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Internet des objets : Sigfox arrive en Russie

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C'est une nouvelle étape importante que vient de franchir la sociét toulousaine Sigfox, initiatrtice du réseau 0G (zéro G) et premier fournisseur mondial de solution de connectivité dédiée à l’Internet des objets (IoT) : le lancement de son réseau au sein de la Fédération de Russie.

Nouvel opérateur Sigfox Russie

Le nouvel opérateur Sigfox Russiedéploiera des stations de base à longue portée pour créer un réseau 0G national, couvrant plus de 85 % de la population, les grands sites industriels ainsi que les plateformes et réseaux de transport. Ce réseau de communication permettra à des millions de capteurs, de compteurs et d’appareils divers de « se connecter » grâce à des modules radio de faible puissance, simples et peu coûteux, a annoncé la société dans un communisqué.

"La Russie est un pays clé, notamment en raison de la taille de son marché qui devrait atteindre 7,6 milliards de dollars en 2022", explique Bertrand Ramé, senior vice-president Expansion & Partner Management chez Sigfox. "Sur le plan de l’économie mondiale, la Russie est également très importante pour la digitalisation de milliers de kilomètres de réseaux ferroviaires dans le cadre de la nouvelle route de la soie (Belt and Road Initiative), qui va jusqu’à l’Europe occidentale en passant par les pays baltes et la Pologne. Sigfox, leader incontestable des services IoT dans les transports et la logistique, est idéalement positionné pour supporter la réussite de ce défi. Pour les pays de la région, la Russie est le leader technologique dans le domaine de l’IoT et sera le fer de lance de la digitalisation au niveau régional. Au sein de l’écosystème numérique mondial, la Russie est reconnue pour la création et la mise à disposition de technologies et de produits IoT innovants."

Couvertures de zones isolées avec le partenariat d'Eutelsat

La disponibilité du réseau mondial de communication 0G en Russie contribuera à la mise en œuvre du programme national « Économie numérique de la Fédération de Russie », stimulera le développement de l’écosystème numérique russe et réduira les coûts de mise en œuvre des solutions IoT, grâce à l’adoption des bonnes pratiques mondiales. Le standard de communication ouvert de Sigfox permettra de localiser et de mettre à disposition des solutions IoT internationales, tout en renforçant le potentiel d’exportation des entreprises russes développant et fabriquant des technologies et produits IoT.

Les plans à moyen terme prévoient également d’assurer une couverture dans des zones où il est impossible de créer des réseaux de communication 0G terrestres, notamment la Taïga, la Route de la mer du Nord, etc., en utilisant la future constellation de nano-satellites ELO, déployée et exploitée par Sigfox en partenariat avec Eutelsat.

Sigfox Russie est le distributeur exclusif de Sigfox dans le pays et propose des solutions complètes incluant le réseau 0G, des objets connectés intelligents et des plateformes dédiées. Sigfox opère aujourd'hui dans plus de 70 pays sur 5 continents et dessert plus d’1,1 milliard de personnes, transmettant chaque jour 26 millions de messages depuis 15,4 millions d’objets connectés.

Technologie 0G
Le réseau mondial 0G de Sigfox a été conçu pour connecter le monde physique à l’univers numérique et pour dynamiser la transformation de différents secteurs d’activité. Il s’agit d’une technologie de communication simple, ouverte et économe en énergie pour l’Internet des objets, offrant un coût extrêmement faible pour connecter et utiliser différents objets.
Grâce à un système utilisant des bandes de fréquence libres de droits, un standard de communication à bande ultra-étroite (UNB), des dispositifs simples et peu énergivores d’une durée de vie de plus de 12 ans coûtant au plus 1,5 $ et une couverture mondiale sans roaming, il devient possible de digitaliser les objets du monde physique pour lesquels une connexion aux réseaux de communication traditionnels était auparavant impossible ou non rentable.



Le Toulousain Sigfox choisi par la poste irlandaise

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An Post, leader dans la logistique du courrier, des colis et du e-commerce en Irlande, a choisi VT-IoT, l’opérateur du réseau 0G (zéro G) du Toulousain Sigfox en Irlande, afin de révolutionner sa chaîne d’approvisionnement à l’aide de dispositifs de suivi utilisant l’Internet des Objets (IoT). Ce nouveau partenariat vient alimenter sa stratégie de transformation numérique.

