Technomedia

Numérique · médias · sciences · intelligence artificielle

Une semaine technomedi@

A LA UNE >> La Dépêche fête la Saint-Valentin
La Dépêche du Midi se met à l'heure de la Saint-Valentin. Pour célébrer la fête des amoureux, il est proposé à nos lecteurs de nous faire parvenir, via Madepeche.com, leurs plus belles lettres d'amour ou, pour imiter Robert Doisneau et son célèbre baiser de l'Hôtel de ville de Paris, leurs plus belles photos. Les meilleures contributions seront publiées dans une page spéciale dans l'édition du mercredi 14 février.
Par aillleurs, la diffusion a prévu des animations sur les points de vente sur l'ensemble de la zone avec 10000 primevères et des ventes en nombre au niveau des diffuseurs. Des cartes anciennes de la Saint Valentin seront aussi diffusées sur certaines zones, notamment en Aveyron.
Un supplément-pub sur la Saint-Valentin va également être diffusé la semaine prochaine.

Internet >> L'élection présidentielle en direct sur ladepeche.com
La campagne électorale pour l'élection présidentielle bénéficiera à compter de lundi 12 février d'un dispositif exceptionnel mis en place par la rédaction, à la fois sur le papier et sur internet. A l'adresse elections.ladepeche.com, les internautes découvriront une page web spéciale organisée autour de différents modules :
- un compte à rebours avant le 1er tour de l'élection
- un fil d'infos
- l'agenda des candidats
- un diaporama de photos
- une rubrique sur les petites phrases de la campagne
- les dernières dépêches AFP
- l'historique des élections présidentielles
- un sondage-consultation régulier
- le tendançologue, qui mesure en temps réel le bruit médiatique (buzz) de chaque candidat sur les blogs et les forums internet
- les résultats des précédentes élections
- les articles parus dans La Dépêche


________________________



Photo >> A380 : des photographes protestent contre les restrictions imposées par Airbus

Une cinquantaine de journalistes ont adressé une lettre ouverte au président d'Airbus Louis Gallois pour dénoncer l'exclusion des photojournalistes de la couverture d'un vol ouvert à la presse ce mercredi, y voyant "une entrave à la liberté d'informer". Les journalistes et photojournalistes signataires s'y étonnent "des restrictions apportées par Airbus à la couverture image du vol" au départ de Toulouse-Blagnac, souligne la lettre. "Alors que l'ensemble des agences, représentées par des journalistes texte, sont invitées par votre société à participer à ce vol, que des télévisions y seront également, les photojournalistes en sont exclus... une fois de plus", notent-ils. Les signataires - des journalistes de l'AFP, AP, Reuters, France 3, Gamma, M6, La Dépêche et RMC notamment - dénoncent la pratique d'Airbus consistant à fournir "un jeu de photos effectué par un de vos sous-traitants non-journaliste". Ils estiment qu'"au-delà de ce choix d'images imposé et contrôlé c'est toute la fonction de photojournaliste professionnel et la liberté d'expression qui sont remises en cause". Interrogée par l'AFP, une porte-parole d'Airbus a indiqué que le groupe "regrette de ne pas avoir pu donner satisfaction à tous les journalistes, mais compte tenu d'un nombre de places limité il a donné la priorité à la presse écrite internationale et aux grandes chaînes de télévision plutôt qu'à la photo". "Les télévisions ont ainsi surtout fait un travail d'interviews et de témoignages sur les sensations de vol à bord plus que de produire simplement des images", a-t-elle ajouté.
Source : AFP.

Presse >> Matin Plus, quotidien gratuit du Monde et de Bolloré est lancé...
Le Monde et le groupe de l'homme d'affaires Vincent Bolloré lancent mardi un nouveau quotidien gratuit du matin en région parisienne, baptisé Matin Plus, ont-ils indiqué lundi.
Ce nouveau journal sera la tête de pont en Ile-de-France de Ville Plus, le réseau de quotidiens gratuits lancé par des quotidiens régionaux pour contrer Metro et 20 Minutes.
Le nouveau titre, dont la couleur dominante sera le rouge, sera diffusé à 350 000 exemplaires en région parisienne.
Avec ce lancement, le réseau Ville Plus, présent à Lyon, Marseille, Lille, Montpellier et Bordeaux, aura désormais une distribution nationale de 590 000 exemplaires, a indiqué dans un communiqué le gratuit bordelais du réseau, Bordeaux 7.
Source : AFP.

... et déjà boycotté !
Le Syndicat national de la librairie et de la presse a appelé les marchands de journaux parisiens à boycotter Le Monde pour la journée de mardi, en protestation au lancement de MatinPlus.
Source : Nouvelobs.com.

Etats-Unis >> Gannett décide de concentrer ses journaux papier sur les plus de 45 ans
La presse quotidienne locale papier peut-elle vraiment attirer les jeunes lecteurs ? Le numéro 1 américain Gannett a décidé de ne plus essayer. Il est, en tout cas, le premier groupe de presse a annoncer officiellement que sa cible - pour les versions papiers - est les plus de 45 ans. Cette déclaration fait suite à l'annonce de la mise en place d'une nouvelle organisation satellitaire des rédactions : Information Center.
Source : MédiaCafé

Etats-Unis >> L'effet YouTube sur la campagne électorale américaine
YouTube est devenu un élément central des campagnes menées par les principaux candidats à la candidature. Il s'agit des États-Unis où l'on se bat déjà dur pour une élection qui n'aura lieu qu'en novembre de l'année prochaine, mais qui se présente comme très "ouverte".
Source : Transnets

Presse >> La petite-fille de Robert Hersant va acquérir 20% de la Voix du Nord
Le groupe La Voix du Nord a annoncé lundi dans un communiqué qu'Aude Jacques-Ruettard, petite-fille du défunt magnat de la presse Robert Hersant, allait acquérir 20% de ses parts. "Aude Jacques-Ruettard devrait acquérir, dans les jours qui viennent, au travers de son holding luxembourgeois AJR Participations SA, 20% du capital", a précisé le groupe de presse. Mlle Jacques-Ruettard, 26 ans, qui n'a aucun lien avec Hersant Média, sera accueillie "comme membre actif tant de son conseil d'administration que de son comité de réflexion stratégique mensuel", selon le groupe. Jusqu'en 2006, elle était actionnaire à hauteur de 13% de la Socpresse (Le Figaro), dont elle a vendu ses parts au groupe Dassault. La Socpresse avait elle-même vendu fin 2005 sa participation majoritaire dans la Voix du Nord.
Source : AFP.

Justice >> Caricature de Mahomet : relaxe de Charlie Hebdo requise
Le procureur de la République, Anne de Fontette, a requis jeudi la relaxe de Philippe Val, directeur de publication de Charlie Hebdo, poursuivi devant le tribunal correctionnel de Paris pour avoir publié des caricatures controversées du prophète Mahomet. Le jugement sera rendu le 15 mars. La représentante du ministère public a estimé que les trois caricatures visées par la Grande Mosquée de Paris (GMP) et l'Union des organisations islamiques de France (UOIF) comme étant une injure à l'encontre des musulmans, ne constituaient "pas une attaque contre des convictions religieuses en tant que telles".
Source : AFP.

Presse >> Le Parisien change de directeur des rédactions
Vincent Régnier, directeur adjoint de l'information de M6, a été nommé directeur des rédactions du Parisien et d'Aujourd'hui en France (groupe Amaury), en remplacement de Christian de Villeneuve, a annoncé mercredi le quotidien, dans un communiqué. M. Régnier devrait prendre ses fonctions début mars. Il aura pour adjoints Dominique de Montvalon, Vincent Giret et Thierry Borsa. Il viendra remplacer M. de Villeneuve, parti à la tête du nouveau pôle Presse Magazines de Lagardère Active Media, en tant que directeur général des rédactions.
Source : AFP.

