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Covoiturage au long cours

Partager son véhicule entre son domicile et son lieu de travail est un concept qui fait les beaux jours de nombreux sites web. Mais quid des distances plus longues ? C'est pour répondre à cette problématique que Séverine Candelier, a créé en juillet dernier www.vadrouille-covoiturage.com. Ce nouveau service de covoiturage longue distance (pour les voyages, vacances, week-ends) permet aux passagers de réserver et d'acheter leurs places, directement en ligne, pour la voiture des conducteurs ayant proposé des trajets sur le site. Les prix des voyages sont fixés par les conducteurs. Le passager paie d'avance par carte bancaire sur le site.

Internet : les tarifs bientôt à la hausse

Les offres d'accès à internet à 30 € par mois ont-elles vécu ? En tout cas, la perspective d'une hausse des tarifs d'abonnement aux offres « triple play » incluant l'internet à haut débit, la téléphonie fixe illimitée et un bouquet de chaînes de télévision n'a jamais été aussi proche. En quête de nouvelles ressources pour résorber les déficits mais également pour répondre aux injonctions de Bruxelles, le gouvernement envisage, en effet, de taxer davantage les « box », peut-être dès 2011. Actuellement, 50 % de la facture des offres « triple play » profitent de la TVA à taux réduit de 5,5 % pour la partie « télévision » ; le reste étant taxé au taux plein de 19,6 %. Cette possibilité est autorisée par la Commission européenne ; mais cette dernière a demandé en avril dernier à la France de revoir ce dispositif au prétexte que la partie télévision représente moins que la moitié de la facture. C'est notamment le cas pour les abonnés aux box qui n'utilisent pas le service télévision et VOD parce qu'ils résident dans une zone où le débit ADSL est trop faible.

« Il y a des réflexions pour mettre notre droit en conformité avec le droit communautaire », a indiqué hier le cabinet de la ministre de l'Économie. Reste que Christine Lagarde va devoir décider quel pourcentage de la facture des quelque 20 millions d'abonnés aux box va voir sa TVA augmenter et donc dégager plusieurs centaines de millions d'euros pour l'État. Selon Les Échos, la partie de la facture taxée à 5,5 % pourrait descendre à 40 % voire 30 %. « Aucune solution ne tient la corde, nous sommes dans une phase d'expertise technique », nuance-t-on à Bercy. « On peut envisager une solution plus ou moins radicale, comme mettre toute la facture à 19,6 % ou bien passer 40 % de la facture à 5,5 %, mais on peut aussi faire du sur-mesure, en fonction des opérateurs et de la réalité de l'utilisation de l'offre télévision. »

L'augmentation de la TVA sur une partie de la facture soulève en tout cas bien des casse-tête. Il y a tout d'abord la complexité technique - et politique - à établir des factures détaillées listant le poids de chacun des trois services ; un problème qui s'était posé lors du débat sur la loi Hadopi. Il s'agissait alors de pouvoir couper internet et de laisser en fonction télé et téléphone. Second casse-tête : la TVA réduite avait été accordée en contrepartie du paiement par les opérateurs d'une taxe au bénéfice du Compte de soutien à l'industrie de programmes (Cosip). La création audiovisuelle a perçu 160 M€ en 2009. Quid avec une TVA à 5,5 % moins importante ? « Il n'y aura aucun impact » assure le ministère. Enfin dernier casse-tête pour les opérateurs : une telle mesure arrive au moment où ils réfléchissaient à augmenter en douceur le forfait à 30 € par mois. Dans tous les cas de figure, les internautes risquent d'être perdants…

De nouveaux services pour gonfler la facture
Comment faire pour à la fois conserver ses abonnés et mieux rentabiliser des abonnements internet triple play dont le montant est calé depuis huit ans sur les 29,90 € mensuels imaginés par le trublion Free ? Telle est la question que se posent les fournisseurs d'accès à internet.
Le quadruple play. Première grande tendance, le quadruple play, c'est-à-dire l'ajout d'un forfait de téléphonie mobile illimitée à une offre triple play. Bouygues Télécom a présenté son offre en mai, SFR a suivi en juin et Orange vient de fermer le ban le 19 août. Les trois opérateurs anticipent ainsi l'arrivée de Free sur le marché de la téléphonie mobile. Le quadruple play permet de dépasser le forfait à 30 € pour atteindre parfois plus de 100 € mensuels.
De nouveaux services. Autres possibilités pour les opérateurs : proposer des services premium. La box et le décodeur deviennent de véritables Media Center, permettant d'accéder depuis son téléviseur aux contenus multimédias familiaux ou à des services payants (vidéosurveillance, musique illimitée, chaînes de télé 3D, jeux, etc.).

