prix du Go de données mobiles est le moins cher au monde en 2022. Sur cette même année, la France figure également parmi les dix pays les moins chers avec un tarif de 0,23 € par giga, se classant ainsi à la 6ème position", explique HelloSafe, qui note par ailleurs la spectaculaire chute des prix Outre-mer.

"De 2019 à 2022, le prix moyen pour un Go de données mobiles Outre-mer a chuté de 67 %, passant de 5,71 € à 1,71 €. En 2022, les Français payent leurs données mobiles 10 fois moins cher que le reste des Européens", précise l'étude.

Compétition entre opérateurs

"L'évolution de l'offre internet et la compétition entre opérateurs ont joué un rôle déterminant dans la baisse du prix des données mobiles en France ces dernières années. Cela est particulièrement notable en comparant le prix des données mobiles en France par rapport aux autres pays dans le monde - à titre d'exemple, les Canadiens payent 26 fois plus cher leurs données mobiles qu'en France métropolitaine", explique Alexandre Desoutter, porte-parole de HelloSafe France.

"L'arrivée de Free dans en Outre-Mer à partir de 2017 a été un facteur clé de cette évolution positive, entraînant une baisse notable des prix. Grâce à sa politique tarifaire compétitive, l'enseigne a en effet favorisé une concurrence qui a bénéficié aux consommateurs dans les territoires ultramarins", poursuit-il.

Au niveau mondial, le continent africain affiche des prix exorbitants. "Les prix des gigaoctets de données mobiles présentent d'importantes variations d'un continent à l'autre, reflétant les disparités économiques et le niveau de développement des infrastructures de télécommunications. l'Afrique est le continent où le coût des données mobiles est le plus élevé, avec une moyenne de 4,04 € par giga. En 2022, l'Asie se positionne comme le continent où les données mobiles sont les plus abordables, avec un prix moyen de 2,21 € par giga. L'Europe se positionne comme le 2e continent le moins cher avec en moyenne 2,31 € pour 1 Go de données mobiles, soit 81 centimes en dessous de la moyenne mondiale en 2022 (3,12 €)."

(Article publié dans La Dépêche du Midi du 7 février 2024)

Avec les élus, nous généralisons la 4G

4G


Quelle est la teneur du New Deal Mobile conclu entre l’Etat et les opérateurs pour développer la 4G ?

Michel Combot, Directeur général de la Fédération française des Télécoms (FFT)  - Cet accord gagnant-gagnant conclu entre l’Etat et la FFT en janvier 2018 partait du constat qu’il fallait faire plus pour la couverture de la population et des territoires en 4G. Il s’agissait de replacer les citoyens et les entreprises au centre des investissements et du déploiement. Cet accord est simple : généraliser la 4G sur le réseau existant (le faire passer intégralement en 4G d’ici fin 2022) et augmenter le niveau de qualité du réseau. C’était une demande des élus et cela a été notre engagement : augmenter la qualité en déployant de nouveaux pylônes sur l’ensemble du territoire. C’est un engagement qui couvre près de 5 000 pylônes avec un nouveau partenariat avec les collectivités.

C’est-à-dire ?

Avant le New Deal, pour les fameuses zones blanches, il y avait un co-financement entre l’Etat et les collectivités, qui finançaient le pylône, et les opérateurs qui finançaient les antennes mutualisées. Désormais, les opérateurs financent intégralement la couverture de la zone blanche et les collectivités disent où placer prioritairement ces pylônes. Elles passent donc d’un rôle de financeur à un rôle de stratège pour un aménagement du territoire. La relation avec les élus de terrain est très importante pour connaître les priorités en matière d’aménagement numérique des territoires. Avant, on avait des déploiements propres aux opérateurs, d’autres financés par les collectivités. Désormais, sur les nouvelles fréquences, l’Etat a fait le choix de ne pas faire de nouvelles enchères, donc les opérateurs réinvestissent intégralement.

​​​​​​​

Quelle est l’échéance pour la couverture d’un maximum de zones blanches ?

On a deux grosses échéances. D’une part, que fin 2022, le réseau actuel soit intégralement en 4G et d’autre part qu’on ait identifié le maximum de zones blanches d’ici fin 2022. En France, il y a deux fois moins d’habitants au kilomètre carré que chez nos voisins allemands, anglais ou italiens et nos territoires évoluent constamment. Par exemple, un site touristique se construit et on a besoin de répondre rapidement à ces enjeux d’aménagement. Parfois une friche ou un terrain agricole deviennent un lotissement : il faut le couvrir. C’est tout le travail que l’on fait avec les élus. On a simplifié les délais de construction, notamment avec la loi ELAN (loi portant évolution du logement de l’aménagement et du numérique, NDLR). Notre enjeu est que d’ici fin 2022, ce que l’on connaît en termes de zones blanches ou 3G soit intégralement couvert en 4G, et qu’on soit capable de répondre très rapidement à de nouvelles zones blanches identifiées par les élus.

En Occitanie, combien de pylônes ont-ils été installés avec le New Deal ?

Si l’on parle en nombre de sites, il faut comprendre que la région Occitanie, c’est 9 000 sites tous opérateurs confondus. Quand on parle de site c’est, sur un pylône donné, une antenne Orange, une antenne Bouygues, une antenne SFR, une antenne Free. Sur ces 9 000 sites, près de 6 800 sont déjà équipés en 4G, et depuis le début du New Deal, près de 1 200 sites sont passés en 4G en Occitanie. On a donc un effet important du New Deal pour la conversion en 4G du réseau existant.

Sur le reste à couvrir, il nous reste 2 200 sites à passer en 4G d’ici fin 2022, dont 1 800 se trouvent sur des pylônes mutualisés à quatre opérateurs, qui sont d’anciennes zones blanches actuellement en 3G. Ces pylônes mutualisés se répartissent sur l’ensemble des départements de la région. Les choses avancent bien.

La région Occitanie a beaucoup de pylônes mutualisés qui sont pour la plupart en zones rurales. Rappelons que techniquement passer un pylône mutualisé de la 3G à la 4G, c’est une première mondiale. On a mis près d’un an et demi à mettre en place ce procédé qui permet aujourd’hui dans l’Aude d’inaugurer des pylônes mutualisés en 4G.

Sur le 2e volet, la construction de nouveaux sites, on a d’ores et déjà près de 224 sites identifiés sur l’ensemble de la région. Quand on ouvre un site mutualisé, les quatre opérateurs sont présents en 4G. Ils seront construits en 2021. On va d’ailleurs au-delà du passage en 4G, on va continuer à faire progresser la couverture car la 4G a besoin d’un signal plus important pour permettre aux usagers d’accéder à l’internet mobile dans de bonnes conditions.

Et si on laissait le smartphone à la porte de l’entreprise ?

La réunion n'est pas censée être un temps pour répondre à ses emails ! Jacob Lund / Shutterstock
Yann-Mael Larher, Sciences Po – USPC


L’utilisation des téléphones mobiles est interdite dans l’enceinte des écoles et des collèges. Cette mesure vise à sensibiliser les élèves à l’utilisation raisonnée des outils numériques et à leur faire pleinement bénéficier de la richesse de la vie collective. En effet, selon le ministère de l’Éducation nationale, « l’utilisation du téléphone portable peut nuire gravement à la qualité d’écoute et de concentration nécessaire aux activités d’enseignement ». En outre, « leur utilisation dans l’enceinte des établissements diminue la qualité de la vie collective pourtant indispensable à l’épanouissement des élèves ».
Or, si le smartphone perturbe la vie scolaire, son immixtion dans la vie professionnelle n’est pas non plus sans poser des questions dans la sphère personnelle et professionnelle des adultes.