Presse magazine >> Pour ses 20 ans, TV Magazine fait peau neuve
Quand le magazine télé le plus diffusé de France lance une nouvelle formule, cela fait forcément parler. C'est à l'occasion de son 20e anniversaire que TV Magazine, le titre de la Socpresse, inaugure les aménagements de sa maquette. Si la mise en page a été modernisée pour adopter un univers graphique plus contemporain, la grande nouveauté vient des grilles de programmes. Celles-ci ont été complétées par les dernières nouveautés de la TNT ainsi que pas les chaînes de télé locale ou régionale. À noter qu'une nouvelle version du site de TV Magazine est en ligne depuis le mardi 6 février. Pour rappel, TV Magazine enregistre une diffusion France payée de 4 550 672 exemplaires (OJD, DSH juillet 2005 - juin 2006).
Source : TarifMédia.

Italie >> Préparation d'une charte déontologique de la presse sur les immigrés
L'Italie a décidé de se doter d'une charte déontologique pour la presse traitant spécifiquement de la protection des immigrés et des réfugiés, et un comité scientifique a été créé à cet effet. L'initiative avait été lancée il y a deux semaines par le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR) qui avait proposé la mise en place d'un groupe de travail pour mettre au point "une charte d'autodiscipline de la presse en matière d'immigration et d'asile". Le Comité scientifique chargé d'élaborer cette charte sera composé de représentants des ministères de l'Intérieur, de la Solidarité nationale, de l'Egalité des chances, de journalistes italiens et étrangers et de membres de l'Université Rome III. La charte sera soumise avant son adoption définitive à l'examen des associations qui s'occupent de la protection des immigrés et des réfugiés.
Source : AFP.

Presse >> Marc Landré réélu président de l'Ajis
Marc Landré (L'Expansion) a été réélu à la présidence de l'Association des journalistes de l'information sociale (AJIS), à la suite de son assemblée générale, a annoncé lundi l'association, qui fêtera cette année ses 40 années d'existence. L'Ajis, fondée en 1967, et qui, avec 335 membres (250 journalistes et 85 partenaires), précise constituer la plus importante association de journalistes de France, organisera le 18 septembre une manifestation au Sénat pour célébrer cet anniversaire.
Source : AFP.

Télévision-Internet >> Pouzilhac : "France 24 a d'ores et déjà démontré son utilité"
Le président de la chaîne d'information en continu France 24 dévoile les premiers résultats d'audience dans une interview au Figaro. Sur Internet, "la chaîne s'est imposée comme le troisième site le plus visité derrière ceux de CNN et BBC News", note Alain de Pouzilhac.
Source : Le Figaro.

Italie-Espagne >> Le groupe italien Rizzoli acquiert l'espagnol Recoletos
L'opération du rachat de Recoletos par Rizzoli est estimée à 1,3 milliard d'euros. Elle rapproche deux leaders des quotidiens sportifs. L'espagnol s'est singularisé en étant le premier groupe ibérique de presse payante à lancer en janvier 2005 un quotidien gratuit Qué ! dans une douzaine de villes avec un tirage d'un million d'exemplaires.
Source : Le Figaro.

Presse >> 20 minutes annonce en vidéo les titres de l'édition à venir
Le quotidien 20 Minutes vient de lancer CQLD (initiales de "ce qu'on lira demain"), une sorte de bande annonce vidéo. La veille de la publication d'un dossier, à la mi-journée, la rédaction envoi par mail à ses lecteurs une vidéo dans laquelle un responsable de la rédaction explique l'angle et la démarche d'un dossier à paraître le lendemain. Pour l'instant, la rédaction prévoit d'utiliser ce teaser environ une fois par semaine.
Source : TarifMedia.

Une semaine technomedi@

A la Une >> Midi Olympique et Eurosport signent un partenariat

En cette année de Coupe du Monde de Rugby , la collaboration entre ces deux média de référence a pour ambition de développer rugbyrama.fr afin qu'il devienne le site de référence, et de créer autour de cette marque la plus grande communauté internet de rugby en France.
Sur le plan éditorial, rugbyrama.fr proposera un contenu exhaustif et couvrira 100% du rugby français et international: Top 14, Pro D2, Coupes d'Europe, Championnats étrangers, Hémisphère sud et bien évidemment toute l'actualité 2007 de l'Equipe de France avec le Tournoi des VI Nations en février et la Coupe du Monde à l'automne.
Le site traitera toute l'actualité, les scoops, les live, les exclusivités et offrira une couverture vidéo exceptionnelle.
Il accueillera régulièrement dans ses colonnes les plus grandes personnalités du rugby français comme Bernard Laporte, Christophe Dominici ou Pierre Villepreux (ancien sélectionneur de l'Equipe de France) ainsi que de nombreux invités prestigieux (joueurs français et joueurs étrangers, entraîneurs, dirigeants, partenaires). Ils assureront des analyses et éditos hebdomadaires tout au long de la saison.
L'interactivité bénéficiera aussi d'une large place : les internautes passionnés de rugby ou joueurs amateurs, pourront intervenir sur le site à travers des analyses, blogs, vidéos, forums, courriers des lecteurs et pourront interagir avec les personnalités vedette.
Jacques Verdier, Directeur de Midi Olympique, avec son équipe de journalistes et d’experts aura la responsabilité de la ligne éditoriale du site. Eurosport.fr, fort de son expérience internet, en aura la responsabilité technique et marketing.
La commercialisation de rugbyrama.fr sera assurée conjointement par Eurosport et Midi Olympique à travers la régie publicitaire de TF1 et la régie de Midi Olympique.
Le site de Midi Olympique : www.rugbyrama.fr


Presse >> Rapport RSF : année noire pour la liberté de la presse
Reporters sans frontières a rendu public hier son rapport annuel 2007 qui dresse un état des lieux de la situation de la liberté de la presse dans 98 pays. "Ce document montre, une fois de plus, que la liberté d’expression est mise à mal aux quatre coins de la planète. Même dans les démocraties, certains acquis sont menacés", a écrit Reporters sans frontières.
Source : RSF. Télécharger le rapport (format PDF)


Internet >> Plus 5 millions d'abonnés au très haut débit en 2012
L'accès à l'internet à très haut débit par fibre optique devrait compter plus de 5 millions d'abonnés en France en 2012, une montée en puissance qui se fera aux dépens de l'ADSL qui devrait décliner dès 2010, selon une étude du cabinet Sia Conseil publiée mardi. Dans cette étude baptisée "le très haut débit redistribue les cartes de l'internet", Sia Conseil prévoit parallèlement une nouvelle consolidation du marché "avec la disparition de deux fournisseurs d'accès internet".
Source : AFP.


Internet >> La population internaute a progressé de 10% en un an

Près de 30 millions de Français se sont connectés à Internet en décembre 2006, marquant une progression de 10% de la population internaute en un an, selon une étude Médiamétrie publiée lundi. Selon Médiamétrie, 29 961 000 Français, (57,4%) se sont connectés à Internet contre 27 210 000 (52,5%) un an plus tôt, et 89,1% de la population internaute étaient connectés à domicile en haut débit, soit un bond de 28% entre décembre 2005 et décembre 2006.
Source : AFP.