Internet à deux vitesses ?
La perspective de voir sauter le verrou psychologique du forfait à 30 € par mois se précise. Si la hausse probable de la TVA ne le réalisera peut-être pas, l'actuel débat sur la neutralité du net pourrait bien déboucher sur des forfaits plus chers. Pour financer les énormes besoins en bande passante des nouveaux usages, les opérateurs envisagent à la fois de faire le distinguo entre les contenus qui circulent dans leurs tuyaux et de garantir à ceux qui paieront plus cher une qualité d'accès à ces contenus…

« Le consommateur paiera »
Yves Le Mouël est directeur général de la Fédération française des télécoms - (FFT) qui regroupe l'ensemble des opérateurs et des fournisseurs d'accès à internet.
Que pensez-vous de la hausse prévisible du taux de la TVA sur une partie de la facture des abonnements triple play ?
Tout d'abord, on ne peut pas dire que ce soit acquis. Le gouvernement doit répondre à la mise en demeure de Bruxelles. Nous espérons qu'il soutiendra le taux réduit qui est quelque chose de normal. Nous avons des arguments à faire valoir en ce sens. Le premier est que les opérateurs sont, en effet, des diffuseurs. Le second est que le succès du triple play en France n'a pas d'égal en Europe et qu'il serait donc illogique de vouloir appliquer à la France des règles au regard de ce qui se passe ailleurs. Enfin, la situation actuelle n'est pas le fait des opérateurs mais découle d'une loi. Pour toutes ces raisons, nous souhaitons que le gouvernement défende le taux de TVA réduit.
Si le taux augmente quand même ?
Actuellement, l'équilibre qui a été trouvé est bénéfique pour tous ; remettre en cause cette équation serait une mauvaise nouvelle pour tout le monde. L'augmentation de la TVA sera répercutée sur la facture du consommateur qui pourrait augmenter de 1 € par abonnement et par mois. Et si elle n'était pas répercutée par les opérateurs, cela signifierait pour eux moins de revenus et donc moins d'investissements, notamment dans la fibre et les réseaux mobiles, au moment où on en a le plus besoin.
S'achemine-t-on vers la fin du forfait à 30 € par mois ?
Chaque opérateur applique sa propre politique tarifaire donc c'est difficile à dire d'autant qu'avec 5 grands opérateurs et des dizaines de petits, le marché est suffisamment concurrentiel.

Toute la justice européenne

La justice européenne prend de plus en plus d'importance mais reste toujours très complexe. D'où l'idée du premier site européen e-Justice. https://e-justice.europa.eu s'adresse aux citoyens, aux entreprises, aux professionnels du droit et aux magistrats. Comment puis-je trouver un juriste à l'étranger ? Comment puis-je consulter le livre foncier d'un autre pays membre ? Comment, en tant que juge, dois-je faire appliquer la loi d'un autre pays ? Ce site, disponible en 22 langues, apporte des réponses qui prenaient jadis des mois.

Cœur de pirate sur le web

Après Mika, Gaëtan Roussel ou Jamie Cullum, Cœur de Pirate est le dernier artiste invité de Live@home. Cette émission spécifiquement conçue pour le web a été imaginée par Serge Khalifa, avec le soutien de Didier Rappaport, cofondateur de Dailymotion. Répétitions en live, coulisses, interviews réalisées via des écrans plasma, improvisations et révélations… les artistes se livrent comme jamais aux internautes. L'émission de Cœur de Pirate est visible depuis vendredi sur www.liveathome.tv.

