Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
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| Google a un prototype de lentille de contact dotée d'un capteur électronique. |
Le laboratoire pharmaceutique français Sanofi vient de nouer une alliance avec la division sciences de la vie du Google, dans le domaine du diabète. Objectif des deux entreprises ; faciliter la vie des personnes diabétiques.
C'est une première qui est vraisemblablement amenée à se développer : l'alliance d'un géant du médicament avec un géant d'internet. Le laboratoire français Sanofi et la Division Sciences de la vie de Google ont, en effet, annoncé lundi la mise en place d'une collaboration pour mieux lutter contre le diabète. Objectif : améliorer la prise en charge et les résultats cliniques des personnes atteintes de diabète de type 1 et de type 2. «La collaboration permettra de combiner le leadership de Sanofi dans le domaine des traitements et des dispositifs médicaux dans le diabète, à l'expertise de Google en matière d'analyse de données, d'électronique miniaturisée et de puces de faible puissance», s'est réjoui le laboratoire.
Des lentilles dotées de capteurs
Avec l'arrivée de nouveaux matériels comme un prototype de lentille de contact capable de mesurer le taux de diabète et l'analyse massive de données médicales – le fameux big data – des progrès considérables pourraient être réalisés. Sanofi et la Division Sciences de la vie de Google veulent combiner leurs expertises respectives en sciences et en technologie, pour travailler sur de meilleures façons de collecter, analyser et comprendre les multiples sources d'information impactant le diabète.
«En tant que leader mondial dans le traitement du diabète, nous avons à la fois le devoir et l'engagement de proposer des solutions intégrées aux personnes atteintes de cette maladie», a expliqué le Docteur Olivier Brandicourt, directeur général de Sanofi.
«Avec l'arrivée de nouvelles technologies permettant de suivre en continu et en temps réel l'état de santé des patients, nous pouvons envisager des méthodes plus proactives et efficaces de contrôle du diabète», a indiqué Andy Conrad, directeur général de la Division Sciences de la vie de Google.
Selon la dernière édition de l'Atlas du diabète de la Fédération internationale du diabète (IDF), publiée à l'occasion de la Journée mondiale du diabète, le nombre de personnes atteintes de diabète passera de 382 millions à 592 millions à l'horizon 2035.
Santé : axe majeur de développement pour Google
Début août, Google a profondément modifié son organisation en créant une holding du nom d'Alphabet. Le célèbre moteur de recherches est ainsi devenu une filiale de cette nouvelle entité, qui héberge d'autres structures moins connues mais capitales pour la diversification et le développement de la société de Mountain View. Par exemple Google X, un laboratoire piloté en direct par Sergueï Brin, l'un des cofondateurs de Google, qui travaille sur des projets innovants et de rupture technologique : voitures autonomes, lunettes à réalité augmentée, internet des objets, intelligence artificielle avec un réseau de neurones artificiels, etc.
«Tuer la mort»
Autre société : Calico, une pépite avec laquelle Google veut rien moins que lutter contre… le vieillissement pour «tuer la mort». Ces dernières années Google a investi dans des startups spécialisées dans les nanotechnologies, les biotechnologies, l'informatique et les sciences cognitives (NBIC), devant l'un des hérauts du transhumanisme. Alors que la médecine est en train de devenir une science de l'information, Google entend mettre son expertise pour récolter et analyser les gigantesques quantités de données auprès des patients.
