Votée en première lecture à l’Assemblée nationale lundi, la proposition de loi interdisant l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans a reçu l’aval de Bruxelles. Inspiré par l’exemple australien, le texte ouvre toutefois un chantier technique et politique complexe, entre promesses de protection et limites concrètes de la vérification d’âge. L’Australie fait figure de laboratoire. La France peut légalement instaurer une « majorité numérique » interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. La confirmation est venue de la Commission européenne, au lendemain de l’adoption en première lecture, dans la nuit de lundi à mardi, d’une proposition de loi soutenue par le gouvernement et le chef de l’État. Pour Bruxelles, le principe est clair : les États membres peuvent légiférer, à condition de rester dans le cadre du droit européen. Il reviendra ensuite à la Commission de veiller à ce que les grandes plateformes appliquent effectivement la règle. À Paris, l’exécutif veut avancer...
La bataille des géants d'internet se fait aussi sur le front des boîtes e-mails accessibles via le navigateur (webmail). Distancé en terme de fonctionnalités par les services de Yahoo et Google (Gmail), Microsoft entend donner un coup de jeune à son service Windows Live Hotmail, adopté par 360 millions d'utilisateurs. Ces derniers vont pouvoir envoyer des pièces jointes de 25 Mo voire de 10 Go en un seul message grâce à SkyDrive, un disque dur virtuel de 25 Go. Et Hotmail se dote aussi d'un module de tchat.
