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Trophées de la e-santé 2025 : les innovations médicales numériques à l’honneur en novembre à Castres

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La 19ᵉ édition des Trophées de la e-santé est lancée. Véritable tremplin pour les startups et projets innovants du numérique en santé, l’événement récompensera en novembre, à Castres, six solutions jugées les plus prometteuses pour transformer le soin et renforcer l’écosystème médical français.

La 19ᵉ édition des Trophées de la e-santé est officiellement lancée. Devenus un rendez-vous incontournable de l’Université de la e-santé, organisée à Castres-Mazamet, ces prix distingueront en novembre prochain les solutions numériques les plus prometteuses du secteur médical. Plus qu’une vitrine, ils constituent un véritable accélérateur pour les startups et projets qui façonnent la santé numérique de demain.

Depuis leur création, les Trophées ont récompensé plus d’une centaine d’initiatives. Certaines ont connu un développement spectaculaire après leur passage à Castres : OSO-AI, qui a levé 10 millions d’euros en 2022, SiView (5 M€ en 2021) ou Tilak Healthcare (10 M€ en 2018). Cette trajectoire confirme le rôle structurant d’une compétition devenue, au fil du temps, un radar à innovations.

Six prix attribués

L’édition 2025 maintient une architecture éprouvée : six prix seront attribués, dont quatre catégories thématiques (patients ; prévention et bien vieillir ; structures et professionnels de santé ; traitement et sécurisation des données) et deux distinctions spéciales, le Grand Prix du Jury et le Trophée des internautes. Les candidatures, ouvertes jusqu’au 25 septembre, devront porter sur des projets de R&D ou commercialisés depuis janvier 2023. Elles seront évaluées selon des critères combinant pertinence, valeur d’usage et solidité économique.

La finale se tiendra en deux temps : le 5 novembre, les porteurs de projets finalistes défendront leurs solutions lors de pitchs publics à l’école d’ingénieurs ISIS ; le lendemain, la remise des prix viendra clore l’Université de la e-santé. L’enjeu dépasse la reconnaissance symbolique.

Visibilité et la crédibilité pour les lauréats auprès de futurs partenaires

Pour les lauréats, la visibilité et la crédibilité acquises ouvrent l’accès à des partenariats hospitaliers, universitaires et financiers. L’édition 2024 avait confirmé cette dynamique, comme en témoignent GMT Science et Alia Santé, désormais mieux ancrées dans l’écosystème.

Soutenue par la Technopole de Castres-Mazamet et ses partenaires institutionnels, cette initiative illustre une ambition constante : faire du numérique en santé un moteur d’innovation territoriale et un levier de compétitivité nationale. En novembre, Castres redeviendra ainsi le lieu où se dessine, entre prospective et applications concrètes, une partie de l’avenir médical français.

Journée mondiale de la santé : les nouvelles technologies, source de nouveaux défis à court terme

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Analyse de Scott Lundstrom, Senior Industry Strategist for Healthcare chez OpenText

« À l'occasion du 75e anniversaire de la Journée mondiale de la santé, le thème est "la santé pour tous". La dernière décennie a été une période de transformation pour les soins de santé, non seulement pour la R&D, mais aussi pour acheminer des solutions technologiques pour favoriser l'accès aux soins des patients.

Il s'agit là d'une excellente nouvelle pour les patients : les professionnels de santé disposent des capacités nécessaires pour fournir les meilleurs soins possibles. Pourtant, la réalité de l'introduction de nouveaux outils n'est pas aussi simple. La mise en œuvre de nouvelles technologies continue de poser toute une série de challenges au secteur.

Les piles technologiques des organisations peinent à trouver leur équilibre, chaque élément s'efforçant de rester en harmonie avec les autres. Face à des problèmes tels que ceux rencontrés lors de la pandémie, les organisations sont souvent contraintes d'adopter rapidement de nouvelles solutions. Chaque nouvelle technologie complique davantage la vision qu'a une organisation de ses opérations et la mise en œuvre de technologies modernes présente fréquemment de nouveaux défis à court terme. Ce n'est pas un secret, la gestion des milliers d'appareils médicaux qui dispensent quotidiennement des soins est une tâche difficile.

Internet des objets médicaux

La bonne nouvelle est que l'adoption de la technologie IoT au sein des dispositifs médicaux, et plus particulièrement de l'Internet des objets médicaux (IoMT), allège considérablement la pression qui pèse sur les prestataires de soins de santé. Le marché de l'IoMT, qui devrait atteindre 176 millions de dollars d'ici à 2026, est l'un des secteurs de l'IoT qui connaît la croissance la plus rapide. Il tente d’éliminer une partie de la pression à laquelle est confronté le système de santé mondial, en fournissant des connexions et un accès aux professionnels de la santé et aux patients.

De même, l'utilisation d'une solution de suivi et de traçabilité des actifs pour gérer les dispositifs médicaux permet de nouvelles capacités significatives, notamment :

La gestion sécurisée des appareils qui protège les actifs en provisionnant, gérant et retirant automatiquement et en toute sécurité les appareils IoT sur l'ensemble d'une base d'actifs.

L'intégration de l'écosystème qui fournit un flux d'informations transparent à travers les solutions de la chaîne d'approvisionnement de l'entreprise, permettant l'échange sans friction d'informations basées sur des capteurs avec des systèmes d'entreprise clés.

La messagerie unifiée qui regroupe les informations provenant de systèmes disparates et les combine pour créer un flux de données unique afin de permettre une communication de tout type.

Des informations exploitables qui appliquent l'intelligence artificielle et l'apprentissage automatique pour surveiller les conditions, stimuler les performances et maximiser la disponibilité des équipements et des actifs en état de marche, offrant ainsi une visibilité de bout en bout sur les actifs.

Malgré les défis auxquels le domaine de la santé est confronté, comme fournir un accès et des soins de qualité pour tous, la véritable promesse de ces avancées ne sera visible que si les organisations peuvent s'adapter à la mise en œuvre transparente de solutions technologiques. Pour de nombreuses organisations, cela signifiera devenir plus agiles et plus intelligentes en adoptant l'IoMT pour capturer les données à partir desquelles les connaissances et les soins peuvent être construits. »

E-santé : la digitalisation au service du secteur de la santé en France

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Tribune de Bernardo Cabrera, Directeur de la BU Objenious (Bouygues Telecom).

La e-santé fait parler d’elle depuis de nombreuses années. Déjà en 2018, la France s’est dotée d’une stratégie ambitieuse à travers la loi Ma Santé 2022, visant à rassembler les soignants en ville et à l’hôpital autour de projets de santé plus adaptés à l’ensemble du territoire. La pandémie a considérablement accéléré l’adoption des soins à distance. Malgré un marché déjà bien structuré, le personnel de santé et la patientèle restent toujours en attente d’outils pour faciliter les tâches, et surtout la prise en charge ainsi que le suivi des patients. 2022 sera-t-elle l’année de l’e-santé ?

Faciliter la prise en charge et le suivi à distance des patients : le leitmotiv

Ces dernières années, les objets connectés dédiés au domaine médical n’ont cessé de se développer. Selon un rapport réalisé en juin dernier par l’Institut Montaigne, associé au cabinet McKinsey, le marché annuel potentiel de l’e-santé en France se chiffrerait à 22 milliards d’euros.