Grâce aux progrès de l’IoT, VT et Sigfox fournissent à An Post la solution idéale pour optimiser sa chaîne d'approvisionnement. Des dispositifs de suivi intelligents permettent à An Post de surveiller l'emplacement de ses ressources à travers le pays, même en dehors de sa propre chaîne d'approvisionnement. En fournissant une connectivité à faible coût et à faible consommation d'énergie sur un seul réseau mondial aujourd'hui disponible dans plus de 70 pays, Sigfox, initiateur du réseau 0G et premier fournisseur mondial de solution de connectivite´ dédiée à l’Internet des objets (IoT), élimine les obstacles associés aux technologies de suivi traditionnelles (prix, durée de vie des batteries et couverture).

Industrie 4.0

"Nous sommes heureux d’accompagner An Post dans cette nouvelle ère de l’industrie 4.0. Nous continuons à améliorer la productivité d’entreprises de services postaux comme An Post en Irlande, DHL en Allemagne et Posti en Finlande. C’est un secteur clé pour Sigfox, pour lequel nous nous efforçons de fournir de la valeur et une expertise éclairée dédiée à la chaîne d’approvisionnement et la logistique au niveau mondial" a déclaré Glen Robinson, senior vice président Global Sales & Marketing chez Sigfox.

Bagages perdus : le système révolutionnaire de Sigfox

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On connaît tous les célèbres présentations que faisait Steve Jobs, l’emblématique patron d’Apple. Mais il n’y a pas qu’Apple qui fait des « keynotes ». Sigfox, la start-up toulousaine qui est devenue grande dans le domaine des objets connectés, a organisé, mercredi à Singapour, un événement, « Sigfox Connect ». Un rendez-vous qui a permis de présenter l’actualité de la société, et pour son PDG, Ludovic Le Moan, de livrer sa vision de l’avenir de Sigfix et des enjeux du marché de l’IoT (internet of things, internet des objets).
Le PDG a notamment fait quatre annonces majeures. Première annonce, un partenariat avec Amadeus, premier fournisseur de solutions informatiques pour l’industrie du voyage et du tourisme, qui a nécessité un an der recherche. Les deux sociétés lancent PinPoint. Son objectif est de fournir la solution de suivi la plus complète du marché pour les aéroports et les compagnies aériennes. Chaque année, les aéroports et les compagnies aériennes transportent des milliards de bagages et de biens de grande valeur qui sont trop souvent perdus, endommagés ou retardés, entraînant des pertes financières importantes, une inefficacité opérationnelle et une insatisfaction croissante des voyageurs.
Grâce à des étiquettes PinPoint, réutilisables, placées sur les bagages, aux capteurs de proximité installés dans les aéroports et à la couverture mondiale du réseau 0G de Sigfox, les compagnies aériennes seront en mesure de surveiller les bagages, de suivre précisément leur emplacement et de détecter les anomalies. Le système pourra être utilisé pour les biens de valeurs. La collaboration entre Amadeus et Sugfx devrait, à terme, aboutir à une joint-venture.

Meilleure géolocalisation

Seconde annonce dévoilée hier : Sigfox lance un service de réseau privé (PAN) pour permettre aux clients de Sigfox de choisir entre un service privé ou un service global, en fonction de leurs contraintes économiques et industrielles. «Les fournisseurs de solutions Smart Home ou Smart City seront parmi les premiers bénéficiaires de cette nouvelle offre » assure Ludovic Le Moan.
Troisième annonce, le renfort des services de géolocalisation « Atlas » pour améliorer le suivis de biens avec deux nouvelles offres, Atlas Native et Atlas Wifi. Grâce aux données des dispositifs GPS et à leur comparaison avec les empreintes du réseau Sigfox, les algorithmes de Machine Learning (apprentissage automatique) d’Atlas réduisent l’incertitude relative à la localisation « réelle » de l’équipement et améliorent la précision de la géolocalisation en limitant la marge d’erreur à 800 mètres. Atlas WiFi, mené en partenariat avec HERE Technologies, ouvrira de nouvelles opportunités en particulier dans la chaîne d’approvisionnement et la logistique.

