L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
A l'heure où la numérisation des actes médicaux s'accélère, la sécurité des données médicales est capitale. Pour l'heure elle est plutôt perfectible à en croire l'étude menée par la société allemande Greenbone Networks. Celle-ci a mené, entre mi-juillet 2019 et début septembre 2019, une analyse d'environ 2 300 systèmes d'archivage d'images médicales connectés à internet. 400 millions sont accessibles ou facilement téléchargeables Selon le rapport , publié le 16 septembre, sur les 2 300 systèmes d'archives analysés dans le monde, 590 ont été identifiés comme accessibles sur internet. En tout, ils contiennent plus de 24 millions d'enregistrements de données provenant de patients de 52 pays différents. Plus de 737 millions d'images sont liées à ces données patients, dont environ 400 millions sont accessibles ou facilement téléchargeables sur Internet. Par ailleurs, 39 systèmes permettent d'accéder aux données des patients via un Web Vi...