Ces outils de santé connectés, grâce à l’IoT, permettent de suivre le patient à chaque étape de son traitement, et ce, même à distance. Depuis la crise sanitaire, la téléconsultation s’est popularisée, mais il ne s’agit pas du seul atout de la santé connectée. Les soins quotidiens sont aussi facilités grâce à la télé observance, permettant de relever les constantes précises d’un patient à l’aide d’un simple boîtier (par exemple, pour suivre des patients atteints d’apnées du sommeil ou de diabète).

L'IoT optimise également le suivi des personnes à pathologie chronique ou plus vulnérables grâce à la téléassistance. Les personnes âgées qui vivent seules notamment, peuvent émettre un appel d’urgence en cas de chute ou de malaise grâce à une simple pression sur un bracelet ou médaillon connectés à une assistance 24/7. Les médecins aussi, dans le cadre de la télé expertise, ont la possibilité de solliciter à distance un ou des confrères spécialisés pour compléter un examen médical.

L’objectif ? Lutter contre le désert médical et faciliter l’accès aux soins pour tous. En limitant leurs déplacements les soignants ont plus de temps pour leurs patients, écourtant ainsi les délais d’attente. Le suivi et le contrôle de ces patients gagnent en précision et permettent même d’anticiper les situations à risque et d’intervenir au plus vite.

La vigilance française renforce l’intérêt des patients et soignants pour les nouvelles technologies.

La réglementation encadrant les données de santé issues des objets connectés est très stricte. Depuis 2017 en Europe, tous les objets connectés e-santé doivent obtenir une licence spécifique et les constructeurs sont audités chaque année. En France, depuis 2021, les mandataires, les importateurs et les distributeurs sont également soumis à des contrôles réguliers. L’ensemble des dispositifs médicaux technologiques doivent être certifiés CE, selon les nouveaux règlements 2017/745 européens.

Du côté des patients et également des soignants, la technologie a désormais fait ses preuves et rassure. Le corps médical y voit l’opportunité d’être plus efficace et d’améliorer ses conditions de travail. La nouvelle génération de soignants, qui a grandi avec les nouvelles technologies, réclame une assistance technologique pour réaliser certaines tâches quotidiennes et fluidifier les process.

Mais, en parallèle, des réglementations complexifient le paysage de la santé connectée. Certaines lois, comme la norme HQE, freinent largement les débits cellulaires sur site hospitalier, rendant extrêmement difficiles la connectivité à l’intérieur des bâtiments et donc l’usage des objets connectés. Heureusement, de nouvelles technologies IoT cellulaires dédiées à l’IoT (LTEM, NB-IoT) peuvent répondre à ces contraintes.

Les hôpitaux et maisons de santé en ordre de marche

Certains hôpitaux, comme le CHU de Caen ou de Maubeuge ont déjà commencé à intégrer des capteurs e-santé au sein de leurs structures, et constatent les bénéfices de cette transition digitale.

L’objectif à long terme est aussi d’équiper les maisons de santé, passerelles indispensables entre le patient et l’hôpital. Ces centres régionaux où médecins, auxiliaires médicaux et pharmaciens se regroupent, peuvent traiter 80% des soins et permettent de désengorger les hôpitaux.

Un patient suivi à domicile grâce à la télé observance peut se rendre rapidement en Maison de Santé pour effectuer une consultation à un rythme adapté à son évolution.  

Les soignants quant à eux pourraient bénéficier du soutien d’assistants vocaux qui pourraient leur rappeler les informations relatives à un patient en temps réel et faciliter la rédaction des rapports. Un meilleur suivi, avec des analyses optimisées… La digitalisation au service du patient et du corps médical promet de nettes améliorations pour le secteur de la santé sur les prochaines années. La croissance du secteur des technologies au service de la santé s’est largement accélérée avec la crise sanitaire et la France semble enfin se doter d’une législation plus adaptée. La e-santé pourrait apporter une partie des réponses nécessaires à la modernisation et à la transformation du système de santé.

Quand l'automatisation intelligente vient en aide au personnel soignant

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Par Jean-Charles Goetz, Vice President, Sales - Southern Europe chez Kofax

Les mesures sanitaires, le vaccin, la vie qui reprend petit à petit... Et si, ne serait-ce qu'un seul instant, on osait croire que la pandémie est derrière nous. L'apparition de différents variants nous ramène vite à la réalité : celle qui nous fait vivre de véritables montagnes russes, particulièrement pour le personnel soignant dans les établissements de santé.

De nombreux hôpitaux sont toujours confrontés à des pénuries d'équipements et de lits, mais les pénuries de personnel constituent une préoccupation importante. Les infirmières, en particulier, sont en nombre insuffisant, et la fatigue frappe le personnel à tous les niveaux des services de santé.

La pression exercée sur les établissements de santé, de faire plus avec moins, ne faiblit pas. Heureusement que les technologies, comme l'automatisation intelligente, peuvent venir en aide. Elle permet aux établissements de santé de faire face à la pandémie de manière plus efficace et de soulager le personnel de la charge de travail qui leur pèse tant. Grâce à l'automatisation de certains processus, les hôpitaux sont à même de fournir des soins de meilleure qualité, de transmettre les informations patients plus rapidement et en toute sécurité, tout en réduisant les coûts. In fine, tout le monde y gagne.

Cela dit, l'automatisation intelligente n'est pas seulement un outil puissant dans la lutte contre la pandémie. Elle est également un moyen de lutter contre de nombreux autres facteurs de stress auxquels les hôpitaux sont confrontés aujourd'hui.

Enregistrements des admissions

La surcharge des hôpitaux rime avec les services d'admissions débordés. Les formulaires d'admission et les documents de sortie s'accumulent rapidement et c'est à cet instant précis que le traitement manuel des documents est extrêmement lent et sujet à l'erreur.

Pour rendre les processus des enregistrements plus rapides et plus précis, les hôpitaux peuvent s'appuyer sur certaines fonctionnalités de l'automatisation intelligentes : la capture cognitive et le traitement intelligent des documents. Ils peuvent ainsi capturer, extraire et classer avec précision des informations provenant de n'importe quelle source. L'automatisation et la numérisation éliminent les erreurs, demandent moins de travail aux collaborateurs et rendent les données disponibles plus rapidement. D'autre part, les patients sont admis et soignés plus rapidement.

Dossiers médicaux dématérialisés

Les images médicales, les rapports médicaux et autres documents créés pendant le séjour de chaque patient doivent être traités et classés. De nombreux établissements traitent des centaines de millions de documents chaque année. La saisie et le stockage manuels de ces données sollicitent fortement le personnel, ce qui ne fait qu'aggraver l'épuisement professionnel déjà ressenti.

L'automatisation intelligente, cependant, digitalise les processus de gestion des dossiers médicaux. Que les données arrivent en format papier, par mail, fax, PDF...) via le mobile, en PDF ou dans un autre format, elles sont toutes capturées, extraites et validées. Avec des informations patient envoyées vers des systèmes de gestions de données, les soignants ont une vue complète et plus précise du patient dès le premier jour. Les documents n'attendent plus d'être traités et le personnel peut consacrer plus de temps aux patients et le soigner plus rapidement.

La confidentialité et la protection des données sont également d'une grande importance lorsqu'il s'agit de dossiers médicaux. Les établissements de santé doivent assurer la sécurité des informations médicales protégées (IMP) et se conformer à la loi sur la protection et l'accès aux données médicales par les patients. L'automatisation intelligente améliore la conformité et la sécurité des données grâce à des fonctionnalités telles que l'ajout de filigrane, la surimpression et la biffure d'informations confidentielles.