Compteurs connectés

Enfin, la dernière grande annonce faite par Ludovic Le Moan, concerne un partenariat avec NICIGAS, l’un des principaux fournisseurs de gaz au Japon. Ce projet, développé par UnaBiz et SORACOM, va permettre de connecter 850 000 compteurs de gaz d’ici fin 2020 via le réseau 0G de Sigfox. « Ce projet démontre le potentiel incroyable des industries à connecter leurs actifs pour augmenter leurs revenus et leurs marges », estime le PDG toulousain, qui a précisé que Sigfox était « sur le point de dépasser l’objectif des 15 millions d’objets connectés à son réseau. »7

1,2 million de bagages perdus
Hantise des passagers comme des compagnies aériennes, les bagages perdus gâchent les voyages.
Selon le rapport 2018 de la Société internationale de télécommunication aéronautique (SITA), 4,27 milliards de bagages ont été transportés l’an passé, 24,8 millions « ont subi un incident ou une erreur d’acheminement ».
Parmi ces derniers, 5 % ont été perdus, soit 1,2 million de bagages qui n’ont jamais été récupérés par leurs propriétaires.

Sigfox ouvre sa Hacking House à Paris pour préparer la prochaine génération IoT



Sigfox, pionnier toulousain du réseau 0G et premier fournisseur mondial de solution de connectivité dédiée à l’Internet des objets (IoT), annonce l’ouverture à Paris pour l’été 2019 de sa quatrième Hacking House, après San Francisco, Taipei et Chicago. Pour cette édition, six équipes auront pour objectif de répondre à d’importantes problématiques d’ordre logistiques, techniques ou sociétales en utilisant des solutions IoT et le réseau 0G de Sigfox.

Ces six équipes provenant du monde entier travailleront, du 11 juin au 30 août 2019, au développement de leur projet dans les locaux de Sigfox à Paris. L’enjeu ici est double : former une nouvelle génération d’experts aux technologies IoT, et faire émerger de nouvelles solutions IoT pour répondre à des problématiques d’ordres différents. Dans cette optique, les participants seront accompagnés par des mentors Sigfox pour les aider à mener à bien leur projet.

Au terme des 3 mois de réflexion et de travail sur leurs différents projets, ponctués de plusieurs phases d’échanges avec des partenaires, de Design Thinking, de prototypage et de tests, les six équipes viendront présenter le résultat de leurs travaux devant un jury composé d’investisseurs, de clients et d’experts. L’objectif final étant à termes d’envisager la production et la mise à disposition de leurs solutions sur le marché.

« J'ai découvert Sigfox pour la première fois lorsque j'ai commencé mon parcours d'entrepreneur en 2016 et que j'ai eu la chance de travailler en tant que co-fondateur d'une start-up dans l’IoT. Participer à la Hacking House est pour moi l’opportunité d'explorer et de comprendre la technologie de Sigfox en profondeur mais surtout de travailler sur un projet de A à Z du développement de l'architecture, au prototypage jusqu’à la présentation du rendu final. Cela va certainement améliorer, non seulement mes compétences techniques, mais aussi mes compétences Business en général. Je suis très excité par l’aventure Hacking House. » témoigne Biswajeet Kar, membre d’une des six équipes.

Les partenaires de la Hacking House de Paris sont : IMT Starter, Soracom, ST Microeletronics, Télécom ParisTech Entrepreneurs et Wisebatt.

Le lancement de la Hacking House Paris intervient quelques jours seulement après la fin de l’édition de Taiwan qui s’est achevée le 11 juin à Taipei par la présentation finale des projets des participants en présence notamment d'Audrey Tang, ministre du Numérique de Taïwan et Fleur Pellerin, ex-ministre française et initiatrice de la French Tech.

