Une adresse publique sur la blockchain se crée en quelques secondes, sans pièce d’identité, avec une clé privée connue uniquement du propriétaire des cryptoactifs. Max Acronym/Shutterstock Par Jean-Marc Figuet , Université de Bordeaux Une affirmation revient souvent : les criminels du monde entier utilisent les cryptomonnaies pour blanchir l’argent, en toute impunité. En effet, s’il est facile de tracer les échanges financiers via les blockchains, impossible d’identifier les personnes sans la coopération des acteurs comme Binance, Tether ou les prestataires de paiements. Car sur la blockchain, on peut tout voir sans savoir qui agit. La promesse des blockchains publiques, comme Bitcoin ou Ethereum, est aussi simple qu’audacieuse : chaque transaction y est enregistrée, horodatée et visible par tous. À première vue, c’est un avantage décisif pour les enquêteurs financiers. À première vue seulement, car ...
La loi Travail de Myriam El Khomri ne suscite pas que des débats politiques dans les couloirs du Palais Bourbon — où elle n’est pas attendue avant avril — ceux de la rue de Solférino ou ceux des centrales syndicales. Les partisans et les opposants à ce texte très controversé s’affrontent, en effet, aussi sur internet. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le débat est particulièrement vivant, contredisant tous ceux qui fustigent le manque d’engagement citoyen et le désintérêt pour la politique des Français. Dominique Reynié lance une contre-pétition pour la loi Le mouvement a été lancé vendredi dernier par la création de la pétition «Loi travail : non merci !» sur la plateforme spécialisée Change.org. Cette pétition, lancée par la militante féministe socialiste Caroline de Haas, a connu un succès fulgurant, dépassant vendredi 26 février à 20 heure les 663 000 signatures. Fait rarissime, la ministre du Travail Myriam El Khomri a répondu en publiant un texte sur la pla...