Les urgences

Le stress généré par la pression, notamment aux urgences, peut aussi être atténué grâce à l'automatisation intelligente. Les urgences sont un environnement où le rythme est très soutenu et où chaque seconde compte pour un patient. Un processus d'enregistrement et de gestion des documents lent, basé sur le papier n'est tout simplement pas une option.

L'automatisation des processus permet au personnel administratif de mieux gérer l'afflux de patients et au personnel soignant d'évaluer en quelques clics qui a besoin de soins immédiats afin que les patients soient traités en fonction de leur priorité.

La chambre du patient

Chaque patient en chambre est suivi à l'aide de son dossier de soin qui l'accompagne tout le long de son hospitalisation, même en cas de changement de chambres ou de transfert dans un autre hôpital. Le personnel est bien souvent trop fatigué et trop débordé pour assurer méticuleusement le suivi des dossiers papier. Des erreurs sont inévitablement commises, mettant en péril la sécurité des patients et la réputation de l'établissement. 

L'automatisation intelligente rend les processus plus rapides. Les informations sur les soins de santé des patients sont intégrées dans tous les services et sont instantanément disponibles. Le personnel a accès à des informations précises et à jour depuis un dispositif mobile, et l'établissement dispose d'un registre numérique du parcours du patient.

Salle courrier

 Lorsqu'on pense aux systèmes de santé, la salle courrier n'est pas la première chose qui nous vient à l'esprit. Cependant, c'est l'un des services qui peut tirer le plus profit de l'automatisation car de nombreuses informations arrivent en salle courrier et doivent être traités. La saisie manuelle de certaines données comme les formulaires de demande de soins peuvent prendre plusieurs mois.

Les institutions peuvent automatiser la gestion des données provenant de n'importe quelle source, en utilisant des technologies d'intelligence artificielle pour convertir les données non structurées en données structurées. Et les demandes de remboursement peuvent être traitées en quelques jours seulement. Cette solution permet au personnel soignant d'être dédié à l'administration des soins plutôt qu'à la gestion administrative des dossiers.

Gestion des factures et des finances

Un back office efficace est tout aussi important qu'un front office bien géré. Les retards et les erreurs dans le traitement des factures peuvent entraîner des ruptures d'approvisionnement en équipements vitaux et en matériel de secours.

La capture automatisée et multicanal des factures simplifie les opérations de comptabilité fournisseurs et le traitement des factures papier, XML et PDF. L'établissement peut traiter davantage de factures avec un effectif réduit. Le coût de traitement d'une facture diminue également. Les statistiques détaillées aident le personnel du service comptabilité à identifier les obstacles dans le processus de comptabilité fournisseurs, et d'y remédier. Plus important encore, les paiements sont effectués à temps, ce qui permet de maintenir le flux de fournitures.

L'automatisation intelligente permet de relâcher la pression au sein des établissement de santé, permettant au personnel soignant de reprendre leur souffle, tout en faisant des économies et en fournissant des soins plus rapides et de meilleure qualité. Il est donc important de libérer le personnel des processus manuels et de leur donner une chance de se ressourcer, afin qu'ils puissent se concentrer sur ce qu'ils font le mieux : fournir (sans perte de temps) des soins adaptés aux patients.

Health Tech : Cédric Giorgi nommé directeur général adjoint chez Kaduceo

Cédric Giorgi est nommé directeur général adjoint chez Kaduceo. Startup HealthTech Toulousaine, Kaduceo est experte en traitement de données de santé pour l’analyse, l’optimisation et la prédiction de parcours de soins dans les établissements hospitaliers et les cliniques.

Expertise sur les algorithmes appliqués aux données de santé

"Kaduceo a tout pour devenir un acteur majeur de la e-santé en France et dans le monde. Matthieu [Ortala, Fondateur et Directeur Général de Kaduceo] est un visionnaire sur le sujet des données de santé pour les établissements de santé. Depuis sa création en 2014, Matthieu a su s’entourer d’une formidable équipe en science des données mais aussi et surtout d’un réseau de partenaires hospitaliers, ce qui donne une vrai expertise sur les algorithmes appliqués aux données de santé. Au delà de Kaduceo, je suis très excité de rejoindre le secteur de la e-santé, où la France a un grand rôle à jouer pour montrer l’exemple d’un numérique éthique", a déclaré Cédric Giorgi.

Diplômé de l’INSA Toulouse et de la Toulouse Business School, Cédric Giorgi a 15 ans d’expérience dans les startups et le numérique. Précédemment à son expérience chez Sigfox, Cedric créé et vendu la startup Cookening, a été Directeur Europe de Seesmic et Directeur Marketing de Goojet devenu Scoop.it.

La Health Tech en plein essor en France 

Le secteur de la Health Tech est en plein essor en France. "Le tissu industriel est composé de plus de 1700 entreprises healthtech en France dont 720 sociétés de biotechnologies, plus de 800 sociétés Medtech et 200 entreprises de e-santé. Il se crée tous les ans plus de 60 nouvelles entreprises dans le secteur biotech", indiquait début février dernier le Panorama France HealthTech 2019, réalisé par France Biotech, l'association indépendante qui fédère depuis 1997 les entrepreneurs de l’innovation dans la santé et leurs partenaires experts.

2019 a vu une accélération de la prise de risque et de l’appétence pour les sociétés innovantes de healthtech démontrée par les nombreux partenariats industriels et l’émergence des méga-deals.
"En 2019, pas moins de 9 milliards d’euros ont été levés dans les 6 principaux pays européens grâce à l’effort fourni par les fonds spécialisés et la réalisation d’une opération record de 1,3 milliards d’euros par la société Galapagos. La France se positionne comme le second pays européen attirant le plus de capitaux dans le secteur de la healthtech après le Royaume-Uni, toutes opérations confondues, malgré un intérêt limité de la part des investisseurs institutionnels généralistes pour la healtchtech", explique Cedric Garcia, Associé EY.

La santé de demain : vers un changement plus comportemental que technologique

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Par Mathilde Le Rouzic, co-fondatrice de Hellocare

Intelligence artificielle, télémédecine, robotisation : le secteur de la santé se digitalise et n’échappe pas à l’abondance des  nouvelles technologies. La médecine se dote chaque jour de nouvelles applications, d’outils et services destinés à améliorer le suivi des patients ainsi que la pratique médicale. Pourtant, l’usage de ces innovations est encore très peu exploité par les français : d’après une enquête du Journal International de la Médecine auprès des médecins, malgré la prise en charge de la téléconsultation par l’Assurance Maladie depuis septembre 2018, 70% d’entre eux n’y auraient pas recours dans l’année à venir.

Face à ce décalage entre les innovations proposées et celles adoptées, force est de constater que l’inertie du système retarde l’adoption de nombreuses technologies présentées comme l'avenir de la santé. Aujourd’hui, il n’est donc pas absurde d’affirmer que le véritable avenir de la santé se jouera grâce à un changement des mentalités et pas seulement par les nouvelles innovations technologiques.