MobShop, le tout-en-un du e-commerce

Depuis le succès d'Ebay, la vente de particulier à particulier n'a jamais cessé de croître. Cette tendance trouve aujourd'hui son prolongement dans la mobilité et les réseaux sociaux, avec par exemple des sites comme www.mobshop.com. L'idée de ce dernier, développé par Jonathan Belgourari et Cédric Guerin, est de proposer (selon deux formules d'abonnements) une plateforme unique pour créer son site de e-commerce, son site iPhone, vendre via les places de marché, les réseaux sociaux, et utiliser les comparateurs de prix.

Bientôt un film sur Google


Les histoires des grandes firmes de la Silicon Valley sont de véritables sagas, souvent commencées dans un garage, comme Microsoft ou Apple. Après The Social Network, un film qui sort en octobre et qui va raconter l'histoire de Facebook, c'est le géant Google qui pourrait se retrouver sur grand écran. Selon Deadline cité par Ozap, Groundswell Productions et John Morris ont acquis les droits d'adaptation du livre d'un journaliste du New Yorker, Ken Auletta, qui raconte l'aventure des deux fondateurs du plus célèbre moteur de recherches sur internet, Sergey Brin et Larry Page.


Hadopi sur la route

La première campagne de sensibilisation de la très controversée Haute autorité pour la protection des droits sur internet, (Hadopi) chargée de la réponse graduée contre le téléchargement illégal, va débuter ce week-end aux péages des autoroutes. Quelque 260 000 dépliants expliquant ce qu'est cet organisme et comment il fonctionne, seront distribués. Fin juillet, la Hadopi (www.hadopi.fr) avait indiqué avoir reçu ses premières saisines. Elle prévoit d'envoyer ses premiers courriels d'avertissement aux « pirates » d'ici à la fin septembre.

Facebook : attention au faux bouton «je n'aime pas»

Des escrocs proposent sur Facebook un faux bouton « Je n'aime pas », sur le modèle du très populaire « J'aime » afin de récolter des informations personnelles (e-mail, numéro de téléphone, loisirs, habitudes de consommation) à des fins criminelles, ont averti le célèbre réseau social aux 500 millions de membres et la firme de sécurité informatique Sophos. L'arnaque est d'autant plus pernicieuse que certains membres du réseau social réclament un bouton du type « je n'aime pas », selon Sophos.

Le Titanic en direct sur le net

Le 22 août prochain, l'épave du célèbre Titanic qui gît par 4 000 mètres de fond, va être l'objet de toutes les attentions. Une équipe de scientifiques, conduite par la société RMS Titanic inc., va, en effet, participer à la mission « Return to the Deep. » Pendant 20 jours, les archéologues et océanographes vont évaluer l'état de l'épave, répertorier ses éléments et prendre des images. On pourra suivre toute l'expédition sur internet (www.expeditiontitanic.com) et à terme on retrouvera le Titanic en 3D.

Télécharger le Google pack

Google, c'est bien sûr le célèbre moteur de recherches sur internet, mais c'est aussi une société qui propose de nombreux logiciels à télécharger gratuitement et d'un seul coup. Sur la page Google Pack (pack.google.com/intl/fr), on trouve ainsi un navigateur internet (Chrome), un logiciel de gestion et de retouche de photos (Picasa), un logiciel de cartographie (Earth), etc. Google promeut également des logiciels d'autres éditeurs comme le navigateur Firefox, l'antivirus Avast, etc.

SMS et appels manqués : sacrées arnaques...

La France comptait, au 2e trimestre 2010, 61,9 millions de clients mobiles, selon les chiffres communiqués la semaine dernière par l'Arcep. Autant dire que c'est la population dans son ensemble qui peut se sentir visée par les nouveaux types d'arnaques sur téléphone mobile. Celles-ci passent notamment par d'inoffensifs SMS que l'on reçoit sur son mobile, du genre : « Salut, c'est Sophie, j'ai essayé de te joindre, rappelle-moi vite au 08… » Instinctivement, la curiosité nous pousse à rappeler ce numéro. Grave erreur, car il s'agit là d'un numéro surtaxé au bout duquel défile un disque. Une arnaque aussi simple que très lucrative. Selon la fédération française des télécoms, ces arnaques rapporteraient des millions d'euros par an. Elles sont très simples à monter. Une société écran loue des numéros surtaxés et des ordinateurs se chargent d'envoyer des milliers de SMS…
Si vous recevez ce type de texto, signalez-le en le renvoyant au 33 700, la plate-forme de signalement mise en place par les opérateurs et qui traite 30 000 SMS frauduleux par mois (www.33700-spam-sms.fr).
Mais déjà, les escrocs ont imaginé la parade avec les « ping call. » Votre téléphone sonne une seule fois. Instinctivement, vous composez le numéro affiché... qui est surtaxé.

