L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Le salon européen de la photographie Photokina, qui se tient à Cologne en Allemagne jusqu’au 26 septembre est en passe de consacrer une nouvelle race d’appareils photos numériques : les micro-reflex (ou reflex 4/3). Jusqu’ici, le marché se divisait en trois grandes catégories : les reflex à objectifs interchangeables plutôt réservés aux professionnels ou aux amateurs experts ; les bridges dotés de zoom très importants pour les amateurs éclairés ; et les compacts pour le grand public. Les micro-reflex, apparus il y a deux ans, bousculent ce classement pour répondre aux 88 % de consommateurs qui, selon Sony, aimeraient prendre de meilleures photos, mais trouvent les reflex « trop experts ». Les micro-reflex proposent donc (à partir de 500 €) la qualité d’image des reflex avec des objectifs interchangeables mais avec la compacité des bridges. Cette prouesse se fait bien sûr au prix de quelques compromissions techniques : le miroir des reflex n’est pas présent tout comme la visée optique ...