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Safer Internet Day : repenser la sécurité numérique comme levier d’innovation

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Par Mohamed Ourdane, Chief Security Officer POST Luxembourg, Head of DEEP CyberForce

À l’occasion du Safer Internet Day, la cybersécurité apparaît comme un enjeu structurant pour la confiance et la performance des systèmes numériques.

Le Safer Internet Day, qui se déroule le 10 février 2026, invite à porter un regard lucide sur la place qu’occupe aujourd’hui la sécurité numérique. Longtemps abordée comme une fonction de protection minimale ou comme une réponse aux incidents, la cybersécurité se heurte désormais à la complexité croissante des environnements numériques et à la dispersion des systèmes d’information. La sécurité devient un pilier à part entière de la transformation digitale. Elle conditionne la fiabilité des services, la continuité des activités et la capacité des organisations à faire évoluer leurs infrastructures sans compromettre la confiance.

Un espace numérique devenu critique

Les usages numériques soutiennent aujourd’hui des fonctions essentielles. Systèmes d’information, plateformes applicatives, services en ligne et flux de données sont au cœur du fonctionnement des entreprises comme des institutions. Cette dépendance rend les environnements numériques particulièrement sensibles aux interruptions, aux attaques et aux défaillances. Le Safer Internet Day rappelle que sécuriser ces espaces ne consiste plus uniquement à une simple protection, souvent périmétrique, mais à garantir la stabilité et la disponibilité de services devenus critiques. La sécurité doit donc être pensée à l’échelle globale au sens de la résilience des infrastructures et des usages.

Un modèle défensif qui atteint ses limites

Les incidents étaient traités au fil de leur apparition, souvent de manière isolée. Ce modèle montre aujourd’hui ses limites face à des menaces protéiformes plus rapides, plus ciblées et capables d’exploiter la moindre faiblesse des systèmes interconnectés. Dans des environnements complexes, une approche fragmentée de la sécurité contraint la visibilité et augmente ainsi les risques. Le Safer Internet Day met en lumière la nécessité de dépasser cette logique défensive pour construire des dispositifs capables d’anticiper les incidents et d’en limiter l’impact.

Une sécurité intégrée aux infrastructures

Rendre le numérique plus sûr suppose d’intégrer la sécurité au cœur même des infrastructures et systèmes d’information. Les systèmes doivent être conçus pour résister aux incidents, assurer la continuité des services et protéger les données, même en situation de crise.

Cette approche repose sur une vision globale de la sécurité, qui englobe les réseaux, les applications, les accès et les opérations. Elle permet de renforcer la résilience des environnements numériques tout en accompagnant leur évolution.

Une cybersécurité pensée pour durer

Le Safer Internet Day rappelle aussi que la sécurité ne se limite pas à une réponse ponctuelle. Elle s’inscrit dans le temps, au rythme des transformations technologiques et des nouveaux usages. Des dispositifs trop rigides ou trop complexes fragilisent les systèmes à long terme.

Une cybersécurité efficace doit être flexible, lisible et adaptée aux contraintes opérationnelles. Elle doit soutenir la performance des organisations tout en réduisant les risques structurels liés à la complexité numérique.

Le Safer Internet Day souligne l’importance d’un changement de posture. Faire de la cybersécurité un levier d’innovation et de résilience permet de sécuriser durablement les environnements numériques. Un numérique plus sûr repose sur des choix structurants, capables d’allier protection, résilience et performance.

Safer Internet Day : Tout le monde a la responsabilité de faire d’Internet un endroit plus sûr

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À l'occasion des 20 ans de la Journée mondiale pour un Internet plus sûr (Safer Internet Day), ce mardi 7 février, Anthony DiBello, vice-président Développement stratégique d'OpenText livre sa vision de la cybersécurité.