Des applications sur la télé

Du nouveau pour les abonnés au fournisseur d'accès à internet Free. Depuis mardi, le menu de la Freebox HD dispose d'une nouvelle rubrique : FreeStore. À la manière des magasins d'applications pour iPhone ou téléphone Android, l'on peut désormais installer de petites applications gratuites ou payantes. (essentiellement des jeux pour l'instant). Les applications sont classées en neuf rubriques. Cette arrivée de l'informatique dans la télé préfigure la tendance de demain avec Goggle et Apple qui préparerait une iTV.

Le patrimoine partagé

Sur le modèle d'une encyclopédié, http://www.fotopedia.com/ et l'Unesco viennent de lancer le site Heritage qui rend hommage en photos aux sites classés au patrimoine mondial avec une particularité : inciter les internautes à proposer leurs propres photos des sites.
Chaque lieu profite d'une fiche détaillée et, au fur et à mesure, sa gallerie d'images s'étoffe. 830 sites sont listés avec 20000 images et 3000 points d'intérêts. Le site se décline en une très belle application gratuite pour iPhone et iPad.

Les douanes sur l'iPhone

Voilà une administration que l'on ne s'attendrait pas à trouver sur l'iPhone. Et pourtant, les douanes viennent de développer une application pour le mobile d'Apple. Téléchargeable gratuitement elle s'adresse aux voyageurs à la recherche de conseils utiles et d'informations pratiques. Les marchandises que vous pouvez rapporter et dans quelle quantité, les droits et taxes à acquitter, le type d'affaires personnelles que vous transportez, les formalités de police (passeport, carte nationale d'identité, d'immigration), de sécurité aéroportuaire, de santé (vaccination), etc. Une vraie mine d'infos.

En Chine, le projet fou d'un bus géant

Le développement économique fulgurant du pays le plus peuplé de la planète se traduit sur les routes des métropoles chinoises par des embouteillages monstres – 10 millions de voitures ont été vendues l’an passé – et une pollution conséquente. Pour résoudre ces deux problèmes majeurs, la société Shenzhen Hashi Future Parking Equipment Co. vient d’imaginer le projet fou d’un bus géant dont la vidéo de présentation, dévoilé à l’International High-Tech expo de Pékin, suscite un buzz important sur internet.
Concrètement, il s’agit d’une sorte de tramway géant articulé de 6 mètres de large pour 4,5 à 5,5 mètres de haut, qui surplombe la chaussée et qui permet aux automobiles de passer dessous. Ainsi, à aucun moment, ce bus qui roule à 40 km/h, ne bloque la circulation. Les stations seront construites en hauteur et les passagers – jusqu’à 1 400 – embarqueront par des portes latérales ou par le toit ! Le bus fonctionne à l’électricité via un ingénieux système de batteries qui se rechargent lors de l’arrêt à chaque station.
Selon Song Youzhou, le PDG de la société, ce bus pourrait réduire de 25 à 30 % les embouteillages et son déploiement serait rapide et bon marché par rapport au métro : un an pour construire 40 km de voie  pour 500 millions de yuans (56M€).
Toutes les phases techniques ayant été validées, un district de Pékin va construire 186 km de rails d’ici la fin de l’année.


La retouche photo en ligne

Il n'y a pas que Photoshop pour faire de la retouche photo. Supprimer des yeux rouges, transformer une photo en sépia, recadrer ou appliquer tout une gamme d'effets : telles sont quelques unes des possibilités offertes par Picnik. Il ne s'agit pas d'un logiciel mais d'un site web gratuit, récemment racheté par le géant Google qui va l'intégrer dans son service Picasa. Pour effectuer des retouches gratuitement (certains effets sont toutefois payants dans la version pro), il suffit de se connecter sur www.picnik.com. Des extensions existent pour les navigateurs Internet explorer, Firefox et Chrome.