Plus d’informations sur la Hacking House Taipei :  https://thehackinghouse.com/taiwan/

Les six équipes

La majorité des participants sont des étudiants dont certains sont déjà entrepreneurs. Les autres débutent dans le milieu de l’entreprenariat. Ils sont répartis en équipe de 2 ou 3 et se sont vu attribuer les projets suivants :


  1. La première équipe est composée d’un étudiant brésilien de Polytechnique et d’un étudiant Chinois de Paris Diderot, l’un expert en algorithmique et l’autre en traitement du langage. Ils seront accompagnés par Olivier Isson, expert en Data Science chez Sigfox. Ensemble, ils devront trouver un moyen d’utiliser le réseau Sigfox en réseau de secours pour envoyer des SMS dans des situations où les réseaux traditionnels ne fonctionnent plus (en cas de catastrophe naturelle par exemple).
  2. La seconde équipe est composée d’une étudiante marocaine de l’ENSEA, un étudiant français de Polytech Sorbonne et un étudiant français de l’HKUST. Ils travailleront sur un projet dans le domaine du contrôle de la logistique pour le groupe Total et seront accompagnés pour cela par Hichem Zaafouri de l’IoT Agency de Sigfox.
  3. La troisième équipe est composée d’un étudiant brésilien de l’EISEE et d’un étudiant chinois de l’ISEN. Ils réfléchiront ensemble à une solution de compteur d’eau autonome en énergie. Leurs mentors seront Cyril Jouanlanne de l’IoT Agency & Nicolas Chalbos de la R&D de Sigfox.
  4. La quatrième équipe est un binôme d’étudiants indiens de l’ISEP et de Polytechnique. Leur mentor sera Clément Mannequin de l’IoT Agency. Leur mission consiste à trouver une solution pour offrir une meilleure assistance et supervision des décodeurs TV et routeurs Internet en utilisant une clé USB connectée au réseau 0G de Sigfox.
  5. La cinquième équipe est composée de deux jeunes entrepreneurs croates, accompagnés par Pauline Pham de la Sigfox Foundation. Ils chercheront à utiliser la technologie IoT pour surveiller les zones à fort risques d'inondation afin d’alerter la municipalité et la population locale en cas de catastrophe.
  6. La sixième équipe est composée d’un groupe d’étudiants français de l’ETNA repérés en ayant gagné un Hackathon avec leur idée de surveillance de la qualité de l’eau pour en éviter la pollution, particulièrement en Afrique. Sigfox leur propose du mentoring pour les aider à lancer leur start-up. Ils seront accompagnés dans cette aventure par Pauline Pham de la Sigfox Foundation et Maxime Schacht, Business Operation Manager chez Sigfox.


Le toulousain Sigfox ouvre son protocole radio au grand public

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Spécialiste français de l’internet des objets avec son réseau bas-débit mondial, la société toulousaine Sigfox a décidé de rendre publiques les spécifications de son protocole radio jusqu'ici jalousement gardé secret. Une décision prise ce mercredi 13 février à l’occasion de la 8e Journée mondiale de la radio.

Explosion du nombre d'objets connectés au réseau Sigfox

"En mettant la spécification dans le domaine public, tout le monde peut désormais créer son propre objet Sigfox . La publication de ces spécifications permettra des implémentations open source et offrira plus d'opportunités aux développeurs et aux fabricants d'objets connectés. Dès que tous les tests sont terminés, il suffit au fabricant d'enregistrer son objet sur le réseau Sigfox pour en bénéficier", explique la société qui dit s'attendre "à une explosion du nombre d'objets connectés à son réseau."
L'ouverture du protocole s'appliquera aux objets connectés, mais pas aux stations de base et à l'infrastructure de Sigfox, protégées par des brevets.

Présent dans 60 pays

"L'ouverture de la spécification a toujours fait partie de l'ambition de Sigfox et nous sommes ravis des milliers de nouveaux cas d'utilisation qui vont émerger. Nos partenaires du monde entier se réjouissent de participer à ce développement ", a déclaré Christophe Fourtet, co-fondateur de Sigfox.
Aujourd'hui, le réseau Sigfox est disponible dans 60 pays et couvre un milliard de personnes.

Le Toulousain Sigfox embarque dans la nouvelle Freebox

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La société toulousaine Sigfox vient de réaliser une première. En présentant mardi sa nouvelle box internet, la FreeboxDelta, Xavier Niel, PDG d’Iliad a, en effet, dévoilé une fonctionnalité inédite rendue possible grâce à Sigfox.

