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Les apprentis sorciers qui veulent modifier le climat

La société israélo-américaine Stardust Solutions affirme avoir réuni 75 millions de dollars pour tester une technologie de réflexion du rayonnement solaire. Une avancée financière inédite pour un secteur – celui de la modification du climat – encore largement expérimental, que la communauté scientifique observe avec une inquiétude croissante. La géo-ingénierie climatique a longtemps relevé du domaine de l’hypothèse théorique, mais elle s’invite désormais dans le champ industriel. Stardust Solutions , jeune entreprise fondée par deux physiciens nucléaires ayant travaillé pour l’administration israélienne, a annoncé avoir levé au total 75 millions de dollars afin de développer et tester une technologie de refroidissement planétaire par réflexion de la lumière solaire. Selon ses dirigeants, cette somme doit permettre de mener des expérimentations en conditions réelles dès cette année, à haute altitude, grâce à des vols d’essai dans la stratosphère. Pulvériser des particules...

La France se prépare à la multiplication des cyberattaques autour des JO de Paris 2024

 

cyber

La déclaration des biens immobiliers, déjà reporté deux fois, a connu mercredi un nouveau couac : 24 heures avant la date limite, le site des impôts a été victime d’une cyberattaque. Les contribuables voyaient s’afficher le message « Le site est momentanément en absence. Durant cette intervention, vous ne pouvez pas consulter la documentation et les actualités, ni télécharger de formulaire. » Le site des douanes a également été bloqué. Le retour à la normale est intervenu en début de soirée pour les deux sites.

Un collectif de hackers russes pro-Kremlin contre la France

Les deux cyberattaques, réalisées par déni de service (DDoS) – le serveur ciblé est submergé de requêtes et ne peut plus y répondre – ont été revendiquées sur Telegram mercredi en début d’après-midi par NoName057 (16), un collectif de hackers russes ultranationalistes, qui a déjà attaqué la France par le passé. En mars dernier, NoName057 (16), qui s’est fait une spécialité de viser les sites internet occidentaux ou ukrainiens, avait attaqué le site internet de l’Assemblée nationale et vraisemblablement aussi celui du Sénat.

Les attaques sont en général rapidement corrigées par les organismes victimes mais elles participent à une forme de déstabilisation en forte hausse à laquelle la France fait de plus en plus face, comme l’a souligné le dernier Panorama de la cybermenace 2022, publié par l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi).

Recrudescence de l’hacktivisme en Europe

« Le conflit russo-ukrainien a favorisé une recrudescence de l’hacktivisme, plus particulièrement en Europe de l’Est en soutien à la Russie comme à l’Ukraine. L’impact médiatique de leurs actions est souvent disproportionné par rapport au niveau de compétences mises en œuvre et à l’impact réel sur le fonctionnement de leurs cibles. Toutefois, les conséquences de ce type d’attaques pouvant provoquer l’indisponibilité de certaines ressources ou porter atteinte à l’image d’institutions ne doivent pas être négligées », estimait l’Anssi, soulignant là l’impact des tentatives de déstabilisation.

À l’approche de la coupe du monde de rugby et surtout des Jeux olympiques de Paris en 2024, la France s’attend à être particulièrement visée par des cyberattaques. Interrogé par l’Équipe début juillet, Vincent Strubel, directeur général de l’Anssi, a expliqué qu’un tiers de ses équipes va se consacrer aux Jeux dans l’année à venir. D’ores et déjà un exercice de simulation a déjà eu lieu.

« On s’est mis dans le scénario de ce qui peut se produire de pire, avec une cérémonie d’ouverture vraiment perturbée et des attaques dans tous les sens, pour voir comment on tient le rythme. On va continuer ce type d’exercices d’ici la fin de l’année et on encourage les organisations qui peuvent être ciblées par les attaques à s’entraîner », a expliqué M. Strubel avant d’évoquer les différentes menaces qui pèsent sur les JO.

Les JO de plus en plus attaqués

Celles sur la compétition elle-même « parce que, derrière l’événement sportif, il y a des enjeux géopolitiques. » Celles sur la lutte antidopage. « Des attaquants étatiques ont été identifiés autour d’un laboratoire antidopage aux Pays-Bas il y a quelques années, donc c’est du concret. On sécurise aussi le chronométrage, l’arbitrage. » Enfin, celles sur la cérémonie d’ouverture que regardera le monde entier. « Une déstabilisation peut toucher aux transports, à la billetterie pour la cérémonie », note Vincent Strubel, qui sait déjà que les JO seront au centre d’une véritable cyberguerre.

Les JO de Londres en 2012 avaient subi 212 millions de cyberattaques dès leur ouverture, ceux de Rio en 2016 avaient essuyé 500 millions de cyberattaques soit 400 attaques par seconde, et ceux de Tokyo 2021 avaient affronté… 4,4 milliards de cyberattaques, soit 800 attaques par seconde.

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