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Réseaux sociaux : la CNIL lance FantomApp pour aider les 10-15 ans à se protéger en ligne

  À l’image de l’Australie, qui a fixé une majorité numérique à 16 ans, Emmanuel Macron a récemment évoqué la possibilité d’interdire l’accès aux plateformes sociales aux moins de 15 ans. En attendant une éventuelle évolution législative, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) a dévoilé ce mois-ci FantomApp, une application gratuite destinée aux 10-15 ans, déjà disponible sur les magasins d’applications et en version web . Son objectif est de permettre aux plus jeunes de mieux protéger leurs comptes, leurs données personnelles et d’identifier les bons réflexes en cas de difficulté en ligne. Conçue à partir d’ateliers menés dans plusieurs collèges, FantomApp a été développée en associant directement des adolescents au projet. Cette démarche collaborative a permis d’identifier des attentes fortes : comprendre les paramètres de visibilité, sécuriser ses comptes sans expertise technique et savoir vers qui se tourner en cas de problème. Selon une étude ...

Un an après, l'enseignement à distance cumule les bugs

 

education

Par Constantin Pavléas, avocat pratiquant le droit des nouvelles technologies, dirigeant-fondateur du cabinet Pavléas Avocats et coordinateur du programme Droit du numérique & Propriété intellectuelle à l'HEAD

Au gré d'une pandémie qui n'en finit pas, ce mardi 6 Avril 2021 marquait le retour des cours en ligne pour les étudiants de primaire et du secondaire. Comme il y a un peu plus d'un an, l'enseignement en ligne a été confronté à des bugs informatiques empêchant des centaines de milliers d'élèves d'accéder à la plateforme de l'éducation nationale. Tirons-en (enfin) les leçons pour fonder l'éducation du 21e siècle !

L'heure n'est plus aux justifications…

Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer évoque des « attaques informatiques apparemment venues de l'étranger pour empêcher les serveurs de fonctionner ». En réponse à cela, la section cybercriminalité du parquet de Paris a, dans la foulée, ouvert une enquête.

Le Ministre a aussi reconnu que l'incendie à Strasbourg chez l'opérateur OVHCloud, avait eu un impact sur les plateformes accueillant ces cours en ligne. Cependant, il est compliqué de voir un lien avec cet incendie qui a eu lieu début mars dernier, notamment puisque certains des ENT touchés par les problèmes informatiques ne sont pas hébergés chez OVHCloud. 

Trois jours après ces premières attaques, les bugs semblent persister puisque des enseignants et écoliers témoignent de problèmes de connexions, lenteurs de navigations ou encore des impossibilités d'accès. 

On peut ainsi s'interroger sur les mesures prises par les autorités pour éviter ce genre « d'attaques » ou « afflux de connections » qui semblent être des problématiques qui auraient largement pu être anticipées compte tenu de la situation en France depuis le premier confinement. Le gouvernement avait un an pour régler ce genre de problème et il ressort de l'opinion publique « qu'aucune leçon n'a été tirée ». 

Alors que la situation actuelle et le développement du numérique devrait nous pousser à nous tourner vers un mode d'apprentissage « mixte » lié étroitement aux nouvelles technologies, la France conserve son retard dans le domaine en comparaison à des pays comme la Finlande, la Chine ou encore le Japon. 

Le retard français n'est pas tant sur le contenu numérique, que sur la pédagogie du numérique. Nous avons besoin de fonder l'éducation numérique alliant :

  • l'enseignement obligatoire du langage informatique dès l'école élémentaire
  • la pédagogie distantielle, 
  • l'architecture de plateformes adaptées, robustes, sécurisées et souveraines,
  • l'utilisation de la réalité virtuelle dans les salles de classe et au delà. 

La crise sanitaire actuelle nous fait prendre conscience que l'éducation du 21e siècle devra combiner présentiel et distantiel, et en tirer profit. 

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