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L'IA s'impose en entreprise : la confiance et la souveraineté deviennent les nouveaux enjeux

IA


L'intelligence artificielle poursuit son ancrage dans les entreprises françaises. Selon la deuxième étude annuelle de DeepL réalisée par Opinea, près de neuf actifs du tertiaire sur dix utilisent désormais l'IA dans leur activité professionnelle. Si les gains de productivité se confirment, les attentes évoluent : la protection des données, la fiabilité des outils et la souveraineté technologique s'imposent désormais comme des critères de choix.

L'intelligence artificielle n'est plus un outil réservé aux phases d'expérimentation.mais elle s'installe durablement dans les pratiques professionnelles. Tel est le principal enseignement de la deuxième enquête annuelle menée par DeepL avec l'institut Opinea auprès de 1 021 actifs français du secteur tertiaire. En 2026, 87 % des professionnels déclarent utiliser l'IA dans leur travail, contre 82 % un an plus tôt. À l'inverse, seuls 13 % affirment ne jamais y recourir, confirmant une progression continue vers une généralisation des usages.

Fréquence d'utilisation plus élevée

Cette montée en puissance se traduit également par une fréquence d'utilisation plus élevée. Plus d'un actif sur deux (54 %) utilise désormais l'IA au moins une fois par semaine, contre 49 % en 2025. Près d'un professionnel sur cinq y fait appel quotidiennement, une proportion qui atteint 26 % en Île-de-France. L'IA quitte ainsi le statut d'outil ponctuel pour devenir un véritable compagnon de travail intégré aux routines professionnelles.

Les usages demeurent largement orientés vers les tâches de production et d'assistance. La recherche d'information reste la première application, citée par 41 % des répondants. Viennent ensuite l'aide à la création de contenus (35 %, contre 30 % en 2025), l'automatisation des tâches répétitives (27 %), l'amélioration des échanges avec les clients (25 %), l'aide à la décision (23 %) et la génération d'idées créatives (22 %, contre 18 % l'an dernier). Sept utilisateurs sur dix déclarent par ailleurs utiliser des solutions directement mises à disposition par leur entreprise, signe d'une intégration croissante de ces technologies dans les processus internes.

Un impact désormais tangible sur la performance

L'étude met également en évidence un impact désormais tangible sur la performance. Huit utilisateurs sur dix jugent l'IA utile dans leur activité professionnelle et 65 % estiment qu'elle a permis d'améliorer leur productivité personnelle. Cette perception est également partagée par les managers, dont plus de six sur dix observent des gains de productivité au sein de leurs équipes.

Au-delà de l'efficacité opérationnelle, l'intelligence artificielle semble aussi peser sur les trajectoires professionnelles. Plus de la moitié des utilisateurs (56 %) considèrent qu'elle a favorisé leur évolution de carrière ou contribué à une promotion. Cette proportion atteint même 63 % chez les moins de 46 ans, traduisant une appropriation particulièrement forte des outils d'IA par les générations les plus jeunes.

L'étude souligne également la montée des usages liés aux échanges multilingues. Réunions internationales, relation client ou collaboration avec des partenaires étrangers renforcent le besoin d'outils capables de traduire les conversations en temps réel. C'est dans cette logique que DeepL met en avant le développement de DeepL Voice et l'intégration de la technologie Mixhalo afin de proposer des traductions vocales et des sous-titres à très faible latence.

Mais les inquiétudes persistent...

Si l'adoption progresse, les inquiétudes persistent. Chez les non-utilisateurs, l'inexactitude des réponses générées (31 %) et les questions de protection des données (29 %) restent les principaux freins. En revanche, la peur d'une dépendance excessive à l'IA recule nettement, passant de 19 % en 2025 à 10 % cette année.

Une nouvelle préoccupation émerge toutefois : celle de la souveraineté technologique. Douze pour cent des non-utilisateurs expriment une méfiance envers les solutions non européennes. Plus largement, 58 % des personnes interrogées estiment qu'une dépendance excessive aux IA développées hors d'Europe représente un risque. Le débat ne porte donc plus uniquement sur les bénéfices de l'intelligence artificielle, mais aussi sur l'origine des technologies, la maîtrise des données et la confiance accordée aux fournisseurs.

Pour DeepL, cette évolution confirme que les entreprises recherchent désormais des solutions capables de concilier performance, précision et garanties en matière de sécurité et de souveraineté. Après une première phase centrée sur la découverte des usages, le marché semble entrer dans une nouvelle étape où la confiance devient un facteur déterminant dans le choix des outils d'intelligence artificielle.