Système éditorial >> Le Journal du Jura et le Nacional de Venezuela utilisent Protec
Le Journal du Jura a conclu un accord de collaboration avec les quotidiens, L'Express et L’Impartial, afin de partager des contenus Le Journal du Jura, un quotidien suisse écrit en langue française, a inauguré sa fabrication à l'aide des solutions MILENIUM Cross Media de Protec. Le Journal du Jura bénéficie de l'intégration entre rédaction, commercialisation et gestion de publicité, production et communications, dans un même Workflow.
Les applications de l'environnement MILENIUM Cross Media qu'utilise El Nacional vont permettre l'intégration de la commercialisation, la gestion et l'archivage de la publicité à la production selon un Workflow commun. Grâce aux solutions publicitaires, l'entreprise de presse va pouvoir gérer de façon intégrée le flux publicitaire de sept de ses produits : le journal proprement dit ; les revues Eme et Todo en domingo ; ainsi que le magazine illustré Primera Hora ; la ligne Mi Negocio et les règles publicitaires de la version numérique de El Nacional et du supplément d'annonces classées.
Sources : IFRA

PQR >> Nouvelle formule pour "Sud Ouest" qui mise sur internet pour dynamiser sa diffusion

La direction de Sud Ouest réfléchit à une nouvelle formule pour 2008, six ans après le passage au format tabloïd. Restent deux autres chantiers importants, entamés cette année : le développement d'un véritable portail Internet, aujourd'hui inexistant, qui va nécessiter un investissement de 450 000 euros sur trois ans. Un nouveau siège social, au bord de la Garonne sur la rive droite de Bordeaux, est attendu pour 2008 (20 millions d'euros)
Source : Le Monde


Gratuits >> "Matin Plus" sort le 6 février

Le quotidien gratuit, réalisé en partenariat par les groupes Bolloré médias et Le Monde, sera la tête de pont parisienne du réseau Ville plus.
Source : nouvelobs.com


Papier >> Fusion de grande ampleur

Le groupe canadien Abitibi et l'américain Bowater viennent d'annoncer leur fusion. Ce rapprochement transnational donne naissance au troisième acteur nord-américain du secteur du papier et au huitième mondial, avec un chiffre d'affaires consolidé de 7.9 milliards de dollars.
Source : Graphiline via l'IFRA


Presse-internet >> L’utilisation des sites Web augmente de 31 %

Une forte hausse dans l’utilisation des sites Web de journaux contribue à la redéfinition de l’audience traditionnelle des journaux, selon le rapport de l’association américaine des journaux, « 2006 Newspaper Audience Database (NAdbase) ». Le rapport indique que pendant le premier semestre 2006, les visiteurs uniques des sites Web de journaux étaient en moyenne de 55,5 millions par mois, c’est-à-dire un internaute sur 3, une augmentation de 31 % par rapport à l’année précédente (42,4 millions) (Nielsen/NetRatings). Les sites Web de journaux ont également contribué à augmenter l’audience totale des lecteurs de journaux de 15 % pour la catégorie d’âge de 25 à 34 ans et de 10 % pour ceux de 18 à 24 ans (Scarborough).
Source : IFRA


Presse >> Rachat de quotidiens annulé : le SNJ-CGT veut un moratoire

Le Conseil d'Etat a annulé le rachat de cinq quotidiens de la Socpresse par la holding constituée de l'Est Républicain et du Crédit Mutuel. Le syndicat national des journalistes CGT demande un moratoire.
Source : nouvelobs.com


Internet >> Rupert Murdoch à Davos : Internet fragilise l’équilibre des grands médias

Le patron de News Corp, qui a su percevoir à temps le potentiel et le danger d’Internet en rachetant MySpace, est intervenu à Davos pour expliquer qu’Internet entrainait des modifications profondes pour les médias. L’expansion continue du nombre de sites Internet, de blogs et autres podcast entraîne un nouveau rapport de force entre les consommateurs et les fournisseurs. Les fournisseurs d’informations étant les plus exposés à court terme face à ses évolutions comportementales. La position de News Corp n’est plus de combattre l’évolution mais de totalement prendre en compte ces nouveaux modes de consommation de l’information.
Source : Edgsminded


Colloque >> Assises internationales du journalisme

Les premières Assises internationales du journalisme auront lieu à Lille et Arras les 7,8 et 9 mars 2007. Cette manifestation rassemblera toute la profession autour d’une réflexion approfondie sur son évolution ainsi que son rôle citoyen. www.assisesdujournalisme.com
Source : RSF


Congrès >> L'Association mondiale des journaux en Afrique du Sud

Les dirigeants de certaines des plus grandes entreprises mondiales de médias et d’édition partageront leurs idées et leurs stratégies sur l’avenir des journaux lors du 60ème Congrès Mondial des Journaux, 14ème World Editors Forum et Info Services Expo 2007, les sommets annuels de la presse mondiale prévus au Cap, en Afrique du Sud, du 3 au 6 juin prochains. Ces manifestations, qui ont lieu pour la première fois en Afrique, devraient attirer au moins 1500 éditeurs, rédacteurs en chef et autres directeurs de journaux.

Vista : Bill Gates inonde le monde

Pas une révolution mais une évolution. Telle est l’analyse partagée par les acteurs du monde informatique sur Windows Vista, le nouveau système d’exploitation que Microsoft lance en grande pompe aujourd’hui. On est loin, en effet, de la révolution constituée par la commercialisation, il y a presque six ans, de Windows XP, utilisé par 87 % des PC selon le cabinet OneStat. L’actuel système avait inauguré de réelles fonctions multimédia et une stabilité attendue depuis le premier Windows créé en 1985.
Malgré cela, Microsoft mise beaucoup sur son nouveau bébé qui a coûté à la firme de Bill Gates rien moins que 6 milliards de dollars et cinq années de développement impliquant 2000 personnes. C’est que pour Microsoft, les logiciels Windows représentent environ 30 % de son chiffre d’affaires (13 milliards de dollars) et les deux tiers de son bénéfice d’exploitation (10 milliards). Un enjeu crucial donc pour l’entreprise de Redmond, mais aussi pour toute l’industrie informatique qui espère un grand redémarrage du secteur, ralenti par une féroce guerre des prix.
Si toutes les nouvelles machines fixes ou portables seront dotées d’office de Vista – avec dans un premier temps une possible hausse de prix – qu’en sera-t-il des ordinateurs actuels ? Le coût des mises à jour est assez élevé, notamment en Europe (de 229 à 379 € selon les versions). Utiliser Vista, qui réclame des PC musclés, peut aussi imposer une mise à niveau de son ordinateur actuel : ajout de mémoire, changement de carte vidéo, de disque dur, etc. « Les utilisateurs pourraient simplement choisir de rester avec XP» note un analyste de Jupiter research. Ou alors attendre de renouveler leur PC dans quelques mois. Microsoft l’a bien compris, qui met en avant une meilleure compatibilité entre les logiciels actuels et le nouveau Windows. Surtout, Microsoft met en exergue la sécurité et le confort d’utilisation, deux aspects clés à la fois chez les particuliers et dans les entreprises, ces dernières ayant pu acquérir Vista depuis le 30 novembre dernier.
100 millions d’exemplaires d’ici fin 2007
Les perspectives pour Microsoft restent toutefois flatteuses. Selon le cabinet IDC, la société américaine devrait vendre 100 millions d’exemplaires de Vista dès la fin 2007, équipant ainsi près de 10 % du parc mondial d’ordinateurs.
Ces machines seront alors à la pointe de la convergence numérique et, plus que des ordinateurs, constitueront de véritables centres multimédias. Faire de la retouche photo ; écouter de la musique ; regarder et enregistrer des émissions de télé en haute définition ; copier et graver des DVD ; réaliser du montage vidéo ; surfer sur internet en toute sécurité, etc. Ce qui était possible aujourd’hui se fera enfin plus facilement et plus vite.
Philippe Rioux

Microsoft dans le collimateur de l’Europe
Depuis 22 ans que Windows existe, chaque nouvelle version s’enrichit de nouveautés qui, bien souvent, mettent à mal la concurrence. On se souvient que l’intégration d’un navigateur internet dans Windows avait « tué » Netscape. L’ajout d’un lecteur de musique et de vidéo, puis de divers logiciels (pare-feu, antivirus, etc.) renforce ce sentiment d’hégémonie. La Commission européenne, qui accuse Microsoft de ne pas respecter les lois de l’Union sur la concurrence, entend bien y mettre bon ordre. Déjà en mars 2004, l’exécutif européen avait prononcé une condamnation retentissante – un demi-milliard d’euros d’amende – à l’encontre de Microsoft pour abus de position dominante et lui avait imposé de commercialiser une version de Windows purgée de son lecteur multimédia. Pour Windows Vista, les pratiques commerciales de Microsoft n’ont que peu changé et la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes a déjà averti que la firme risquait de répéter les erreurs du passé. Selon Bruxelles, Microsoft n’a toujours pas divulgué toute la documentation technique nécessaire à ses concurrents pour élaborer des logiciels compatibles avec Windows. Afin de stimuler Microsoft, Neelie Kroes n’a pas hésité en juillet à lui imposer une amende supplémentaire de 280 M€, facture qui pourrait encore s’alourdir si la Commission jugeait que les derniers éléments fournis en novembre étaient insuffisants. Microsoft est même parvenu à se mettre à dos quelques grands noms de l’industrie informatique, regroupés dans l’association ECIS qui accuse Bill Gates de vouloir imposer son propre langage informatique… qui ne fonctionnerait que sur Vista. En février dernier, IBM, Oracle et Nokia ont ainsi attiré l’attention de la Commission européenne sur les aspects anticoncurrentiels de Vista et de la suite bureautique Office 2007. Microsoft ayant fait appel de sa condamnation de 2004, la Commission devrait attendre avant de se prononcer.
Ph. R.

