Par Pascal Lardellier , Université Bourgogne Europe Le complotisme fait un étonnant retour dans l’actualité depuis plusieurs années, tout à la fois objet de débat public et catégorie d’accusation. Pas une polémique, pas une affaire dans l’actualité sans que l’assignation ne surgisse, comme explication du problème et ostracisme disqualifiant. Car le terme « complotiste » fonctionne comme une disqualification, qui exclut du champ de la parole légitime. Comment expliquer sa récurrence ? Nous vous proposons aujourd’hui de lire un extrait de l’essai de Pascal Lardellier, le Nouvel Âge du complotisme. Post-vérité : quand le réel vacille (éditions de l’Aube, 2026). Pendant une large partie du XX e siècle, l’hypothèse selon laquelle des groupes influents orientaient les destinées collectives ne relevait pas de la pensée marginale. Elle constituait au contraire une grille de lecture nourrie par l’observation de certaines structures de ...

Sequoia. En choisissant comme nom pour son futur supercalculateur celui d'un des arbres les plus grands au monde, IBM a fixé une nouvelle limite dans la course à la puissance que se livrent les géants de l'informatique. Sept mois après avoir dévoilé le supercalculateur le plus puissant du monde, le "Roadrunner", à plus d'un petaflop par seconde, IBM, qui a signé le 4 février avec le Department of Energy, prépare un système doté d'une puissance de calcul de 20 petaflops par seconde, soit 20 millions de milliards d'opérations à virgule flottante par seconde. Une puissance jamais atteinte.
Le "Sequioa" sera disponible à l'horizon 2012. Il sera installé au Lawrence Livermore National Laboratory et aura pour principal objectif de simuler des explosions nucléaires pour le compte de chercheurs de la National Nuclear Safety Administration.
"Sequoia" sera équipé de 1,6 million coeurs, quand l'ordinateur de monsieur tout le monde en compte deux. Il aura 1,6 pétaOctets de mémoire. Le tout sera logé dans 96 armoires de calcul. Paradoxalement, même s'il est plus puissant que le "Roadrunner", il n'aura besoin que de 480 mètres carrés. Cela s'exp^lique par la loi de Moore, qui dit que l'on peut construire des systèmes deux fois plus de puissants sur la même surface de circuit tous les deux ans. Le "Sequioa" sera également plus économe en énergie puisqu'il n'utilisera que 6 megawatts par an, soit la consommation de 500 foyers.
A Toulouse, MeteoFrance dispose également d'un supercalculateur IBM, Blue Gene/L, installé depuis novembre 2007. Le "Sequioa" sera 17 fois plus puissant.