L’information est passée inaperçue et pourtant elle constitue une étape majeure dans la politique de souveraineté numérique de l’État. Réunis le 8 avril sous l’impulsion du Premier ministre et de plusieurs membres du gouvernement, un séminaire interministériel piloté par Direction interministérielle du numérique vient, en effet, d’acter une accélération nette de la réduction des dépendances aux outils extra-européennes – essentiellement américains. En toile de fond de cette orientation : une inquiétude désormais installée au sommet de l’État, qu’il existe une possibilité d’interruption potentielle de services numériques américains utilisés par l’administration. L’exemple du juge Guillou, magistrat à la Cour pénale internationale, privé de son e-mail Microsoft ou de ses moyens de paiement en raison de sanctions américaines le visant, en est une illustration. Sortie progressive de Windows au profit de systèmes Linux Première mesure décidée mercredi dernier : la...

Jojo le Mérou, le poisson-vedette du film «Le Monde du silence» du commandant Cousteau n'en reviendrait sans doute pas. Mais depuis le début du mois, tout un chacun peut explorer les fonds marins. En effet, Google a lancé la version 5.0 de son célèbre logiciel Google Earth qui, après la terre vue du ciel, permet désormais de donner à voir les océans en trois dimensions. ««Nous avons travaillé avec plus de 80 organismes scientifiques privés et publics», a précisé Florence Diss, responsable des partenariats géographiques pour Google France. La Cousteau Society est ainsi de la partie. Une vingtaine de zones sont particulièrement détaillées mais «Océan»fournit aussi aux utilisateurs des informations, des photos et des vidéos sur 20 thèmes ( zones marines protégées, observation de l'évolution de la faune ou encore les meilleurs emplacements de surfs dans le monde). Google Earth est disponible gratuitement en 40 langues. (http://earth.google.fr/).