Archives ; La Dépêche en numérique

En octobre 2004, Google, le trublion de l’internet, lance un pavé dans la mare de l’édition en dévoilant son projet Google print for publisher, c’est-à-dire offrir la possibilité aux internautes de feuilleter en ligne sur le net et de lire des extraits ou des résumés de livres numérisés. Deux mois plus tard, Google lance son projet Google print library avec un objectif : 15 millions de livres numérisés issus de cinq grandes bibliothèques universitaires. Cette annonce – qui a depuis donné des idées à d’autres, notamment Microsoft et Yahoo – avait ému les Européens, familiers de l’exception culturelle et du droit d’auteur.
En avril 2005, 23 bibliothèques demandent alors à l’Union européenne de réfléchir à la création d’une « bibliothèque numérique européenne. »
En mars 2006, après un appel à idées, la Commission européenne lance enfin cette bibliothèque numérique. Au cœur de celle-ci se trouveront des livres, des revues et des journaux. Pour ces derniers, la bibliothèque nationale de France (BNF) dispose d’un plan de numérisation de la presse ambitieux dont le financement de 3,5 m€ permettra le traitement de 2,1 millions de pages. Et parmi ces pages se trouveront celles de « La Dépêche du Midi. »
2,5 millions de pages
Le PDG du groupe Dépêche, Jean-Michel Baylet, et le président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney, ont signé mercredi 17 janvier une convention de partenariat au terme de laquelle plus de 800000 pages de « La Dépêche » issues de l’édition toulousaine entre 1870 et 2003 seront hébergées et conservées en haute définition pour une consultation sur les sites internet de la BNF (Gallica) et de notre journal.
« La Dépêche » assure de son côté, à partir de son centre de documentation, de recherche éditoriale et d’édition (Cedre) la numérisation en mode texte et image de ses pages générales et de ses éditions locales éditées depuis 1870 soit… 2,5 millions de pages !
La coopération entre la BNF et « La Dépêche du Midi » s’accompagnera d’une réflexion commune sur l’expérimentation du dépôt légal de notre journal sous forme numérique.
Philippe Rioux

Les étapes de la numérisation
Après une préparation du document (débrochage, décollement, dépoussiérage), il est numérisé en niveau de gris au format Tiff. Ces fichiers numériques très lourds (15 à 40 Mo) sont ensuite compressés au format Jpeg (0,7 Mo). L’image est recadrée selon des normes strictes et des données sont intégrées au fichier. Quand le document est validé, il peut être mis en consultation sur Gallica. Là où cela devient plus intéressant, c’est que les images numérisées peuvent être analysées par un logiciel de reconnaissance optique de caractères (OCR) qui fournira du texte brut. Sur ce texte, mis en ligne sur internet, l’on pourra effectuer des recherches par titre, date, ou un simple mot-clé. Bref, toute La Dépêche au bout de votre souris d’ici 2010.

Une semaine technomedi@

A la Une >> La Dépêche du Midi et la Bibliothèque nationale de France signent une convention pour la numérisation des archives de notre journal

La Dépêche du Midi, avec le Cedre (Centre de documentation, de recherche éditoriale et d'édition), développe un large projet de numérisation de ses archives du 2 octobre 1870 à nos jours. Ces opérations de numérisation, en mode images et en mode textes, de l'ensemble des pages générales et des éditions locales soit environ 2,5 millions de pages, se fera en partenariat avec les institutions régionales et les Archives Départementales des départements de notre zone de diffusion.
Une fois numérisées et océrisées, ces pages pourront être consultées, en ligne, sur un site dédié a vec une recherche en "full text".
La première convention de cette coopération entre institutions et la Dépêche du Midi a été signée, le mercredi 17 janvier avec la BnF, Bibliothéque nationale de France par MM Jean-Noël Jeanneney et Jean-Michel Baylet en présence de M Dominique Paillarse, Drac de la Région Midi-Pyrénées. Pour José Biosca et Pascal Lemoine : "ce partenariat prévoit l'hébergement et la conservation à haute valeur ajoutée (Tiff) de l'édition toulousaine de la Dépêche du Midi" puis leur mise en ligne, simultanément au site de la Dépêche du Midi, sur Gallica, la bibliothèque numérique européenne de la BnF.
La coopération ainsi engagée entre le journal et la BnF autour de ce programme novateur de numérisation s'accompagnera d'une réflexion commune sur l'expérimentation du dépôt électronique du dépôt légal.


Internet >> Madepeche.com a quatre mois d'existence


Le site web portail des lecteurs Madepeche.com, lancé le 26 septembre dernier fête aujourd'hui ses quatre mois d'existence. Initiative unique de journalisme citoyen dans le paysage de la presse quotidenne régionale, ce site a accueilli 37200 internautes qui ont effectué 46308 visites et ot vu 371042 pages entre le 26 septembre 2006 et le 25 janvier 2007. Ce vendredi, le site contient 3045 contributions (articles + commentaires).
Dans les jours à venir, il va se doter d'une nouvelle rubrique intitulée "élection" qui regroupera les interventions des Dépêchenautes relatives à la présidentielle et aux législatives.

________________________


Internet >> Les éditeurs de journaux belges visent maintenant Yahoo
Après Google News et MSN Actualité, les éditeurs belges s'en prennent à Yahoo accusé de violation de droits d'auteur. Copiepresse, la société des éditeurs belges de journaux francophones, aurait envoyé une lettre de mise en demeure au portail Internet qui exploite une version locale de Yahoo Actualité. Elle protesterait contre l'accès gratuit à des articles archivés (et payant) en utilisant un système de pages en cache.
Source : Vnunet