Tous perturbés

Trop souvent, on subit la connexion plus qu’on ne la choisit. Dans l’entreprise, les salariés sont sollicités en permanence par leurs collègues via la messagerie interne, les appels téléphoniques, les SMS, mais aussi par leurs amis sur les messageries instantanées et toutes sortes d’alertes. Or, le cerveau humain n’est pas fait pour traiter autant d’informations et de sollicitations. Le « FOMO » (fear of missing out), soit l’angoisse de passer à côté d’une information, a grandi avec la sophistication des applications où tout est étudié avec soin pour que nous y revenions le plus souvent possible.
Nous vérifions ainsi en moyenne notre téléphone plus de 220 fois par jour, selon une étude menée en 2014. À chaque fois qu’on est sollicité, le cerveau « reboot ». Pour repartir sur une tâche de fond, il faut plusieurs minutes pour se remettre dedans. En effet, le cerveau n’est pas en mesure de réaliser plusieurs tâches de manière strictement simultanée. En fait, plusieurs zones peuvent s’activer en même temps, mais le cerveau ne traitera qu’une seule tâche à la fois. Ce phénomène, comparable au clignement des yeux, interrompt temporairement, mais inconsciemment, notre attention. Ainsi, lorsque nous devons alterner rapidement entre deux tâches, nous risquons de perdre le fil de certaines informations.
C’est un vrai problème pour la productivité, mais aussi pour la santé. Les personnes qui souffrent de burn-out n’arrivent souvent plus à faire la part entre les informations qui sont importantes de celles qui ne le sont pas.

Se déconnecter… pendant le travail

Quand on parle de déconnexion, on pense d’abord à ce qui se passe à la maison. C’est le fameux droit à la déconnexion, ou le droit au repos. Mais on devrait aussi parler de la déconnexion dans l’enceinte de l’entreprise. En effet, on pense spontanément aux mails professionnels traités pendant le temps de repos, mais plus rarement aux messages personnels pendant le temps de travail. Or, le cerveau ne fait pas la distinction entre une notification Facebook pour la cagnotte d’anniversaire de votre meilleur ami et un mail qui retrace le suivi d’un projet professionnel.
Bien sûr, les salariés peuvent aller sur Facebook pour faire une pause. Mais attention à ne pas confondre pause « choisie » et pause « subie ». Autrement dit, « je vais faire ma pause Facebook car j’ai bossé suffisamment et mon cerveau a besoin de faire une pause », est très différent de « je vais sur mon smartphone car mon téléphone vient de vibrer ». Ce sont deux paradigmes très différents.
Le premier cas va me permettre d’être plus productif et de me remettre plus facilement au travail, de m’aérer l’esprit et de trouver plus facilement des idées nouvelles. Dans le deuxième cas c’est juste subi : « je fais des pauses Facebook, mais ce ne sont pas tellement des pauses car elles sont tellement nombreuses que, finalement, je n’arrive pas à bien faire mon travail, et à la fin de ma journée je ne suis pas satisfait, je vais devoir ramener du travail et des soucis professionnels à la maison car ma journée de travail a été mal organisée ».

Des réunions où l’on s’écoute (enfin)

L’entreprise a évidemment sa part de responsabilité dans ce phénomène et devrait accompagner les collaborateurs à mieux s’organiser. Le problème de fond ne vient pas des outils numériques, mais de la manière dont on organise les temps dans l’entreprise.

Blog-emploi.com

Trop souvent, les salariés se retrouvent par exemple à accepter des réunions tout en se demandant ce qu’ils vont bien pouvoir y faire. Les outils numériques rendent alors ces réunions presque « soutenables ».
On organise des réunions et les gens ne disent rien, si la réunion leur semble utile ou non, ils s’y rendent alors même que certaines ne les concernent pas directement. Ils savent qu’ils vont pouvoir traiter leurs mails en réunion, et envoyer des messages, parfois même aux gens qui se trouvent dans la même salle de réunion qu’eux. Là, il y a un gros problème, car on mélange tout. Une réunion, c’est un moment où on se connecte avec les gens qui sont dans la même salle pour parler d’un sujet et d’un seul sujet.

« En France, les réunions sont mal pensées ». Témoignage de Michel Mondet, président du cabinet de conseil Akéance, sur Xerfi canal (2019).

Si on souhaite faire de la réunion un élément positif pour les organisations et ceux qui y travaillent, il faut prendre en compte une nouvelle concordance des temps professionnels et personnels rendue possible par les outils mobiles. On pourrait notamment raccourcir les réunions et couper les téléphones pour que les gens s’écoutent. Plutôt que d’instaurer un droit à la déconnexion, on ferait ainsi mieux de parler de bonne connexion, d’inventer de nouveaux équilibres et d’apprendre à se servir des technologies à bon escient pour réguler leurs usages plutôt que de vouloir compartimenter des espaces de vie qui ne le seront jamais !

Une nouvelle concordance des temps

Les réticences managériales face aux mesures en faveur d’une nouvelle articulation des temps de vie reposent sur une hypothèse tayloriste obsolète selon laquelle la création de valeur est proportionnelle au temps de présence. Contrairement à ce qui est établi, les horaires stricts ne favorisent pas la productivité au travail. Tout le monde n’est pas forcément au mieux de sa forme entre 9h et 18h. L’homme numérique est au centre de son monde, il doit se sentir libre et léger. Certaines personnes sont plus efficaces le matin, d’autres le soir et pourtant on continue de demander à tout le monde d’arriver à la même heure. Ce qui compte le plus, c’est la qualité des relations et la capacité à solliciter ces dernières au moment où leur attention est disponible.
En définitive, il faut retrouver des moments pour le travail de fond, d’autres pour se synchroniser ou encore pour se détendre. Contrairement aux organisations du XXe siècle, ces moments n’ont plus systématiquement besoin d’être identiques pour tout le monde au même temps et sur les mêmes lieux. En revanche, nous ne pouvons pas physiquement faire perdurer ces moments… tous en même temps !The Conversation

Yann-Mael Larher, Professeur associé, spécialiste des relations numériques de travail, Sciences Po – USPC
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Téléphone portable et cancer : quand la science contredit l’OMS

Andrey Bespalov / Shutterstock
Alberto Nájera López, Universidad de Castilla-La Mancha


En mai 2011, le Centre international pour la recherche sur le cancer (CIRC, ou IARC en anglais), agence dépendant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), annonçait que les champs électromagnétiques de radiofréquence, autrement dit ceux émis par les téléphones portables, seraient désormais considérés comme des agents cancérogènes appartenant au groupe 2B. Autrement dit, le CIRC considère ces émissions comme « possiblement cancérogènes pour les êtres humains ».
Près d’une décennie plus tard, où en sommes-nous ?

À quoi correspondent les divers groupes d’agents cancérigènes ?

