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IA au travail : 55 % des salariés français favorables à une montée en compétences

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L’intelligence artificielle devient progressivement une compétence professionnelle au-delà des seuls métiers techniques. Selon une étude menée par eDreams ODIGEO auprès de 9 000 personnes dans sept marchés, 55 % des répondants français accueilleraient favorablement des outils et formations en IA proposés par leur employeur. Chez les plus jeunes actifs, la culture IA d’une entreprise commence aussi à peser dans le choix d’un emploi.

L’intelligence artificielle s’installe dans les entreprises comme une compétence de travail à part entière. Tel est le principal enseignement d’une étude menée par eDreams ODIGEO auprès de 9 000 personnes dans sept marchés. En France, 55 % des répondants accueilleraient favorablement l’accès, proposé par leur employeur, à des outils et à des formations destinés à développer leurs compétences en IA.

La France en retrait

La France reste toutefois en retrait par rapport aux marchés les plus réceptifs. Le Portugal arrive en tête, avec 79 % de réactions positives, devant l’Espagne, à 73 %, l’Italie, à 72 %, et l’Allemagne, à 68 %. Les États-Unis atteignent 61 %, tandis que le Royaume-Uni ferme la marche à 54 %. Dans les sept pays étudiés, une majorité se déclare donc favorable à l’idée que l’entreprise accompagne la montée en compétences.

L’étude montre aussi que l’IA commence à entrer dans les arbitrages professionnels. En France, 32 % des répondants estiment que la réputation d’une entreprise comme pionnière de l’IA constituerait un facteur important ou décisif au moment de choisir entre deux offres similaires. Le poids de ce critère varie avec l’âge. Il atteint 67 % chez les 25-34 ans, contre 47 % chez les 35-44 ans et 39 % chez les 45-54 ans.

Pour eDreams ODIGEO, ces résultats prolongent une transformation engagée dans la travel tech. Le groupe se présente comme « AI-first » depuis 2014 et affirme avoir étendu les usages et la formation en IA à l’ensemble de ses collaborateurs, fonctions techniques comme non techniques. L’usage de l’IA fait notamment partie du cycle d’évaluation de la performance, avec l’objectif affiché de favoriser une utilisation stratégique de ces outils dans chaque métier.

L’effort de formation a, selon le groupe, plus que doublé : le volume annuel est passé de 48 933 à 99 335 heures. Les programmes portent notamment sur les fondamentaux de l’IA, le prompt engineering et l’esprit critique nécessaire pour valider les résultats produits par les systèmes. Ils concernent aussi bien l’ingénierie et le produit que l’expérience client, le marketing, la finance, les ressources humaines ou les opérations.

Des gains opérationnels

eDreams ODIGEO relie cette stratégie à des gains opérationnels. L’entreprise indique que la productivité de ses équipes d’ingénierie a progressé de plus de 47 % sur un an et que ces équipes livrent cinq fois plus de fonctionnalités métier. Ces chiffres sont présentés par le groupe comme l’un des effets de douze années de stratégie « AI-first ».

La montée en puissance de l’IA se retrouve dans les critères d’évaluation des entreprises. En 2026, les International Business Awards ont créé une catégorie consacrée à la culture de l’innovation fondée sur l’IA. eDreams ODIGEO y a reçu un Stevie Award pour son approche de la montée en compétences à l’échelle de l’organisation. Pour son CEO, Dana Dunne, la maîtrise de l’IA dépend moins des outils eux-mêmes que de la capacité à savoir quand les utiliser, comment les orienter et comment vérifier leurs résultats.