Technomedia

Numérique · médias · sciences · intelligence artificielle

Le Toulousain Sigfox embarque dans la nouvelle Freebox

sigfox


La société toulousaine Sigfox vient de réaliser une première. En présentant mardi sa nouvelle box internet, la FreeboxDelta, Xavier Niel, PDG d’Iliad a, en effet, dévoilé une fonctionnalité inédite rendue possible grâce à Sigfox.

Une box réellement autonome

Grâce au réseau de communication basse consommation déployée par cette dernière et à la batterie de secours implémentée dans la box, la Delta reste connectée en permanence en cas de perte de connexion ou de coupure de courant, ce qui lui permet de faire fonctionner son pack sécurité qui comprend une alarme.

"Nous dépendons de plus en plus d'une connexion Internet dans notre vie quotidienne. Au moment où nous voulons augmenter le débit binaire pour offrir de plus en plus de services, tels que la vidéo 4K, nous sommes ravis de collaborer au développement de la nouvelle Freebox en intégrant une liaison de connectivité à faible vitesse avec Sigfox ", a expliqué mardi Patrick Cason, directeur général de Sigfox France, aux côtés de Xavier Niel.

"C'est très important à deux titres. Premièrement, Sigfox se trouve dans cette opération associée à une marque grand public. Cela va accroître notre image auprès des consommateurs finaux qui peuvent chercher ce que l'on fait. Ensuite, on va toucher du monde et on va pouvoir démontrer le potentiel de notre technologie auprès de nouveaux cas d'usages. Or, nous croyons beaucoup à la domotique. Il y a beaucoup de choses à faire", a détaillé Patrick Cason auprès de Capital.

Label French Tech Seed


Le partenariat entre Free et Sigfox a été très bien accueilli à Toulouse. Acteur engagé dans la création de start-up et d’emplois dans la région Occitanie, l’IoT Valley espère que ce coup de projecteur permettra d’accélérer davantage encore sa croissance.

"Nous attendons le label de French Tech Seed afin de pouvoir accompagner toujours plus de startups et favoriser l’entrepreneuriat car nous avons aujourd’hui plus de projets que de personnes pour les réaliser..., explique Simon Vacher, chef des opérations à l’Iot Valley.
Fondée et présidée par Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox, l’IoT Valley regroupe actuellement 40 start-up employant plus de 700 collaborateurs sur 13 000 m2 de bureaux.

Avec la Delta, Free relance la guerre des box

freeboxdelta


Après plusieurs années d'attente, Free a dévoilé aujourd'hui sa nouvelle box haut de gamme, designée par Jasper Morrison et baptisée Delta, ainsi que sa petite soeur One. C'est le PDG du groupe Illiad, maison mère de Free, Xavier Niel qui a présenté au siège de Free la nouvelle box qui fait un carton plein au niveau des technologies embarquées et repasse devant la concurrence.



Richement dotée


Après avoir créé la première Box triple-play dans le monde en 2002 puis révolutionné le haut débit avec la Freebox Révolution en 2010, Free lance donc la Delta après 8 ans. Conçue en interne par son pôle de Recherche & Développement, la Freebox Delta est composée notamment est composée d’un Server, d’un Player conçu avec Devialet, de l'abonnement standard à Netflix, de l’assistant vocal Amazon Alexa, des chaines TV by CANAL, d’un Pack Sécurité et d’une télécommande tactile.

Le son Devialet


Le player de Free se remarque tou de suite car il intégre un système audio inventé par Devialet, spécialiste français du son haut de gamme. Le player intègre ainsi  :
• 3 haut-parleurs de grave pour tenir dans un seul appareil compact et restituer une très grande profondeur de basse. Ils utilisent les murs environnants pour restituer la spatialisation de l’ambiance sonore.
• 3 haut-parleurs full-range positionnés à 120° qui restituent l’ambiance sonore à 360°.
"Le Player Free Devialet est l’équivalent d’un home cinéma 5.1 très haut de gamme qui ne nécessite pas de caisson de basse ni d’enceintes supplémentaires", explique l'opérateur.

Le Player Free Devialet est aussi une enceinte qui permet d’accéder à tous les services de streaming grâce par exemple à Spotify Connect ou à une connexion Bluetooth. Et, cerise sur le... player : il intègre la technologie Qi qui permet de recharger sa télécommande ou un mobile compatible simplement en les posant dessus.

La fibre à 10 GO


Free propose avec la Freebox Delta l’offre permettant le débit le plus élevé possible, que ce soit en DSL en agrégeant le xDSL et la 4G ou en Fibre en offrant la Fibre 10 G. "C’est la première fois au monde que ces technologies sont déployées à une si grande échelle" assure l'opérateur.

Deux assistants vocaux


Outre l'assistant vocal d'Amazon, Alexa, la Freebox Delta intègre également son propre service d’assistant vocal, OK Freebox, qui a été conçu pour piloter des services TV et multimédias de la Freebox à la voix.

La domotique en force


La Freebox Delta devient également un hub domotique avec une caméra avec vision nocturne, un détecteur de mouvements, un détecteur de porte ou fenêtre et une télécommande. La Delta peut aussi piloter les luminaires Philips Hue et les volets roulants Somfy, grâce à l’implémentation des protocoles IO-homecontrol et RTS, une première.

La presse en illimité


Outre Netflix, un autre abonnement est inclus dans la Freebox Delta : la presse en illimité via LeKiosk. L'offre permet d’accéder en illimité à plus de 1 000 titres de presse quotidienne et magazine sur ordinateur, smartphone et tablette.

Technologies dernier cri et un peu de Toulouse en plus


Enfin, la Delta est dotée des dernières technologies. WiFi 802.11ac 4400 tri-band MU-MIMO, des adaptateur CPL Freeplugs inclus, un serveur NAS avec 1 To inclus et la technologie Sigfox.

La technologie conçue par la société toulousaine Sigfox permet d'offrir une connectivité, qui, associée à la présence d’une batterie de secours, permet au Freebox Server d'être autonome, capable de communiquer même en cas de perte de connexion ou de coupure de courant.

Le prix augmente mais on en a pour son argent


"Si on reconstitue le coût pour accéder à tous les services inclus, l’addition s’élève à plus de 100 euros par mois. Et si on essaie de reconstituer celui des équipements inclus, un consommateur serait facturé plus de 2400 euros pour ses achats", assure l'opérateur.

L'abonnement mensuel est de 49,99 euros par mois. Le Pack Sécurité et le disque dur de 1 To sont offerts dès la prise d'abonnement. Le Player Free Devialet est disponible à partir de 10 euros par mois (étalement du paiement sur 48 mois) ou 480 euros en une fois. On est propriétaire et il continue de fonctionner même si on n'est plus abonné.


La Freebox One

Free a réuni les deux boîtiers Server et Player dans une Freebox unique pour proposer une offre complète à un prix mythique. Cette Freebox designée elle aussi par Jasper Morrison inclut une multitude de services  et notamment  
  • Internet : FTTH 1 Gbit/s - ADSL2+ - VDSL2
  • Appels illimités vers les mobiles en France et vers fixes de + de 110 destinations
  • 4K HDR
  • La meilleure qualité d’image : HD+
  • 220 chaînes TV avec Freebox TV
  • Freebox Replay
  • Netflix inclus
  • Nouvelle interface Freebox TV Nouvelle application Freebox 4K HDR
  • Design by Jasper Morrison Télécommande Soft Touch
Elle est disponible à 29€99 pendant 12 mois, puis 39€99/mois, réservée aux 100 000 nouveaux abonnés.


Les smartphones chinois à la conquête du monde


Longtemps cantonnés à produire de la contrefaçon, les constructeurs de téléphone mobile chinois font désormais jeu égal avec Apple ou Samsung.

S'il fallait un exemple de la montée en gamme de l'économie chinoise, celui de la téléphonie mobile en serait une bonne illustration. Les constructeurs chinois ont, en effet, longtemps été cantonnés aux rôles de contrefacteurs, réalisant, par exemple, des copies parfaites de l'iPhone… mais sans toutes les fonctionnalités. Depuis, les choses ont bien changé. Répondant à la demande d'une classe moyenne chinoise de plus en plus importante, les constructeurs ont créé leurs propres services de recherche et développement pour proposer des appareils innovants et surtout beaucoup moins chers.

Dernier exemple en date avec la phablette de Xiaomi. Cet appareil à mi-chemin entre le smartphone et la tablette est apprécié en Asie, notamment pour dessiner sur l'écran géant les idéogrammes. Alors que le Sud-Coréen Samsung présentait jeudi 13 août en grande pompe le Samsung Galaxy Note 5 à 800 $, Xiaomi, le n° 1 chinois, présentait son Redmi Note 2 à… 110 $. Certes, les caractéristiques techniques de ce dernier sont moins pointues que le porte-étendard de Samsung, mais suffisent largement à la plupart des utilisateurs. Qu'ils soient en Chine… ou ailleurs dans le monde. Car c'est bien là la force des constructeurs chinois que de pouvoir intéresser maintenant d'autres publics avec des appareils beaucoup moins chers – un prix médian de 200 € (mobile nu) – et aux finitions sans cesse améliorées.

Devenir n°1 mondial

Forts de ces atouts, les constructeurs chinois séduisent de plus en plus les grandes enseignes et les opérateurs européens à la recherche de smartphones à vendre avec leurs forfaits. Free, Orange, Bouygues ou SFR n'hésitent ainsi plus à nouer des partenariats avec Xiaomi, Huawei, ZTE ou Lenovo, qui commercialisent leurs mobiles sous leur nom et pas en marque blanche comme naguère.