Pluzz pour revoir la télé

Les sites internet qui permettent de revoir les programmes télé des grandes chaînes sont maintenant au complet. Après M6Replay, TF1 Vision ou Arte7 +, France Télévisions vient de lancer dernièrement www.pluzz.fr permet ainsi de revoir (avec Windows Media Player) des magazines, des fictions, des reportages, des journaux télévisés de France 2, France 3, France 4, France 5, France Ô et RFO. Une fois mis en ligne, les programmes seront accessibles pour une période de 7 jours suivant leur diffusion.

Portables : abus sur toute la ligne

Deux ans après l'entrée en vigueur de la loi Chatel qui avait pour objectif de donner aux consommateurs plus de liberté pour changer d'opérateur de téléphonie mobile et fixe, l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) tape du poing sur la table. Dans un rapport remis au Parlement, le gendarme des télécoms estime que la loi du 3 janvier 2008 a eu peu d'impact sur le marché. « Les dispositions de la loi n'ont été que partiellement appliquées par les opérateurs et les modalités de leur mise en œuvre appellent certaines critiques », estime l'Autorité dans son rapport de 54 pages. L'Autorité « constate par ailleurs que la concurrence demeure limitée, les consommateurs restant majoritairement engagés sur des périodes longues chez leurs opérateurs. »
L'Autorité dénonce ainsi de trop grands écarts - jusqu'à 6 euros - entre les abonnements mensuels calculés à partir des durées d'engagement de 12 mois et de 24 mois. Les tarifs étant plus intéressants pour un engagement de deux années (réduction sur l'abonnement mensuel), les consommateurs se sentent orientés vers cette durée. L'Autorité souligne par ailleurs, sans les dénoncer pour autant, « les politiques des opérateurs incitant au réengagement (par l'attribution de points de fidélité supplémentaires, des appels du service clients, etc.). »

L'objectif étant bien sûr pour les opérateurs de conserver leurs clients, à l'heure où la quasi-totalité des Français est équipée d'un téléphone mobile (51,2 millions d'abonnés fin 2009). « Cela réduit l'intensité concurrentielle, le client se réengageant pour ne pas voir sa facture augmenter le mois suivant, sans avoir profité d'une période où il n'est plus sous engagement pour comparer les offres du marché », note finement l'Arcep. De fait, le changement d'opérateur, même s'il est plus facile qu'autrefois, n'est qu'en très légère augmentation.

Afin d'améliorer l'efficacité de la loi Chatel, l'Arcep propose plusieurs mesures (lire ci-contre) et appelle les opérateurs à être plus transparents, notamment sur leurs plaquettes d'informations, toujours très complexes à décrypter pour le grand public.

Mais l'Arcep se focalise également sur les nouvelles offres « quadruple play » intégrant une box (internet haut débit, téléphonie fixe illimitée et télévision) avec un forfait mobile. « Ces nouvelles offres couplées peuvent être sources d'efficacité et contribuer à l'amélioration des services rendus aux consommateurs. Elles ne peuvent donc être condamnées a priori. Néanmoins, ces offres présentent des risques majeurs tant pour le consommateur que pour la concurrence. »

Alors que le budget télécom des Français n'a jamais été aussi important - 113 euros par mois et par foyer consacrés aux télécoms et internet selon l'institut Idate - la vigilance reste de mise pour éviter les mauvaises surprises.


Le chiffre : 6 Euros de différence. L'écart de prix entre un abonnement mensuel souscrit pour une durée de 12 mois et un autre pour une durée de 24 mois peut atteindre 6€ par mois.

La phrase : «L'opérateur n'a qu'une seule obsession, c'est de garder le client, de le garder enfermé, donc toute mesure visant à le libérer est de toute manière contournée». Edouard Barreiro,de l'association UFC-Que choisir


Interview : «Le client n'a pas vraiment le choix»

Edouard Barreiro, chargé d'études à l'UFC-Que Choisir

L'Arcep estime que les opérateurs ne jouent pas suffisamment le jeu de la transparence et de l'information auprès de leurs abonnés. Partagez-vous ce constat ?