Une box réellement autonome

Grâce au réseau de communication basse consommation déployée par cette dernière et à la batterie de secours implémentée dans la box, la Delta reste connectée en permanence en cas de perte de connexion ou de coupure de courant, ce qui lui permet de faire fonctionner son pack sécurité qui comprend une alarme.

"Nous dépendons de plus en plus d'une connexion Internet dans notre vie quotidienne. Au moment où nous voulons augmenter le débit binaire pour offrir de plus en plus de services, tels que la vidéo 4K, nous sommes ravis de collaborer au développement de la nouvelle Freebox en intégrant une liaison de connectivité à faible vitesse avec Sigfox ", a expliqué mardi Patrick Cason, directeur général de Sigfox France, aux côtés de Xavier Niel.

"C'est très important à deux titres. Premièrement, Sigfox se trouve dans cette opération associée à une marque grand public. Cela va accroître notre image auprès des consommateurs finaux qui peuvent chercher ce que l'on fait. Ensuite, on va toucher du monde et on va pouvoir démontrer le potentiel de notre technologie auprès de nouveaux cas d'usages. Or, nous croyons beaucoup à la domotique. Il y a beaucoup de choses à faire", a détaillé Patrick Cason auprès de Capital.

Label French Tech Seed


Le partenariat entre Free et Sigfox a été très bien accueilli à Toulouse. Acteur engagé dans la création de start-up et d’emplois dans la région Occitanie, l’IoT Valley espère que ce coup de projecteur permettra d’accélérer davantage encore sa croissance.

"Nous attendons le label de French Tech Seed afin de pouvoir accompagner toujours plus de startups et favoriser l’entrepreneuriat car nous avons aujourd’hui plus de projets que de personnes pour les réaliser..., explique Simon Vacher, chef des opérations à l’Iot Valley.
Fondée et présidée par Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox, l’IoT Valley regroupe actuellement 40 start-up employant plus de 700 collaborateurs sur 13 000 m2 de bureaux.

Internet des objets : la société toulousaine Sigfox se déploie au Royaume-Uni


Arqiva, principal opérateur d’infrastructures de communication et de services medias au Royaume-Uni, et la société toulousaine Sigfox, premier opérateur d'un réseau cellulaire bas débit entièrement dédié aux communications machine-to-machine (M2M) et à l’Internet des Objets (IoT), viennent d'annoncer leur partenariat pour le déploiement du réseau Sigfox au Royaume-Uni.

"Le marché des objets connectés est actuellement en pleine croissance au Royaume-Uni. Le partenariat avec Arqiva est une étape essentielle dans le développement de notre réseau cellulaire global dédié à l’Internet des Objets. Selon les études, il y aura 50 milliards d’objets connectés d’ici 2020. Mais pour ce faire, il faudra réduire le coût et la consommation énergétique de la connectivité. C’est la solution proposée par Sigfox, et nous sommes fiers qu’Arqiva l’aie choisie pour le Royaume-Uni", souligne Rodolphe Baronnet-Frugès, vice-président réseau et développement international chez Sigfox.

Un fort déploiement à l'étranger

Sigfox compte plusieurs centaines de projets en cours avec des clients qui peuvent profiter de son réseau global et, ainsi, connecter un objet dans tous les pays où le réseau est déjà déployé. Celui-ci est actuellement opérationnel en France, aux Pays-Bas, en Espagne et dans plusieurs grandes villes telles que Moscou et Munich.

Futurapolis : ces objets connectés qui vont bouleverser notre vie quotidienne


On commence à les voir apparaître sous la forme de bracelets à porter au poignet, connectés à son smartphone. Des bracelets (comme le Pulse de Withings, photo) qui mesurent rythme cardiaque, nombre de pas effectués, calories brûlées, phase de sommeil, de travail ou de repos, etc. À la maison on les retrouve sous forme de pèse-personnes capables de suivre l’indice de masse corporelle ou la masse graisseuse.