N° 4 mondial, Lenovo, qui a récemment racheté l'américain Motorola, ambitionne de devenir rien moins que le leader mondial devant Samsung, Apple et LG.

Rois du milieu de gamme, les tycoons chinois n'hésitent plus à s'aventurer vers le haut de gamme. A l'image de OnePlus qui a dévoilé son OnePlus 2 dans la très sélecte boutique Colette à Paris… où Apple – un modèle pour beaucoup de constructeurs chinois – avait présenté sa montre connectée.

Free invite Google dans sa mini box



On ne saura pas si c'est le fruit du hasard mais 24 heures après la conférence de presse d'Apple qui a dévoilé lundi 9 mars au soir sa montre connectée, Xavier Niel – souvent présenté comme un Steve Jobs français – avait invité in extremis les journalistes ce mardi 10 mars à 9 heures au siège d'Iliad, la maison mère de Free, pour «une petite surprise.» Une annonce qui avait affolé la bourse : Numericable-SFR avait chuté de 9,7 %, Orange de 5,7 %, Iliad de 4 % et Bouygues de 3,5 %. Et sur les réseaux sociaux les pronostics allaient bon train sur une relance de la guerre des prix dans l'internet fixe et mobile. Le trublion des télécoms n'avait-il pas laissé entendre qu'il voulait «tout péter» avec un forfait à 10 € pour tuer la concurrence et notamment Bouygues télécom et SFR ?




Une box mini qui en fait un max

Ce mardi, Xavier Niel n'a pas sonné le début d'une nouvelle bataille des tarifs mais annoncé le renouvellement de sa box internet d'entrée de gamme. La Crystal est désormais remplacée par un modèle cinq fois plus petit dénommé Free Box mini 4K. Mais la taille de ce petit boîtier est loin d'être le signe d'une box au rabais, tout au contraire. En effet, cette box mini regorge d'innovations au premier rang desquelles le fait qu'elle soit la première à fonctionner avec AndroidTV, le système mis au point par Google avec lequel Free a travaillé pendant un an. «On a décidé de faire entrer Google dans la maison. On met Google dans notre Box. C'est le premier équipement non Google au monde qui intègre la Google TV», s'est félicité Xavier Niel, seul sur scène pour présenter son nouveau «bébé». Avec Android TV, l'utilisateur peut accéder à un magasin d'applications comme sur son smartphone.

Autres innovations de cette box compatible ADSL et fibre : elle est la première à pouvoir diffuser des contenus – encore très rares – en ultra haute définition k ; elle est la première aussi à embarquer la technologie Google Cast qui permet de diffuser depuis un mobile, une tablette ou un ordinateur des contenus (photos, vidéos, etc.) directement sur le téléviseur.

Free a surtout particulièrement soigné la télécommande qui devient «intelligente». Celle-ci, qui fonctionne en Bluetooth, est, en effet, dotée d'un micro pour être commandée à la voix. Elle «permet de parler à votre box» et elle «vous conseillera des séries, des films ou des émissions suivant vos demandes», a détaillé Xavier Niel en présentant cette fonction de recommandation.

Cette nouvelle Freebox mini 4K est disponible à 29,90 € par mois pour les nouveaux abonnés en zone dégroupée et dans les zones fibrées par Free. Elle est également disponible pour les détenteurs de la box haut de gamme, la Révolution, qui voudraient un second boîtier TV chez eux. Ils pourront se la procurer pour 1,99 € par mois.

Xavier Niel, dont le groupe Iliad doit présenter ses résultats jeudi, répond donc à l'offensive payante de Bouygues sur l'ADSL fixe non par une guerre des prix mais par une bataille technologique. Avec sa box mini et en attendant la 7e version de sa grande box en fin d'année, Free, l'inventeur de la box, conserve, d'évidence, le leadership en termes d'innovations.

Les forfaits mobiles évoluent
Nombreux sont ceux qui attendaient que soit dévoilé hier un smartphone compatible 4G avec la marque Free. Celui-ci semble repoussé s'il voit jamais le jour. A la place, Xavier Niel a fait évoluer très légèrement ses forfaits. «Jusqu'à présent, un abonné Freebox pouvait bénéficier d'une réduction de 4 €/mois sur deux forfaits maximum. Désormais, cette réduction tarifaire est étendue à deux forfaits supplémentaires et permet ainsi du tarif préférentiel (15,99 €/mois au lieu de 19,99 €/mois) pour un même abonnement Freebox.»

L'offensive de Free aux Etats-Unis : le point de vu de l'Idate


Iliad a déposé une offre à 15 milliards de dollars pour prendre le contrôle à 56,6% de T-Mobile US. Yves Gassot, Directeur général de l'IDATE, donne son point de vue.

Quel est le 'rationale' derrière une telle opération ?
On n'est pas dans le cas typique des synergies associées à une consolidation sur un même marché national. Difficile de tabler sur des synergies rapides et considérables entre un opérateur fixe-mobile en France et un opérateur aux Etats-Unis;
En revanche, le marché US apparaît comme nettement plus attractif que le marché français (sauf à réussir une opération de 'consolidation' en France, mais là le jeu apparaît dans la période bloqué) et même plus attractif que le marché européen (même si on ne peut pas totalement écarter qu'Iliad soit amené à se reporter sur une opportunité en Europe). Quoiqu'il en soit, le secteur est en Europe en net recul: -9% sur 5 ans pour les revenus mobiles sur les 5 principaux marchés européens, versus +29% aux Etats-Unis (cf. graphique). Au-delà du CA, le gap transatlantique existe aussi au niveau des marges (même si elles sont accaparées par les deux leaders aux US) du fait d'une concurrence plus intense en Europe et probablement des effets de taille: les 5 grands marchés européens ont également 4 opérateurs mobiles mais qui sont en moyenne en concurrence sur un marché de 63 millions d'habitants vs. 315 millions. L'opération projetée illustre donc d'abord l'échec actuel de l'Europe des télécommunications et le dynamisme du marché US des télécoms (mais qui se fait sans doute aussi pour une part au détriment du consommateur US)…
Il existe par ailleurs une certaine similitude de profil entre T-Mobile, le plus petit des 4 opérateurs US et Free le dernier arrivé sur le marché français: il faut rattraper un retard de déploiement et notamment de couverture LTE, renforcer son portefeuille de fréquences. Il faut avoir les coûts les plus bas pour garder le maximum d'agilité pour en permanence faire bouger les lignes des tarifs et du positionnement marketing. Sur ce plan la filiale US de Deutsche Telekom rejoint parfaitement le positionnement de Free.
Enfin, Free/Iliad étant plus petit que sa cible tant en taille ($1.6 milliard d'EBITDA vs. $5.7milliards selon les estimations de Bank of America pour 2014), qu'en terme de valorisation ($ 16 milliards vs. $25 milliards), l'opération confirme la disponibilité impressionnante de capitaux comme l'opération de Altice/Numéricable sur SFR l'avait déjà révélée.

Est-ce que l'opération va réussir ?
C'est au premier abord une question qui se pose en termes financiers. Deutsche Telekom (qui contrôle aujourd'hui 66% de T-Mobile) est vendeur d'un opérateur acquis en 2001 et qui lui aura coûté très cher. Mais un vendeur qui peut être retors comme l'a appris AT&T et comme est en train de l'apprendre Sprint… T-Mobile avait conclu en 2011 une vente à AT&T qui avait été finalement refusée par la FCC et la FTC, ce qui avait permis à la filiale de Deutsche Telekom d'empocher 3 milliards USD (plus des fréquences) et de reprendre l'initiative en fusionnant avec MetroPCS, en accélérant le déploiement d' un réseau national LTE et en engageant une stratégie marketing agressive mais coûteuse. Sitôt bouclé la prise de contrôle de Sprint (N°3), le japonais Softbank (qui lui aussi est souvent présenté comme le Free japonais) a lancé son dévolu sur T-Mobile et semble être parvenu à un accord de principe avec Deutsche Telekom. La valorisation que fait Masayoshi Son de T-Mobile est plus élevée et donc plus attractive pour son propriétaire. C'est normal car il s'agit d'une consolidation (N°3 +N°4) avec des effets immédiats sur le degré de concurrence et des économies évidentes dans le déploiement de la 4G et le réseau commercial.
Les Etats-Unis dominent très largement le marché mondial du LTE avec plus de 100 Millions d’abonnés, soit 3 fois plus qu’au Japon, deuxième du classement. La France se place en 6ème position par le nombre d’abonnés.
Mais il ne peut y avoir que l'argument financier qui joue, il y a aussi un contexte qui relève de l'interprétation par les autorités américaines des limites de la consolidation du marché des mobiles. Jusqu'à aujourd'hui SoftBank/Sprint n'a pas réussi à convaincre la FCC et l'antitrust US que revenir à 3 opérateurs nationaux aux Etats-Unis serait à l'avantage des consommateurs. Et ce malgré les nombreuses interventions de Masayoshi Son qui défend l'idée d'un 3ème opérateur 'consolidé', beaucoup mieux armé pour déstabiliser les positions extrêmement fortes de Verizon et AT&T. Si les autorités maintiennent leur réticence, Free a donc une opportunité sérieuse. Toutefois, il pourrait alors devoir affronter d'autres investisseurs, tels Dish Network qui a acquis des fréquences et qui –maintenant que DirecTV semble devoir être intégré par AT&T- doit trouver d'autres solutions en terme de relais de croissance.