La santé 4.0 : les français sont prêts


Signe des temps, dans le sillage des grandes entreprises mondiales (notamment les GAFAM et IBM) qui investissent massivement dans la santé, nombreuses sont les startups qui s’intéressent au sujet. En 2018, les startups “healthcare” ont levé plus de fonds aux USA qu’au cours des années 2012 et 2013 réunies. Le grand public également plébiscite fortement les usages des nouvelles technologies en santé. C’est d’ailleurs lui qui porte “bottom-up” une partie des mutations comportementales en santé, se montrant particulièrement friand de solutions innovantes de prévention ou d’aide au suivi de l’état de santé (applications, objets connectés, etc.). Si dans d’autres secteurs d’activité l’intérêt du public, des grandes entreprises et des financeurs forment le trio gagnant nécessaire à la réussite de la transformation digitale du dit secteur, il n’en va pas de même en santé. C’est par et avec les professionnels de santé que l’accès du plus grand nombre à ces solutions se fera, car ce sont eux qui ont la confiance des patients et qui seront les prescripteurs des meilleures solutions.

La médecine : un métier tourné vers l’humain


Les entreprises proposent des technologies telles que l'IA et les chatbots afin de réduire la charge de travail des humains. Cependant, le secteur de la santé accusera un retard considérable tant que les soignants n’auront pas validé cette transformation numérique des soins de santé.

Pour le professionnel, choisir une profession de santé, c’est choisir une profession qui par nature est tournée vers l’humain. Il est donc inévitable de rencontrer de nombreux freins “culturels” chez ces professionnels qui défendent une approche plus humaine. S’ils sont parfois réfractaires aux changements de relation soignant-soigné induit par internet notamment, c’est souvent par manque de précédents ou d’informations sur les gains dans la relation elle-même. Il appartient à ceux qui construisent les outils technologiques de faire preuve de pédagogie pour aider les soignants à mieux appréhender les usages potentiels et à construire cette santé de demain qui mettra le patient au coeur d’un système de santé plus performant grâce aux outils numériques. 

L’innovation technologique, l’alliée des médecins


C’est un des points fondamentaux de ces avancées technologiques en santé : il faut créer des outils et services qui vont venir en support des prises en charge et aider le médecin. Ainsi l’intelligence artificielle ne viendra pas remplacer le médecin, elle viendra l’aider à affiner son diagnostic. Elle sera également présente pour automatiser certains suivis, permettant au médecin d’intervenir au moment opportun. Elle lui permettra aussi de gagner du temps de gestion au profit du soin. Le robot qui intervient en chirurgie n’est rien sans l’intelligence et l’intuition du médecin. Une intelligence artificielle, même dotée d’une puissance de calcul phénoménale, pourra traiter un volume de données inaccessible à l’humain mais ne fera preuve d’aucune empathie pour échanger avec le patient.

Vers une médecine augmentée


Ces dernières années,  un changement de paradigme dans la relation entre les patients et leurs médecins s’est mis en place :  les patients sont plus informés et plus impliqués dans leur santé ; quant aux professionnels, ils se plaignent - parfois -  de ces nouveaux patients qui se pensent “sachants” mais qui n’ont pas toujours toutes les clefs ni la distance nécessaire pour évaluer au mieux leur santé.

Demain, une nouvelle approche de la relation patient/médecin se mettra en place grâce aux outils numériques : les patients deviendront le nouveau “point de soin” et seront l’objet d’un suivi continu, assistés par des objets connectés et des applications. Ceux-ci pourront indiquer les symptômes et réactions suite à une opération ou dans le cadre d’un traitement médicamenteux par exemple. Le médecin deviendra, quant à lui, le grand superviseur de ce suivi et disposera de données cliniques quasi-permanentes lui permettant de monitorer l’état de santé de sa patientèle.

Il est donc très probable que d’ici 2050, la société se tourne vers une médecine augmentée c’est à dire plus personnalisée et plus efficace tant sur le plan préventif que curatif.

Santé 3.0 : la téléconsultation, un nouveau mode de communication pour les médecins

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Par le Docteur William Benichou, président Hellocare et médecin généraliste

Le secteur de la santé n’a pas échappé à la transformation numérique : les progrès technologiques ont profondément modifié la vision traditionnelle de la santé. La télémédecine, et plus particulièrement la téléconsultation ont donc émergé depuis quelques années et permettent de mettre en relation un patient et un médecin à distance, en vidéo via son smartphone, ordinateur ou tablette. L’annonce de la prise en charge de celle-ci par la Sécurité Sociale, effective le 15 septembre prochain, en est la preuve.

Si la téléconsultation prend de plus en plus de place dans le quotidien des patients, elle est également considérée comme un nouveau mode de communication par les médecins qui y voient une réelle opportunité pour la santé : moins de gestion pour plus de soins.

Téléconsultation : des avantages pour les médecins comme pour les patients


Pour la plupart des médecins, la démocratisation de la téléconsultation pourrait résoudre de nombreux problèmes identifiés dans les cabinets médicaux (libéraux ou non) : le temps d’attente est réduit, les consultations sont plus efficaces et l’accès au soin est plus facile. Pour le médecin, les avantages sont également non-négligeables : ceux-ci peuvent en effet réduire leurs déplacements, avoir plus de temps libre et augmenter leurs revenus.

Ainsi, la digitalisation de la consultation permet à des populations domiciliées dans des déserts médicaux, mais également aux expatriés ou aux vacanciers qui éprouvent des difficultés à trouver un médecin sur place (barrière de la langue etc.) de recouvrer un accès aux soins. Alors qu’en 2014, un Français sur deux n’allait pas chez le médecin (Selon une étude réalisée en 2014 par BVA/Orange/MNH), la mise en place de la téléconsultation a permis de commencer à faire chuter le taux de patients renonçant aux soins ainsi que le temps d’attente avant l’accès à une consultation.

Une relation patient – médecin inchangée


Pour les professionnels de la santé, la téléconsultation représente un moyen de contact différent mais ne met pas en danger la notion d’empathie : cette dernière ne disparaît pas à travers un écran. Elle permet de s’adapter aux nouveaux modes de vie, et crée plus de souplesse dans la relation médecin – patient en intégrant les nouvelles technologies. Ainsi, si le patient met plus de temps à exposer sa pathologie dans un cabinet, il s’exprime plus rapidement lors d’une téléconsultation et s’avère fréquemment plus précis dans la description de ses maux.

Enfin, il est nécessaire de notifier que la téléconsultation permet de conserver une très grande précision de la consultation du patient et ce, même à travers un écran. Dans 80% des cas, le médecin va pouvoir établir un diagnostic et délivrer une ordonnance si besoin. Grâce aux nouvelles technologies, le médecin peut zoomer sur la vidéo et celui-ci peut guider le patient ou un aidant si le diagnostic nécessite que le patient soit palpé.

Une organisation différente mais optimale

Souvent surchargés, les médecins se doivent d’organiser leur temps de travail. Si 46,7% des médecins (Etude réalisée par Hellocare en juillet 2018) estiment avoir un agenda plutôt équilibré, 40% restent encore chargés ou surchargés. La téléconsultation permet de répartir son temps de travail différemment : les médecins peuvent profiter d’une pause entre deux consultations physiques pour répondre à des appels de téléconsultation. S’ils le souhaitent également, ces professionnels peuvent consulter de chez eux et n’ont donc plus besoin de se déplacer. Sur une même plage horaire, ils pourront ainsi diagnostiquer plus de patients car moins de déplacement ou de gestion. A noter également qu’il est plus facile de remplacer un médecin en vacances grâce à la téléconsultation.

Il est intéressant de noter que, toujours d’après cette étude précédemment citée, 80 % de ceux qui pratiquent la téléconsultation sont des médecins généralistes et 16 % sont des spécialistes.