Média >> Les conseils à la presse locale de Rob Curley,
l'un des journalistes américains les plus avancés sur le net
Rob Curley est sans doute le journaliste américain qui a le plus innové sur le net. Il est, en autre, à l'origine de la structure multimédia du Lawrence Journal et travaille maintenant au Washington Post.com. Dans un entretien au quotidien italien, Corriere della Sera, Rob donne quelques conseils à la presse locale pour sa stratégie internet. Voici la traduction rapide des passages clés.
1- La version papier du journal n'est qu'une des façons de toucher une audience.
2- Les journaux vont survivre. Feront-ils les choses de la façon qu'ils les ont toujours faites ? Absolument pas.
3- Il y a deux sortes d'éditeurs de journaux, ceux qui pensent que la partie la plus importante du mot "newspaper" (journal) est "news" et ceux qui pensent que la partie la plus importante est "paper".
4- Nous ne pouvons pas avoir peur de toucher notre audience avec de nouveaux outils.
5- Les journaux qui pensent qu'ils sont l'unique source d'information de leur audience vont échouer.
6- Être le premier à donner l'info - Ne laissez jamais aucun autre média vous prendre de cours sur le développement d'une information locale dans votre communauté. Dès que vous savez quelque chose, vous devez le mettre sur votre site internet, votre version pour les téléphones portables et l'envoyer à l'adresse e-mail de ceux qui se sont abonnés à ce service. Nous avons besoin d'entraîner nos lecteurs à se tourner vers nous plusieurs fois par jour et, SURTOUT, quand ils apprennent qu'une info importante vient de tomber. Malgré ce que peuvent penser certains journalistes "traditionnels", vous ne pouvez pas "tuer" votre propre "scoop" en le mettant d'abord en ligne. Oubliez ça. Cette façon de pensée est, de nos jours, suicidaire.
7- Contenu hyper local - Internet est peut être un média global, mais c'est son contenu local qui permet à un quotidien local de faire la différence. C'est en "descendant" le plus bas possible, des papiers sur le sport chez les enfants de la zone de couverture jusqu'aux papiers sur la politique dans les quartiers, que les journaux gagneront. L'info nationale et internationale, c'est de l'info de commodité que tous les sites peuvent proposer. Pour la grande majorité des sites de quotidiens locaux, l'info locale produite par leur rédaction est la recette qui permettra à notre industrie de gagner sur le net.
8- Développer des bases de données - Calendriers. Restaurants. Eglises, Impôts. Vente de maisons. PV. Crimes. Tout ce qui peut être cherché devrait être sur votre site web. Les gens veulent ce genre d'info, et vous devez vous assurer qu'ils savent que votre journal peut leur donner.
9- Multimédia - L'utilisation de la vidéo, du son, des animations Flash, etc. devrait être une partie clés du nouveau journal. (…).
10- Contenu froid - Le contenu froid (ou toujours vert) est un contenu que vous créez une bonne fois et qui peut rester pour toujours sur votre site. Réguliérement du contenu froid de très bonne qualité est publié dans l'édition papier et tout ce que nous avons à faire c'est de le compiler et de le rendre facilement accessible sur notre site web -- des choses comme des guides locaux, etc. Mais parfois, du "contenu toujours vert" doit être créé ou assemblé juste pour le web. Ce contenu froid peut être des choses comme : l'histoire de votre ville, toutes les infos que vous pouvez trouver à propos de quelqu'un fameux dans votre ville, peut être un résumé des meilleures saisons de vos équipes de sport locales, etc.
11- Tous supports - Assurez vous que que votre contenu peut fonctionner sur tous les appareils imaginables. Web. Email. RSS. iPods. Téléphones portables. Autres appareils. Sony PSPs. Aujourd'hui, je crois profondément que les journaux devraient se concentrer sur du contenu pour les téléphones portables.
12- Dialogue - Assurez vous que votre journal n'est pas engagé dans un monologue mais dans un dialogue avec son audience. Est-ce que les lecteurs peuvent poster des commentaires sur les articles ? Est-ce qu'ils peuvent contacter facilement les journalistes et chef de rubriques pour chaque papier ? Y a-t-il des blogues de lecteurs sur votre site ? Est-ce que les lecteurs peuvent facilement poster leurs propres photos, vidéos et textes sur votre site, etc ?
Source : Mediacafé

Internet >> Etats-Unis : un site web débauche de grands noms de la presse
C’est un pari audacieux. Plusieurs journalistes américains de renom ont quitté leur employeur pour participer à la création d’un site web et de son équivalent papier. Baptisé The Politico, le webzine, lancé aujourd’hui, accueillera donc les contributions de grandes signatures de la presse US. John Harris, ex-journaliste politique du Washington Post, en devient le rédacteur en chef ; Jim VandeHei, issu du même quotidien, son directeur ; Mike Allen, ex-correspondant de Time à la Maison Blanche, son correspondant politique en chef. L’enjeu pour l’équipe (50 à 60 personnes, dont 25 journalistes) est de rendre le titre incontournable en matière d’information politique, alors que se profile l’élection présidentielle de 2008.
Source : Le blog Médias

Technologie >> La presse sur papier électronique refait couler de l'encre
Annoncé depuis quelques années, le journal à encre électronique sera une réalité dès avril avec la tentative du quotidien français économique «Les Echos». Mais sa tablette sera rigide.
Source : Le Temps (Suisse)

Presse >> 100 000 personnes à Istanbul aux obsèques du journaliste Hrant Dink
Cent mille personnes, selon les organisateurs, ont assisté mardi à Istanbul sous de strictes mesures de sécurité aux obsèques de Hrant Dink, journaliste et membre respecté de la communauté arménienne de Turquie, assassiné vendredi. Le rassemblement était le plus important de ces dernières années dans la première métropole turque.
Source : AFP

Média >> Hachette Filipacchi photos vendu au fonds d'investissements Green Recovery
Hachette Filipacchi Medias (HFM) a cédé ses agences photos au fonds d'investissements français Green Recovery pour un montant non divulgué, au terme de négociations engagées en décembre, a annoncé mardi un communiqué de Lagardère Active Media, propriétaire de HFM.
Source : AFP.

Média >> Lagardère : aucune fermeture de magazine en France "pour l'instant"
Arnaud Lagardère a assuré qu'il n'y aurait pas fermeture de magazines en France "pour l'instant", les décisions devant être prises "dans les mois qui viennent" en fonction de la place et du "potentiel de croissance" de chaque titre, vendredi dans un entretien au Figaro. Le pôle médias de Lagardère a annoncé jeudi un "plan de transformation sur trois ans", prévoyant la fermeture d'une vingtaine de titres dans le monde et la réduction de 7 à 10% de ses effectifs (9.900 salariés).
Source : AFP.

Une semaine technomedi@

Internet >> Convergence: les Français plébiscitent les services Internet
Internet change-t-il nos habitudes de consommation des médias? Selon le rapport de Médiamétrie sur Les chiffres clés de la Convergence et des nouvelles pratiques médias, les Français sont de plus en plus nombreux à exploiter les différents contenus médias sur le Web. En effet, plus de 72% des Français de 13 ans et plus profitent désormais d'au moins un des différents services disponibles sur la Toile comme la musique, le téléphone, la VOD ou les jeux vidéos sur un jour moyen de semaine, contre 70.9% en 2005. Si seulement 5.7% des Français peuvent regarder la télévision sur ADSL, 12.5% ont déjà visionné des émissions sur Internet en streaming et 4 % en podcast. Et 19 des plus de 11 ans, soit 14 millions de personnes, ont déjà écouté les radios sur Internet. Médiamétrie constate également que les pratiques médias et multimédias tendent à se développer en situation de mobilité. Un téléphone portable sur deux propose un accès à Internet, et un sur dix les fonctions 3G. Cette nouvelle forme de convergence doit cependant être relativisée. En effet, seul un abonné sur dix utiliserait son téléphone pour naviguer sur le Web. Et la visiophonie n'aurait intéressé que 2% des mobinautes.
Atelier groupe BNP Paribas

Média >> Le chiffre d'affaires de la presse hebdo régionale en hausse
Le chiffre d'affaires de la presse hebdomadaire régionale a progressé de 2,9 % en 2005 par rapport en 2004, selon un « tableau de bord de la PHR » publié récemment par le Syndicat de la presse hebdomadaire régionale (SPHR).
Le Figaro

Internet-Médias >> Le site communautaire MySpace
veut séduire les adolescents français
Et si le débat citoyen se jouait sur Internet? France2, la chaîne du groupe France Télévisions et Google Vidéo France viennent d'ouvrir sur la plate-forme vidéo du moteur de recherche un espace dédié à la campagne. Particularité : le site accueillera les contenus de la chaîne mais s'ouvrira aussi aux amateurs. Les principales images des journaux télévisés et magazines de France2 seront publiées sur la plate-forme. Les internautes qui le souhaitent pourront également envoyer leurs propres productions à la chaîne de France Télévisions, où elles seront soumises à la rédaction. Les plus intéressantes seront mises en ligne. La chaîne se réserve le droit d'utiliser ces images amateurs à l'antenne. Et si vous voulez plus d'informations, vous pouvez regarder une vidéo enregistrée par David Pujadas pour l'ouverture de cette plate-forme commune. De son côté, Yahoo! proposera dès le 17 janvier sur sa plate-forme Actualités un magazine vidéo hebdomadaire de 12 minutes qui présentera et décryptera la campagne vue par les internautes.
Atelier groupe BNP Paribas