« La récession mondiale qui se profile et les contraintes budgétaires peuvent conduire de nombreuses organisations à réduire leurs dépenses en cybersécurité et à consolider le nombre de fournisseurs de cybersécurité avec lesquels elles interagissent. Pourtant, les cybercriminels devraient intensifier leur quête aux points faibles et les entreprises touchées pourraient en pâtir plus intensément. Il suffit d’observer l'actualité pour comprendre que les cybercriminels deviennent de plus en plus tactiques et sophistiqués dans leurs méthodes.

En tant que consommateur, il est plus difficile que jamais de se protéger et il n'est pas toujours facile de reconnaître les menaces potentielles. Cela signifie qu'il incombe en grande partie aux régulateurs et aux entreprises de s'assurer qu'ils font leur possible pour résoudre ces problèmes. Les entreprises s'adaptent en conséquence, mais même la plus petite faille dans une stratégie de cybersécurité peut être préjudiciable en même temps à l'organisation et aux personnes concernées. La cyber-résilience doit être intégrée à l'ensemble de l'organisation et doit être considérée dans toutes les décisions. La sécurisation de la chaîne d'approvisionnement (physique et numérique), ainsi que des infrastructures critiques, sera un défi particulier pour les responsables de la sécurité cette année.

Investir dans les bons outils et services est essentiel, mais cela ne suffit pas en soi. Aujourd'hui, la cybersécurité n'est pas la seule responsabilité du DSI ou des équipes de sécurité. Tout le monde a la responsabilité de faire d’Internet un endroit plus sûr. Les collaborateurs, de la première ligne à la direction, doivent être informés des derniers risques à mesure qu'ils évoluent afin de pouvoir agir comme première ligne de défense. La Journée pour un Internet plus sûr nous rappelle une fois de plus que pour avancer sereinement, il faut avoir un système sécurisé. »

Safer Internet Day : un risque pour les enfants sous-estimé par les parents selon Microsoft

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Chaque année, depuis 6 ans, Microsoft dévoile, à l’occasion du Safer Internet Day, les résultats de son baromètre annuel, le Global Online Safety Survey qui s’intéresse aux perceptions de la sécurité en ligne du point de vue des parents et des enfants dans 16 pays du monde dont la France.

Cette édition 2023 nous apprend notamment que 59% des personnes interrogées en France ont été confrontées à un risque en ligne au cours de l’année écoulée (contre 69% au niveau global).Parmi les risques les plus fréquemment encourus, arrivent en tête la désinformation et ce que l’on nomme les risques personnels : la cyberintimidation, les discours de haine et les menaces de violence.

Les parents sous-estiment la réalité des menaces encourues par leurs enfants en ligne

Cette édition met également en lumière la différence entre la réalité des menaces subies par les enfants et adolescents et la perception de celles-ci par leurs parents. En effet, si 74 % des adolescents au niveau global ont déclaré avoir été confrontés à un risque en ligne, leurs parents étaient 62 % à penser que leur enfant y avait été confronté, soit une différence de 12 points. 

Les écarts les plus importants concernent les discours haineux : 32% des adolescents français y ont été exposés (vs 39% au global) mais seulement 22% des parents ont indiqué que leurs enfants avaient vécu une telle expérience (vs 29% au global). Suivent ensuite de près les menaces de violence, l'exposition à des contenus sur le suicide et l'automutilation, ainsi que la cyberintimidation et les abus. Côté désinformation, 46% des enfants et adolescents français y ont été exposés (vs 52% au global) alors que seuls 36% des parents ont indiqué que leur enfant y avait été confronté (vs 45%).

Des outils et des ressources pour protéger les plus jeunes

Si les parents peuvent sembler sous-estimer la réalité de l’exposition de leurs enfants à ces risques, ils ne minimisent pas du tout l’importance de la sécurité et du recours à des outils de sécurité [MD3] qu’ils jugent efficaces : c’est pourquoi ils sont 75% en France à déclarer en utiliser au moins un (vs 81% à l’échelle mondiale). Plus précisément, les parents d'enfants plus jeunes, âgés de 6 à 12 ans, sont beaucoup plus susceptibles que les parents d'adolescents d'utiliser des outils de sécurité basés sur la plateforme et utilisent 4,4 outils par rapport aux parents d'adolescents (3,5).