Enfin, si l'opération se fait, Free devra réussir ce que T-Mobile a amorcé ces derniers mois, supporter un flux de trésorerie négatif, des investissements de plus de 4.5 milliards par an et une concurrence plus dure. Ce n'est pas partie gagnée surtout vis-à-vis d'acteurs à plus de 100 millions d'abonnés comme Verizon et AT&T qui alignent avec une grande régularité des résultats financiers impressionnants. Jusqu'alors et malgré son agressivité, T-Mobile n'a réussi qu'à les égratigner. Ce qui est particulièrement cuisant pour Masayoshi Son, c'est que c'est Sprint qui dans cette phase ambiguë d'annonce de fusion avec T-Mobile a le plus souffert de l'agressivité de… T-Mobile ! Free/T-Mobile pourrait certes poursuivre sa croissance au détriment de Sprint. Mais, 1/ d'une part, Sprint qui n'a pas versé dans la "guerre des prix" ces derniers mois pourrait jouer son va-tout en réagissant brutalement ; 2/ On pourrait aussi voir à cette occasion se concrétiser l'hypothèse d'un investissement de Dish (N°2 de la DBS) dans les mobiles, cette fois sur Sprint, ou bien encore s'opérer un rapprochement du géant du câble Comcast (en cours de fusion avec Time Warner Cable) avec Sprint (à travers un accord MVNO complétant l'impressionnant parc Wifi des leaders du câble). L'attribution à l'automne de fréquences (bandes AWS3), puis les enchères sur celles du second dividende numérique (bande des 600MHz) prévues pour 2015 constituent aussi des occasions de transformation du marché sans que l'on sache encore définitivement si la FCC va donner clairement l'avantage dans la procédure aux plus petits des opérateurs.

Bouygues racheté par Orange ou Free ?


Depuis l'échec de son PDG, Martin Bouygues, dans le rachat de SFR, le 3e opérateur mobile français est fragilisé. Alors qu'Orange et Free se montrent intéressés, il doit dévoiler sa nouvelle stratégie qui passe par la suppression de 2000 postes.

Les grandes manœuvres dans la téléphonie mobile et fixe française, entamées avec l'arrivée de Free dans le mobile en janvier 2012, sont loin d'être terminées. Aujourd'hui, Bouygues Telecom doit dévoiler sa stratégie de relance, qui doit lui permettre de réaliser 300 millions d'euros d'économies par an à partir de 2016. C'est qu'il y a urgence pour le troisième opérateur, fragilisé après son échec à acheter SFR, et qui pourrait bien être la proie d'Orange ou de Free qui ont tous deux marqué leur intérêt pour un rachat.

Simplifier les offres au maximum

Le plan de restructuration que Bouygues doit présenter en comité central d'entreprise s'articule autour de deux axes forts : une simplification de la gamme de forfaits avec des prix très agressifs ; et la suppression de quelque 1 500 à 2 000 collaborateurs sur un total de 9 000. Sur la simplification de l'offre, Bouygues veut frapper fort en s'inspirant largement des méthodes qui ont fait le succès de Free. Ses futures nouvelles offres – qui doivent rivaliser avec celles en préparation pour la fin de l'année du nouvel ensemble SFR-Numericable – ne seront toutefois pas low-cost. Bouygues souhaite, en effet, conserver son réseau de boutiques qui assure un bon maillage du territoire, et ses centres d'appels. Côté mobile, Bouygues va faire le ménage dans ses forfaits, pléthoriques : entre ceux proposés actuellement et les anciens toujours en cours, l'opérateur compte environ 700 formules différentes… contre quatre pour Free. Pionnier de la 4G aujourd'hui dépassé par Orange, Bouygues espère renouer avec des marges qui n'ont jamais été au rendez-vous…

Côté téléphonie fixe, Bouygues veut poursuivre son offensive lancée en mars avec son offre triple-play (internet, TV, téléphone fixe) à 19,99 €, soit 10 € de moins que le standard historique établi par Free. Bouygues espère ainsi amener ses concurrents sur ce tarif plancher, alors même que ses infrastructures pourraient difficilement supporter une forte demande. «Je déclare la guerre dans l'Internet fixe» lançait, bravache, Martin Bouygues fin 2013. Xavier Niel, le patron de Free, avait rétorqué que la guerre dans le mobile «n'était pas terminée.» Ambiance…

Mais comme dans toute guerre, des phases de négociations peuvent survenir. Martin Bouygues – qui traitait naguère les gens de Free de «romanichels» voulant s'installer sur ses pelouses – a revu sa position à la faveur de l'épisode du rachat de SFR. Si les deux PDG ne se parlent toujours pas, leurs entourages avaient noué des contacts. La maison mère de Free, Iliad, aurait ainsi offert 4 à 5 milliards à Bouygues pour racheter sa filiale. Bouygues en escomptait 7 à 8 ; du coup les discussions seraient au point mort.

Billard à trois bandes

Bouygues est aussi en contact avec Orange, n° 1 du secteur, qui proposerait un complexe jeu de billard à trois bandes pour éviter les foudres de l'autorité de la concurrence. En substance, Bouygues Telecom serait racheté par Orange pour 6 milliards d'euros. Le Groupe Bouygues entrerait ensuite au capital d'Orange. Puis, une partie du réseau et des fréquences de Bouygues Telecom serait cédée à Free pour 2 milliards d'euros. Partisan d'un rachat de SFR par Bouygues, Arnaud Montebourg, ministre de l'Économie, fait montre cette fois d'une vraie discrétion, mais conserve toujours l'idée d'un retour à trois opérateurs en France. Au final, tout le monde y trouverait alors son compte. Et les consommateurs ? Grands bénéficiaires de l'arrivée de Free, les Français pourraient-ils voir leur abonnement augmenter ? On n'en est pas encore là mais des associations comme l'UFC-Que Choisir ont déjà mis en garde contre toute hausse des prix intempestive.

Mobile : depuis 2012, la facture des Français s’est allégée de 7 milliards


Lorsqu’il s’est lancé dans la téléphonie mobile en janvier 2012, Xavier Niel, le PDG d’Iliad, la maison mère de Free mobile, avait clairement affiché ses ambitions : diviser par deux la facture des dépenses télécoms des Français. Deux ans plus tard, force est de constater que le budget consacré par les foyers aux dépenses de télécommunications a effectivement baissé. Notamment grâce aux nouveaux standards tarifaires imposés par Free Mobile à tout le secteur : un forfait avec des communications illimitées et un volume de données internet autour de 20 € et un forfait sans la « data » à moins de 5 €.

« Baisse moyenne de 30 %»
Ce mardi l’association de consommateur UFC-Que Choisir a dévoilé les résultats d’une enquête qui attestent d’une réelle baisse des prix. « L’arrivée d’un quatrième opérateur a permis une baisse moyenne de la facture mensuelle mobile de 30 %. Notre étude met ainsi en évidence qu’en l’espace de deux ans (2012 et 2013), les utilisateurs de services mobiles ont économisé pas moins de 6,83 milliards d’euros » indique l’association, qui se félicite de voir la France être désormais deux fois moins chère que la moyenne européenne alors qu’elle était 25 % plus chère en 2010. L’UFC souligne également que les forfaits « sans engagement » sont en passe de devenir la règle cette année. « Fin 2013, près d’un abonné sur deux (49,3 %) avait une offre sans engagement, soit deux fois plus qu’en janvier 2012. » Ainsi, les consommateurs n’hésitent plus à faire jouer la concurrence et à changer d’opérateurs : les demandes de portabilité de numéros entre deux opérateurs ont triplé en deux ans. « La France est désormais un pays où il fait enfin bon téléphoner » se félicite l’UFC, qui défend avec force le modèle à quatre opérateurs, à l’heure où certains – le ministre de l’Économie Arnaud Montebourg en tête – souhaitent un retour du marché à trois pour préserver les emplois.
Rappelant que « l’emploi dans le secteur a progressé depuis 2012 », l’UFC n’élude toutefois pas un tel scénario et demande aux autorités de régulation (Autorité de la Concurrence et ARCEP), de se prononcer sur la restructuration en cours afin de préserver « une intensité concurrentielle au service des consommateurs ». Elle propose d’ores et déjà de faire baisser dans les plus brefs délais les tarifs de gros appliqués par les quatre opérateurs aux MVNO (les opérateurs virtuels comme NRJ, Virgin, etc.).

Après le rachat de SFR, un retour à 3 ?Après le rachat de SFR par Numéricable, Bouygues telecom se trouve dans une situation particulièrement précaire. « La fragilité de Bouygues telecom ne garantit pas – et les tractations actuelles le confirment – son maintien sur le marché à moyen terme », estime l’UFC-Que Choisir. De fait, une rumeur lancinante laisse entendre que Bouygues pourrait se faire racheter par son concurrent Free Mobile, comme cela aurait pu se faire si Vivendi avait choisi de vendre SFR à Bouygues, ce dernier revendant dans la foulée son réseau clé en main à Free.
Ce retour à trois opérateurs (Orange, SFR-Numéricable et Free-Bouygues), inquiète vivement l’UFC, qui n’en veut pas, craignant qu’il arrive en France ce qui s’est passé en Autriche lorsque ce pays est passé de 4 à 3 opérateurs : une hausse des prix de 10 % !
En attendant, la France dispose bel et bien de quatre opérateurs et pourrait connaître des changements. Patrick Drahi, le PDG d’Altice, propriétaire de Numéricable et SFR, devrait dévoiler d’ici la fin de l’année de nouvelles offres.

Free Mobile : interview exclusive de Xavier Niel



En débarquant sur le marché de la téléphonie mobile la semaine dernière, Free Mobile a fait l'effet d'un tremblement de terre. Et l'onde de choc n'est, semble-t-il, pas près de s'arrêter, tant du côté des consommateurs que de celui des opérateurs.