Internet >> Forte croissance du commerce en ligne
Le commerce en ligne a enregistré une croissance de 44% en 2006, pour atteindre 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Mots-clés vedettes cette année : mode, beauté et vie pratique. Aux Etats-Unis, le cap des 100 milliards annuels vient d'être franchi.
L'Expansion.com

Internet >> Agoravox lance sa télé
Le journalisme citoyen est en train de franchir une nouvelle étape grâce à la vidéo. Celle-ci permet désormais à quiconque de filmer et de mettre en ligne très facilement ses propres réalisations. Il suffit pour cela d’un banal téléphone portable ou d’un caméscope. Déjà un nombre croissant de rédacteurs d’AgoraVox nous envoient spontanément des vidéos qu’ils ont eux-mêmes réalisées. Un an et demi après le lancement AgoraVox, nous avons décidé de lancer AgoraVox TV pour mettre en valeur et dynamiser encore ce mode de communication de l’information.
Agoravox

Internet >> Le site communautaire MySpace veut séduire les adolescents français
Quelle entreprise peut se targuer de compter 650 000 utilisateurs référencés avant même son lancement ? MySpace France, filiale du célèbre portail Internet américain, propriété du groupe News Corp., qui s'est lancé hier dans l'Hexagone.

Média >> Libé changera de formule avant l'été
Le Pdg de Libération, Laurent Joffrin, affirme que le journal "change" et annonce une "série de réformes d'hiver" pour une "formule nouvelle avant l'été", jeudi en ouverture d'une numéro spécial consacré au "making of" du quotidien. Dans un texte intitulé "Libération change", le nouveau dirigeant reconnaît que le journal, qui sort d'une grave crise financière, a "pu commettre des erreurs" par le passé, notamment lors du référendum sur la constitution européenne de 2005.
"Beaucoup de journaux, y compris le nôtre, ont voté oui avec de bonnes raisons. Mais en donnant le sentiment de mépriser les partisans du non - c'est-à-dire une bonne partie du peuple et des lecteurs -, le journal est apparu comme un instrument de l'establishment plus que le héraut des citoyens", estime-t-il.
"La relance de Libération à l'oeuvre en ce début d'année passe par des gestes qui expriment la volonté de rompre avec ce passé. Nous voulons changer notre rapport avec nos lecteurs ; nous voulons un Libération qui soit le leur", affirme-t-il.
Le numéro spécial de ce jeudi, dans lequel le journal dévoile ses coulisses, inaugure une "série de réformes d'hiver", avec "deux ajouts", explique M. Joffrin.
Chaque jour, une double page rédactionnelle sera confectionnée en liaison avec le site internet du quotidien, pour constituer un "contre-journal fait par les libénautes et les lecteurs", indique-t-il.
Une série de rencontres sera par ailleurs organisée avec les lecteurs, en liaison avec la Société des lecteurs de Libération.
Les innovations se poursuivront ensuite "à un rythme soutenu" pendant le printemps, de manière à aboutir à une "formule nouvelle avant l'été" qui soit "plus proche de nos lecteurs, plus conforme à l'esprit du temps et qui fasse de Libération le porte-parole de la société", ajoute-t-il.
Le site internet sera également relancé autour de "trois objectifs" : "une réactivité plus grande à l'actualité, une extension de ses activités communautaires et la création d'une Libéradion à podcaster", poursuit-il.

Bonne année 2007

Bonne et heureuse année à tous. 2007 s'annonce comme une année particulièrement riche en terme de technologies de l'information et de la communication ; et La Dépêche ne sera pas en reste avec beaucoup d'évolutions concernant ce blog, le site Madepeche.com et le site Ladepeche.com.

Le Net sans fil

Au pied du sapin de ce Noël 2006 ont été déposés nombre d’ordinateurs portables. Tous ont la particularité de pouvoir se connecter à internet sans fil via les ondes Wifi. Tous les fournisseurs d’accès à internet proposant dans leurs offres l’option Wifi, il est aisé de surfer sur le net dans sa maison ou au fond de son jardin. Mais quid lorsque l’on quitte son domicile? Certes, il y a bien dans les hôtels et les aéroports des points d’accès (les hotspots). Certains sont gratuits (voir la liste sur www.jiwire.com) mais la plupart demandent un paiement assez élevé.
La solution? En attendant que les villes choisissent de s’équiper de réseaux sans fil pour offrir le net à leurs administrés, comme à San Francisco, elle pourrait venir de réseaux communautaires gratuits comme celui de Fon (www.fon.com). Cette jeune société hispano-argentine invite chaque internaute, partout dans le monde, à partager un peu de la bande passante de sa connexion internet à domicile. Les membres du réseau peuvent ainsi profiter de la connexion des autres lorsqu’ils sont en déplacement selon des conditions tarifaires prédéterminées (lire ci-contre). Fon dispose aujourd’hui de la plus grande communauté Wifi dans le monde avec 50000 hotspots dont 5000 en France.
Les opérateurs de télécoms qui se sont engagés pour certains dans la convergence entre téléphones mobiles et téléphonie via internet (VoIP) s’intéressent vivement à cette initiative. En France le téléphone hybride Twin (GSM-Wifi) de Neuf-Cégétel permet d’utiliser les bornes Fon et donc de profiter des très avantageux tarifs de la VoIP (gratuité des appels). Mieux, Fon va lancer le Skype Fon, un téléphone Wifi qui permettra de téléphoner gratuitement à partir de n’importe quel point d’accès du réseau… Et c’est à Blanquefort, une ville de 15000 habitants près de Bordeaux, que Fon et Skype viennent de lancer une expérience pour créer le premier réseau communautaire gratuit sans fil couvrant une ville en France.
Philippe Rioux

Le réseau Fon : comment ça marche
Le principe du réseau Fon est basé un principe simple: chaque adhérent partage sa connexion Wifi et en échange peut se connecter sur le point d’accès d’un autre membre. Trois niveaux sont possibles.
> selon le modèle Linus: on partage sa connexion chez soi et on peut utiliser gratuitement celles des autres adhérents.
> selon le modèle Bill: on partage sa connexion et Fon reverse 50 % des bénéfices à l’adhérent, qui ne peut pas en revanche accéder gratuitement à l’ensemble du réseau.
> selon le modèle Alien: on ne partage pas sa connexion mais on paye 3 €/jour pour se connecter sur l’un des points d’accès du réseau Fon.
Le partage de sa connexion se fait grâce à la Fonera (photo), une borne Wifi qu’on achète 29,95 € et qu’on connecte à son modem ou sa box ADSL. La Fonera émet alors deux canaux: un privé, crypté, réservé à l’utilisateur pour son réseau local; un public ouvert aux autres membres de Fon.
Le site de Fon répertorie toutes les Fonera actives dans le monde. Pour accroître son réseau, Fon réalise régulièrement des opérations promotionnelles.
À noter qu’il existe une alternative gratuite à Fon, baptisée KillBills (www.wireless-fr.org)

Joyeux Noël

A tous les lecteurs je souhaite un très joyeux Noël 2006.

Madepeche.com à la Mêlée numérique

J'ai eu le plaisir d'intervenir ce lundi 18 décembre sur l'une des tables rondes organisées par la Mêlée Numérique, à Entiore, citée de l'entreprise de la Chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI) de Midi-Pyrénées, pour y présenter le site de journalisme citoyen Madepeche.com, lancé par La Dépêche du Midi le 26 septembre et dont je suis le modérateur.
Au cours de cette "Journée du web 2.0" plusieurs intervenants et ateliers étaient mis en place.
J'ai participé à l'atelier "le Web dans ses usages et impacts économiques", animé par Martin Vinzal et présenté par les organisateurs comme suit :
Plus précisément, cette table ronde permettra d'en explorer deux aspects principaux : l'entreprise étendue et les impacts micro et macro économiques du Web 2.0. L'entreprise étendue, car aujourd'hui, la majorité des grands groupes, notamment industriels, ont "webisé" leurs applications métier, d'autant plus lorsque les équipes sont géographiquement éclatées voire mondialisées. Alors que le nombre d'utilisateurs explose, les usages collaboratifs se généralisent dans tous les processus. Un phénomène qui touche aussi de plus en plus les PME, qu'elles soient sous-traitantes ou regroupées en petits écosystèmes. Quant à l'impact économique du Web2.0, il sera analysé notamment dans le cadre du commerce électronique dans ses relations avec la distribution et le commerce classiques. Avec l'apparition d'entreprises Web-plate-formes et de communautés d'acheteurs, la chaine de valeur se transforme. Le phénomène de la longue traîne devrait être un point de départ aux échanges.