80 milliards d’objets


Les objets connectés, ce sont aussi des lampes commandables à distance, des capteurs d’humidité qui surveillent vos plantes, une station météo qui mesure le taux de CO2 dans l’air intérieur. Et demain, ce seront des capteurs intégrés aux tissus d’un costume ou d’un T-shirt, aux pneus de sa voiture. Les applications sont infinies.
Selon l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), basé à Montpellier, il devrait y avoir rien moins que 80 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020, contre 15 milliards actuellement.
Futurapolis, le grand forum de l’innovation organisé par Le Point et soutenu par La Dépêche du Midi, qui se tient durant trois jour à partir de jeudi, ne pouvait bien évidemment pas passer à côté de cette révolution en marche qui va bouleverser notre quotidien. Une table-ronde y sera consacrée jeudi matin autour du thème « Société interactive : des hommes et des objets connectés. » Y sont conviés Alain Duprey, directeur général de l’Association des instituts Carnot, Pierre-Damien Berger, adjoint au directeur des partenariats industriels de l’institut Carnot CEA LETI, Jean-Luc Errant, PDG de la société CITIZEN (qui a conçu un T-shirt connecté) et Jean Arlat, directeur de l’institut Carnot LAAS CNRS. Ce dernier mène avec des équipes de remarquables travaux de fond notamment autour de l’« intelligence ambiante », de l’interaction des robots avec les humains, et des microsystèmes pour la santé. À ce titre, il a travaillé sur la « maison du futur » baptisé « Adream » ; un bâtiment concentré de modernité et de technologies, qui illustre bien les interactions entre objets connectés.
La multiplication de ces dispositifs constitue aussi un véritable enjeu économique et industriel.  L’IDATE prévoit que le phénomène va se développer en priorité au sein des industries qui en ont besoin et dans son étude «La dynamique d’Internet : prospective 2030», le Commissariat général à la stratégie et à la prospective identifie les objets connectés comme un secteur prioritaire que les pouvoirs publics doivent aider.



Toulouse en pointe
La Ville rose est d’évidence en pointe en ce qui concerne les objets connectés. Au niveau de la recherche scientifique mais aussi au niveau industriel. À cet égard, la start-up Sigfox, dont le conseil d’administration est désormais présidé par Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, apparaît comme l’un des futurs champions du secteur. La société fondée et dirigée par Ludovic Le Moan a inventé le premier réseau cellulaire mondial pour faire communiquer les objets connectés.

Internet des objets : la société toulousaine Sigfox à la conquête de l'Espagne



La société toulousaine Sigfox, à l'origine du seul réseau au monde dédié à l'Internet des Objets, va se déployer au niveau national en Espagne, sur les infrastructures d'Abertis Telecom et raccordera ainsi ce pays au réseau mondial Sigfox, déjà disponible en France, aux Pays-Bas et en Russie.

Le partenariat avec Sigfox permettra à Abertis de fournir une connectivité bidirectionnelle parfaitement adaptée à l'Internet des Objets.

Ce partenariat marque une étape importante dans la stratégie de déploiement mondial du réseau Sigfox. Il est le fruit de plusieurs mois d'étroite collaboration et d'échanges de connaissances entre les deux entreprises en vue de concevoir un réseau répondant aux exigences de l'Internet des Objets. Si les prévisions des analystes du secteur se vérifient, le nombre des objets connectés devrait atteindre les 50 milliards d'ici 2020.

« Très active dans le domaine M2M et de l'Internet des Objets, l'Espagne compte d'ores et déjà un grand nombre d’acteurs en la matière. Nous sommes fiers qu'Abertis accepte d'être notre partenaire stratégique en Espagne et nous n'aurions pas pu imaginer un meilleur catalyseur pour réaliser nos projets », a précisé Ludovic Le Moan, PDG de Sigfox.