Ces derniers avaient bien sûr anticipé l'arrivée du 4e opérateur - qu'ils avaient tenté de circonscrire en vain - en lançant des offres low cost de 10 à 20 % moins chères que leurs forfaits classiques et sans engagement : Sosh chez Orange, séries Red chez SFR et B and You chez Bouygues Telecom. Mais les deux forfaits de Free - 19,99 €pour du tout illimité et 2 € pour 1 heure d'appels et 60 SMS par mois - ont fait l'effet d'un coup de bambou. Depuis, les trois opérateurs historiques ont « ajusté » leurs tarifs… mais qui restent - à services équivalents - plus chers que Free. Les petits opérateurs mobiles virtuels (les MVNO qui louent le réseau d'un des trois grands) se sont alignés en proposant des offres à 19,99 € voire moins, mais là, ce sont les services qui ne suivent pas. Ceux que Xavier Niel a qualifiés de « pigeons » s'ils restaient encore chez leur opérateur, ne se privent pas de railler les nouvelles offres des concurrents de Free. Et certains entendent bien sanctionner par principe leur opérateur…

De fait, les demandes de portabilité ont triplé depuis le 10 janvier, passant de 10-15 000 à 30-40 000 par jour, selon le Groupement d'intérêt économique-Entité de la gestion de la portabilité (GIE-EGP), véritablement débordé et qui peine à tenir le délai légal de trois jours pour porter un numéro d'un opérateur à l'autre.

D'ailleurs, les équipes commerciales des trois opérateurs historiques en relation avec les clients peinent à endiguer l'exode… Un exode qui fait fi de la dernière polémique en vigueur : Free n'aurait pas allumé toutes ses antennes qui couvrent 27 % de la population, préférant voir ses nouveaux abonnés utiliser le réseau d'Orange en vertu de l'accord d'itinérance passé entre les deux sociétés, selon la CFE-CGC/UNSA de France Télécom-Orange.

Loin de ces considérations, les consommateurs semblent avoir choisi : 8 sur 10 seraient prêts à partir chez Free, devenu pour ses concurrents un vrai casse-tête.


Patience pour migrer

Depuis la loi Chatel de 2008, vous pouvez, en effet, résilier votre contrat mobile avant la fin des 24 mois d'engagement normalement prévus, si votre contrat a été signé après le 1er juin 2008. Si vous avez effectué au moins 12 mois chez votre opérateur, vous devrez payer une indemnité de résiliation de 25 % du montant restant dû. Si vous avez effectué moins d'un an auprès de votre opérateur, il vous faudra payer, en plus, la totalité des mensualités dues sur cette année. Si l'on remplit toutes les conditions pour changer d'opérateurs, on peut alors envoyer une lettre de résiliation à son opérateur de téléphonie, en recommandé avec avis de réception.

40000 demandes par jour
Il existe par ailleurs une procédure plus simple et plus sûre si l'on souhaite conserver son numéro de téléphone actuel et le faire porter sur un forfait Free. Il faut préalablement connaître la date de fin d'engagement de son contrat ainsi que le numéro RIO (Relevé d'Identité Opérateur). Pour cela, il faut composer le 3179 sur son mobile (appel gratuit). Ces éléments peuvent ensuite être transmis à Free Mobile qui va se charger de la résiliation et de la portabilité du numéro. L'organisme qui gère la portabilité, le GIE-EGP, étant débordé par les demandes qui ont triplé depuis le lancement de Free Mobile (entre 35 000 et 40 000 demandes par jour), les délais ont été allongés de 3 à 8-10 jours. Et encore Free se limite à l'envoi de 25 000 à 30 000 demandes par jour pour éviter le pire. La rançon du succès.

Xavier Niel : « Notre objectif: changer la vie des gens »

Xavier Niel, 44 ans, est le PDG d'Iliad, maison mère du fournisseur d'accès à internet Free et de Free Mobile. Après avoir fait fortune dans le Minitel, ce patron atypique a révolutionné l'internet en France en lançant la Freebox en 2002 qui a donné le « la » en terme de tarif (29,99 € par mois) sur le tripleplay. Dix jours après le lancement de ses forfaits Free Mobile, Xavier Niel est revenu en exclusivité pour La Dépêche sur cette nouvelle aventure et ses projets.

Le lancement des forfaits Free Mobile a suscité un énorme engouement auprès du public. Vous attendiez-vous à un tel succès ?
Je ne suis pas sûr qu'on avait pris conscience à quel point les Français comprenaient qu'il y avait un problème avec leur abonnement. L'engouement, plus que par nous, il est provoqué par cette prise de conscience des Français qui payaient trop cher leur facture de téléphone. Et je pense qu'on a été trop agressif dans notre présentation. On n'avait peut-être pas besoin de l'être.

Vous regrettez d'avoir employé le terme de « pigeons » que vous avez utilisé pour qualifier les abonnés mobiles ?
Non je ne le regrette pas. On pensait que l'on avait besoin d'utiliser des mots durs pour avoir une sorte d'effet réveil. Et en fait, les gens étaient déjà bien conscients d'avoir un problème avec leur facture de téléphone mobile. Le côté limité, encadré était un problème car c'est quelque chose que l'on n'a plus sur sa ligne fixe et les gens s'en rendent très bien compte.

Peut-on savoir combien vous avez d'abonnés à Free Mobile ?
On ne peut pas communiquer là-dessus. Notre seul moyen est de faire un communiqué financier pour que tous les investisseurs se retrouvent sur un pied d'égalité, ce qu'on n'a pas l'intention de faire au demeurant.

Votre réseau va-t-il pourvoir accueillir tous les nouveaux abonnés ? Certains affirment que toutes vos antennes ne seraient pas activées. Qu'en est-il ?
On a un réseau qui fonctionne très bien. Il est activé, il couvre une part insuffisante de la population, on aimerait bien sûr qu'il couvre 100 % de la population, mais il en couvre déjà 30 %.

Vos concurrents ont réagi en lançant de nouveaux forfaits ou en baissant leurs forfaits existants. Quelle est votre réaction ?
Nos petits camarades ont touché uniquement les forfaits qui ne sont pas vendus. Donc en fait ils ont baissé les prix des forfaits internet sur lesquels ils ont très peu d'abonnés, donc en fait la très grande majorité des Français continue d'être dans la pigeonnade. Puisqu'ils continuent à avoir des forfaits classiques sur lesquels ils n'ont rien touché.

Pensez-vous que vos concurrents vont être obligés de s'aligner ?
Si on fait un parallèle avec ce qui s'est passé pour internet, au début tout le monde nie et se dit «on va s'en sortir. » Puis au bout d'un moment, la pression est trop forte et on est obligé de tout baisser. Pour l'instant, ils résistent sur la quasi-totalité de leurs forfaits. Mais quand il y aura le feu dans la maison et qu'il y aura trop de résiliations, ce jour-là, ils changeront pour enfin appliquer à tout le monde des forfaits à des prix vraimentplus normaux.

On vous a comparé à Steve Jobs. Y a-t-il des points communs entre Apple et Free ?
On fait des choses différentes. Apple fait des produits extrêmement luxueux qui s'adresser à des gens qui en ont les moyens. À l'inverse, on est plutôt dans un modèle grand public. On essaye d'avoir le produit le plus innovant et le moins cher possible, accessible au plus grand nombre. Quant au format de ma présentation, c'est quelque chose de très classique aux États-Unis.

Pour les mois à venir, quelles surprises préparez-vous ?
Sur le mobile, il y a beaucoup de choses à faire. On lance une offre de départ que l'on va améliorer. On a travaillé sur le tarif, on va montrer ce que l'on a fait en terme d'innovations, ce qui peut changer la vie des gens. À partir du moment où on a un lien permanent à internet, on se pose la question de savoir ce qu'on peut apporter et qui peut améliorer ou modifier votre vie. On peut imaginer des choses autour de cela. Comme l'écosystème des applications pour mobiles est déjà très développé, il faut trouver des idées que seul un opérateur de réseau peut réaliser. Notre objectif est d'être le plus innovant et le plus accessible.

Free réussit son forfait

En présentant en personne, hier matin à Paris, les forfaits de téléphonie de Free Mobile, le nouvel opérateur français, Xavier Niel, le PDG d'Iliad, avait, à dessein, endossé le costume d'un Steve Jobs français. Comme le PDG d'Apple disparu le 5 octobre dernier, c'est debout sur scène devant une salle pleine de journalistes et de fans surexcités par plusieurs jours de suspense, que Xavier Niel a dévoilé deux offres assez révolutionnaires pour bouleverser un marché mobile français jusqu'à présent jalousement gardé par trois grands opérateurs, Orange, SFR et Bouygues télécom. Un forfait tout illimité (appel, SMS, MMS, internet) à 19,99 € par mois sans engagement et un forfait « social » (60 minutes d'appel et 60 SMS) à 2 € par mois sans engagement : telle est l'arme à double tranchant que Free a brandie hier avec la ferme intention de lancer un défi aux acteurs en place.