Le CIRC classifie les agents cancérogènes en quatre groupes, en fonction du degré de preuves disponibles les concernant :

(pour lire ce tableau sur votre téléphone dans les meilleures conditions, orientez ce dernier en format « paysage »)
Les termes en italique déterminent le niveau de preuves existantes : limitées, suffisantes ou solides. Ce sont eux qui permettront la classification d’un agent dans un groupe ou dans un autre.
Des indications de cancérogénicité suffisantes signifient que les données évaluées permettent d’établir une relation de cause à effet entre l’exposition à l’agent et la survenue de cancers chez l’être humain. Une indication limitée de cancérogénicité indique qu’il existe une association positive entre l’exposition à un agent et la survenue de cancers chez l’être humain, mais que l’incertitude (liée au hasard, à d’éventuels biais…) n’a pu être exclue. Les données provenant des animaux peuvent être quantitativement ou qualitativement limitées. Enfin, une indication insuffisante de cancérogénicité signifie que les données chez l’être humain ou l’animal sont absentes ou ne peuvent être interprétées.

Les téléphones portables dans le groupe 2B

Étant donnée la définition des groupes du CIRC, en particulier celle du groupe 2B, affirmer que « l’OMS a classifié la radiation des téléphones portables comme étant cancérigène » est absolument faux.
Lors de son annonce, le CIRC lui-même indiquait que le degré de preuve était limité pour les utilisateurs de téléphones sans fil atteints de gliome (un type de cancer du cerveau) ou de neurinome de l’acoustique (tumeur sur le nerf acoustique). En outre, le CIRC jugeait « inadéquat » le degré de preuve pour les expositions environnementales ou professionnelles (radiation des antennes, en particulier pour les travailleurs).
Pourquoi alors avoir classé ces émissions dans le groupe 2B ? Ce choix résulte de la publication des résultats d’une étude de 2011 dans la revue Occupational & Environmental Medicine. Celle-ci révélait une augmentation du risque de gliome chez les utilisateurs de téléphones portables qui déclaraient une utilisation de plus de 30 minutes par jour sur les 10 années précédentes.
Cette décision a été très critiquée dans la communauté des chercheurs en bioélectromagnétisme (qui étudie les interactions entre les champs électromagnétiques et le vivant), car elle ne respectait aucun des critères requis. Les auteurs de l’étude eux-mêmes affirmaient dans leur conclusion :
« L’incertitude liée à ces résultats exige qu’ils soient reproduits avant de pouvoir en tirer une interprétation causale. »

Et depuis, quoi de neuf ?

En juin dernier, je me suis rendu au congrès BIOEM2019, qui se tenait à Montpellier. Organisée par les deux sociétés scientifiques les plus importantes du secteur (The Bioelectromagnetics Society et l’European Bioelectromagnetism Association), il s’agit de la plus grande manifestation internationale sur le bioélectromagnétisme.
Maria Feychting, chercheuse, professeure et directrice de l’unité d’Épidémiologie de l’Institut Karolinska y a donné une session plénière intitulée « Les preuves de cancérogénicité des champs électromagnétiques de radiofréquence ont-elles changé depuis l’évaluation du CIRC ? » :
Les principales preuves du lien possible entre le cancer et les téléphones portables émanent du chercheur Lennart Hardell. Très acclamé par les mouvements anti-antennes, il est connu dans le domaine du bioélectromagnétisme pour son point de vue et ses publications très controversées. Les études censées soutenir sa thèse, apportées dans le cadre de procès ou dans d’autres contextes, ont été critiquées par la communauté scientifique car comportant de nombreux défauts conceptuels et d’analyse.
Au cours de sa présentation, Maria Feychting a mis en évidence le fait que Lennart Hardell est non seulement le seul à mettre en évidence des liens positifs entre champs électromagnétiques de radiofréquence (CEM-RF) et cancérogénicité mais que, de plus, ces derniers sont faibles. Par ailleurs, aucune des études postérieures menées par différentes équipes à travers le monde ne les corrobore.
C’est par exemple le cas d’une étude de cohortes danoises de long terme qui a inclus plus de 350 000 personnes, ou d’autres travaux menés par le Cancer Research UK et le National Health Service au Royaume-Uni, basés sur une cohorte d’un million de femmes. Dans ces deux cas, aucun risque majeur de cancer lié à l’utilisation de téléphones portables n’a pu être démontré. Conclusion :
« Il n'y a pas eu d'augmentation du risque de tumeurs du système nerveux central, ce qui ne prouve guère l'existence d'une association causale… »
Fleychting a attiré l’attention sur une autre étude de Hardell dans laquelle ce dernier évaluait, de 2007 à 2009, les gliomes de patients ayant été exposés à des CEM-RF pendant « plus de 25 ans ». Curieusement, à l’époque de l’étude et dans l’intervalle d’années analysé, la téléphonie mobile n’était présente en Suède que depuis 23 ans, et en aucun cas majoritairement répandue…
D’autres études parues en 2012 ont comparé l’augmentation des incidences de cancers prédites des années plus tôt par Hardell aux observations réelles. Elles démontrent que l’augmentation annoncée n’a pas eu lieu et qu’au contraire, la tendance suivie est similaire à la tendance précédant l’apparition des téléphones portables. Dans le cas des États-Unis, la tendance est même – étonnamment – plutôt à la baisse. Une incidence plus élevée a été constatée seulement chez les adultes de plus de 75 ans, et non chez les jeunes, qui sont en principe ceux qui utilisent le plus les téléphones portables. Cette tendance a été attribuée à l’amélioration du diagnostic ainsi qu’à l’allongement de la durée de vie.
Toutes ces données contredisent les découvertes et les prédictions d’Hardell, qui recommande d’éviter l’utilisation du portable chez les jeunes de moins de 20 ans.
On peut donc affirmer que les résultats qui ont poussé le CIRC à prendre cette décision de classement des CEM-RF dans le groupe des agents « possiblement cancérogènes pour l’être humain » n’ont pas été confirmés par l’épidémiologie. En outre, les preuves les plus récentes contredisent les découvertes d’Hardell et de ses collaborateurs, dont les études doivent être remises en question.

Qu’en est-il de l’étude récente sur des rats ?

Après Mary Fleychting, qui s’est focalisée sur les études épidémiologiques, la scientifique Florence Poulletier De Gannes est intervenue pour faire le point sur les résultats concernant les animaux de laboratoire.
Elle est revenue sur deux études très solides, réalisées sur des rats. Publiées en 2018, elles révélaient un lien entre l’exposition aux CEM-RF et un type de cancer du cœur (extrêmement rare chez les humains). Ce résultat ne concernait que les rats mâles. L’une de ces études était issue du Programme national de toxicologie (NTP) des États-Unis, l’autre émanait de l’Institut Ramazzini en Italie.
Problème : ces deux études comportent des incohérences et des limitations qui freinent grandement l’applicabilité de leurs résultats lorsqu’il s’agit d’établir des modèles ou des limites d’exposition, et restreignent leur utilité. Surtout, lesdites limitations font obstacle à leur extrapolation sur l’être humain.
En définitive, il n’existe donc à l’heure actuelle toujours aucune preuve solide avalisant un lien entre l’utilisation des téléphones portables et le développement de cancer. Non seulement l’épidémiologie ne confirme pas cette hypothèse, mais de plus les résultats obtenus chez l’animal restent fragiles et contestables.The Conversation

Alberto Nájera López, Profesor Contratado Doctor de Radiología y Medicina Física, Universidad de Castilla-La Mancha
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Six conseils pour que votre enfant utilise son portable en toute responsabilité