Grâce au remboursement des téléconsultations, les médecins vont ainsi pouvoir équiper leur cabinet d’une solution de télémédecine adaptée. Cet outil permettra d’assurer une certaine continuité dans le parcours de soins des patients. Dans la société et les modes de vie actuels, les patients se déplacent de moins en moins : la téléconsultation peut alors être une aide essentielle pour éviter des comportements parfois abusifs, comme le fait de téléphoner au médecin depuis leur domicile plutôt que de se déplacer au cabinet. Ce nouveau canal médical permet d’apporter plus de prévention, une facilité d’accès aux soins sans contrainte, pour tous, tout en étant remboursé.

Numérique et santé : les Français prêts à aller plus loin



Les Français sont prêts à aller beaucoup plus loin sur le numérique en matière de santé selon un sondage BVA/Orange réalisé dans le cadre du Digital Society Forum.

Selon les premiers enseignements de cette enquête, pour les Français, internet occupe une place importante dans le domaine de la santé :

Un Français sur trois consulte au moins une fois par mois des sites, rubriques ou forums sur la santé. Des sites, rubriques ou forums consultés essentiellement de manière réactive face à une maladie ou un symptôme, plutôt que de manière préventive.

Les informations santé trouvées sur internet sont jugées utiles et sont peu remises en cause : 89% des personnes qui les consultent jugent ces informations utiles et 70% des personnes qui les consultent les jugent également fiables, moins d’un Français sur trois (29%) mettant en doute leur crédibilité

Enfin, un Français sur cinq a comme premier réflexe d’aller sur Internet en cas de petit souci de santé. En cas de problème de santé leur paraissant peu important, 41% prennent rendez-vous avec leur médecin mais 21% vont sur internet, tandis que 20% demandent conseil à leur pharmacien et 17% demandent conseil à leurs proches

Le numérique utile pour la prévention...
Les outils et services numériques sont jugés utiles dans le domaine de la santé préventive. 78% des Français estiment, en effet, que les outils et services numériques sont utiles pour aider les Français à améliorer leurs comportements préventifs pour éviter certaines maladies.

76% pensent que le développement du numérique va permettre à la recherche médicale de faire beaucoup de progrès à l’avenir ; et 68% pensent que le développement du numérique va permettre d’améliorer la qualité des soins apportés aux patients

... et le maintien à domicile
Autre aspect positif du numérique : son rôle dans le maintien à domicile des patients. 76% des Français sont favorables au développement du maintien à domicile des patients (ex : en post opératoire) avec un suivi et un accompagnement à distance

Partager ses données de santé : oui mais...
Les Français sont prêts à partager leurs données de santé avec certains acteurs.

Si les données sont anonymisées, sécurisées et si on leur explique l’usage qui en sera fait 80% sont prêts à les partager avec les professionnels de santé, 79% avec les hôpitaux, 60% avec des chercheurs ou des universitaires... mais seulement 13% avec les grands acteurs d’Internet.

Enfini, la reation humaine avec un médecin reste importante pour les Français : 60% des Français ne sont pas favorables au développement des consultations médicales par Internet

Doctolib cartonne dans le Sud-Ouest



Leader européen de la prise de rendez-vous médicaux en ligne et des services Internet aux professionnels de santé, Doctolib, qui a réuni 61 millions d’euros en 2017, soit l’investissement le plus important du secteur de la e-santé en Europe et le troisième tous secteurs confondus en France, cartonne auprès des professionnels du Sud-Ouest (Nouvelle Aquitaine et Occitanie)

"La santé est l'un des derniers secteurs à être digitalisé. Notre objectif lorsque nous avons lacé Doctolib en 2013 était et est toujours de comprendre les besoins des praticiens et des patients pour améliorer la prise de rendez-vous médicaux", explique Paul-Edouard Henry, responsable de Doctolib dans la région Sud-Ouest.

"Nos outils permettent aux médecins de gagner du temps en désengorgeant leur secrétariat. Avec Doctolib, on peut gagne jusqu'à 30% de temps. Doctolib permet aussi de lutter contre les patients qui n'honorent pas leur rendez-vous et qui entravent ainsi l'accès d'autres patients. Avec Doctolib, on divise par quatre les rendez-vous non honorés. Enfin, notre troisième mission est d'aider les médecin à développer ou rajeunir leur clientèle", poursuit Paul-Edouard Henry.

Avec 30 000 professionnels de santé, 800 établissements de santé partenaires (hôpitaux publics, cliniques privées et centres de santé) et 12 millions de visiteurs sur ses sites français et allemands chaque mois, Doctolib est actuellement le service de e-santé le plus utilisé en Europe. En France, le site totalise 12 millions de visites par mois.

Et le service séduit dans le Sud-Ouest. "Nous observons une augmentation rapide de l'usage de la prise de rendez-vous en ligne dans la région Sud-Ouest, où de plus en plus de professionnels de santé et de patients utilisent maintenant Doctolib pour gérer leurs rendez-vous médicaux. Le nombre de praticiens présents sur Doctolib dans la région a doublé en un an, et trois fois plus de personnes viennent maintenant tous les mois chercher un rendez-vous médical sur Doctolib. Parmi les 3000 praticiens de la région, on compte majoritairement des généralistes, des dentistes, des spécialiste en dermatologie, gynécologie, ophtalmologie. On compte aussi des cliniques, notamment à Bordeaux et à Toulouse", détaille Paul-Edouard Henry.

Pour faire face à sa croissance, Doctolib  prévoit de recruter 200 personnes supplémentaires en 2018. Elle doublera en particulier son équipe d’ingénieurs, qui passera de 50 à 100 salariés.

Pour les professionnels de santé, l'informatique doit être une solution, pas une contrainte



Par Olivier Camuset, Ingénieur Avant-Ventes pour Ascom France SA, filiale d'Ascom fournisseur international de solutions de communication axées sur les TIC (Technologies de l'Information et de la Communication) dans le secteur de la santé.

Le milieu hospitalier, en pleine mutation technologique.

Promulguée en 2016, la loi sur la modernisation du système de santé (dite « Loi Santé » ou encore « Loi Touraine »), modifie le paysage hospitalier français, en particulier avec la constitution des Groupements Hospitaliers de Territoire (GHT), ce qui aura un impact majeur avec des projets numériques structurants, visant à mutualiser les ressources technologiques et administratives.

Cette mutation du milieu médical a un impact positif sur le parcours de soins et améliore durablement la qualité de la prise en charge des patients. En effet, avec un objectif de décloisonner les différentes composantes de l'écosystème hospitalier à un niveau territorial, cette loi pousse l'utilisation de l'identifiant patient (IPP) pour l'ensemble des applicatifs au sein d'un GHT.

Dès lors que l'on sera en mesure de répondre à cette première problématique, l'utilisation des outils informatiques par les professionnels de santé n'en sera que plus facilitée, tandis que les données saisies pourront être partagées tout en respectant les règles d'identitovigilance.

Il reste néanmoins deux freins à l'adoption généralisée et fluide des nouveaux outils : les supports de saisie et la réactivité face aux imprévus en temps réel.

Des appareils mobiles et portés au lit du patient ?

Il faut rappeler que dans la majorité des établissements de santé informatisés, les appareils de saisies sont statiques, encombrants et/ou issus de l'industrie. Ils ne rentrent ni dans les box d'urgence ni dans chambres des patients au sein même de l'hôpital. Le besoin réel serait pourtant plutôt à l'opposé, puisque que les soignants ont besoin d'appareils mobiles, portés sur eux, avec une ergonomie pensée en fonction des contraintes du milieu : service 24/7, pas d'indisponibilités dues au temps de chargement, accès dans les ascenseurs, sous-sols, résistants à l'eau, aux chocs et désinfectables...