Les Français comme des « vaches à lait »

Ceux qui craignaient d'être déçus après tant de mois d'attente - Free détient la 4e licence mobile française depuis décembre 2009 - n'auront pas regretté leur patience et ont pu constater le mordant du PDG. « En 2008, on vous avait promis de diviser votre facture par deux. Depuis, les opérateurs présents sur le marché ont baissé leurs prix de seulement 10 %. Free propose aujourd'hui des offres qui divisent de deux à quatorze fois les forfaits existants », a-t-il ainsi martelé, poursuivant ensuite sans ambages ses piques contre les autres opérateurs. « On pense chez Free que jusqu'à présent, vous avez été pris pour des vaches à lait », a poursuivi Xavier Niel, invitant les consommateurs à « donner une leçon » à leur opérateur. « Vous avez deux solutions : c'est de venir vous abonner chez Free ou de lui demander les mêmes tarifs. »

La donne a changé

De côté des opérateurs historiques justement dont le cours en bourse a chuté hier, l'irruption de Free - contre laquelle ils s'étaient élevés en vain - a été très diversement appréciée. « C'est le jour J pour Free et nous les laissons savourer. Mais que nos clients se rassurent, nous reviendrons vite vers eux pour parler des propositions que nous avons préparées », a réagi une porte-parole d'Orange dont le PDG, Stéphane Richard, confiait récemment qu'il était prêt à ajuster ses tarifs. Du côté de SFR, on remarque que ces offres de lancement sont réservées aux trois premiers millions de clients. Et la marque au carré rouge d'afficher sa volonté de miser sur l'accompagnement et l'assistance des clients, ce qui constitue le talon d'Achille de Free dans l'internet.

Reste qu'avec ses forfaits chocs - salués par le ministre de l'Industrie Éric Besson comme « intensifiant la concurrence au profit du pouvoir d'achat des Français » - la donne a changé. Si un alignement des forfaits sur les tarifs de Free semble peu probable, une baisse générale des forfaits se dessine.





Tout ce qu'il faut savoir

Quels forfaits ?

Free Mobile joue la carte de la simplicité et de la clarté dans un secteur où la jungle tarifaire est de mise depuis bien trop longtemps selon les associations de consommateurs.
Le premier forfait présenté hier coûtera 19,99 €par mois sans engagement (15,99 € si l'on est déjà abonné à Free pour internet). Ce prix comprend des appels illimités en France métropolitaine et DOM vers des numéros fixes ou mobiles (hors numéros courts, spéciaux, surtaxés et autres services à valeur ajoutée) ainsi que des appels vers 40 destinations en Europe, aux États-Unis et au Canada. Ces appels gratuits vers l'étranger doivent se faire vers les téléphones fixes sauf pour les États-Unis et le Canada où l'on peut appeler des mobiles et des fixes. Le forfait comprend ensuite des SMS et MMS illimités (hors SMS/MMS surtaxés). Puis vient l'internet illimité tous usages (web, e-mail, VoIP, partage de connexion avec un ordinateur ou une tablette, etc.) dans la limite d'une consommation de données de 3 Go par mois. Au-delà de cette limite, le débit de données est réduit. Free promet également des tarifs de communication depuis l'étranger (roaming) « parmi les moins chers » par rapport aux autres opérateurs français. Free donne par ailleurs la possibilité de bloquer son forfait afin d'éviter tout dépassement. Enfin, les abonnés Free Mobile pourront accéder au réseau de hotspots WiFi FreeWifi.
Le second forfait est tout aussi révolutionnaire puisqu'il s'établit à 2 € par mois toujours sans engagement. Pour ce prix, l'on a droit à 60 minutes d'appels et 60 SMS par mois, soit bien au-delà du forfait social promu par le gouvernement (40 minutes d'appels et 40 SMS pour 10 € par mois). Cette offre est « plus de 4 fois moins chère que l'offre la moins chère du marché » a indiqué Free hier. Si l'on dépasse ce forfait, la minute de communication est de 0,05 € ; et les SMS sont à 0,05 €également.
Ceux qui sont déjà abonnés chez Free pour l'internet bénéficieront gratuitement - sur demande - de ce forfait dans la limite d'un abonnement par foyer.

Quel téléphone ?

Petite révolution dans les mentalités, les téléphones ne seront pas subventionnés comme c'est l'habitude en France. Free Mobile vend, en effet, ses forfaits sans appareils. En revanche, il propose d'acquérir un mobile et de le payer en plusieurs loyers sur 12, 24 ou 36 mois. Actuellement six mobiles sont proposés avec des mensualités allant de 4 € sur 12 mois à 7,99 € sur 24 mois. Un Blackberry Curve sera proposé prochainement ainsi que le dernier iPhone à partir du 27 janvier. Pour ce dernier modèle, les mensualités varieront de 15 € sur 36 mois à 35,99 € sur 24 mois. Free rappelle que si vous possédez votre téléphone mobile depuis plus de 3 mois, le désimlockage sera gratuit. En dessous de 3 mois, le désimlockage sera facturé 76 €. Hier plusieurs sites web spécialisés ont fait le calcul : entre la formule habituelle d'un mobile subventionné par l'opérateur et la formule de Free d'un mobile à crédit, la situation pour le consommateur est équivalente voire meilleure chez Free.

Quel réseau ?

Question capitale pour laquelle on n'a pas encore de réponse : quelle sera la qualité de la couverture du réseau de Free Mobile. Free a déployé plus d'un millier d'antennes à son nom qui vont lui permettre de couvrir environ 30 % de la population française. Les 70 % restants seront couverts grâce à un accord d'itinérance conclu avec Orange pour six ans et un milliard d'euros. Les Freenautes étant particulièrement technophiles, les nouveaux abonnés de Free Mobile seront certainement gourmands en bande passante pour profiter de l'internet mobile. Pour éviter que son réseau ne soit saturé, Orange ne sera-t-il pas tenté de réserver la connexion 3G en priorité à ses propres abonnés ?.

Concernant les antennes que gérera FreeMobile, la société semble prête ; elle a fait de nombreux tests techniques, ce qui a vraisemblablement empêché une commercialisation des offres avant Noël.

Quel suivi ?

Les forfaits de Free Mobile pourront être souscrits dans les boutiques physiques de Free - une centaine en France - mais surtout sur internet (mobile.free.fr). Souvent critiqué par ses abonnés pour son assistance téléphonique qui connaît régulièrement beaucoup d'engorgements, Free devra mettre les bouchées doubles pour contenter ses nouveaux clients mobiles. Les premiers d'entre eux risquent d'essuyer les plâtres pour les autres… Sans doute une des raisons pour laquelle Free réserve pour l'instant ses forfaits aux premiers trois millions d'abonnés.


"Il y aura une baisse des prix"

La Dépêche : Va-t-il y avoir une hémorragie des clients des autres opérateurs vers Free ?

Mathieu Drida, Président Directeur Général de Meilleurmobile.com : Il est évident qu'avec une telle offre, Free, qui a une forte notoriété, va prendre une part de marché non négligeable. Maintenant, est-ce que tout le monde va changer d'opérateur ? Je ne le pense pas car d'une part tout le monde n'est pas insatisfait de son opérateur ; et d'autre part les autres opérateurs vont réagir rapidement.

L'absence de téléphone subventionné peut-il être un handicap pour Free ?

L'offre de Free est extrêmement intéressante, très bien positionnée en terme tarifaire et avec beaucoup de contenus, mais vous devez acheter votre téléphone ailleurs. Quand on regarde la différence entre les offres subventionnées et non-subventionnées ; les premières sont plus chères mais vous achetez le mobile moins cher au démarrage. En séparant le forfait du mobile, Free est plus transparent et finalement pas plus cher.

Quels peuvent être les points faibles des offres de Free ?

Il y a deux axes à surveiller. Le premier est la qualité du produit : est-ce que le réseau de Free va être à la hauteur des opérateurs existants puisque pour Free, c'est un nouveau métier ? Au départ, Free va utiliser à 70 % le réseau d'Orange. Sur les 30 % qui lui appartiennent, Free a eu le temps de se préparer pour que le réseau fonctionne. Deuxième axe à surveiller : la qualité de la relation client. Free n'a pas de réseau de boutiques, ce qui est un plus chez les opérateurs historiques. Est-ce que cela va bien se passer par téléphone et internet seulement ; est-ce que cela va correspondre à tous les types de consommation ? On verra.

Va-t-on assister à une baisse générale des forfaits ?

On peut imaginer qu'il y ait une riposte sur les prix puisque Free arrive avec les tarifs les moins chers du marché. Il y aura aussi une riposte sur le contenu. L'offre de Free n'est pas adaptée à tous les types de consommation, mais elle est extraordinaire pour ceux qui en ont besoin.


Comment changer d'opérateur ?

Les offres de Free vous séduisent mais vous êtes déjà engagé chez un autre opérateur ? Quelle que soit votre situation, vous pouvez le quitter.

Depuis la loi Chatel de 2008, vous pouvez, en effet, résilier votre contrat mobile avant la fin des 24 mois d'engagement normalement prévus, si votre contrat a été signé après le 1er juin 2008.

Si vous avez effectué au moins 12 mois chez votre opérateur, vous devrez payer une indemnité de résiliation de 25 % du montant restant dû.

Si vous avez effectué moins d'un an auprès de votre opérateur, il vous faudra payer, en plus, la totalité des mensualités dues sur cette année. Dans ce cas-là, il vaut mieux ne pas résilier son contrat car les sommes à payer peuvent être élevées.

Si l'on remplit toutes les conditions pour changer d'opérateurs, on peut alors envoyer une lettre de résiliation à son opérateur de téléphonie, en recommandé avec avis de réception, à l'issue du 12e mois d'abonnement.

Conserver son numéro
Il existe par ailleurs une procédure plus simple si l'on souhaite conserver son numéro de téléphone actuel et le faire porter sur un forfait Free. Il faut préalablement connaître la date de fin d'engagement de son contrat ainsi que le numéro RIO (Relevé d'Identité Opérateur). Pour cela, il faut composer le 3179 sur son mobile (appel gratuit). Ces éléments peuvent ensuite être transmis à Free Mobile qui va se charger de la résiliation et de la portabilité du numéro.


