L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...

Jadis réservé à une élite fortunée, le téléphone mobile est en passe de devenir l'appareil technologique le plus partagé au monde. Selon une récente étude, 4 milliards de personnes ont un portable et dans les deux années à venir, le mobile devrait séduire encore un milliard de personnes supplémentaires, particulièrement dans les pays émergents.
C'est peut-être en raison de ces perspectives époustouflantes que le secteur des télécoms - frappé par la crise et contraint d'opérer des suppressions d'emplois - a gardé le sourire au cours du congrès mondial de la téléphonie mobile qui s'est achevé jeudi 19 février à Barcelone.
« Nous faisons face à un ralentissement sans précédent », a reconnu Rob Conway, directeur de l'association des opérateurs GSM évoquant une baisse des ventes de 5 à 15 %, mais « le mobile est devenu un outil tellement indispensable » que l'impact sur le secteur sera limité.
Un outil ? Un véritable couteau suisse plutôt, car ce sont bien les smartphones, ces téléphones intelligents multifonctions et multimédia qui ont été les vedettes du salon. Dans le sillage de l'insolent succès de l'iPhone d'Apple qui bouscule le marché depuis deux ans, tous les constructeurs ont présenté leurs modèles, chacun espérant capter un marché en plein boom, dont les ventes devraient grimper de 32 % cette année.
Nokia, LG, Sony Ericsson, HTC, Samsung… ont tous présenté des mobiles à large écran tactile qui font office de navigateur GPS, de baladeur audio-video, d'appareil photo numérique, de navigateur internet, de répertoire, d'agenda, de traitement de textes… On oublierait presque qu'on peut téléphoner avec ces mobiles dont il est de plus en plus difficile de se passer… D'autant plus que tous les constructeurs ont présenté à Barcelone des boutiques en ligne pour télécharger une foule de petites applications pour localiser la pizzeria ou la station-service dont on est le plus proche, consulter la météo, les dernières infos, etc. De quoi faire de son portable un outil réellement personnel.