Les Toulousains de Sigfox au coeur du plus grand parc de stationnement intelligent au monde

La société toulousaine Sigfox est au coeur du plus grand parc de stationnement intelligent au monde, à Moscou.
Fastprk, la solution de stationnement intelligent développée par Worldsensing, intègre en effet la connectivité mise au point par Sigfox. La récente installation dans la capitale russe de 11 000 capteurs, ajoutés aux 4 000 déjà déployés, a ainsi donné naissance au plus grand parc de stationnement intelligent au monde.
Cette solution, lancée en novembre 2013, permet de réduire la circulation dans le centre-ville de Moscou, en permettant aux conducteurs de trouver une place de stationnement via une application mobile ou par le biais de panneaux électroniques situés dans les rues.
La solution optimise ainsi la gestion des aires de stationnement en fournissant, par exemple, des informations sur les parkings les plus fréquentés et les moments de la journée où ils sont le plus saturés. En outre, en réduisant le temps de recherche de stationnement, la densité du trafic diminue, le conducteur économise du temps et du carburant. Il réduit ainsi les émissions de CO2, contribuant à une ville plus « verte » et plus agréable à vivre.
Sigfox, qui est le premier opérateur de réseau cellulaire à offrir un service de transmission de données de machine à machine, a par ailleurs reçu en septembre dernier le titre de start-up telecom la plus innovante de l’année par le Telecom Council américain.

 

La révolution des objets connectés



Dans les années 80, la domotique, c’est-à-dire l’informatique implantée au cœur de la maison, devait révolutionner notre façon de vivre, entre piloter le chauffage depuis son fauteuil, surveiller son habitation à distance avec des caméras, déclencher l’arrosage en fonction de l’humidité du jardin, etc. Le concept, prometteur, avait fait long feu ; en l’absence de standards internationaux fiables et en raison de coûts de déploiement très élevés. Le voilà qui revient puissance dix avec les objets connectés, qui apparaissent comme la nouvelle révolution à même de bouleverser notre quotidien.

En vedette à Las Vegas

Ces objets connectés vont ainsi être au cœur du prochain salon de l’électronique grand public CES, qui s’ouvre la semaine prochaine aux États-Unis, à Las Vegas.

Mais un objet connecté, c’est quoi ? Il s’agit d’un dispositif contenant un circuit informatique embarqué et connecté à internet ou à un serveur informatique. Contrairement à la domotique du début qui ne s’intéressait qu’à la maison, les objets connectés, très divers, couvrent de nouveaux domaines.

Les objets connectés sont bien sûr en premier lieu les outils informatiques traditionnels que l’on connaît bien : smartphones, tablettes, ordinateurs portables, voire téléviseurs, tous branchés sur internet.

Une nouvelle catégorie d’objets se connecte désormais de plus en plus au Net : du GPS multifonctions de la voiture jusqu’au pèse-personnes à domicile en passant par les caméras de surveillance, les distributeurs de café dans les entreprises, les détecteurs de fumée, les thermostats de chauffage ou les réfrigérateurs «intelligents», etc.

Enfin troisième catégorie en plein boom, ce qu’on appelle l’informatique personnelle embarquée. Il s’agit là de podomètres, de montres, de vêtements, etc. Mais aussi d’objets disposant d’une simple puce RFID qui sera activée lors du passage à la caisse d’un supermarché. Tous ces objets connectés ont pour point commun de collecter des données qui sont ensuite analysées pour fournir à leur utilisateur un service appréciable (lire ci-dessous). Des données très personnelles, intimes même lorsqu’elles touchent à la santé, et dont le contrôle et la protection seront au cœur de débats éthiques et politiques dans les années à venir.

Car le phénomène des objets connectés n’en est qu’à ses débuts : on en compte 15 milliards actuellement, il devrait y en avoir 80 milliards en 2020 selon l’Institut Idate, qui tient chaque année son colloque Digiworld à Montpellier et suit les grandes tendances high-tech.

Toulouse en première ligne

C’est que si les objets connectés auront, d’évidence, un impact sociétal énorme sur notre quotidien, ils constituent, avec un taux annuel moyen de 41 % entre 2010 et 2020, un véritable eldorado industriel et économique que ni l’Europe, ni la France n’entendent négliger. D’ailleurs, dans son étude «La dynamique d’Internet : prospective 2030», le Commissariat général à la stratégie et à la prospective identifie les objets connectés comme un secteur prioritaire que les pouvoirs publics doivent aider.

La France, dans ce secteur, a une vraie carte à jouer et pourrait voir émerger de vrais champions des objets connectés. Deux sociétés en sont le parfait exemple.