Petite fille avec téléphone. Photo by pan xiaozhen on Unsplash

Elizabeth Englander, Bridgewater State University


Chaque année, de plus en plus de parents envoient leur jeune enfant à l’école primaire équipée d’un smartphone. En France, malgré l’interdiction de l’usage des portables à l’intérieur de l’école et du collègue, les enfants sont bien équipés… Selon une étude qui commence d’ailleurs à dater, (TNS pour e-Enfance, 2009), 70 % des ados de plus de 12 ans ont un téléphone portable et le consultent en permanence.
Aux États-Unis, le pourcentage des élèves de troisième année qui ont déclaré avoir leur propre téléphone portable a plus que doublé, passant de 19 % en 2013 à 45 % en 2017. Et environ la moitié des élèves de quatrième année et 70 % des élèves de cinquième année sont allés à l’école avec un téléphone en 2017.
Les parents citent souvent la possibilité de joindre facilement leur enfant comme principale raison de lui donner un appareil. Il s’agit pour eux d’une question de sécurité. Le « danger des étrangers » et les prédateurs sexuels sont souvent les premiers risques soulignés par les parents. Aux États-Unis, certaines écoles publiques adoptent des politiques qui limitent les contacts personnels entre les élèves et les enseignants.
Pourtant, l’intimidation et la cyber-intimidation sont des problèmes très courants. Dans ma recherche de 2017, j’ai constaté que le fait de donner un téléphone portable à un jeune enfant augmente la probabilité qu’il soit victime d’intimidation ou qu’il devienne lui-même une personne intimidante. Cette étude (portant sur environ 4 500 enfants du primaire) aux États-Unis a révélé que le fait d’avoir un téléphone portable à l’école primaire était associé à l’intimidation et à la cyber-intimidation, à la fois comme intimidateur et comme victime d’intimidation. Un « intimidateur/victime » est, on l’aura compris, un enfant qui est, à différents moments, à la fois intimidateur et victime d’intimidation.
Ma recherche a révélé que si plus de la moitié des intimidateurs de troisième année portaient un téléphone portable, seulement 35 % des enfants qui n’étaient pas impliqués dans des actes d’intimidation en portaient un. De façon encore plus nette, les trois quarts des cyber-intimidateurs de troisième année portaient un téléphone, comparativement à seulement 37 % des élèves de troisième année qui n’étaient pas impliqués dans cette pratique. Les résultats étaient semblables, mais un peu plus faibles, pour les élèves de quatrième et de cinquième année.
Il se peut que les résultats aient été plus probants chez les plus jeunes enfants en raison de leur capacité relativement limitée de comprendre comment fonctionnent les communications dans un environnement numérique. Par exemple, dans un travail de terrain au Massachusetts Aggression Reduction Center, j’ai appris que les adolescents se méfient des émotions qui s’intensifient rapidement en ligne, réalisant qu’elles peuvent mener à des bagarres et à de l’intimidation. Mais les jeunes enfants n’ont généralement pas encore appris cette leçon. C’est ce fossé qui m’a motivé, avec un collègue, à créer un guide pour enfants en vue d’obtenir leur premier téléphone portable.
Les enfants peuvent apprendre à utiliser les téléphones en toute sécurité, et les parents peuvent prendre des mesures pratiques pour réduire au minimum les risques que leur jeune soit victime d’intimidation et de cyber-intimidation, ainsi que des pratiques qui peuvent aider à assurer le bien-être général de leur enfant.
Voici quelques conseils :

1. L’appareil reste la propriété de l’adulte

Le téléphone n’est pas celui de votre enfant, c’est le vôtre. Ainsi, vous avez toujours le droit de le regarder. En vérifiant le téléphone de votre enfant, vous pouvez détecter des messages ou des posts qui peuvent suggérer une implication dans de l’intimidation ou de la cyberintimidation. Une étude MacAfee de 2012 a révélé que la moitié des enfants ont changé leur comportement en ligne s’ils croyaient que leurs parents vérifiaient.

2. Pas de téléphone à l’heure du dîner



Il a été démontré que le dîner en famille protège les enfants contre l’intimidation. Monkey Business Images/Shutterstock


Une étude menée en 2014 par des chercheurs de l’Université McGill a révélé que les dîners de famille ont aidé à protéger les enfants contre l’intimidation. L’heure du repas du soir peut être un moment où l’on peut établir des liens affectifs, même lorsqu’il n’y a pas de grande conversation. Ce peut aussi être l’occasion de discuter des problèmes et des difficultés de chacun, et de débattre des solutions et des stratégies avec la participation des personnes qui vous aiment. Malheureusement, on sait bien que les dîners de famille peuvent être facilement interrompus par des notifications ou des messages des téléphones. C’est pour cette raison qu’une règle « sans appareil » à table peut aider à promouvoir des liens familiaux qui protègent contre l’intimidation.

3. Limiter l’utilisation pendant les devoirs

Écouter de la musique peut être acceptable, mais regarder des vidéos et des émissions de télévision ou jouer à des jeux n’ont pas lieu d’être pendant que les enfants font leurs devoirs. Les études qui ont examiné le fait de faire plusieurs tâches en même temps s’accordent pour dire que cela dégrade la mémoire, l’apprentissage et la performance cognitive.

4. Pas de téléphone avant le coucher



Regarder un téléphone cellulaire juste avant le coucher peut perturber le sommeil. kryvoshapka/Shutterstock


Il a été montré que les écrans lumineux regardés juste avant le coucher peuvent retarder ou interrompre les rythmes de sommeil. Les problèmes de sommeil, à leur tour, ont été liés à l’intimidation. Pour favoriser un sommeil sain et réduire les risques d’intimidation, aidez votre enfant à adopter de bonnes habitudes de préparation au sommeil en rangeant les appareils numériques une heure avant le coucher. S’ils veulent lire à partir de leur appareil, utilisez une application qui a un filtre UVB ou un graduateur de lumière.
Pour aider votre enfant à rester endormi, les appareils devraient être gardés à l’extérieur de la chambre à coucher pour la nuit. Même si votre enfant a l’intention de dormir, un bourdonnement ou une vibration peut le réveiller. Il peut alors être tenté d’envoyer des messages ou de jouer à des jeux.

5. Donnez le bon exemple en voiture



Les textos sont une cause majeure de distraction au volant. Ekaterina Pokrovsky/Shutterstock


Encourager les enfants à abandonner leur téléphone lorsqu’ils sont en voiture peut être une habitude salvatrice pour eux, plus tard. L’habitude peut être prise dès l’école primaire. Un examen des statistiques a révélé, chez les jeunes conducteurs, que l’utilisation du téléphone cellulaire est la deuxième cause de distraction au volant, et donc d’accidents. Pour réduire les risques que cela se produise une fois le permis passé, les parents peuvent apprendre aux jeunes enfants que l’on n’utilise pas un appareil en voiture ; il peut s’agir d’un endroit pour parler, plutôt que d'envoyer des messages.

6. Instaurer un esprit de responsabilité

Posséder un téléphone portable n’est pas un droit, c’est un privilège. En tant que parent, encouragez l’utilisation responsable du téléphone en établissant un lien entre ces privilèges numériques et une attitude de responsabilité. Montrez aux enfants comment gérer leur temps passé sur Internet avec des applications comme unGlue. Enseignez à vos enfants que discuter de problèmes concernant la société fait partie de la maturité nécessaire pour utiliser un téléphone portable. Et songez à demander à vos enfants de participer à la vie de la maison pour « gagner » leurs privilèges numériques.The Conversation

Elizabeth Englander, Professor of Psychology, and the Director of the Massachusetts Aggression Reduction Center (MARC), Bridgewater State University
Cet article est republié à partir de The Conversation sous licence Creative Commons. Lire l’article original.