Xavier Niel le trublion

Depuis hier et son show à l'américaine pour présenter les forfaits mobiles de Free, Xavier Niel, le PDG d'Iliad s'est vu qualifier de Steve Jobs français sur les réseaux sociaux. Il est vrai qu'entre l'ancien PDG d'Apple et le trublion de l'internet en France, désormais bête noire des opérateurs mobiles, les points communs ne manquent pas. Même goût pour l'innovation, même envie de bousculer l'establishment et les idées reçues, même simplicité bonhomme apparente, même envie d'en découdre seul contre tous, même science du marketing bâtie sur des semaines de rumeurs et de buzz avant de dévoiler un produit : iPhone, iPad pour l'un ; Freebox Révolution, forfaits Free Mobile pour l'autre. Pour parodier un des slogans de Free, on pourrait dire que Xaviel Niel, « il a Free, il a tout compris » de Steve Jobs.

Mais les deux hommes ont un parcours différent. Xavier Niel baigne depuis bien longtemps dans les télécoms et tire sa fortune du Minitel… rose. En 1987, à 20 ans, cet enfant de Créteil arrête sa classe préparatoire scientifique pour se lancer dans une entreprise de services par minitel. Il crée alors de lucratifs services érotiques sur le Minitel dans les années 90, mais également des peep-shows et sex-shops (qui lui vaudront quelques déboires en 2004).

Il lance ensuite un annuaire inversé très pratique (3617 annu) et un registre des sociétés (societe.com). En 1999, après une expérience avec Worldnet, premier fournisseur français d'accès à internet, Xavier Niel prend le virage du Net et crée Free. Avec Rani Assaf - actuelle cheville ouvrière de Free Mobile - le jeune PDG lance la Freebox et son tarif de 29,99 €par mois qui va devenir le tarif-étalon des offres triple play. Fort de son succès, Niel, devenu milliardaire - 8e fortune française - investit dans de nombreuses start-up avec son fonds Kima Ventures. Et en juin 2010, ce fan de Claude François - il possède les droits des chansons - est devenu, avec Pierre Bergé et Matthieu Pigasse, le patron du quotidien Le Monde.

Appels illimités vers les mobiles : Orange emboîte le pas à Free et à SFR

Après SFR, Orange enboîte le pas à Free pour inclure dans ses offres d'accès tripleplay la gratuité des appels entre sa box et les mobiles. L'opérateur historique aura donc accéléré son calendrier et amendé sa position sur le sujet. Interrogé par La Dépêche le 11 janvier, un porte-parle d'Orange expliquait que les offres en vigueur incluant un volant d'heures d'appels vers les mobiles étaient suffisantes mais qu'Orange n'était fermé à aucune option.

"Dès le 1er février 2011, Orange intègre dans ses offres Open 1, Open 2, Open 3 et Open 24/7, les appels illimités vers les mobiles de tous les opérateurs depuis la Livebox. Les clients bénéficient ainsi de l’illimité pour tous leurs appels : vers les mobiles et les fixes de tous les opérateurs métropolitains et vers les fixes de plus de 100 destinations", a expliqué ce mardi 25 janvier l'opérateur dans un communiqué.

Une offre complète

Orange entend cependant se distinguer de la concurrence en proposant de l'illimité vers les mobiles entre box et mobiles et entre mobiles. "Avec Open 24/7, les clients bénéficient de l’illimité vers tous les mobiles aussi bien depuis la Livebox que depuis le mobile pour 114,90 euros par mois. Orange est le seul opérateur à proposer une offre 100% illimité vers les mobiles.
Open 24/7 inclut également, au départ du mobile, les appels illimités vers tous les fixes de France métropolitaine, d’Europe, d’Amérique du Nord et du Maghreb", détaille Orange.

Une option à 3€ par mois pour les personnes déjà clientes

Enfin au-delà de la nouvelle gamme d'offres Open, Orange n'oublie pas les clients actuels. "Les clients triple play qui le souhaitent pourront aussi bénéficier des appels illimités vers les mobiles depuis la Livebox en souscrivant dès le 15 février une option à 3 euros par mois disponible sur les deux offres phares d’Orange, Net Plus et Formule Plus, ainsi que sur les offres Fibre."

La nouvelle bataille de la téléphonie

Comme une réponse à Free, SFR a annoncé hier que les appels téléphoniques entre ses box internet et les mobiles seraient gratuits. Ce nouvel épisode illustre la bataille que vont se livrer les opérateurs pour conserver leurs clients et en conquérir de nouveaux.
D'aucuns y verront la réponse du berger à la bergère ; la réplique de SFR à la nouvelle box internet de Free. Hier, en effet, le 2e opérateur télécom français, a annoncé qu'il allait proposer dès le 18 janvier les appels illimités vers tous les mobiles en France à l'ensemble de ses clients internet. Sans surcoût pour les détenteurs de la nouvelle Neufbox Évolution ou avec une option à 3 € par mois pour les autres. SFR reprend donc la main face à Free dans ce qu'il faut bien appeler la nouvelle bataille de la téléphonie à laquelle se livrent tous les opérateurs en ce début d'année.
Imposée par Bruxelles, la hausse de la TVA de 5,5 % à 19,6 % sur la partie « télé » des forfaits internet et de certains abonnements mobiles a fait sauter le verrou de l'abonnement à 29,90 € mensuels - le plus bas d'Europe - redoutable maître étalon imaginé par Free en 2002 et que personne jusqu'à présent n'osait remettre en cause.
En répercutant la hausse de la TVA - à partir du 1er février pour Orange et SFR - les opérateurs se sentent libres de diversifier leurs offres en imaginant des formules basiques au tarif proche du fameux 29,90 € et des formules premium de haut de gamme plus chères comprenant du matériel dernier cri et des services à forte valeur ajoutée (vidéo à la demande, 3D, jeux en réseau, bientôt domotique, etc.). Les opérateurs avancent qu'avec davantage d'offres, ils répondront mieux aux demandes d'une clientèle dont les profils et les besoins sont très divers. Un avis que ne partage pas l'UFC Que Choisir. « Au final, la hausse de la TVA pourrait tout chambouler. Hausses de tarif, offres segmentées difficilement comparables… le risque est grand de voir le marché de l'internet fixe ressembler de plus en plus à celui, très opaque, de la téléphonie mobile », estime l'association de défense des consommateurs qui vient de créer un « kit » d'aide à la résiliation de son contrat (lire ci-dessous)…
En incluant les appels mobiles illimités dans ses box internet - une mesure dont le coût n'a pas été communiqué - SFR veut garder une longueur d'avance. Pour l'heure, Bouygues Telecom et Orange restent sur leurs offres actuelles qui comprennent une ou plusieurs heures d'appels vers tous les mobiles ou des numéros préférés. « Cela correspond aux usages de notre clientèle mais tout peut évoluer », confiait hier à La Dépêche un cadre d'Orange. L'opérateur historique, qui prépare une nouvelle Livebox, n'exclut pas de sortir une offre similaire à celles de Free et de SFR au printemps. La guerre ne fait que commencer…


« Free ne fait pas peur à SFR »

Frank Esser, PDG de SFR, 2e opérateur français, était en visite hier à Toulouse dans le cadre des « Innovation Days », un rendez-vous interne pour présenter aux collaborateurs les derniers services et les dernières innovations.

Vous venez d'annoncer que les appels illimités vers tous les mobiles en France seront inclus dans les Neufbox à partir du 18 janvier. Est-ce une réponse à Free et sa nouvelle box Révolution qui proposera cela ?
Pas du tout, c'était déjà dans les tuyaux. L'illimité est une tendance à laquelle se sont habitués nos clients, sur les communications fixe vers fixe, sur l'internet mobile des smartphones. Il manquait l'illimité entre les box et les mobiles. Ce sera désormais chose faite avec la particularité que cette offre sera disponible pour les clients de notre offre premium Évolution, comme pour ceux de l'« ancienne » box moyennant une option à 3 € TTC par mois.
On sent que 2011 sera une année très agitée entre les opérateurs au niveau des tarifs. C'est la guerre ?
C'est vrai que le marché n'a jamais été aussi dynamique et agressif que maintenant. Il y a la hausse de la TVA que nous appliquerons à partir du 1er février et pour laquelle nous avons envoyé à nos clients 12 millions de lettres explicatives ; il y a les offres premium, de nouveaux services, etc. Le tarif à 29,90 € c'est fini. Chaque mois, il y a de nouvelles offres mais notre objectif chez SFR est de rester le plus simple et le plus performant.
Free va-t-il changer la donne en arrivant dans le mobile ?
Concernant Free, on verra quand il sera effectivement opérateur mobile même si je doute qu'il y ait la place d'un 4e opérateur en France. J'ai du respect pour Free, mais je n'en ai pas peur. Créer une box est une chose ; mais il faut y ajouter la relation client, une expertise, ce que SFR sait faire et ce qui se traduit dans nos parts de marché. Dans les mois à venir, nous allons nous concentrer pour offrir un bon réseau et des services innovants.

