Par Hugo Spring-Ragain , Centre d'études diplomatiques et stratégiques (CEDS) L’intelligence artificielle ne détruit pas tant des emplois qu’elle modifie profondément les compétences nécessaires pour les accomplir. De cette confusion entre emploi et compétences risquent de naître des erreurs dans les politiques d’accompagnement des mutations en cours. Chaque grande vague technologique a produit son lot de prédictions contradictoires sur l’emploi. L’intelligence artificielle (IA) ne fait pas exception. Mais avant de savoir combien d’emplois l’IA va créer ou détruire, il faudrait s’accorder sur ce qu’elle automatise réellement. La réponse oblige à distinguer trois notions que le débat public confond régulièrement : l’emploi, la compétence et la tâche. Les grandes vagues d’automatisation ont suivi une logique remarquablement stable en deux siècles : vapeur, électricité, robotique industrielle ont déplacé les tâches physiques répétitives et épargné le travail...
L'Agence régionale pour le développement de la société de l'information ( Ardesi ) - qui a récemment fêté ses dix ans d'existence - a dévoilé hier à Toulouse la 7e édition de son Diagnostic, véritable baromètre permettant de mesurer tout à la fois l'évolution des usages et des équipements numériques en Midi-Pyrénées ; et le poids économique que représente désormais les technologies de l'information et de la communication (TIC), à la seconde place derrière l'aéronautique. Les TIC : 2e économie de la région Martin Malvy a d'ailleurs insisté sur ce point hier. « L'économie des TIC en Midi-Pyrénées concerne plus de 3 800 entreprises et entre 18 000 et 23 000 emplois. C'est un véritable secteur en plein développement », s'est réjoui le Président de la Région. Et de préciser que lors du récent voyage de la délégation régionale à Seattle, aux États-Unis, plusieurs rencontres avaient eu lieu, notamment avec des représentants du géant Microsoft. A ...