En modifiant ces outils pour répondre aux besoins des soignants, il sera alors possible de supprimer la barrière physique entre le patient et son dossier, ce qui permettra de réduire les inégalités d'accès aux soins en rapprochant les patients situés dans des déserts médicaux ou polypathologiques de l'ensemble des spécialistes en capacité de les aider.

Les alertes, une banalité à l'hôpital

Dans l'industrie, l'informatique s'est très bien implantée. Il faut dire que la sémantique du mot s'y adapte parfaitement : information et automatique ! Soit l'équilibre idéal, pour rendre prévisibles des anomalies de machines et systématiser les réactions inhérentes.

À l'inverse, à l'hôpital, une alerte de santé est, et restera courante. Comme le soulève l'INCERM, les parcours patients associés aux prises en charge viennent à être individualisés. Les réactions aux évènements non planifiés devront l'être également.

Entre les mécanismes d'alertes systématiques et la consultation des dossiers patients qui nécessite une action volontaire, il reste un vide important. Cette brique de connexion qui permettra de hiérarchiser les alarmes, de notifier, sans harceler les professionnels de santé connectés, sera un élément indispensable à cette transition.

À ce titre, les protocoles basés sur l'ensemble des données médicales doivent être définis de manière évolutive par des référents soignants ayant une expérience réelle du terrain. Là, encore plus que dans d'autres secteurs, l'amélioration continue ne doit pas être freinée par la rigidité des outils.

Cette transition vers des systèmes d'alerte évolués et mobiles est un enjeu vital pour améliorer la qualité des soins. Un enjeu par exemple illustré par :

-L'étude « Top 10 Health Technology Hazards lists » menée par l'ECRI Institute, qui place en 3ème position les erreurs liées à la transmission des alarmes de ventilation et portant préjudice à la santé des patients. Une interconnexion réelle et un report d'alarmes pourraient remédier à cette solution.

-De la même façon, les infections nosocomiales en particulier celles associées à des BMR, sont un risque pour les professionnels de santé. Des protocoles ont été mis en place dans les établissements ces dernières années pour permettre leur détection. À la réception d'un résultat de laboratoire ou d'une déclaration de suspicion, il serait possible d'alerter instantanément les soignants approchant la chambre d'un patient identifié réduisant ainsi le risque de contamination de manière significative.

En parallèle, la visibilité donnée sur les actions réalisées permettra de prouver la qualité des soins réalisés et d'alerter en cas de surcharges des équipes soignantes, de plus, en fonction d'évènements sanitaires, des ajustements d'affectation instantanés pourront être faits.

La gestion des flux qui transitent dans les différents services est une condition nécessaire à l'hôpital dans sa mutation digitale. Des appareils réactifs, adaptés et mobiles permettront d'améliorer la qualité des soins et de protéger nos soignants, ce qui induit une diminution des coûts de prise en charge due un gain d'efficacité.

L'opportunité de replacer les outils numériques comme alliés du système de santé est donc bien là : il suffit de la saisir.

Sécurité IT, gouvernement et santé : l'exemple du ministère américain de la Santé


Par William Culbert, Directeur Technique de Bomgar

Avec un budget d'environ 1 110 milliards de dollars pour 2016, le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales des Etats-Unis gère 115 programmes par le biais de ses 11 services. Véritable exemple à suivre en matière d'authentification multifactorielle, le Ministère a récemment publié un rapport présentant sa stratégie d'authentification multifactorielle des super-utilisateurs

Selon le rapport, 99 % des systèmes de l'organisation doivent être protégés par un outil d'authentification multifactorielle et obéissent à plusieurs procédés de contrôle des accès logiciels par les super-utilisateurs. Parmi ces procédés figurent : l'obligation pour chaque utilisateur de disposer d'un compte utilisateur propre, l'application du principe du moindre privilège, le contrôle de l'utilisation des comptes, la vérification annuelle de l'ensemble des comptes, la désactivation des comptes après 60 jours d'inactivité, la mise en place, l'administration et le contrôle des comptes privilégiés en fonction des rôles et la restriction des comptes privilégiés aux seuls utilisateurs spécifiés. Ces procédés s'appliquent à tous les systèmes, les utilisateurs et les super-utilisateurs concernés du ministère.

L'authentification bifactorielle est principalement assurée par Active Directory. Les utilisateurs doivent présenter un badge électronique (carte PIV) et entrer un code PIN pour accéder au réseau. Pour accéder à un système privilégié ou sous haute sécurité, il leur faut également entrer un identifiant et un mot de passe, un code RSA ou un code aléatoire. Le ministère de la Santé a élaboré sa politique et ses procédures selon les normes NIST et attend de ses prestataires et de ses fournisseurs externes qu'ils y adhèrent à leur tour, pour renforcer davantage encore la sécurité de ses systèmes critiques.

Bien que l'authentification multifactorielle réduise les risques d'intrusion par usurpation d'identifiants, certaines organisations, comme le ministère de la Santé, doivent aller plus loin pour protéger l'accès à leurs systèmes, en particulier aux comptes privilégiés. Car si ces solutions exigent des utilisateurs qu'ils prouvent leur identité, elles ne restreignent pas nécessairement les ressources consultables, les actions réalisables ou la durée de validité des accès. Il est donc préférable d'y associer une politique stricte de gestion des identifiants d'accès, prévoyant notamment le changement régulier des identifiants des super-utilisateurs et le recours à des technologies de contrôle, de gestion et de surveillance des accès directs aux infrastructures sensibles. Ces multiples remparts de sécurité compliqueront considérablement la tâche des utilisateurs malveillants, même s'ils parviennent à subtiliser des identifiants. Car ils supposent non seulement d'utiliser les identifiants dérobés avant le prochain cycle de renouvellement des mots de passe, mais aussi de contourner l'authentification multifactorielle de chaque système visé au sein du réseau.

L'authentification multifactorielle s'inscrit parfaitement dans le cadre d'une stratégie de sécurité informatique renforcée et figure même parmi les exigences d'un nombre croissant de normes et de réglementations, telles que PCI, HIPAA et NIST.

78% des Français prêts à partager leurs données personnelles physiques avec leur médecin



Dans une étude exclusive réalisée par YouGov pour le courtier en assurances ASSU 2000, les Français sont nombreux à déceler des intérêts aux objets connectés en termes de praticité tout d'abord, mais également dans une perspective de prévention médicale, deux clés d'entrée potentielles pour les industriels.

Simples notifications, données physiologiques, sécurité… Les domaines d'applications pour les objets connectés sont nombreux mais les données issues de ces appareils restent sous-exploitées. D'après notre étude, 8 Français sur 10 se disent prêts à communiquer leurs données personnelles, collectées via un objet connecté, à leur médecin (78% dont 36% se déclarent tout à fait prêts). En revanche, les personnes interrogées se sont montrées bien plus réticentes à partager ces informations avec leur pharmacien (51% des personnes interrogées uniquement).