A mes côtés se trouvaient :
- Maggy Gorse, fondatrice de GORSE ANALYSTS, Cabinet de Conseil en Gestion et de Formation de Dirigeants.
- Bruno Salama, animateur du HUB BUSINESS 31, un hub du site Viadeo (ex-Viaduc).

Les personnes intéressées par le diaporama que j'ai présenté peuvent me le demander par e-mail : philippe.rioux@ladepeche.fr

Les jeux vidéo violents sur le gril

Au pied du sapin, Noël 2006 sera résolument un Noël techno.Ordinateurs, baladeurs MP3, téléphones mobiles, GPS (lire page «Vie Quotidienne») et, surtout, consoles de jeux. Alors que le lancement de la dernière console de Nintendo, la Wii, a pulvérisé des records de vente (voir encadré), une nouvelle polémique vient secouer le monde des jeux vidéo à propos des titres les plus violents.Faut-il ou non les interdire? Telle est la question qui se pose désormais au niveau européen après un drame survenu en Allemagne le mois dernier.
Le 22 novembre, Sébastien Bosse, un jeune homme de 18 ans, ouvre le feu sur 37 personnes, ses camarades et des personnels du lycée d’Emsdettent. L’enquête révèle, entre autres, que ce solitaire, amateur de Death Metal, jouait à des jeux vidéo violents, notamment des «simulateurs de meurtres.» Aussitôt, plusieurs ministres régionaux allemands réclament l’interdiction de ces jeux.Un projet de loi du gouvernement Merkel prévoit ainsi d’ici mars 2008 de renforcer la législation allemande, pourtant l’une des plus strictes en la matière, qui a déjà banni du territoire plusieurs jeux en vente ailleurs en Europe, notamment en France.
massacre à l’école en téléchargement
Aux États-Unis, marqués par des affaires similaires à celle du lycée allemand, plusieurs États ont pris des mesures: interdiction de vente de jeux vidéo violents aux mineurs, taxation à 100 % de ces jeux, etc. Sauf qu’une simple recherche sur internet permet de trouver, gratuitement, des jeux violents. Nous en avons fait l’expérience hier. Une fois validé un simple message confirmant que nous sommes bien majeurs, il nous a été proposé des jeux comme: massacre à l’école présenté comme «Un petit jeu d’aventure gore», dixit le site, ou encore Lame Hunter, dont le but est «de tirer sur un boîteux, une vraie tronche de blaireau et un vrai plaisir de le dégommer.» Ambiance…
pictogrammes
Face à ce phénomène des jeux violents, les industriels réagissent. Aux États-Unis, l’Entertainment software association défend la liberté d’expression. En France l’association des producteurs d’œuvres multimédia (Apom) met en avant l’information donnée au consommateur. «Notre industrie dispose d’ores et déjà d’un système d’information des plus stricts sur la classification de ses œuvres», explique l’Apom, qui fait notamment référence à PEGI («Pan European Game Information»). Il s’agit d’un système européen de classification par catégorie d’âge avec des pictogrammes très clairs sur le contenu des jeux (violence, gros mots, teneur sexuelle, stupéfiants, discriminations, etc.). Seul problème, ces normes n’ont aucun caractère impératif pour les éditeurs, ce ne sont que des recommandations.
Pour autant, si les jeux violents existent, il faut en relativiser l’ampleur. «Seuls 12 % des jeux vidéo sont interdits aux moins de 16 ans dont moins de 3 % destinés à un public exclusivement adulte», assure l’Apom. «Chaque année, un ou deux jeux sur plus de 2000 nouveautés défraient la chronique parce que leur contenu apparaît trop violent», explique Guillaume de Fondaumière, président de l’Apom, qui rappelle la présence des pictogrammes mais aussi le rôle que doivent jouer les parents pour surveiller ce à quoi jouent leurs enfants.

La rançon du succès pour la Wii
À côté de Sony et de sa Playstation et de Microsoft avec sa XBox, Nintendo a joué un joli coup cette année avec la Wii. Plutôt que sur la puissance, le constructeur japonais a misé sur un prix plus doux que ses concurrents (249 €) et, surtout, sur une manette de jeu sans fil révolutionnaire, qui permet de reconnaître les mouvements que le joueur fait devant sa télé! Résultat: 325000 consoles Wii vendues en Europe en deux jours. Aux États-Unis il s’en est écoulé 600000 en huit jours et au Japon 400000 en 24 heures… Seul hic, la dragonne ne serait pas assez solide et certains joueurs trop enthousiastes auraient lancé leur télécommande dans leur salon par accident… Du coup Nintendo propose de changer 3,2 millions de dragonnes.

Familles de France interpelle les pouvoirs publics
Alors qu’une étude américaine publiée tout récemment démontre que les jeux violents entraînent une certaine propension à des comportements émotionnels exacerbés, en France, l’association Familles de France s’est inquiétée, dès juin 2006, de certains jeux vidéo qui, selon elle, ont «dépassé certaines limites» dans l’ultraviolence, la pornographie, la prostitution et les stupéfiants. L’association a décortiqué de nombreux jeux où massacres, prise de drogue, meurtres sont monnaie courante. Reconnaissant cependant l’effort fait par les éditeurs pour la majorité de leurs titres, Familles de France entend partir en guerre contre les jeux vidéo qui «enfreignent la loi» ou «ont dépassé les limites de l’acceptable et du raisonnable.» L’association interpelle donc les pouvoirs publics et le ministère de l’Intérieur pour «protéger les mineurs, réviser la classification, mieux informer les familles et créer une autorité de régulation» sur le modèle du conseil supérieur de l’audiovisuel.

La folie des GPS

Les terminaux de guidage GPS constituent véritablement LE cadeau de cette fin d’année 2006 qui devrait afficher un million d’exemplaires vendus.Même le Président de la République qui, on s’en rappelle, avait découvert l’informatique sur le tard – avec le désormais culte «mulot» – a reçu un terminal GPS pour son 74e anniversaire, le 29 novembre dernier. En l’occurrence, il s’agissait du modèle innovant de l’Institut géographique national (IGN), baptisé «Evadeo.»
En un an le prix des appareils GPS portatifs a connu une chute vertigineuse et le premier prix s’établit désormais à 169 € – le Medion PNA 210 – soit presque dix fois moins que les systèmes de guidage commercialisés en option par les constructeurs automobiles! À cette démocratisation des prix s’est ajoutée une segmentation du marché: premiers prix, milieu de gamme et haut de gamme. Enfin, ce marché en plein boom a vu se multiplier les acteurs. Aux spécialistes historiques du secteur (Garmin, Tomtom, Navman) se sont ajoutés les acteurs de l’internet comme Viamichelin, filiale de Michelin, Mappy, filiale des Pages Jaunes, ou encore l’IGN, qui, après Géoportail, a donc lancé Evaneo. Les acteurs de l’informatique et de l’électronique grand public sont aussi entrés en piste: Acer, Sony, Philips et Thomson.
Difficile dans ce marché encombré de se distinguer. Les constructeurs mettent alors au second plan la technique pour insister sur les services innovants: l’infotrafic (une fonction qui permet le recalcul de l’itinéraire en fonction de l’état du trafic routier communiqué par ondes radio); les services (le jumelage du terminal avec un site internet pour télécharger des points d’intérêts). Thomson s’est décalé en lançant un film publicitaire «la course à l’Elysée», parodiant le duel Ségolène-Sarkozy. Un joli coup de marketing: le film a fait un tabac sur internet.


