À l’approche des municipales de mars 2026, l’AMF et le CEVIPOF viennent de publier une note qui décrit une présence numérique devenue quasi incontournable pour les maires… et un terrain de cybermalveillance en forte hausse contre les élus locaux. Les réseaux sociaux ne sont plus un gadget pour les élus ni même un accessoire de campagne : ils sont désormais une part de la vie municipale… avec leurs bons et leurs mauvais côtés. Dans une note que vient de publier l’Observatoire de la démocratie de proximité (Association des maires de France, CEVIPOF/Sciences Po), Olivier Costa et Martial Foucault décrivent ainsi des plateformes devenues centrales pour informer les citoyens, les mobiliser et leur répondre, y compris dans des territoires où la communication traditionnelle reste limitée. En France, 50,7 millions d’utilisateurs fréquentent ces réseaux, soit 78 % de la population, avec 1 h 48 par jour en moyenne. Pour les communes, l’intérêt est évident :...
Depuis le début de l’épidémie, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), mène un travail de veille des usages des Français sur Internet. Elle vient de publier la cinquième et dernière vague du baromètre sur Les pratiques culturelles à domicile en période de confinement. « Réalisée une semaine après la fin de cette période exceptionnelle, [il] révèle une baisse attendue de la consommation en ligne et le retour progressif au niveau observé avant le confinement. Les taux de consommation dématérialisée des biens culturels redeviennent ainsi équivalents à ceux observés en 2019, à l’exception notable des films qui sont consommés par 52 % des internautes français, contre 47 % en 2019. »
Succès durable des plateformes de vidéos
Netflix, Amazon Prime Vidéo, OCS, MyCanal ou encore Disney + lancé le 7 avril en France en plein confinement : les plateformes de vidéo à la demander ont connu un succès qui semble durable. « Durant ces huit semaines de confinement, les offres de vidéo à la demande par abonnement semblent avoir gagné des abonnés de manière durable pour atteindre un nouveau palier : 49 % des internautes interrogés déclarent posséder un abonnement de ce type contre 36 % il y a un an », note la Hadopi.Le piratage est lui aussi revenu à ses niveaux d’avant d’un an auparavant : « la consommation illicite de biens culturels sur internet se situe à un niveau proche de celui observé à la même période en 2019 : 25 % contre 26 % en 2019. »
La culture, une priorité pour les Français
Au final la Hadopi estime que « la période de confinement a incontestablement favorisé la consommation culturelle sur internet, considérée par les internautes français comme la première activité indispensable à leur équilibre. A l’issue de la période de confinement, 42 % des internautes français considèrent toujours cette pratique comme indispensable, devant le sport (41 %) et les activités manuelles (40 %). »Des résultats qui vont réconforter tous les acteurs culturels qui attendent des moyens pour pouvoir rebondir après la crise.
