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Médecine : les téléconsultations plébiscitées par les Français

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Voilà un succès qui aurait fait plaisir au professeur Louis Lareng, fondateur du Samu à Toulouse et ardent défenseur de la télémédecine. Mercredi, la téléconsultation a fêté le troisième anniversaire de son remboursement par la Sécurité sociale et celui-ci marque son véritable décollage. 

Car au départ, la téléconsultation était quasiment boudée par les Français qui la jugeaient peut-être trop complexe et semblaient ne pas avoir confiance dans les bornes informatiques de consultation. Mais la crise sanitaire de la Covid-19 a changé la donne. Contraints de limiter leurs interactions sociales mais aussi de ne pas engorger les services d’urgences, les Français ont découvert tout l’intérêt de la téléconsultation. 

Un pic à 20% pendant le premier confinement

Alors qu’elle ne représentait que 0,04 % des consultations des médecins en 2019, la téléconsultation a bondi à 5,4 % en 2020, avec un pic à 20 % en avril 2020, lors du premier confinement, avec 4,5 millions de téléconsultations en un mois. Surtout, l’intérêt des Français a perduré après les confinements : au premier semestre 2021, la téléconsultation représentait 4,4 % des consultations des médecins (soit plus de 1,4 million de téléconsultations mensuelles sur les premiers mois de l’année, un peu plus d’un million en juin), indique l’Assurance maladie. Le remboursement à 100 % des téléconsultations décidé pendant la crise (au lieu des 70 % habituels) a certainement contribué à ce succès. La mesure est d’ailleurs prolongée jusqu’à la fin de l’année. *

De nombreux acteurs du numérique profitent de cet engouement : Doctolib, leader du secteur et bien connu pour être l’une des plateformes de réservation de créneaux de vaccination mais aussi Livi, Mediaviz, Medadom ou Qare. Ce dernier a vu son volume d’activité multiplié par 100 en 3 ans, et affiche un nombre de téléconsultations mensuelles 15 fois supérieur à celui de 2019 !

Campagne nationale pour la e-santé

Si la téléconsultation concerne tous les profils – 21 % des patients ont moins de 30 ans, et 20 % ont plus de 70 ans – elle s’est étendue au-delà des consultations de médecins généralistes. Qare propose par exemple une cinquantaine de spécialités en visioconférence. Les consultations en santé mentale ont particulièrement profité de la téléconsultation. Les psychiatres représentent ainsi 12 % des consultations.

En permettant de raccourcir les prises de rendez-vous par rapport à une consultation classique, en offrant des services dans des zones à la démographe médicale faible (les fameux déserts médicaux), en permettant aussi de mieux suivre les patients, la téléconsultation a montré toute son utilité en évitant même les écueils. Les téléconsultations sont loin d’être impersonnelles puisque selon l’Assurance maladie, 80 % des personnes qui y ont recours connaissent déjà le médecin.

Le gouvernement a, d’évidence, pris la mesure de ce succès, et vient de lancer une campagne nationale « oui à la e-santé ». 2022 va, en effet, marquer un tournant pour le numérique en santé avec Mon espace santé qui sera ouvert à tous les Français pour améliorer leur parcours de soins.

La télémédecine accélère en Occitanie

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La télémédecine et l'Occitanie : une longue histoire notamment portée par feu le Pr Louis Lareng, qui avait créé le 7 novembre 1991 la Société Européenne de Télémédecine (SET). "La télémédecine n'est pas un outil, c'est un acte médical à distance qui utilise les systèmes d'information. Elle facilite le déploiement des soins sur le plan Territorial. Elle permet la lutte contre la paupérisation de la Santé dans les campagnes et par la mutualisation évite la fermeture d'établissement de santé en difficulté. Elle permet de concilier les résultats topographiques et les nécessités thérapeutiques", expliquait le professeur visionnaire.

20 pharmacies équipées de bornes et cabines médicales connectées

La crise sanitaire du Covid-19 a montré tout l'intérêt de la télémédecine, notamment avec les cabines de téléconsultation qui sont en pleine expansion. Créée en 2015, Tessan, une start-up MedTech spécialisée en solution phygitales de télémédecine, et qui développe depuis plus de deux ans des cabinets médicaux connectés équipés de 7 dispositifs, s’implante en Occitanie.

La société a d’ores et déjà installé 20 dispositifs médicaux connectés dans les départements de l’Aude, du Gard, de la Haute-Garonne, des Hautes-Pyrénées, de l’Hérault, du Tarn et des Pyrénées-Orientales.

Lutter contre les déserts médicaux

"Équiper la région Occitanie de nos solutions de télémédecine était une évidence. La e-santé devient la priorité de tous les territoires pour lutter contre les déserts médicaux, et pour affronter une prochaine épidémie par exemple. En ce sens, Tessan continue à innover pour démocratiser l’accès aux soins, en s’associant aux acteurs de proximité, comme les pharmacies équipées” souligne Jordan Cohen, PDG et fondateur de Tessan. De fait, si le nombre de déserts médicaux augmente, le maillage pharmaceutique demeure dense : en Occitanie il y a ainsi 34 officines pour 100 000 habitants, soit un ratio de 2 937 habitants par pharmacie.

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Les cabines et bornes médicales connectées de Tessan installées dans l’espace de confidentialité ou au cœur de la pharmacie permettent au patient d’effectuer une téléconsultation de médecine générale. Grâce aux sept dispositifs médicaux connectés installés à l’intérieur des cabines et sur les bornes, le médecin à distance peut ainsi réaliser près de 90 % des actes d’une consultation classique. 

Depuis peu, Tessan donne également la possibilité aux patients de téléconsulter des professionnels de santé ayant des spécialités très demandées comme les pédiatres, les dermatologues, les gastro-entérologues, les ORL ou encore les homéopathes.