Par Rémi Canton , Centre national d’études spatiales (CNES) Dans la Station spatiale internationale, les astronautes réalisent de nombreuses expériences scientifiques – c’est même le cœur de leur activité. Aujourd’hui, Rémi Canton, responsable au Centre national d’études spatiales de la préparation des expériences françaises à bord de l’ISS, nous parle des recherches scientifiques à bord. The Conversation : Sophie Adenot, la nouvelle astronaute française, va partir un peu en avance par rapport à ce qui avait été prévu et devrait rester huit mois à bord d’ISS – ce qui est plus long que la plupart des missions ? Rémi Canton : Oui, le départ de Sophie va peut-être être légèrement avancé à cause du retour anticipé de la mission précédente, en raison d’un problème de santé d’un des membres de l’équipage. La durée de sa mission en revanche n’est pas liée à des raisons scientifiques ou de santé, mais a été fixée par la Nasa qui souhaite rédu...
Depuis le début de l’épidémie, la Haute autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi), mène un travail de veille des usages des Français sur Internet. Elle vient de publier la cinquième et dernière vague du baromètre sur Les pratiques culturelles à domicile en période de confinement. « Réalisée une semaine après la fin de cette période exceptionnelle, [il] révèle une baisse attendue de la consommation en ligne et le retour progressif au niveau observé avant le confinement. Les taux de consommation dématérialisée des biens culturels redeviennent ainsi équivalents à ceux observés en 2019, à l’exception notable des films qui sont consommés par 52 % des internautes français, contre 47 % en 2019. »
Succès durable des plateformes de vidéos
Netflix, Amazon Prime Vidéo, OCS, MyCanal ou encore Disney + lancé le 7 avril en France en plein confinement : les plateformes de vidéo à la demander ont connu un succès qui semble durable. « Durant ces huit semaines de confinement, les offres de vidéo à la demande par abonnement semblent avoir gagné des abonnés de manière durable pour atteindre un nouveau palier : 49 % des internautes interrogés déclarent posséder un abonnement de ce type contre 36 % il y a un an », note la Hadopi.Le piratage est lui aussi revenu à ses niveaux d’avant d’un an auparavant : « la consommation illicite de biens culturels sur internet se situe à un niveau proche de celui observé à la même période en 2019 : 25 % contre 26 % en 2019. »
La culture, une priorité pour les Français
Au final la Hadopi estime que « la période de confinement a incontestablement favorisé la consommation culturelle sur internet, considérée par les internautes français comme la première activité indispensable à leur équilibre. A l’issue de la période de confinement, 42 % des internautes français considèrent toujours cette pratique comme indispensable, devant le sport (41 %) et les activités manuelles (40 %). »Des résultats qui vont réconforter tous les acteurs culturels qui attendent des moyens pour pouvoir rebondir après la crise.