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

pager


Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) :

Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains.

La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ?

Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être comptés. Dans le cadre de sa mission de numérisation du secteur médical, le ministre britannique de la santé Matt Hancock veut s’en débarrasser. Supprimer une technologie désuète semble une chose évidente. Mais est-ce le cas concernant les bipeurs ?

En tant que professeur de comportement organisationnel, je vois des raisons claires de se débarrasser des bipeurs et de les remplacer par des téléphones portables permettant d’envoyer des SMS ou utiliser des applications de messagerie instantanée. Le système d’exploitation de bipeurs n’utilise qu’une seule voie de communication. Sa technologie est très basique et ne vous permet de partager que des messages les plus simples. Bien entendu, le personnel hospitalier est déjà familiarisé avec les téléphones portables.

Une enquête menée auprès de médecins d'un hôpital du Royaume-Uni a révélé qu'ils utilisaient déjà leur téléphone mobile pour échanger avec leurs confrères sur les sujets cliniques (professionnels). Parallèlement,  une petite enquête d'observation a révélé que les médecins utilisant un assistant numérique réagissaient plus rapidement à un incident que ceux utilisant un bipeur. Ces derniers, considéraient la messagerie SMS comme pratique, discrète, fiable et efficace. L'utilisation du téléphone mobile a amélioré l’échange d'informations parmi le personnel médical.

Et si ce n’était pas fini....

Pourquoi on les utilise encore ?

Avant que le NHS ne se précipite pour « mettre à la poubelle » les 130 000 bipeurs, il vaut la peine de s’interroger sur les raisons qui poussent les gens à continuer à utiliser cette technologie dite dépassée ? Les bipeurs ont de gros avantages techniques. Ils utilisent des piles bénéficiant d’une longue durée de vie. Ils utilisent des ondes radio qui pénètrent mieux les murs épais que l'on trouve dans certains endroits des hôpitaux. Ils fonctionnent également sur leur propre réseau dédié qui est moins susceptible d'être submergé en cas d'urgence.

Il y a aussi des raisons sociales (sociétales) pour lesquelles les bipeurs peuvent être plébiscités. Justement parce que leur utilisation est si simple, ils permettent de partager difficilement de l'information qui porterait atteinte à la vie privée des patients.

Mais lorsque le personnel médical a commencé à utiliser des téléphones portables dans le cadre professionnel, de nombreux problèmes ont vu le jour : la communication entre les médecins est devenue moins fréquente et on ne savait plus reconnaitre des messages urgents et ceux qui ne l'étaient pas. Parallèlement, on a noté une augmentation significative d'interruptions auxquelles le personnel médical a été confronté pendant qu'il travaillait. Cela pourrait également être néfaste pour les patients. Après tout, nous savons que les médecins distraits sont plus susceptibles de commettre des erreurs.

En plus des interruptions de plus en plus fréquentes, les médecins qui utilisent des téléphones portables parlent moins avec leurs confrères des différentes spécialités. En effet, les téléphones mobiles et les systèmes de messagerie peuvent éclipser les échanges en face à face. Cela peut se révéler source de problèmes, car c'est souvent au cours d'interactions réelles que l'information complexe est communiquée.

De plus, comme les téléphones portables peuvent transmettre beaucoup plus de données (y compris des photos et des vidéos), le risque de partager par inadvertance des informations qui enfreignent les lois sur la vie privée des patients est beaucoup plus élevé.

Bannir les bipeurs peut sembler une évidence. Mais il y a des conséquences involontaires importantes dont les hôpitaux doivent tenir compte, notamment en ce qui concerne la protection de la vie privée, la réduction des échanges directs et l'augmentation des interruptions. Tout cela nous rappelle que des technologies parfois dépassées et simples, comme le bipeur, peuvent être davantage bénéfiques pour certains métiers que des technologies modernes plus sophistiquées.

Cet article a été publié dans The Conversation. Lire l’article original.

Comment les distributeurs peuvent-ils adopter le monde de la mobilité ?

mobile


Par Huw Owen, Directeur des régions EMEA et APJ chez Couchbase

Le mobile a révolutionné la façon dont les consommateurs interagissent avec les distributeurs ; les consommateurs d'aujourd'hui veulent une expérience omnicanal transparente sur toutes les plateformes, le mobile devenant une pièce maîtresse du système. En 2017, le commerce mobile a représenté 59%  de toutes les dépenses en ligne et, d'ici 2021, on s'attend à ce que ces ventes représentent une part stupéfiante de l'ensemble des dépenses en ligne, environ trois-quarts du commerce en ligne. Dans un monde de plus en plus compétitif, le fait de pouvoir offrir une expérience mobile exceptionnelle peut fidéliser ou non les clients, et les détaillants doivent donc s'assurer de bien comprendre les principes de base. Mais l'opportunité de la mobilité ne s'arrête pas là ; les distributeurs innovants découvrent également qu'ils peuvent appliquer la technologie et les applications mobiles à l'ensemble de leur activité, de l'amélioration de la fabrication et de la chaîne logistique à la gestion des magasins et au télétravail. Ainsi, qu'il s'agisse d'offrir la meilleure expérience client ou de rationaliser les opérations, le mobile possède clairement le potentiel d'être une composante fondamentale de la stratégie numérique d'un détaillant.

Retour aux fondamentaux

Alors que le commerce mobile est appelé à représenter une part importante des ventes en ligne, les distributeurs qui ne peuvent pas proposer une offre mobile sans faille peuvent s'attendre à prendre du retard par rapport à la concurrence. Malgré cela, les performances de base, l'évolutivité et les problèmes de sécurité continuent d'entraver l'expérience du commerce mobile. Par-dessus tout, les distributeurs doivent avoir la certitude que l'infrastructure qui supporte leurs services mobiles peut s'adapter à un large éventail de données qui évoluent rapidement et peut continuer à fonctionner quel que soit le nombre de clients qui souhaitent utiliser ce service. C'est essentiel pour éviter les pannes pendant les périodes de pointe comme le Black Friday ou la période des fêtes de fin d'année.

Il est également important que les applications de vente au détail puissent conserver au moins certaines fonctionnalités lorsque la connectivité est défectueuse ou indisponible : en d'autres termes, un client devrait toujours pouvoir naviguer dans une application lorsque le Wi-Fi à bord de son train se désactive ou s’il se retrouve dans une zone sans signal téléphonique. Bien sûr, ils devront peut-être attendre d'avoir une connexion pour effectuer leur achat, mais la fonctionnalité complète de l'application ne devrait pas être liée à une connexion Internet. Offrir ce type d'expérience permanente permet non seulement de satisfaire les clients, mais aussi de les maintenir plus longtemps au sein de l'écosystème du distributeur, ce qui peut se traduire par une augmentation des ventes.

