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Télécommandes ; une pour toutes...


Un foyer français sur deux (47%) est équipé d'au moins cinq télécommandes et 88% d'entre eux en possèdent trois ou plus, selon une enquête réalisée par le cabinet Lightspeed Research pour le fabricant suisse d'électronique grand public Logitech. C'est qu'entre le téléviseur, l'enregistreur à disque dur ou le magnétoscope, le démodulateur satellite, le lecteur de DVD ou encore la box de son fourniseur d'accès à internet, les télécommandes sur la table du salon se sont multipliées comme des petits pains, tout comme le nombre de leurs fonctionnalités. Toujours selon l'enquête de Lighspeed Research, dans un foyer français sur quatre (26 %), un seul membre de la famille est en mesure de faire fonctionner ces appareils. Et près de la moitié des personnes interrogées (44,8 %) rêveraient de posséder une télécommande unique facile à utiliser. La tendance actuelle est donc d'investir dans une seule télécommande pour les remplacer toutes. Si l'idée n'est pas nouvelle, elle s'est singulièrement améliorée. Les premières zapettes «tout-en-un» se contentaient de stimuler les fonctions principales des télécommandes qu'elles remplaçaient.

Aujourd'hui, ces supertélécommandes sontde véritables petits ordinateurs avec écran couleur, parfois tactile, et la possibilité de lancer des macros. En appuyant sur un seul bouton, on allume la télé, le lecteur de DVD, le home cinéma et la lecture du film commence.

Revers de la médaille, ces télécommandes complexes sont difficiles à manier. Les constructeurs l'ont bien compris, qui prennent en main tout le fastidieux paramétrage, notamment en connectant leur supertélécommande à internet où elles vont chercher les bons codes dans d'immenses bases de données. Ces télécommandes dont le coût s'étale de 99 à 1000€ deviennent le centre de pilotage de la maison. Elles se dotent parfois de fonctions domotiques (gestion de l'éclairage, du chauffage, des volets, etc.) et informatiques (consultation d'internet), voire servent, ultime paradoxe... de télévision portative.

Le robot-télécommande de Toshiba obéit à votre voix

Pour régler le problème de la complexité des télécommandes, le Japonais Toshiba a présenté lundi dernier un robot domestique intelligent. Baptisé «ApriPoco», ce petit robot tout en rondeurs de 21cm de hauteur est à poser sur la table du salon. Doté de l'ouïe et d'une fonction de compréhension sémantiqe, il est capable de mémoriser des termes nouveaux après entraînement. Par exemple, le robot demande «Que fais-tu?» à son interlocuteur qui a préalablement appuyé sur une touche. «Je regarde Nouvelle Star», répond le propriétaire qui appuie sur le bouton permettant de passer sur M6. La prochaine fois, il suffira de dire «Regarder Nouvelle Star» et le robot zappera de lui-même. ApriPoco répond aux ordres donnés dans un rayon déterminé. Pilotable à distance via internet, ses yeux peuvent aussi servir de système de vidéosurveillance.

Rester toujours au courant


Appareils photos numériques, téléphones mobiles, baladeurs MP3, lecteurs de DVD ou ordinateurs portables, etc. ; jamais le besoin d'énergie en déplacement n'a été aussi important. Le secteur de l'électronique l'a bien compris, qui investit massivement pour améliorer sans cesse l'autonomie de nos gadgets. Les batteries sont ainsi passées rapidement de la technologie Nickel-Cadmium à celle du Lithion-Ion mais il reste encore du travail à faire pour oublier son ou ses chargeurs quelques jours. Tant et si bien que plusieurs constructeurs proposent aujourd'hui des batteries externes.

Ainsi Philips* vient de lancer toute une gamme baptisée « Énergie Nomade. » (1) Objectif : proposer une petite batterie (dont la taille varie entre celles du paquet de cigarettes et de la cassette VHS) qui pourra recharger, grâce à différents connecteurs, toute notre batterie d'appareils mobiles. Chez Philips, ces accus d'appoint coûtent de 17 à 150 € et offrent une autonomie jusqu'à 60 heures. APC, spécialiste américain de la batterie commercialise lui aussi une « Universal Notebook Batteries » qui offre avec ses 900 g 11 heures à son ordinateur portable ; idéal pour les grands trajets en train ou en avion. Mais ces batteries nécessitent d'être rechargées…

Pour les baroudeurs voraces d'énergie il faut s'orienter vers les chargeurs solaires (2). Lourds et encombrants il y a peu, ils se déclinent désormais en version portable et pliable. Certains embarquent une batterie comme le Solio qui offre 7 à 8 heures d'autonomie pour 80€. Dépourvus de batteries, on peut même trouver des petits panneaux photovoltaïques incrustés sur un sac à dos, un blouson, etc.

Mais le Graal, pour avoir une autonomie de plusieurs semaines, passera par les piles à combustible. La miniaturisation de ces dernières a encore du chemin à faire mais Toshiba notamment est sur la bonne voie (3). Le constructeur nippon peut assurer 5 heures d'autonomie avec une cartouche de 50 cm3 de méthanol. Pas mal. Seul hic pour une commercialisation à grande échelle : le coût mais aussi… les règles strictes du transport aérien sur les liquides embarquables…

* Philips et son bus Silent Mix Parties sont à Toulouse les 31 mars et1er avril, place de l'Europe.