Free fait sa «révolution» avec sa nouvelle box

Après la nouvelle NeufBox de SFR, dévoilée le 16 novembre, Free était attendu au tournant pour le lancement de la 6e génération de sa Freebox. Et le trublion du net n’a pas déçu, ce mardi 14 décembre matin, lorsque Xavier Niel, le PDG de la maison mère Iliad (photo), a présenté son nouveau bébé baptisé Révolution. Le mot n’est pas trop fort tant la nouvelle box regorge d’innovation. La première d’entre elle est que Free s’est associé au célèbre designer Philippe Starck pour concevoir ses deux boîtiers : le modem et le décodeur TV. Le résultat est plutôt réussi. « J’ai passé ma vie à mener la bataille du design démocratique. J’ai té très honoré de travailler pour Free car c’est exactement le même esprit », confiait le designer. Pour le reste, Free entend se placer « au cœur du foyer numérique. » Compatible ADSL et fibre, le Freebox server inclut le wifi 802.11n, deux hauts parleurs pour écouter la musique, une connectique très complète et une base DECT pour connecter directement un combiné téléphonique. En attendant de bâtir son réseau de téléphonie mobile, Free permet d’ailleurs d’appeler depuis sa box tous les mobiles en illimité ! Le Freebox serveur dispose aussi d’un disque dur de 250 Go pour partager ses contenus sur tous les ordinateurs du foyer.
Côté décodeur, c’est aussi un festival avec rien moins… qu’un lecteur de DVD Blu-Ray. Mais aussi un navigateur qui permet d’apporter internet sur la télé. Une télécommande dotée d’un gyroscope et une manette pour des jeux 3D sont aussi de la partie. Free fait un sans faute pour un prix maintenu à 29,90 €/mois auquel il faut ajouter 5,99 €/mois pour bénéficier du dégroupage total.

La guerre des box pour les fêtes

Vous envisagez de changer de fournisseur d'accès à internet ou de vous abonner pour la première fois à une offre internet haut débit/téléphone fixe illimité/télévision ? Cela vaut peut-être le coup d'attendre quelques semaines, le temps que les fournisseurs dévoilent leurs nouveautés. Car pour les fêtes de fin d'année, c'est bien une guerre des box qui se profile.
SFR et Free doivent ainsi lancer leurs nouvelles box d'ici Noël. Une nécessité surtout pour Free dont la 5e version de son boîtier - sortie en avril 2006 - commence à dater.
À l'époque, Free avait pris une longueur d'avance technologique en proposant des fonctionnalités inédites (TNT haute définition, enregistrement par disque dur, etc.), ce qui lui avait permis de rafler entre 22 et 26 % de parts de marché des nouveaux abonnés ADSL sur les trimestres qui avaient suivi le lancement. Depuis, SFR, qui a absorbé Neuf, mais aussi Bouygues Télécom et Orange sont revenus dans la course.
Pour la 6e version de la Freebox, Maxime Lombardini, directeur général de Free, a récemment promis une « innovation majeure ». Du coup les rumeurs vont bon train. La future Freebox pourrait être dotée d'un processeur plus puissant ; d'un module 3G (femtocell) pour améliorer à domicile la couverture de son mobile ; disposer d'une offre de jeux en ligne ; permettre de naviguer sur internet directement depuis le poste de télévision, voire disposer d'un lecteur DVD Blu-ray.
Du côté de SFR - qui doit lancer aujourd'hui une offre de jeu à la demande - on prépare aussi une nouvelle box, « avant la fin de l'année », selon Frank Cadoret, directeur général grand public et professionnel de SFR. Le 2e opérateur - qui dispose d'un réseau de téléphonie mobile, contrairement à Free - devrait jouer à fond la carte des services avec une offre basique et premium quadrupleplay. L'objectif, commun à tous les fournisseurs d'accès à internet, étant bien sûr d'augmenter le revenu mensuel par abonnés.
Si SFR et Free sont concurrents sur le net voire en franche opposition - SFR refuse d'ouvrir son réseau 3G à Free - les deux fournisseurs se retrouvent en accord sur un point : la hausse de la TVA sera répercutée sur la facture du client, signant la fin du forfait à 29,90€.

Des applications sur la télé

Du nouveau pour les abonnés au fournisseur d'accès à internet Free. Depuis mardi, le menu de la Freebox HD dispose d'une nouvelle rubrique : FreeStore. À la manière des magasins d'applications pour iPhone ou téléphone Android, l'on peut désormais installer de petites applications gratuites ou payantes. (essentiellement des jeux pour l'instant). Les applications sont classées en neuf rubriques. Cette arrivée de l'informatique dans la télé préfigure la tendance de demain avec Goggle et Apple qui préparerait une iTV.

Free, 4e opérateur français, va engager la guerre des prix


Après des années d'atermoiements et de rebondissements, la France aura donc bien un 4e opérateur de téléphonie mobile. L'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep) a octroyé hier la 4e licence au groupe Iliad, propriétaire des fournisseurs d'accès à internet Free et Alice, et seul candidat en lice.
Pour l'Arcep et le gouvernement, l'arrivée d'un nouvel entrant - contestée par Orange, SFR et Bouygues qui ont déposé des recours devant le Conseil d'État - doit clairement faire baisser la facture mobile des Français, ce qu'espèrent aussi les associations de consommateurs. Un objectif partagé par le PDG de Free, Xavier Niel, qui depuis longtemps affirme qu'il divisera par deux la facture annuelle d'un foyer (soit 1 000 € d'économies). Free le trublion veut donc révolutionner le mobile comme il a révolutionné l'accès à internet. La box internet, le forfait tripleplay (internet, télé, téléphone fixe) à 29,90 €, c'est lui. Arrivant dans un marché très concurrentiel puisque 93 % des Français possèdent un mobile, Free compte sur sa base de 4,3 millions d'abonnés ADSL et sur sa capacité d'innovation pour proposer des forfaits à prix cassé et très orientés vers l'internet mobile, en pleine explosion. Reste que pour l'heure, Free, qui va mobiliser jusqu'à 1 milliard d'euros et promet de créer 10 000 emplois, s'engage dans une course de vitesse : bâtir en moins de deux ans un réseau mobile couvrant 25 % de la population, avec toute la problématique des antennes relais… Les premières offres de Free Mobile sont prévues à partir de l'été 2011 ; un délai dont vont profiter les 3 autres opérateurs pour toiletter leurs offres et se préparer à une guerre des prix.

Portable : moins cher demain


Sauf coup de théâtre de dernière minute, le fournisseur d'accès à internet Free, filiale du groupe Iliad, devrait être le seul candidat à la 4e licence de téléphonie mobile. En déposant son dossier hier matin devant l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep), Free Mobile, la société créée pour ce projet ambitieux, a indiqué vouloir « accélérer l'essor du multimédia mobile et répondre à la forte attente des consommateurs vis-à-vis d'offres plus simples, moins chères et plus innovantes. »

Le trublion de l'internet, l'inventeur de la box et du forfait tripleplay (internet, haut débit, téléphone, télévision) à 29,90 € par mois va donc s'attaquer à la téléphonie mobile, un bastion détenu par Orange, SFR et Bouygues Télécom. Un bastion et surtout une poule aux œufs d'or - 25 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2008 - au nom de laquelle, selon l'État et les associations de consommateurs, la concurrence a été étouffée au préjudice des clients. Le conseil de la concurrence avait d'ailleurs sanctionné en 2005 les trois opérateurs d'une amende record de 534 millions d'euros pour entente illicite.

Après un raté en 2007 où la candidature de Free avait été rejetée par l'Arcep car il souhaitait payer le prix de la 4e licence (619 M€) en plusieurs fois, cette fois-ci semble bien être la bonne. Ni les recours des trois opérateurs contre le prix fortement réduit (240 M€) de la 4e licence ; ni le scepticisme et les réserves exprimées mi-septembre par le Président de la République et ami intime de Martin Bouygues, ne devraient repousser l'arrivée du 4e opérateur.

Un milliard d'euros

Une arrivée qui pourrait même intervenir plus tôt que prévu. Le président de l'Arcep, Jean-Luc Silicani, a, en effet, déclaré lundi que s'il n'y avait qu'un candidat, la décision serait prise « avant Noël » ou « sinon début 2010. »

Ne restera plus à Free Mobile, si c'est lui qui est choisi, qu'à réussir là où tous les autres postulants (Kertel, Numéricable-Virgin Mobile, Bolloré et Orascom) ont préféré jeter l'éponge : construire un réseau et proposer des offres révolutionnaires à la hauteur des promesses du PDG, Xavier Niel, qui a récemment proposé de diviser la facture télécom des Français par deux. Free a évalué à un milliard d'euros son investissement total. « Il y a un côté un peu fou » à se lancer dans ce projet, reconnaît-on volontiers chez Free.

Mais disposer d'un réseau mobile est plus que jamais crucial pour les fournisseurs d'accès à internet car l'avenir du net se joue sur les téléphones mobiles de type iPhone. En se lançant dans la téléphonie mobile, Free joue donc aussi sa survie et prend date pour la guerre des tarifs dont les consommateurs attendent beaucoup.

Ce que ça va changer

De nouvelles offres vers 2011. Free assure que, s'il est choisi, il ouvrira son service de téléphonie mobile 18 mois après avoir eu la licence, soit vers l'été 2011. En arrivant si tard sur un marché où plus de 90 % de la population est déjà équipée, Free viserait les clients quittant leur opérateur plutôt que ceux n'ayant pas encore d'abonnement. Selon les analystes de Société Générale, le nombre de clients potentiels serait d'environ 13 millions début 2012.

Des prix en baisse. Selon un rapport réalisé par Bercy en 2008, l'arrivée de ce 4e opérateur ferait baisser les prix de 7 %, soit « un gain de 1,224 milliard d'euros par an pour les consommateurs ». Free promet de diviser par deux la facture de téléphonie mobile des Français (2 000 euros par an pour un foyer avec trois abonnements). Mais, a mis en garde hier le président de l'Arcep Jean-Ludovic Silicani, « si le nouvel entrant engageait une vraie guerre des prix, vu la taille des opérateurs en place, il serait le premier à disparaître ».