Face à ces risques toujours plus présents, Microsoft apporte des conseils et fournit des ressources éducatives aux parents demandeurs à l’image de Microsoft Online Safety et Microsoft Family Safety pour les aider à paramétrer les comptes de leurs enfants, accompagner leurs usages, gérer l’accès aux applications, leur temps d’écran, etc. Le gaming n’est pas en reste et Microsoft propose également des outils pour profiter de l’univers des jeux vidéo sur Xbox en toute sécurité comme l’app Xbox Family Settings,le Xbox Family Hub et les Xbox Safety Guidance, qui permettent de créer des comptes sécurisés pour les enfants ou de gérer leur activité sur leur console.

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Enfants : éviter les risques du Net

Aujourd'hui se déroule dans plus de 60 pays la 7e édition du « Safer Internet Day. » Cette initiative lancée par Insafe, le réseau européen des programmes de sensibilisation à un internet plus sûr, co-fondé par la Commission européenne avec des partenariats en Argentine, en Australie et aux États-Unis, vise à donner aux internautes, petits et grands, les moyens de profiter au mieux des opportunités d'internet tout en évitant ses risques potentiels. Cette année, le thème retenu concerne la gestion de son image personnelle en ligne autour du slogan « Tu publies ? Réfléchis. » Alors que le réseau social vedette Facebook vient de franchir les 400 millions d'utilisateurs et qu'un débat sur le droit à l'oubli numérique a été initié en France, il est devenu capital, pour les adolescents comme pour les adultes, de bien réfléchir aux traces qu'on laisse, volontairement ou non, sur internet.

« Tout en nous offrant de nouveaux modes d'expression personnelle et de nouvelles opportunités créatives, ces nouvelles technologies peuvent aussi être la source de situations embarrassantes, voire traumatisantes », explique l'association internet sans crainte, membre d'Insafe.

« Les photos que nous mettons en ligne restent en effet sur les réseaux et peuvent resurgir des années plus tard… Or, par exemple, une photo délirante d'une fête publiée aujourd'hui par un jeune sur internet peut s'avérer lourde de conséquence lors d'un entretien d'embauche des années plus tard. C'est pourquoi il est important d'apprendre aux enfants et aux adolescents d'une part à gérer de façon responsable leur propre identité en ligne afin de la maîtriser, et d'autre part à respecter le choix des autres, et de ne pas publier les informations et photos les concernant qu'ils ne souhaitent pas voir en ligne. »

L'association, qui a édité un guide à l'usage des parents, propose ainsi un jeu en ligne, « 2025 ex machina. » (www.2025exmachina.net). Destiné aux 12-16 ans, ce Serious Game produit par Tralalere incite les jeunes à porter un regard critique sur leurs différents usages d'internet fixe et mobile.

Enquête. Les jeunes accros des réseaux
Selon une enquête Opinion Matters pour l'éditeur de logiciel de sécurité Trend Micro, les principales informations partagées par les enfants sur le web sont relatives à leur adresse e-mail (67,5 %), leurs photos (43,7 %), leurs amis (34,7 %). Plus ils grandissent, plus ils partagent : entre 10 et 16 ans, la mise en ligne de photos progresse de 382 %. Et la mise en ligne de leur statut sur les réseaux sociaux (Facebook, MSN) en temps réel explose : +514 %. Si 49 % des enfants déclarent ne pas mettre en ligne d'informations que leurs parents ne souhaiteraient pas voir, cette proportion chute littéralement pour les plus âgés, puisque cela concerne 27 % des adolescents de 16 ans contre 74,7 % des enfants 10 ans. La majorité des enfants prend conseil auprès de leurs parents (67 %) ou de leurs amis (44 %) sur ce qu'il est sûr ou non de mettre en ligne. En revanche, dès qu'ils ont soufflé leur 15e bougie, ils privilégient leurs amis (61,5 % des 15 ans et 56,8 % des 16 ans), puis le web (16,2 %) pour se renseigner.
L'enquête complète : cliquez ici.