D'après cette étude, plus de 9 Français sur 10 ont déjà entendu parler des objets connectés (91%) et plus d'un Français sur deux (59%) affirme savoir de quoi il s'agit (pour 32% ne sachant pas exactement de quoi il s'agit) : la démocratisation de ce secteur florissant est en marche. D'après notre étude YouGov pour ASSU 2000, plus d'un tiers des Français possède au moins un objet connecté (36%). Dans le détail, montres (12%), bracelets (7%) et systèmes de surveillance (7%) figurent sur le podium des appareils les plus adoptés par les Français.

Enfin, si les Français semblent plus méfiants vis-à-vis de l'assurance pour partager leurs données collectées, les mentalités évoluent rapidement. En effet, si moins d'1 Français sur 4 se dit prêt à communiquer ses données personnelles collectées, via des objets connectés, à leur assureur (22%), la perspective de payer moins cher son assurance pourrait être un levier au partage des données connectées. En effet, 43% des Français se montrent ainsi intéressés par le fait de les communiquer à condition de payer moins cher leur assurance santé ou leur assurance auto (42%).

Les chiffres importants de l'étude 
> 91% des Français connaissent les objets connectés
> 1/3 en possèdent
>3 Français sur 4 estiment que les objets connectés peuvent aider les médecins et prévenir de certains problèmes de santé comme le diabète ou l’obésité.
> 78% des Français sont prêts à partager leurs données personnelles physiques avec leur médecin alors que seule la moitié le ferait avec leur pharmacien.

Avis d'expert. La santé : vecteur du digital en mode réalité accélérée…




Pascal Malotti est Directeur Conseil de Valtech

La santé connectée est aujourd'hui un sujet « tendance ». Certains membres du GAFA, sans compter les start-ups spécialisées dans la biotechnologie ou dans la révolution du monde de la santé, y investissent beaucoup d'argent, en suivant une ligne directrice très californienne : changer le monde… Ainsi, 36% des 450 millions de dollars investis par Google Ventures (fonds d'investissement de Google) en 2014 sont dédiés à la santé, contre 9% en 2013. Il est vrai que le secteur est prometteur :

Sauver des systèmes de santé qui mettront les pays riches et leur protection sociale en faillite avec la concomitance du progrès technologique et du vieillissement de la population,
Offrir un rallongement de la vie comme l'affirment des esprits brillants qui nous promettent la vie éternelle !

Dans ce maelström de considérations, ont émergé des projets assez fortement innovants dans le domaine de la santé, utilisant le digital comme moteur de la transformation. Des initiatives qui mettent en exergue les usages croissants qui accompagnent la vie quotidienne de chacun de nous. La santé est un sujet majeur pour tout homme qui est doté de cette seule certitude de la vie : la mort !

DES PROJETS INNOVANTS, QUELQUES EXEMPLES

MelCap est une gélule connectée qui permet de perdre du poids en offrant une alternative à la chirurgie. Une fois la capsule avalée, une ceinture aimantée va l'attirer dans la bonne partie de l'estomac. Via l'app mobile, l'utilisateur programme ensuite une durée de repas. Passé ce délai, MelCap va stimuler électriquement les muscles gastriques pour déclencher une sensation de satiété au cerveau. La gélule reste en moyenne 3 semaines dans le corps avant d'être évacuée. Une solution moins coûteuse et beaucoup moins contraignante qu'une opération.

Muse app.
Muse est un bandeau connecté capable de lire les ondes cérébrales et de les retranscrire sur une app. Grâce à des sessions quotidiennes de 3 min, l'utilisateur entraîne son esprit, améliore sa concentration et réduit son stress. Muse aurait ainsi des effets positifs sur la pression artérielle et l'hypertension, et permettrait de mieux contrôler sa réactivité émotionnelle. À l'avenir, les créateurs imaginent la possibilité d'interagir avec l'app par la pensée et envisagent un outil capable de détecter l'humeur de l'utilisateur pour lui pousser du contenu adapté, comme une playlist pour remonter le moral par exemple.

MyHealthPal app
MyHealthPal est une app qui permet aux personnes atteintes de maladie de longue durée de suivre et mieux comprendre leur état de santé résumé sur un dashboard. Des fonctions de partage permettent de maintenir informés ses proches sur l'évolution de la maladie. Enfin, les utilisateurs peuvent choisir de donner anonymement la data ainsi collectée à des instituts de recherche ou des associations. En échange, le malade reçoit une partie des revenus générés par ce legs : donnant-donnant.

Ainsi, la santé connectée permet de mieux objectiver les principaux indicateurs de mesure de notre santé au quotidien : pouls, poids, tension artérielle… Mais des indicateurs moins classiques comme le taux de diabète deviendront rapidement la norme ! En un mot, l'utilisateur basculera rapidement d'un suivi des indicateurs de son bien-être – dont l'Apple Watch s'est fait le fer de lance dans la foulée des bracelets connectés – à des indicateurs de santé plus vitaux pour une existence paisible. Grâce à ces outils, nous allons devenir progressivement des spécialistes de notre propre santé et ne plus dépendre simplement du diagnostic du médecin : ce praticien si décrié depuis des siècles et des siècles – nous avons tous été inoculés par le virus « Molière » en tant que pensionnaire de l'Éducation Nationale. Ainsi, le progrès technologique donnera la possibilité de transformer radicalement la façon dont nous sommes soignés ou bien protégés des grandes maladies qui jouent le rôle de grandes faucheuses.

En tout cas, la santé nous montre la voie que le digital est progressivement en train d'emprunter : celle des « écosystèmes ». Un écosystème est une combinaison de logiciels, de services, de data et un nombre grandissant de partenaires gravitant autour d'un pôle d'attraction comme Apple ou Google. L'ingrédient majeur devient la capacité à attirer à soi les meilleurs partenaires pour rendre cet écosystème plus performant et toujours plus attractif.

Pourquoi la santé est devenue l'une des priorités de Google

Google a un prototype de lentille de contact dotée d'un capteur électronique.

Le laboratoire pharmaceutique français Sanofi vient de nouer une alliance avec la division sciences de la vie du Google, dans le domaine du diabète. Objectif des deux entreprises ; faciliter la vie des personnes diabétiques.

C'est une première qui est vraisemblablement amenée à se développer : l'alliance d'un géant du médicament avec un géant d'internet. Le laboratoire français Sanofi et la Division Sciences de la vie de Google ont, en effet, annoncé lundi la mise en place d'une collaboration pour mieux lutter contre le diabète. Objectif : améliorer la prise en charge et les résultats cliniques des personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2. «La collaboration permettra de combiner le leadership de Sanofi dans le domaine des traitements et des dispositifs médicaux dans le diabète, à l'expertise de Google en matière d'analyse de données, d'électronique miniaturisée et de puces de faible puissance», s'est réjoui le laboratoire.

Des lentilles dotées de capteurs

Avec l'arrivée de nouveaux matériels comme un prototype de lentille de contact capable de mesurer le taux de diabète et l'analyse massive de données médicales – le fameux big data – des progrès considérables pourraient être réalisés. Sanofi et la Division Sciences de la vie de Google veulent combiner leurs expertises respectives en sciences et en technologie, pour travailler sur de meilleures façons de collecter, analyser et comprendre les multiples sources d'information impactant le diabète.

«En tant que leader mondial dans le traitement du diabète, nous avons à la fois le devoir et l'engagement de proposer des solutions intégrées aux personnes atteintes de cette maladie», a expliqué le Docteur Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi.

«Avec l'arrivée de nouvelles technologies permettant de suivre en continu et en temps réel l'état de santé des patients, nous pouvons envisager des méthodes plus proactives et efficaces de contrôle du diabète», a indiqué Andy Conrad, directeur général de la Division Sciences de la vie de Google.