Du point de vue de la sécurité, il peut être difficile de gérer les contrôles d'accès et de maintenir la sécurité des données sur les appareils mobiles, sur les sites Web ou ailleurs en dehors des systèmes du distributeur. Cependant, en raison de la multiplication récente d'incidents très médiatisés, la cybersécurité figure certainement en bonne place à l'ordre du jour. Bien que les distributeurs ne se considèrent pas comme de grandes cibles, les clients qui font des achats par le biais d'applications mobiles doivent saisir un certain nombre de détails personnels et financiers, qui sont tous très prisés des pirates informatiques. Lors de l'élaboration et du développement d'une stratégie mobile, les distributeurs doivent s'assurer que la sécurité des données contenues dans ces applications mobiles soit au niveau de la sécurité de leur entreprise.

En fin de compte, des marques comme Tesco ont compris qu'elles ne peuvent pas concurrencer directement des marques comme Amazon dans le monde du shopping en ligne. Elles doivent donc tirer le meilleur parti de leur position pour offrir une offre omnicanal forte en proposant aux clients une expérience transparente sur le web, via leur application mobile et sur le point de vente en ligne.

Passer à la vitesse supérieure


Dans un monde où une grande partie de notre vie tourne autour des appareils mobiles, l'expérience du commerce mobile ne se limite plus à faire en sorte que l'application soit sécurisée et performante. Maintenir cette expérience mobile à jour rapportera également des bénéfices. Par exemple, la technologie de balise intégrée dans les applications peut rappeler amicalement aux clients qu'il y a un magasin à proximité, tandis que les cartes de fidélité mobiles intégrées permettent d'échanger des points et de rester fidèle plus facilement que jamais. L'application mobile d'American Eagle accueille les clients avec un message de bienvenue lorsqu'ils accèdent au magasin en ligne et leur propose des produits et des conseils de style lorsqu'ils magasinent, tandis que les clients Louis Vuitton profitent d'une expérience personnalisée avec une technologie écran tactile sur leur site en ligne.  Grâce à ce type d'expérience personnalisée et mémorable, ces marques se démarquent des autres.

Les distributeurs devraient être à la recherche d'inspiration sur la façon d'innover continuellement en matière d'offre mobile. Une industrie dans laquelle ils pourraient puiser des idées est celle du jeu en ligne, qui a vu des jeux comme Pokémon Go devenir un énorme succès en raison de l'expérience client mobile. L'application Pokémon a été récompensée pour son amélioration continue, avec de nouveaux modes de jeu, défis et fonctionnalités constamment ajoutés, à tel point que le jeu est maintenant presque méconnaissable par rapport à celui qui a été lancé il y a quelques années seulement.


Une opportunité mobile massive


Les distributeurs jouissent d’une énorme opportunité d'utiliser la puissance de la mobilité en devançant le moment où le client commence ses achats. Cela pourrait commencer dès la phase de conception initiale : par exemple, avec une application mobile qui numérise les premières phases de la conception du prototype. Cela pourrait signifier qu'un prototype numérique, plutôt que physique, est envoyé en va-et-vient entre le fabricant et l'équipe de conception. Le mobile pourrait également aider ces travailleurs à faire leur travail n'importe où, qu'il s'agisse d'utiliser une tablette, de modifier des dessins à la volée lors d'un défilé de mode ou d'utiliser une application pour partager, discuter et signer les dessins finaux lors d'un déplacement.

Des marques comme Tommy Hilfiger mettent déjà certaines de ces nouvelles idées en pratique. Grâce à l'utilisation innovante du mobile, l'entreprise a complètement transformé le processus de commande pour les acheteurs grossistes. Son "showroom" réduit considérablement le recours aux échantillons physiques puisqu'elle est équipée d'appareils portatifs et d'écrans interactifs sur lesquels les acheteurs peuvent visualiser la collection et créer des commandes personnalisées. Ce système a eu le double avantage de réduire le processus de vente pour chaque grossiste de plusieurs jours à quelques heures et de réduire le nombre d'échantillons physiques que la société doit produire.

Le mobile peut également être mis en œuvre pour permettre aux détaillants de réagir plus rapidement aux changements dans la chaîne d'approvisionnement, rationaliser les processus et fournir une visibilité sur le mouvement des produits. Par exemple, il peut être utilisé en magasin ou sur la route pour permettre aux directeurs de magasin, au personnel de vente à domicile ou aux livreurs de visionner les niveaux de stock en temps réel et les dernières informations pertinentes sur les clients, ce qui leur permettra de proposer un meilleur service pour les clients. Dans les magasins, les systèmes de point de vente mobiles ont également l'avantage supplémentaire de maintenir le fonctionnement d'un magasin même si la connexion Internet est interrompue ; le personnel peut donc continuer à prendre les commandes sans que les clients repartent les mains vides.

Encourager le changement


Les distributeurs ont de nombreuses opportunités à saisir en ce qui concerne la fonctionnalité du mobile, mais ils doivent apprendre à marcher avant de pouvoir courir. En s'assurant que leur stratégie mobile de base est parfaitement adaptée aux besoins de leurs clients et en cherchant constamment des moyens d'améliorer leur expérience mobile, ils pourront alors leur offrir le type d'expérience client sans faille que les consommateurs attendent d'eux. Les entreprises les plus avant-gardistes ne s'arrêteront pas là ; elles chercheront également à déployer leur stratégie mobile sur les parties de leur activité qui ne sont pas en relation avec les clients. Qu'il s'agisse de l'intégrer à la chaîne d'approvisionnement ou d'utiliser des applications pour améliorer les processus commerciaux, les avantages peuvent être considérables. Une chose est sûre : le mobile est là pour rester, et les détaillants qui veulent garder une longueur d'avance sur la concurrence ne peuvent pas se permettre de rester immobiles.

Téléphone portable : gare aux factures salées des vacances

vacances


Si en Europe, la situation s'est clarifiée depuis un an, téléphoner depuis le reste du monde ou consulter ses courriels sur internet peut coûter une petite fortune.

Vous avez la chance d'être parti en vacances en Thaïlande ou en Tunisie et vous brûlez d'envie de donner de vos nouvelles à vos proches en leur passant un petit coup de fil ? Ou alors vous décidez de leur envoyer depuis votre smartphone quelques photos ? Mieux vaut dans ce cas vous être minutieusement renseigné sur votre forfait mobile pour éviter de revoir à votre retour de congés une facture salée.

Car si en Europe, la situation s'est grandement améliorée depuis un an (lire ci-dessous), en dehors des pays de l'Union européenne, les tarifs des télécommunications peuvent flamber. Par exemple, une minute de téléphone depuis la Thaïlande vers la France est facturée 2,90 €. Et le prix d'un mégaoctet de données – soit le poids d'une photo de qualité moyenne – s'affiche à 13,20 €. Depuis la Tunisie, les tarifs sont respectivement de 7,92 € et de 16 € !

La prudence est donc de mise. Pour pouvoir communiquer ou se connecter sur internet sans se ruiner lorsque l'on est hors d'Europe, plusieurs solutions existent.

Trois solutions

La première est de se renseigner auprès de son opérateur français pour voir quelles options il propose. En effet, tous les opérateurs disposent d'une gamme de packs à ajouter à son forfait. Par exemple chez Orange, on peut avoir «3 Go et 30 minutes tes d'appels ou 2 heures d'appel valables 31 jours dans 30 pays» pour 29 € ou encore «400 Mo et 50 SMS ou 2 heures d'appel et 50 SMS valables 31 jours dans 30 pays» pour 29 €. Si on part aux États-Unis ou Canada on a des packs à des prix plus doux comme «1 heure d'appels et les SMS illimités valable 7 jours» pour 12 €. L'important est de bien identifier ses besoins entre appels, internet et SMS.

