L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...
Une nouvelle étude commandée par Brightcove, fournisseur de solutions vidéo en ligne, révèle que huit détaillants européens sur dix (81 %) envisagent de devenir des médias. Ils sont déjà 85 % à chercher des moyens de cibler les consommateurs à leur domicile via la diffusion de contenus (empiétant ainsi sur le territoire des géants traditionnels de la diffusion).
L’étude, menée auprès de 200 décideurs du secteur du commerce de détail au Royaume-Uni, en
France et en Allemagne, révèle que six marques de détail sur dix (61 %) offrent d’ores et déjà des
services de contenu qualifiés par les diffuseurs de contenus « personnalisés ». Il s’agit essentiellement
d’expériences vidéo en ligne « de type télévisuel ». Il ressort également de l’étude qu’un autre tiers
(33 %) des acteurs interrogés envisage de se lancer sur ce créneau dans les deux années à venir.
En France, on constate que :
Chez les détaillants
- Huit détaillants sur dix (82 %) se voient devenir des médias
- 80 % déclarent avoir déjà amorcé leur mutation
- 90 % souhaitent cibler les consommateurs en leur proposant du contenu directement dans leur salon
- Six marques sur dix (64 %) proposent déjà des services de contenu de type TV personnalisée (« lean-back TV ») et un tiers supplémentaire (34 %) prévoit de le faire dans les deux ans à venir
- 80 % ont déjà défini comme prioritaire le développement et/ou l’amélioration de leur offre de contenu vidéo de type télévisuel ou de TV personnalisée pour l’année suivante
Chez les consommateurs
- Seuls 32 % des consommateurs ont déclaré avoir déjà regardé du contenu de type télévisuel proposé par les détaillants ou les marques
- Près de la moitié (48 %) déclarent qu’ils seraient disposés à le faire à l’avenir
- 34 % déclarent qu’ils se connecteraient, le cas échéant, pour regarder le contenu proposé par leurs marques favorites
- 48 % pensent qu’à l’avenir, tous les détaillants deviendront des médias
Malgré ces aspects positifs, certaines préoccupations demeurent :
- 44 % des détaillants en France reconnaissent s’interroger sur leur capacité à se transformer en société de médias Les raisons évoquées incluent :
> Le manque d’expertise (34 %)
> Le manque de contenu approprié (34%)
> Le manque de technologies (22%)
- 50 % des détaillants qui ne proposent pas encore de contenu vidéo de type télévisuel et de TV personnalisée l’expliquent par le manque de contenu à diffuser, et 17 % s’interrogent sur la demande réelle pour ce type de contenu