De nouvelles antennes. Le nouvel opérateur devra construire son réseau en implantant de nouvelles antennes : 12 000 selon Numericable, qui a jeté l'éponge. Difficile vu le manque de place à côté des réseaux existants et les inquiétudes des riverains sur l'impact sanitaire des ondes. Selon la Société Générale, Free pourrait nouer des accords avec des acteurs comme TDF ou des sociétés immobilières, qui disposent d'un grand nombre d'emplacements.

Un opérateur qui peut être rentable. Bercy estime dans son rapport qu'un 4e acteur « apparaît rentable », à condition notamment d'atteindre une part de marché de 12 % au bout de six ans. Free envisage « un plan d'un milliard d'euros pour couvrir 90 % de la population », en plus du prix de la licence (240 millions). Mais d'après les analystes de la Société Générale, « le financement peut être facilement bouclé » par Free grâce aux « liquidités que génère son activité internet » et aux conditions favorables que devraient lui faire les équipementiers télécoms.


Expert : « Un 4e opérateur pour plus de concurrence »

Pourquoi faut-il un 4e opérateur ?
Édouard Barreiro, porte-parole et chargé de mission TIC et Commerce de l'UFC-Que Choisir : Notre expérience montre qu'il faut un nouvel opérateur. En 2005, suite à une action de l'UFC-Que Choisir, les trois opérateurs ont été condamnés à une amende record pour entente. On aurait pu s'attendre à ce qu'il y ait plus de concurrence. Or les tarifs se ressemblent encore beaucoup ; les opérateurs ne sont d'évidence pas en guerre les uns avec les autres. Les premiers perdants ce sont les consommateurs. Il faut donc un 4e opérateur pour amener plus de concurrence.

Xavier Niel, le PDG d'Iliad, a déclaré vouloir diviser par deux la facture télécom des Français. Est-ce possible ?
Il ne faut pas prendre une facture actuelle chez Orange par exemple et la diviser par deux. En revanche, le 4e opérateur pourrait proposer des modèles différents inspirés de ce qui se fait à l'étranger. Aux États-Unis par exemple, il existe des forfaits Famille dont les minutes de communication sont partagées entre tous les membres. En Angleterre, on trouve des forfaits de 3-4 heures avec la possibilité de communiquer par la voix sur IP avec Skype, ce qui n'est pas possible en France.

Y aura-t-il une explosion du nombre d'antennes pour ce 4e entrant ?
Non car les installations des antennes du 4e opérateur se feront sur des sites déjà équipés. Les « points O » devront être partagés entre tous les opérateurs.

Vers une 4e opérateur pour faire baisser la facture


À côté d'Orange, de SFR et de Bouygues Télécom va prendre place d'ici l'été un 4e opérateur de téléphonie mobile avec la perspective d'une baisse de la facture télécom des Français. Telle est l'annonce faite lundi par François Fillon lors d'un point presse présentant l'avancée de la mise en place du plan France numérique 2 012. Après de nombreux débats sur la façon d'attribuer une 4e licence de téléphonie de 3e génération (3G), le gouvernement a donc tranché. Il a demandé à l'Autorité de régulation des communications et des postes (Arcep) de lancer « avant la fin du mois de février » un appel à candidature reposant sur trois lots de 5 mégahertz des fréquences à pourvoir dont un sera réservé à ce 4e opérateur.
Free ou Numéricâble ?

« J'ai choisi de favoriser la possibilité d'un nouvel entrant [car] plus il y a d'opérateurs, plus il y a de concurrence, sans déstabiliser et en permettant aux opérateurs existants d'obtenir une partie des lots », a expliqué le Premier ministre. Lors du précédent appel d'offres organisé en 2007, seul Free avait déposé un dossier de candidature, qui avait été rejeté par l'Arcep. Le régulateur estimait, en effet, que Free mobile n'avait pas la capacité à payer les 619 M€ que coûte la licence. Si Orange préfère « attendre de connaître les conditions financières et opérationnelles de l'octroi envisagé », SFR et Bouygues n'ont pas souhaité réagir. En revanche l'UFC-Que Choisir salue une « très bonne surprise » et Maxime Lombardini, directeur général de Free (groupe Iliad) s'est dit « très heureux. » Free s'estime « très légitime » pour devenir le 4e opérateur. Une position logique car à l'heure de la convergence, il lui manque la brique « téléphonie mobile » pour faire une offre globale internet-télé-téléphonie fixe et mobile que peuvent déjà proposer Orange et SFR. Pour les mêmes raisons que Free, Numéricâble pourrait également se porter candidat. À moins qu'un autre acteur, encore inconnu à ce jour, ne se déclare. La position du futur opérateur sera toutefois délicate car en ne disposant que de 5 mégahertz, il ne pourra pas couvrir l'intégralité du territoire national et devra donc louer des fréquences à d'autres opérateurs (comme les opérateurs « virtuels » de type M6-Mobile, Simpléo…). Selon les chiffres de l'Arcep, la facture mensuelle moyenne en téléphonie mobile est passée de 28,70 € au 2e trimestre 2004 à 27,60 € au 2e trimestre 2008. Les quelque 56 millions d'abonnés attendent donc sans doute beaucoup du futur opérateur, même si les tarifs français sont parmi les plus bas en Europe. En 2007, Free avait promis de diviser la facture mobile par deux…


Free veut lancer une offre nationale

A la suite de notre article, l'opérateur Free a souhaité apporter des précisions sur la possibilité de déployer une offre nationale.

"Avec 5 Mhz dans la bande des 2.1 Ghz : un 4ème opérateur pourrait tout à fait avoir une couverture nationale et accueillir des millions d'abonnés. (ça existe déjà dans d'autres pays) De plus, l'opérateur qui obtiendrait ce lot de 5 Mhz récupérerait automatiquement 5 Mhz dans la bande de fréquences 900 Mhz ; en effet, les opérateurs mobiles existants ont pris l'engagement dans leur licence il y a quelques années de libérer 5 Mhz dans cette bande de fréquences ( 900 Mhz) dès lors qu'un 4ème opérateur arriverait sur le marché avant mi 2010. Donc un 4ème opérateur aurait 5 Mhz + 5 Mhz = 10 Mhz.", expose une responsable d'Iliad, la maison mère de Free.

"Par ailleurs: rien n'empêche cet opérateur de se porter candidat à un autre lot de 5 Mhz qui sera ouvert à tous les opérateurs (existants et nouveaux) Dernier point : de nouvelles fréquences seront libérées dans quelques temps : il s'agit des fréquences militaires (bande des 2.6 ghz) etle dividende numérique. En ce qui concerne Free, si nous sommes candidat et que notre candidature est retenue: il n'est bien évidement pas question de lancer une offre sur quelques grandes agglomérations mais bien une offre au niveau national."
Télé mobile : ça avance

La télévision sur téléphone portable (comme ci-dessus le Nokia N77) reste encore un serpent de mer en France. Pour « lever les blocages actuels issus de divergences de vue entre les acteurs concernés sur le modèle économique », le gouvernement a décidé hier de lancer dans les prochains jours une mission. Son objectif sera de définir « d’ici au 31 mars » le modèle économique à partir duquel seront enfin déployées les infrastructures.

Internet : 3,314 millions d'abonnés chez Free


Iliad, la maison mère du fournisseur d'accès à Internet Free, a dévoilé ce lundi les chiffres du 1er semestre 2008.

"Free a confirmé au cours du 1er semestre 2008 le dynamisme de sa croissance organique en recrutant 230.000 nouveaux abonnés ADSL (net de résiliation). La base d’abonnés ADSL a ainsi progressé de 2.904.000 au 31 décembre 2007 à 3.134.000 au 30 juin 2008 (dont 83,4% dégroupés). Avec 93.000 nouveaux abonnés ADSL (net de résiliation), et une part de marché sur les recrutements nets de 25%1 au 2ème trimestre 2008, Free a clairement affirmé son positionnement de premier opérateur alternatif fixe en terme de recrutements nets", s'est félicité le groupe dans un communiqué.

Au cours du 2e trimestre 2008, Iliad a proposé plusieurs innovation. La Freebox HD intègre désormais la dernière génération de WiFi (802.11n) depuis avril 2008. Le lancement du service de télévision de rattrapage de Canal+ s'est fait en avant première chez Free en mai. En juin, deux programmes de télévision en Haute Définition (HD) ont été lancés : M6 HD et France 2 HD. Enfin, toujours en juin, free s'est distingué en proposant aux nouveaux abonnés un an d’abonnement à Canal+ Le Bouquet pour 1€ supplémentaire (juin 2008).

Le chiffre d'affaires consolidé s'élève à 692,2 M€ et les services optionnels à valeur ajoutée ont généré un chiffre d’affaires de 168,9 millions d’euros, soit une progression de 41% par rapport au 1er semestre 2007.
Rachat d'Alice

Fort de ces bons résultats, Iliad aborde sereinement l'opération du rachat du fournisseur d'accès Free. "Le 9 juin 2008, Iliad est entré en négociations exclusives avec Telecom Italia Spa en vue de l’acquisition de LibertySurf Group SAS. Liberty Surf Group SAS opère principalement des activités de fourniture d’accès internet en France commercialisées sous la marque Alice. Avec cette opération, Iliad s’affirmera comme premier opérateur alternatif fixe français", explique le groupe. Le rachat d'Alice doit être finalisé avant lafin du 3e trimestre de cette année.