Withings, créée en 2009, et qui a développé des pèse-personnes et toute une gamme d’objets de santé connectés, a levé en juillet dernier 23,5 millions d’euros dont 11 venant de la Banque publique d’investissement.



Autre champion en devenir, le Toulousain Sigfox, qui est le premier opérateur de réseau cellulaire à offrir un service de transmission de données de machine à machine. Autant dire que Sigfox est au cœur des réseaux de demain. Les Américains ne s’y sont pas trompés : en septembre dernier, le Telecom Council a élu la société, start-up telecom la plus innovante de l’année.

Interview : «Une vraie colonisation numérique»

Christophe Alcantara est enseignant-chercheur en sciences de l'information et communication à l'Idetcom (université Toulouse I-Capitole)

Des milliers d’objets connectés donc des milliers de nouvelles données personnelles. Quels sont les enjeux pour les citoyens ?

La problématique de fond reste la même : derrière un discours et des pratiques avérées qui facilitent la vie des gens, il y a un phénomène de colonisation numérique. C’est-à-dire que le big data (la masse de données) sera à la fois alimenté par internet, par les données de géolocalisation des smartphones et, à l’avenir d’ici 5 ans, par les objets connectés. Derrière ces objets, derrière la domotique qui va connecter le réfrigérateur au supermarché par exemple, il va y avoir des données comportementales très personnelles qui seront autant de données marchandes. Rappelons que les données personnelles vaudront 1 000 milliards d’euros à l’horizon 2020 en Europe.

Garder le contrôle sur ses données sera très compliqué.

Absolument. C’est une vraie question, car si vous refusez à votre objet de communiquer, vous levez l’essence même du fonctionnement de celui-ci. Ce sera donc d’autant plus difficile de renoncer à cette colonisation numérique.

Pour protéger les consommateurs, les pouvoirs publics, la CNIL devront-ils agir ?

Attendons de voir le fameux règlement européen sur les données personnelles qui doit arriver et doit donner des garde-fous. Normalement, un cadre européen devrait suffire mais je suis pessimiste. Autant sur les données de géolocalisation, on est sur une valorisation de grande masse, autant sur la domotique, ce sont les données très personnelles qui importent. Il faudra donc être vigilant.


Comment ils vont changer notre vie




Les objets connectés, qui sont autant de capteurs, vont peu à peu envahir notre quotidien pour nous le faciliter.

À la maison. Au domicile, les appareils électroménagers et audiovisuels vont intégrer un vrai réseau personnel. Le géant Samsung a ainsi théorisé ce que pourrait être cette maison du futur en concevant un vaste espace qu’il présente partout dans le monde. Dès le réveil, dans la salle de bain, des capteurs vont nous prendre la tension artérielle, le poids, faire des analyses d’urine, de cholestérol etc. ; et surtout suivre au jour le jour l’évolution de ces paramètres qui peuvent être transmis le cas échéant au médecin traitant. Dans la cuisine, le réfrigérateur sera en mesure de constater l’absence de lait et de passer lui-même commande au supermarché. Dans le salon, la télévision et la tablette deviennent un véritable centre de contrôle pour piloter chauffage, climatisation, lancer un film ou surveiller bébé.

L'exemple de Samsung et sa maison connectée qui date déjà d'il y a trois ans



En voiture. Déjà truffées d’électronique, les automobiles seront de plus en plus connectées. Via de multiples capteurs, toute panne de moteur ou un pneu sous-gonflé sera signalé au conducteur voire directement au dépanneur. En cas d’accident, ces services autonomes seront très utiles.

La voiture connectée expliquée par Orange



Sur soi. C’est là le domaine le plus spectaculaire et le plus abordable aussi. Sous forme de bracelet, de montre ou de petit boîtier à conserver sur soi, ces objets high-tech peuvent nous surveiller 24 heures sur 24 : observer nos cycles de sommeil, compter nos pas, nos heures de sport, répertorier ce que l’on mange et traduire tout cela en courbes et graphiques sur le site internet du fabricant qui propose moult conseils pour mieux prendre soin de soi. Pour les uns ce sera un Jiminy Cricket bienveillant, pour d’autres un Big Brother de poche.

Jawbone, un des pionniers des bracelets connectés



L'exemple des Google glass, les lunettes connectées