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En 2026, à quoi vont ressembler les nouveaux deepfakes qui vont déferler sur nos écrans

La barrière technologique à l’entrée a sauté : générer des deepfakes est désormais plus accessible via les outils IA grand public. Image générée par Siwei Lyu/IA Google Gemini 3 Par  Siwei Lyu , University at Buffalo En 2025, la génération de deepfakes a explosé : visages, voix et mouvements du corps créés par des systèmes d’intelligence artificielle deviennent presque indiscernables des humains, bouleversant la perception et la sécurité des contenus en ligne. Au cours de l’année 2025, les techniques de génération de deepfakes ont connu une évolution spectaculaire. Les visuels de visages, de voix et de corps entiers générés des systèmes d’IA ont gagné en qualité – bien au-delà de ce que beaucoup d’experts imaginaient encore il y a quelques années. Ces vidéos sont aussi davantage utilisées pour tromper ceux qui les regardent. Dans de nombreuses situations du quotidien – en particulier les...

Le CNNum plaide pour créer un service public d’éducation populaire au numérique

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Depuis la crise du Covid-19, la numérisation de notre société s’est accélérée : cybercommerce, click & collect, démarches administratives, vidéo à la demande par abonnement, communication par visioconférences, télétravail, réseaux sociaux, arrivée de l’intelligence artificielle avec des outils comme ChatGPT, etc. De plus en plus de pans de notre vie quotidienne impliquent l’usage du numérique, soulevant des questions éthiques, d’accessibilité et de sécurité. 13 millions de Français souffrent d’illectronisme, n’appréhendant pas ou mal les nouveaux outils et les pirates multiplient les arnaques en ligne avec toujours plus de sophistication tandis que les fake news n’ont jamais été aussi nombreuses…

Pour comprendre ce paysage mouvant, le Conseil national du numérique (CNNum) a ouvert le débat en 2021 avec la publication de « Civilisation numérique. Ouvrons le débat. » La démarche exploratoire « Itinéraires numériques », construite en partenariat avec de nombreux acteurs locaux qui font vivre ce débat permanent dans toutes les régions (tiers-lieux, bus itinérants, mairies, centres sociaux, établissements scolaires, colonies de vacances, places publiques, cafés associatifs…) a permis de multiplier les rencontres pour effectuer un diagnostic très fin autour d’une culture numérique partagée. Ce mois-ci, l’heure de la restitution et des propositions est arrivée.

50 déplacements, 40 départements visités

« De nombreux acteurs partout en France montrent au quotidien qu’une approche de notre relation au numérique qui ne fasse pas des utilisateurs uniquement des marchandises est possible. La question est certes celle de l’accès et de l’usage mais plus globalement de la compréhension du milieu dans lequel nous sommes totalement immergés. Il est temps de promouvoir et de soutenir cette dynamique pour que le numérique du quotidien ne génère pas un sentiment d’angoisse, de colère ou d’exclusion mais d’enrichissement et de plaisir. La diffusion d’une culture numérique partagée, construite avec les citoyens, serait une première pierre dans la prise en main de ces technologies à l’échelle du pays. C’est un apprentissage indispensable pour garantir notre faculté à faire société », estime Gilles Babinet, qui copréside le CNNum avec Françoise Mercadal-Delasalles.

Au terme de plus de 50 déplacements en un an et près de 40 départements visités, le CNNum préconise de créer un service public d’éducation populaire numérique. « Le numérique aurait pu être le vecteur massif d’une culture de la solidarité et de l’émancipation. Le plus souvent, ça n’a pas été le cas. Il est possible de renverser la balance. Pour cela, il est temps de sonner le rassemblement des forces présentes sur l’ensemble du territoire national », explique le secrétaire général du CNNum, Jean Cattan.

À l’heure où la protection des données personnelles, la souveraineté numérique française et européenne, l’accessibilité et les connectivités sont des enjeux majeurs, l’idée du CNNum de créer ce service public destiné à tous et construit à partir du terrain devrait trouver un large écho car l’apprentissage de la culture numérique est aujourd’hui aussi important que celui de la lecture, de l’écriture et du calcul.

(Article publié dans La Dépêche du Midi du lundi 29 mai 2023)


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