Par Tanguy Duthion, CEO d’Avanoo Le navigateur web est devenu l’interface centrale du travail numérique. Messagerie, collaboration, applications SaaS : une grande partie de l’activité professionnelle passe désormais par cet environnement. L’intelligence artificielle y fait aujourd’hui une entrée rapide, notamment sous la forme d’extensions capables de résumer des pages, analyser des documents ou automatiser certaines tâches. Ces outils promettent des gains de productivité considérables. Mais leur adoption rapide soulève également des questions de sécurité. Car pour fonctionner, ces extensions demandent souvent des autorisations étendues : accès aux pages consultées, au contenu copié, voire aux documents ouverts dans le navigateur. En pratique, cela signifie que certaines extensions peuvent potentiellement analyser une grande partie de l’activité numérique d’un utilisateur. Une surface de risque souvent sous-estimée Les extensions de navigateur constituent depuis longtemps u...
On commence à les voir apparaître sous la forme de bracelets à porter au poignet, connectés à son smartphone. Des bracelets (comme le Pulse de Withings, photo) qui mesurent rythme cardiaque, nombre de pas effectués, calories brûlées, phase de sommeil, de travail ou de repos, etc. À la maison on les retrouve sous forme de pèse-personnes capables de suivre l’indice de masse corporelle ou la masse graisseuse.
80 milliards d’objets
Les objets connectés, ce sont aussi des lampes commandables à distance, des capteurs d’humidité qui surveillent vos plantes, une station météo qui mesure le taux de CO2 dans l’air intérieur. Et demain, ce seront des capteurs intégrés aux tissus d’un costume ou d’un T-shirt, aux pneus de sa voiture. Les applications sont infinies.
Selon l’Institut de l’audiovisuel et des télécommunications en Europe (Idate), basé à Montpellier, il devrait y avoir rien moins que 80 milliards d’objets connectés à l’horizon 2020, contre 15 milliards actuellement.
Futurapolis, le grand forum de l’innovation organisé par Le Point et soutenu par La Dépêche du Midi, qui se tient durant trois jour à partir de jeudi, ne pouvait bien évidemment pas passer à côté de cette révolution en marche qui va bouleverser notre quotidien. Une table-ronde y sera consacrée jeudi matin autour du thème « Société interactive : des hommes et des objets connectés. » Y sont conviés Alain Duprey, directeur général de l’Association des instituts Carnot, Pierre-Damien Berger, adjoint au directeur des partenariats industriels de l’institut Carnot CEA LETI, Jean-Luc Errant, PDG de la société CITIZEN (qui a conçu un T-shirt connecté) et Jean Arlat, directeur de l’institut Carnot LAAS CNRS. Ce dernier mène avec des équipes de remarquables travaux de fond notamment autour de l’« intelligence ambiante », de l’interaction des robots avec les humains, et des microsystèmes pour la santé. À ce titre, il a travaillé sur la « maison du futur » baptisé « Adream » ; un bâtiment concentré de modernité et de technologies, qui illustre bien les interactions entre objets connectés.
La multiplication de ces dispositifs constitue aussi un véritable enjeu économique et industriel. L’IDATE prévoit que le phénomène va se développer en priorité au sein des industries qui en ont besoin et dans son étude «La dynamique d’Internet : prospective 2030», le Commissariat général à la stratégie et à la prospective identifie les objets connectés comme un secteur prioritaire que les pouvoirs publics doivent aider.
Toulouse en pointe
La Ville rose est d’évidence en pointe en ce qui concerne les objets connectés. Au niveau de la recherche scientifique mais aussi au niveau industriel. À cet égard, la start-up Sigfox, dont le conseil d’administration est désormais présidé par Anne Lauvergeon, l’ancienne patronne d’Areva, apparaît comme l’un des futurs champions du secteur. La société fondée et dirigée par Ludovic Le Moan a inventé le premier réseau cellulaire mondial pour faire communiquer les objets connectés.