Selon la dernière édition de l'Atlas du diabète de la Fédération internationale du diabète (IDF), publiée à l'occasion de la Journée mondiale du diabète, le nombre de personnes atteintes de diabète passera de 382 millions à 592 millions à l'horizon 2035.

Santé : axe majeur de développement pour Google
Début août, Google a profondément modifié son organisation en créant une holding du nom d'Alphabet. Le célèbre moteur de recherches est ainsi devenu une filiale de cette nouvelle entité, qui héberge d'autres structures moins connues mais capitales pour la diversification et le développement de la société de Mountain View. Par exemple Google X, un laboratoire piloté en direct par Sergueï Brin, l'un des cofondateurs de Google, qui travaille sur des projets innovants et de rupture technologique : voitures autonomes, lunettes à réalité augmentée, internet des objets, intelligence artificielle avec un réseau de neurones artificiels, etc.
«Tuer la mort»
Autre société : Calico, une pépite avec laquelle Google veut rien moins que lutter contre… le vieillissement pour «tuer la mort». Ces dernières années Google a investi dans des startups spécialisées dans les nanotechnologies, les biotechnologies, l'informatique et les sciences cognitives (NBIC), devant l'un des hérauts du transhumanisme. Alors que la médecine est en train de devenir une science de l'information, Google entend mettre son expertise pour récolter et analyser les gigantesques quantités de données auprès des patients.

Lancement des Trophées 2015 de la e-santé


Plateformes web de coopération professionnelle, applications mobiles, serious games, systèmes d’informations, robotique, réseaux sociaux de patients… Habiles alliages entre technologies numériques et monde de la santé et de l’autonomie, ces innovations visent à répondre aux enjeux actuels du système de santé en termes d’efficience, de qualité et de sécurité. La santé de demain se dessine aujourd’hui.

Organisés dans le cadre de l’Université d’été de la e-santé, les Trophées de la e-santé soutiennent et récompensent les solutions et les applications dans le domaine des technologies de l’information et de la communication pour la santé, valorisant ainsi la filère et les acteurs de la e-santé. Ouvert aux entrepreneurs, chercheurs et professionnels de santé, français et internationaux, le dossier de candidature est disponible en téléchargement sur le site www.universite-esante.com et peut être déposé jusqu’au lundi 18 mai 2015.

Outre la visibilité offerte par l’Université d’été qui rassemblera plus de 600 participants à Castres du 1er au 3 juillet, les lauréats bénéficieront d’un parrainage précieux pour le développement de leurs projets.


Nora Berra veut mettre les TIC au service des seniors


Nora Berra a participé jeudi 4 février à une réunion de travail au siège toulousain de la direction régionale Sud-Ouest de SFR. Aux côtés de Cyrille-Frantz Honegger, directeur régional, et de Thierry Launois, directeur « nouveaux marchés et innovation » du 2e opérateur mobile, la secrétaire d’État entendait initier la réflexion sur la place que peuvent prendre les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans le plan national « Bien vieillir », lancé en 2007.
« Les trois quarts de nos aînés préfèrent rester chez eux, mais il faut que les conditions soient réunies. Les TIC peuvent contribuer à cela car elles peuvent créer du lien social, apporter des services à domicile et assurer leur sécurité », a expliqué Nora Berra. Courses sur internet, télésurveillance, applications de e-santé, etc. Autant de pistes explorées par SFR et les start-ups avec lesquelles l’opérateur noue des partenariats comme H2AD, Sigma Méditerranée ou Link Care Service.
La ministre a annoncé qu’elle allait mettre sur pied un groupe de travail national pour « organiser le modèle économique » de ces services innovants.

(Photo Francis Bacon : Nora Berra, Secrétaire d’Etat en charge des Aînés, Cyrille-Frantz Honegger, Directeur Régional SFR Sud Ouest, Thierry Launois, Directeur Nouveaux marchés et Innovation SFR.)

Trois start-up innovantes


1. H2AD




H2AD opère une plateforme médicalisée 24 heures sur 24 proposant des solutions entièrement sécurisées qui permettent le suivi à distance, le maintien et le retour à domicile des personnes fragiles (maladies chroniques, vieillesse) ou temporairement vulnérables (suite d’une intervention).

Les équipes du plateau sont composées de médecins salariés présents 24 heures sur 24 disposant de chambres de garde ; d'infirmières
et de permanenciers régulateurs. Elles sont complétées et assistées par des ingénieurs informaticiens responsables du développement et de la maintenance de l'infrastructure technique.

Actuellement, H2AD travaille sur plusieurs projets comme le projet H2BOX (boîtier résidentiel autonome et communiquant permettant la détection infraclinique d'une détérioration du comportement) ; le projet Casper (recherche avancée en détection et transmission Home Care), le projet D2C (Dossier Client Communiquant. Appel à projet lancé par l’Agence Nationale de Service à la Personne, où H2AD est chargé de réaliser une plateforme informatisée de coordination sociale ayant pour objet le référencement des différents services à la personne, l’évaluation des prestations et l’orientation du public vers les bonnes solutions.)

Plus d'informations ici : www.h2ad.net

2. Sigma-Méditerranée

Holding de 30 personnes, le Groupe Sigma-Méditerranée recouvre tous les métiers de l’informatique, de l'impression numérique, des systèmes de gestion et d'encaissement. Sigma Méditerranée est affilié à Résadia, 1er réseau national de distribution et de services informatiques & télécommunications.

Sigma a récemment reçu le « 1er Prix des Technologies et Services de la E-Santé » remis lors de la manifestation « l’Hôpital du Futur » à Castres-Mazamet Technopole en juillet par la Mêlée Numérique de Toulouse et AG2R pour son produit AlloBox TV. AlloBoxTV est un moyen de communiquer avec la télévision. Elle permet à un senior de discuter et voir en direct sur son téléviseur famille et amis, où qu’ils se trouvent dans le monde, sans limite de temps.

"Les systèmes sur le marché, y compris les plus récents, utilisent tous des ordinateurs qui, même tactiles, sont souvent difficiles d’utilisation pour les anciens. AlloBoxTV en facilite au contraire l’accès : le senior ne manipule rien et il n’utilise qu’une télécommande très simple avec son téléviseur. Famille, amis ou médecins contactent le téléviseur depuis n’importe quel ordinateur relié à internet sans aucun logiciel", explique Sigma qui commercialisera l'AlloBox TV por le grand public cette année.

Plus d'informations ici : www.sigma-mediterranee.fr

3. Link Care Services

Link Care Services, créée en 2006 par Richard Saccone et Laurent Hirsch, est la première société française de services dédiés à la surveillance et à la sécurité des personnes en perte d’autonomie basés sur les Technologies de l’Information et de la Communication.

Link Care Services (LCS) propose un service de vigilance spécialement imaginé pour accompagner les patients atteints de maladie d’Alzheimer et leurs aidants. LCS a mis au point avec les professionnels de santé (gériatres, ergothérapeutes, psychiatres…), un nouveau système de vigilance assistée par ordinateur basé sur l’analyse des comportements, ne nécessitant aucune intervention du patient. Le dispositif veille sur le patient, dans le plus grand respect de son intimité, sur son lieu de résidence.

Link Care Services a reçu, jeudi 10 décembre, le Grand Prix Malakoff Médéric Technologie Autonomie pour son dispositif.

Plus d'informations ici : www.linkcareservices.com