À l'UFC-Que Choisir, nous partageons les conclusions de ce rapport et nous trouvons même que l'Arcep ne va pas assez loin dans les mesures qu'elle propose. Le rapport pointe en tout cas plusieurs dérives des opérateurs que nous dénonçons.

Par exemple, certains opérateurs expliquent à leurs abonnés qui voudraient rompre leur contrat avant terme qu'ils perdraient leur numéro ; ce qui est faux, la portabilité du numéro vers un autre opérateur - qui ne dépend pas de la loi Chatel - est possible.

Autre exemple sur les durées d'engagement et de réengagement. Entre un abonnement sur 24 mois avec un nouveau mobile facturé moins de 100 € et un abonnement sur 12 mois avec le même mobile facturé 300 €, le client n'a pas vraiment le choix.

C'est pour cela que nous souhaiterions que la loi se cale sur la durée de 12 mois comme cela est le cas dans plusieurs pays, notamment scandinaves.

L'émergence de vrais opérateurs mobiles virtuels (MVNO) pourrait-elle introduire plus de concurrence ?

Oui à condition que ceux-ci puissent mener les politiques tarifaires qu'ils souhaitent, or ce n'est pas le cas actuellement. Les tarifs de gros auxquels les MVNO achètent des minutes de télécommunication aux grands opérateurs sont chez nous très élevés.

Par ailleurs, les MVNO doivent obligatoirement informer l'opérateur qui les héberge de tout ce qu'ils font.

Difficile dans ces conditions de mener des politiques tarifaires intéressantes. Il faudrait que les MVNO deviennent maîtres de certains éléments de réseau.


Box internet : gare à la résiliation

Si les critiques de l'Arcep se sont essentiellement portées sur le mobile, les fournisseurs d'accès à internet (FAI) sont aussi dans le collimateur, notamment en ce qui concerne les frais de résiliation des contrats.

Depuis la loi Chatel, ces frais de résiliation appliqués par les opérateurs aux clients sur le départ doivent, en effet, correspondre aux coûts effectivement subis par l'opérateur du fait de ce désabonnement. Ces frais doivent être explicitement prévus parle contrat et dûment justifiés. Or aucun fournisseur n'apporte « précisément la preuve que les frais facturés correspondent bien aux coûts effectivement supportés » explique l'Arcep.

L'Autorité dénonce particulièrement la pratique de certains fournisseurs, comme Free, qui ont intégré dans leurs offres des « frais d'activation à perception différée. » « Ces FAI annoncent une offre commerciale caractérisée par l'absence conjuguée de durée d'engagement et de frais de résiliation. Cependant, l'offre comporte des frais d'activation des services dont le montant dégressif dépend de l'ancienneté du client, qui bénéficie d'une réduction forfaitaire par mois d'ancienneté. Toutefois, en pratique, le crédit s'imputant aux frais d'activation à perception différée est remis à zéro lorsque le client demande certaines opérations (changement de box, de forfait, déménagement) », note l'Arcep.

Pour pallier ce « manque d'information », l'Autorité recommande que les frais en cas de résiliation anticipée soient systématiquement mentionnés sur chaque facture.


Des mesures pour améliorer la loi

Pour améliorer la loi Chatel, l'Arcep propose plusieurs mesures.

> Mentionner sur les factures des abonnés le montant des frais dus en cas de résiliation.
L'Autorité recommande la mention, sur les factures mensuelles, des frais dus en cas de résiliation (éventuellement anticipée) à la date d'édition de la facture.

> Encadrer les modalités de résiliation des abonnements avant la fin du douzième mois.
Afin d'harmoniser la pratique de tous les opérateurs, l'Autorité recommande que les opérateurs permettent aux consommateurs de résilier par anticipation leur abonnement, avant la fin du douzième mois, moyennant, au maximum, le paiement des montants restant dus pour atteindre la fin du douzième mois d'engagement et du quart des montants dus au titre des douze mois suivants.