La seconde solution pour ne pas avoir une facture salée est tout simplement d'acheter dans le pays visité un pack comprenant une carte SIM qu'on installera dans son smartphone à la place de sa carte SIM française. Dans plusieurs pays comme au Vietnam, les opérateurs télécoms ont imaginé des forfaits spéciaux pour les touristes. Pour 20 €, ils offrent tout le confort des forfaits français, 3G ou 4G comprise. Mieux vaut éviter en revanche d'acheter en France auprès de sociétés spécialisées des cartes SIM avec forfaits «internationaux» qui s'avèrent au final bien plus chères.

Risque de piratage

Enfin, la 3e solution concernera surtout ceux qui veulent se connecter à internet, avec leur ordinateur ou leur smartphone. Il suffit de se connecter au wifi de son hôtel ou d'un restaurant dans lequel on vient déjeuner. Attention toutefois à vérifier que le réseau wifi est sécurisé (présence du petit cadenas). Mieux vaut éviter les hot spot publics pour éviter tout risque de piratage.

Par ailleurs, pour éviter tout dépassement de forfait, votre opérateur peut vous alerter via SMS au-delà d'un certain montant.

En Europe, c'est inclus, mais..
Depuis le 15 juin 2017, les surtaxes sur les appels et les données à l'intérieur de l'Europe ont été abolies. Ces frais d'itinérance (roaming en anglais) étaient dans le viseur de la Commission européenne depuis des années mais les arguments des opérateurs arguant qu'ils devaient faire de lourds investissements et qu'il pouvait y avoir des abus, avaient réussi à freiner le projet. Depuis un an, on peut donc utiliser son forfait mobile dans les pays de l'Union européenne comme si l'on était en France. Pratique lorsqu'il s'agit de consulter son itinéraire sur Google Maps, publier une photo sur Facebook ou consulter la fiche Tripadvisor d'un restaurant. Envoyer un SMS/MMS ou passer un coup de fil à ses proches.
En revanche, les appels et les SMS/MMS effectués depuis la France métropolitaine vers l'Europe ne sont pas inclus, sauf si vous disposez d'une offre adaptée. Vérifiez également quelles sont les dispositions prises par votre opérateur concernant l'Andorre, la Suisse et les DOM.
Méfiez-vous également des télécommunications que vous pourriez passer depuis des bateaux, notamment des ferries. Ces navires disposent de réseaux de télécommunications spécifiques qui ne rentrent peut-être pas dans votre forfait.
Explosion des usages
Un an après la fin des frais d'itinérance, l'Europe a décidé au début du mois de limiter le coût des appels et SMS d'un pays membre à l'autre. Les appels émis d'un État membre de l'UE vers un autre seront limités à 19 centimes d'euro par minute et l'envoi de SMS sera plafonné à six centimes d'euro. Une bonne chose, car l'organisation européenne de défense des consommateurs BEUC a noté que le prix d'un appel entre pays de l'UE est actuellement compris entre 5 et 80 centimes d'euro par minute...
En tout cas la fin des frais d'itinérance entrée en vigueur l'an dernier a boosté les usages. Avant la mesure, 75 % des Français déclaraient se restreindre sur les SMS et l'internet mobile et 28 % déclaraient ne pas du tout utiliser leur internet mobile. «Au deuxième semestre 2017, le trafic de téléphonie comme le nombre de SMS émis en itinérance a augmenté d'environ 40 % par rapport à au deuxième semestre 2016, et la consommation de données a été pratiquement multipliée par quatre», souligne l'Arcep, le gendarme des télécoms.

Téléphonie mobile : la carte-vérité sur votre couverture réseau



Jusqu'à présent, chaque année, l'observatoire de la téléphonie mobile donnait lieu à des publicités dithyrambiques des opérateurs télécoms, se targuant d'être numéro un sur tel ou tel critère, et affichant des taux de couvertures de 95%... Des taux concernant la population et non pas le territoire, ce qui, pour des régions comme l'Occitanie où les zones grises sont nombreuses, change du tout au tout.
C'est notamment pour offrir plus de transparence mais aussi pour mettre la pression sur les quatre opérateurs Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free, que l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), vient de publier de nouvelles cartes beaucoup plus précises à 50 mètres près, grâce à l'emplacement des pylônes.

Sur monreseaumobile.fr, ces nouvelles cartes de couverture mobile à quatre niveaux d’évaluation, testées en Nouvelle-Aquitaine au premier semestre, sont désormais disponibles, pour la voix et les SMS, sur toute la France métropolitaine.

"Avec ces nouvelles cartes, l’Arcep entend stimuler les opérateurs pour doper encore la couverture mobile. Il s’agit de provoquer un choc de transparence, pour réorienter la concurrence que se livrent les opérateurs, afin que celle-ci porte non seulement sur les prix mais aussi sur les performances des réseaux. Ces cartes de couverture enrichies constituent aussi un point de départ : en identifiant les zones de couverture limitée, un diagnostic est posé, permettant de cibler précisément les besoins de couverture à l’avenir", explique le gendarme des télécoms.

L’Arcep adhère ensuite au vaste mouvement d'ouverture des données publiques, portée notamment par la plateforme DataFrance et kl'association OpenDataFrance. L'Arcep met ainsi à disposition ces cartes en open data, ainsi que toutes les données de monreseaumobile.fr, "afin de permettre à tout un chacun de les utiliser, d’en évaluer la fiabilité, et de créer de nouveaux comparateurs de la couverture des opérateurs mobiles."

Orange accompagne les vacanciers pour un été connecté



Orange a annoncé ce mardi 20 juin les investissements qu'il a réalisé pour que l'été soit connecté pour les Français et les touristes.

3 nouvelles LGV en 4G : Paris-Tours- Bordeaux, Paris-Le Mans-Rennes et Paris-Lille

Dès le 13 juillet, Orange couvre trois nouvelles lignes à grande vitesse. Paris-Tours-Bordeaux, Paris-Le Mans-Rennes et Paris-Lille seront ainsi ouvertes en 4G et en continu (hors tunnels). Cela complète les lignes Paris-Lyon et Lyon-Marseille déjà couvertes en 4G depuis février 2016 et février 2017. L’Eurostar bénéficie également de la 4G d’Orange, et ce jusqu’à la sortie du Tunnel sous la Manche, dans le sens Paris-Londres.

24 autoroutes en 3G ou 4G

Orange continue d’améliorer la qualité du réseau mobile sur l’ensemble du réseau autoroutier. La toute dernière autoroute couverte en 4G est l’A7, « l’autoroute du soleil » qui relie Lyon à Marseille. 19 autoroutes sont couvertes en 3G à 98% : A4, A6, A8, A9, A10, A11, A13, A22, A33, A35, A41, A43, A48, A50, A57, A61, A62, A63 et A64. 5 autoroutes sont également couvertes en 4G : A1, A7, A21, A23 et A86 (hors tunnels).

Plus de 400 stations balnéaires et 95 stations de montagne en 4G

Une fois arrivés sur leur lieu de vacances, les clients Orange peuvent profiter de la 4G à la plage dans 28 nouvelles stations balnéaires, ouvertes à l’été 2017. Ce sont 404 stations balnéaires en France qui sont couvertes par Orange en 4G.
Entre le 17 juillet et le 12 août, huit stations balnéaires seront animées par Orange avec le Relax Summer Tour 4G, un dispositif itinérant d’animations et d’ateliers ludiques.
Et pour ceux qui préfèrent la montagne, la 4G d’Orange est disponible dans 95 stations.

