Une adresse publique sur la blockchain se crée en quelques secondes, sans pièce d’identité, avec une clé privée connue uniquement du propriétaire des cryptoactifs. Max Acronym/Shutterstock Par Jean-Marc Figuet , Université de Bordeaux Une affirmation revient souvent : les criminels du monde entier utilisent les cryptomonnaies pour blanchir l’argent, en toute impunité. En effet, s’il est facile de tracer les échanges financiers via les blockchains, impossible d’identifier les personnes sans la coopération des acteurs comme Binance, Tether ou les prestataires de paiements. Car sur la blockchain, on peut tout voir sans savoir qui agit. La promesse des blockchains publiques, comme Bitcoin ou Ethereum, est aussi simple qu’audacieuse : chaque transaction y est enregistrée, horodatée et visible par tous. À première vue, c’est un avantage décisif pour les enquêteurs financiers. À première vue seulement, car ...
Par Christophe Auberger, Directeur Technique France chez Fortinet Nous étudions une nouvelle variante de ransomware, nommée Petya, qui se propage actuellement dans le monde. Cette menace cible de nombreux secteurs d’activité et organisations, et notamment les infrastructures critiques dans les domaines de l’énergie, de la banque et des transports. Cette nouvelle génération de ransomware tire avantage de vulnérabilités récentes. La version actuelle capitalise d’ailleurs sur la même vulnérabilité que celle utilisée par Wannacry en mai dernier. Cette récente attaque, nommée Petya, est ce que nous appelons un « ransomworm ». Une telle variante ne se contente pas de cibler une seule organisation mais s’inscrit dans une attaque à périmètre large qui cible tous les dispositifs identifiés et susceptibles d’être infectés par le ver. Il semble que cette attaque ait été initiée à l’aide d’un fichier Excel qui tire parti d’une vulnérabilité connue de Microsoft Office. Dès qu’un disposi...