> Mentionner la procédure et le code de déverrouillage des terminaux mobiles sur les factures.
L'Autorité recommande que le code de déverrouillage des terminaux mobiles soit indiqué sur les factures délivrées à compter du sixième mois d'utilisation du forfait après l'achat. La procédure et les opérations associées devraient également être accessibles facilement - et de manière intelligible - aux abonnés, à la fois par internet et par téléphone, et dans le réseau de distribution de l'opérateur.
L'Autorité rappelle que les opérateurs pourraient, en lieu et place de la mise en œuvre d'une telle mesure, abandonner volontairement toute politique de verrouillage des terminaux, se libérant ainsi des obligations liées à leur déverrouillage. Ce serait une petite révolution.


Face aux grands opérateurs, les petits jouent les prix bas

Contrairement à la plupart des pays européens, les opérateurs mobiles virtuels (MVNO) qui ne possèdent pas de réseaux mais louent ceux d'Orange, de SFR ou de Bouygues telecom (auxquels ils ont acheté des lots de minutes de communication), peinent à percer en France où ils ne représentent que 6,15 % du parc. Dernièrement, l'autorité de la concurrence a demandé au régulateur des télécoms de favoriser « l'émergence rapide » d'opérateurs mobiles virtuels vraiment indépendants des opérateurs qui les hébergent. Face aux trois grands du secteur, ces petits poucets du mobile, plutôt mal connus du grand public, jouent en tout cas la carte de la simplicité, de la personnalisation et des prix bas. Zeroforfait.fr, par exemple, propose des offres sans engagement, sans forfait et sans recharge. On ne paie que ce que l'on consomme réellement, à condition toutefois de dépenser 15 €par trimestre. Simplicime.com propose une gamme plus élargie avec forfaits bloqués et cartes prépayées, avec ou sans mobile et avec ou sans SMS illimités. Une offre sans engagement est présente.

À côté de la période d'engagement, les MVNO jouent aussi les services dédiés comme NRJ Mobile qui propose une option musique illimitée et des avantages VIP (places de concert, de ciné ou DVD à gagner).

Mais ces petits opérateurs restent encore tributaires des trois grands et n'atteignent pas les fortes de parts de marché de leurs homologues en Allemagne (25 %) ou au Royaume-Uni et au Pays-Bas (15 %).

Photo : Calebrw

Voyager responsable

Les agences de voyages sur internet sont légion. Difficile de se distinguer dans cette jungle de plus fréquentée par les touristes. Néorizon se distingue en jouant la carte de séjours haut de gamme orientés bien-être et responsable. Membre de l'association française d'écotourisme et partenaire du programme action carbone présidé par Yann Arthus Bertrand, www.neorizons-travel.com décline des thématiques saveurs du monde, arts et traditions, harmonie du corps, mémoire du passé, etc. Parmi les prochaines destinations, l'Équateur, l'Islande, le Chili, ou le Pérou.

Quand Google fait tomber la pluie

Les prévisions météo constituent l'un des services les plus utilisés sur internet. Google vient de franchir un nouveau pas en permettant à son logiciel de cartographie GoogleEarth de visualiser en direct la pluie ou les chutes de neige. Ainsi, au-delà des cartes satellites, le logiciel est capable de simuler en 3D les averses. Actuellement les données permettant cette nouvelle fonctionnalité ne sont disponibles que pour l'Amérique du Nord et l'Europe. (Google Earth est à télécharger ici : earth.google.com/intl/fr).

Une année de recherches avec le CNRS

La délégation Midi-Pyrénées du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) vient d'éditer, pour la deuxième année, son magazine. "2009, une année avec le CNRS en Midi-Pyrénées" permet de "présenter, de manière succincte et accessible à tous, les résultats scientifiques et événements majeurs qui ont ponctué la vie des laboratoires de la région en 2009", explique Carine Desaulty, chargée de communication.

