L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Par Sylvain Guilley, CTO de Secure-IC et éditeur principal à l'ISO. L'industrie n'est pas la seule concernée : pour beaucoup, la cybersécurité n'est ni plus ni moins qu'un centre de coût, un passage obligé. Pourtant, la crise sanitaire l'a prouvé : sans sécurité, pas de système d'information et une production (de produits comme de services) au ralenti ou pire, à l'arrêt. À l'heure de l'industrie 4.0, la cybersécurité n'est plus un élément subsidiaire, mais bien l'enjeu majeur de la sécurisation de nos chaînes de production. Industrie 4.0 : quand l'industrie devient agile Bien que le concept soit loin d'être nouveau, l'industrie 4.0 reste un sujet d'actualité pour les acteurs et les observateurs du secteur. Qu'on la nomme industrie du futur ou quatrième révolution industrielle, le concept reste toujours le même : organiser les moyens de production physiques par le prisme de la donnée, de l'information. Les retomb...