Près de 100 sites touristiques en 4G

La 4G d’Orange est déployée sur une centaine de sites touristiques : le Mont Saint-Michel, les châteaux de la Loire, la route des vins en Alsace, la Dune de Pilat, Saint-Tropez…

Le réseau des festivals de l’été

Les événements estivaux sont l’occasion d’échanges massifs de photos et de vidéos.
Plus de 150 événements, tels que le Festival d’Avignon, le Festival des Vieilles Charrues, les Francofolies, les Eurockéennes…, sont couverts par Orange cet été grâce à des installations temporaires et à l’optimisation de capacité du réseau.

La 4G à la campagne
Orange a choisi d’accélérer le déploiement de la 4G dans les communes de moins de 5000 habitants. En douze mois, Orange a amélioré ou couvert 8000 communes ce qui représente 6 millions d’habitants supplémentaires. Cela porte au total la couverture en 4G d’Orange à 72% de la population sur ces territoires. Au total, le réseau mobile d’Orange couvre 99% de la population en France en 3G+ et 90% en 4G.

Les Français restent connectés en vacances
Selon une étude Kantar TNS pour Orange sur les Français connectés en vacances*, 83% expriment une volonté de ralentir leurs usages numériques en vacances. Et pourtant :
  •    plus de 9 Français sur 10 emportent en vacances, en France, au moins un équipement leur permettant de se connecter. Pour les familles ce sont en moyenne 2.7 smartphones
  •    la connexion mobile à internet est prise en considération par 1 Français sur 2 pour choisir leur lieu de vacances
  •    pour 1 Français sur 2, il est compliqué voire impossible d'envisager ses vacances sans connexion
  •    en vacances, 90% des parents d'enfants de moins de 21 ans restent en contact avec leurs enfants. Deux parents sur trois déclarent même communiquer avec eux tous les jours. Les nouvelles s’échangent principalement par SMS (61%) ou en s’appelant (48%).
  •    76% des Français partagent des photos ou des vidéos avec leurs amis et leurs proches en vacances. Ce chiffre monte à plus de 88% chez les moins de 25 ans.
  •    sur le trajet, une bonne connexion permet pour 78% des Français de veiller au bon déroulé du voyage pour trouver des adresses ou rechercher des itinéraires.
  •    sur le lieu de vacances, 83% des Français indiquent que cela permet de garder le contact, 64% de s’organiser et 55% de se divertir.

Les 4 tendances mobiles annoncées pour 2017

Casque de réalité virtuelle Samsung Gear VR


Par Sarah Rolland, Senior Customer Success Manager Appsflyer

Le téléphone cellulaire pour les plus nostalgiques aura été l'un des thèmes les plus animés au Mobile World Congress 2017. Face à la hype massive autour du retour du Nokia 3310, l'impression que l'industrie du mobile revient en arrière. Mais loin de cela: outre les habituels affichages interactifs extravagants, des scénarios d'utilisation sophistiqués ont le vent en poupe, y compris la réalité virtuelle augmentée, des startups qui favorisent les bots a de nouveaux business models, et également de nouvelles innovations dans le marketing mobile.

Hardware: Pimped-out Smartphones et tablettes, projecteur avec facteur "Wow"

Barcelone reste le lieu incontournable où de nombreux nouveaux mobiles font leurs premiers grands débuts. Aucun évènement aussi novateur pour les mobiles n’a été marqué que celui-ci. Les fabricants développent leur technologie dans le détails, et adaptent leurs produits pour les amateurs de nouvelles tendances de niche, les amateurs de photographie ou encore le commerce équitable. Un nouveau projecteur Sony fonctionnant avec Android qui fut la cause d'une vraie fascination. Le XperiaTouch transforme les murs et autres surfaces en écrans interactifs et fonctionne avec un système de gestes contrôlés. Les 100 000 visiteurs de 200 pays ont également eu l'occasion de dévaller dans les salles d'exposition en plongeant dans des univers immersifs de VR. Les Avegant Glyph ( réalité virtuelle) Googles, qui projettent l'image sur la rétine et qui sont maintenant disponibles sur le marché européen.

Réalité virtuelle et augmentée: un gimmick se développe

La Réalité virtuelle (VR) va façonner le marché du jeu dans les années à venir. Cependant, les fabricants présentent également un nombre accru de scénarios d'application sérieux. HTC montre comment les lunettes VR Vive peuvent soutenir les futurs peintres dans leur formation. La réalité virtuelle gagne également en importance pour les annonceurs et les sociétés de médias. Red Bull Media House a lancé sa propre plate-forme VR et invite l'industrie à s'engager dans un échange de technologie et de collaboration, pour rendre la tendance appropriée pour l'application de masse. Parce que les appareils mobiles sont les seuls appareils technologiques que nous transportons toujours avec nous, du début à la fin de la journée, ils sont prédestinés à devenir le carrefour de contrôle pour les nouvelles technologies. Avec l'implémentation de scénarios de réalité virtuelle et augmentée ainsi que l'Internet des objets, l'interface utilisateur de Smartphone joue un rôle central. En conséquence, la proportion de l'utilisation des médias mobiles continue de croître.

App Marketing: tout le monde parle de rétention

La monétisation et la fidélisation de l'utilisateur sont aujpurd’hui des thèmes de plus en plus dans les radars des éditeurs d'applications et des distributeurs en 2017. Une analyse récente de quantités massives de données recueillies à partir de campagnes publicitaires mondiales dans la seconde moitié de 2016, montre clairement un renversement de l'approche marketing sur mobile pour se concentrer davantage sur l'activation des utilisateurs existants. Les taux de rétention ont globalement augmenté par rapport à l'année précédente. Dans des segments spécifiques tels que le shopping, il est même augmenté de 50%*. Ces augmentations sont une indication qui indique que les revendeurs d'applications ont internaliséet mesurer l'importance de la rétention. Par quoi cela passe? Par l'analyse de campagne et l'attribution. Les spécialistes du marketing d'applications savent où ils peuvent trouver les utilisateurs les plus précieux et ainsi optimiser les campagnes, non seulement en termes de portée et de volumes, mais aussi pour obtenir les meilleurs taux de rétention.

Nouvelles formes d'interaction: commande vocale et robots

Avec la popularité croissante d'Alexa, l'industrie mobile sera également obligée d'améliorer le contrôle vocal. Plus les utilisateurs s'habituent à appeler leurs commandes et leurs questions, moins ils voudront lutter avec de minuscules claviers pour Smartphones. Du point de vue du développement, cela signifie que, en plus des nouveaux formats vidéo, de nouveaux formats audio seront également répandus dans la publicité mobile. Une autre forme d'interaction qui gagne plus terrain, est l'automatisation de la communication client via des robots. Le démarrage Replay.ai, par exemple, offre une technologie avec laquelle les entreprises peuvent utiliser des bots dans les applications, Facebook Messenger ou Kik.

L’air du mobile est toujours plus présent et les technologies se fusionnent de plus en plus. Par conséquent, l'industrie mobile à Barcelone n'est plus seule. La représentation des constructeurs automobile et de la smart-home sont plus fortes que les années précédentes, car ils ont également présenté leurs technologies mobiles…. 2017 sera plus que jamais l’année du mobile.