Astronomie, sociologie, économie, chimie, médecine, physique, géologie, biologie, écologie, ingénierie... autant de secteurs où les 66 unités de recherche installées dans la région ont fait preuve d'innovation, de persévérance. "L'excellence régionale ne se dément pas puisque de nombreux chercheurs représentant plusieurs disciplines, ont reçu des prix et médailles en 2009", rappelle Armelle Barelli, déléguée régionale du CNRS. "Ces récompenses, ainsi que les récentes évaluations très positives des unités de recherche par l'AERES, démontrent la qualité du travail collectif effectué par les équipes dans les laboratoires", se réjouit Mme Barelli, qui note que "par ailleurs, les partenariats et la valorisation se renforcent par rapport à l'année précédente."

Si la brochure aborde des recherches particulièrement pointues, elle met également en exergue des avancées scientifiques qui trouvent très concrètement leurs applications, comme les "codes-barre" ADN pour identifier les arbres tropicaux ; le projet européen DictaSign qui rend le web 2.0 accessible aux personnes sourdes ; ou encore le projet interrégional de surveillance sismique des Pyrénées.


Les chercheurs se sont aussi intéressés à la place de l'homme dans la société,  dans le monde du travail ou dans son rôle dans l'intimité. Des travaux historiques ont ainsi mis en lumière les parcours des travailleurs sociaux face à la crise avec le cas d'AZF comme le destin de Jean Jaurès dont La Dépêche et les Editions Privat viennent de publier l'intégralité des articles de presse écrits par le tribun entre 1887 et 1914.

Quels que soient leurs domaines de prédilection, dans le passé, le présent et pour le futur, les chercheurs Midi-Pyrénéens contribuent sans relâche à approfondir nos connaissances.

Le magazine peut être téléchargé au format PDF en cliquant ici.

Le CNRS en chiffres
- 66 unités de recherche dont 59 laboratoires
- 7 fédérations de recherche
- 12 groupements de recherche
- 1688 personnels permanents dont 748 chercheurs et 940 ITA
- 641 non permanents
- un budjet de 136,6 millions d'euros en 2009
- 39 brevets publiés

Le quart d'heure de YouTube

La durée des vidéos que l'on peut poster sur YouTube vient d'être étendue de 10 à 15 minutes. Un quart d'heure qui traduit le boom de la vidéo sur internet, amplifié désormais par les vidéos en provenance des téléphones mobiles. YouTube, racheté par Google en 2006 et qui a récemment annoncé qu'il permettait de voir 2 milliards de vidéos chaque jour, a lancé un concours pour fêter ces 15 minutes. Hier, le service devait choisir les meilleures vidéos pour les présenter sur sa page d'accueil. Le quart d'heure de gloire dont parlait Andy Warhol en quelque sorte.

Le site du jour : Le patrimoine mondial

La ville d'Albi et l'île de La Réunion viennent d'intégrer la liste du patrimoine mondial de l'humanité dressée par l'Unesco. L'occasion de revenir sur les objectifs de l'organisation internationale qui tient un site web très complet : http://whc.unesco.org. Comprendre le processus de classement, les diverses catégories possibles mais aussi l'action de suivi et de préservation des 911 sites. Une mappemonde interactive perme de localiser tous les sites qui disposent chacun d'une fiche très détaillée avec descriptif, galerie photos, menaces, etc.

Comparer les cotes pour parier

Face à l'offre des sites web de paris en ligne, l'internaute peut vite se perdre. D'où l'idée d'une petite société tarnaise installée à Gaillac depuis 2006 de proposer un comparateur de cotes. Lancé il y a un an, www.comparateur-de-cotes.fr est un véritable outil pour les parieurs.
Il permet de comparer les cotes, mais aussi les sites de paris sportifs agréés par l'Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) dans leur ensemble. La recherche se fait soit par discipline sportive puis compétition ; soit par équipe et joueur.

Apprenez à être écolo

Les sites web qui surfent sur la vague vert sont légion. Difficile de s'y retrouver. Partant de ce constat, le portail www.zeggreenweb.com, édité par DMT Développement, se veut comme une « véritable boite à outils de l'écologie au quotidien. » Avec l'actualité du développement durable mais également des éco-gestes, un guide des restaurants bio, un espace « emplois verts », un espace covoiturage ou encore des recettes de cuisine bio, le site se veut exhaustif et participatif, les internautes pouvant proposer des contenus.