Les points à vérifier
L’écran. 3,5’’ (8,89cm) de diagonale en général, de nouveaux modèles proposent 4,3’’ panoramique (10,92cm) et d’autres 2,8’’ (7,12cm). La taille influera alors sur le confort d’affichage 2D ou 3D, la lisibilité des menus. Le dernier Viamichelin à large écran permet d’afficher plus d’informations.
Les cartes.Chaque constructeur à son fournisseur. Il faut veiller à avoir des cartes récentes. On peut choisir France ou Europe, mais le prix s’en ressent.
Radars.Certains GPS ne proposent leur emplacement qu’en option payante.La liste est actualisable par internet.
Points d’intérêts. Restaurants, hôtels, parkings, lieux remarquables, etc. Les GPS peuvent être de vrais guides de voyage. Certains disposent de boutons pour localiser parkings ou stations essence.
Infotrafic. À côté du guidage vocal (parfois la voix d’une personnalité qu’on aura téléchargée sur son ordinateur), certains GPS proposent de série ou en option payante l’info trafic: l’appareil collecte via la bande FM des données sur le trafic routier fournies par les centres d’information routière et les sociétés d’autoroute afin de corriger l’itinéraire en fonction des bouchons ou des accidents.
Multimédia. Les plus perfectionnés proposent de visualiser photos ou vidéos, d’écouter de la musique MP3 voire de servir de kit bluetooth sans fil pour pouvoir utiliser son téléphone portable au volant.

Nouveaux usages à venir
Comme le bluetooth, le GPS s’immisce dans de plus en plus d’objets.Les téléphones et les organiseurs PDA: HP, HTC, Mio, Nokia proposent des téléphones haut de gamme qui font office de GPS. Bluffant. Autres usages à venir: des puces GPS… dans les doudous. Sensible aux drames familiaux de la perte des doudous, l’entreprise française Vert baudet s’est proposée de créer des doudous GPS.Une idée pas encore réalisée toutefois.En revanche, le GPS pour chien (combiné à un téléphone GSM) existe bel et bien.Il est commercialisé notamment par Petcell ou RoamEO. Le GPS concerne aussi la géolocalisation de personnes, notamment les salariés des entreprises.

La région Midi-Pyrénées veut réduire la fracture numérique

«A quoi serviraient les nouvelles technologies si vous n’en profitez pas?» C’est avec cette interrogation que se tient aujourd’hui à Toulouse à l’Hôtel de Région un colloque intitulé «La société de l’information en Midi-Pyrénées: diagnostic 2006.»
A l’heure où la France compte quelque 28,6 millions d’internautes, et où l’Hexagone est le pays européens qui héberge le plus de blogs, l’Agence régionale pour le développement de la société de l’information (Ardesi) a voulu établir un diagnostic des usages en Midi-Pyrénées. Ce document, qui est présenté aujourd’hui, permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une région qui a pris à bras le corps la lutte contre la fracture numérique. Depuis 2001 avec l’adoption du Programme d’actions régionales pour la société de l’information (Parsi), la Région a mené de nombreuses actions : cyberbases ; réseau Aster reliant 450 lycées, CFA, IUT, universités ; sites pyramides ; administration électronique ; etc. Le budget est de 45M€.
L’Ardesi a construit son diagnostic sur huit thèmes : les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les foyers, le haut débit, les entreprises, le tourisme et internet, les collectivités et internet, les TIC dans l’éducation, l’accès public à internet, le réseau Télémédecine régional.
ADSL : Midi-Pyrénées 20e
Par rapport à la moyenne nationale de connexion à internet des foyers, la région dépasse la moyenne nationale (38,8%) : 46% des foyers sont, en effet, connectés.«En deux ans, le nombre de foyers connectés a augmenté de 10 points. Plus de 2 foyers sur 3 le sont en haut débit. Et le taux d’utilisation à domicile a progressé de 13 points», observe l’Ardesi.
Mais seuls 34% des foyers midi-pyrénéens reliés à internet disposent du haut débit ADSL contre 85,3% au niveau national. Pour y remédier, la région a dépensé 12M€ pour son plan Midi-Pyrénées à haut débit, qui a permis de résorber des zones blanches de l’ADSL. La couverture ADSL a ainsi progressé de 6% mais la région reste classée à la 20e place... Les entreprises sont cependant bien connectées mais les infrastructures, et un dégroupage circonscrit seulement à Toulouse et quelques préfectures, leur imposent de l’ADSL «à petit débit»...
Côté tourisme, 20% des offices n’ont toujours aucune présence sur internet, mais la progression est fulgurante : 55% des structures d’hébergement sont connectés (+20% en deux ans).
Les collectivités progressent elles aussi : 15% des communes (6,6% en 2002) et 29% des intercommunalités ont un site web. Le défi : passer d’un site vitrine à un site dynamique d’actualités.
Pour l’éducation si collèges et lycées snot connectés à 85% ,le primaire reste encore en retrait (56%).

Pour aller plus loin
Le site de l'Agence régionale pour le développement de la société de l’information.
Le blog de l'Ardesi
L'équipement haute débit en France sur le Journal du Net
L'observatoire du haut débit sur le site de l'Autorité de régulation des communications électronique et des postes (Arcep)
Le site de la Fondation internet nouvelle génération (FING) dont le délégué général, Daniel Kaplan donne une conférence "Vers une Société de l'information 2.0."
Le réseau cyber-base de la région Midi-Pyrénées
B2i, le site des TICE de l'Académie de Toulouse
Quelques sites de collectivités : Les Cabannes (09), Auvillar (12), Grand Rodez (12), Paulhac (31), Coeur de Gascogne (32), Tarbes (65), Saix (81).

Télévision sur mobile : c'est pour bientôt

Si le succès de la télévision numérique terrestre (TNT) n’est plus à démontrer en France, la télévision sur téléphone mobile accuse en revanche un certain retard par rapport à nos voisins européens.L’Italie, l’Allemagne ont déjà ouvert leurs réseaux DVB-H (Digital Video Broadcasting-Handhelds, la norme de la télé mobile) alors que la France attendait un cadre législatif. Les choses semblent toutefois s’accélérer. Le projet de loi «Télévision du futur: modernisation de la diffusion audiovisuelle» a été adopté le 22 novembre par le Sénat et transmis à l’Assemblée nationale pour adoption définitive fin janvier
Dans une rame de métro
C’est que la télé sur mobile est promise à un bel avenir. Selon une étude publiée par le cabinet OC & C Strategy Consultants, 6 millions d’utilisateurs devraien en profiter en 2013.Le marché, susceptible d’être dopé par la coupe du monde de rugby en 2007, devrait représenter 500M€ en 2013, le double en 2017. Le cabinet préconise toutefois une coopération entre tous les acteurs (opérateurs, sociétés de télévision, gestionnaires des réseaux).
Cette semaine, une expérimentation s’est déroulée dans le métro parisien – la 2e du genre – dans une rame en mouvement entre la station Assemblée Nationale et la station Concorde. Effectuée sur un smartphone Sagem My Mobile TV, l’expérience conduite par la RATP et TDF a permis de voir avec succès les chaînes Eurosport, France 2, I-télé, M6 Musique et Europe 2.
TDF vise une couverture de son réseau DVB-H pour 70 à 80 % de la population des 100 plus grosses zones urbaines ce qui représente seulement 30 % de la population française. François Loos, ministre de l’Industrie, a assuré vouloir lever les obstacles. Il plébiscite l’utilisation d’un format de réseau DVB-H par pays européen et anticipe sur les prochaines solutions de «télévision mobile sans limite «, la norme DVB-SH qui permet une diffusion terrestre et satellite.

La folie des grandeurs

En portant son choix, lundi dernier, sur l’américain Thom Mayne pour la construction d’un gratte-ciel de 300 mètres de hauteur baptisé la tour «Phare» à La Défense (lire ci-dessous), Unibail vient de remettre Paris dans le rang des capitales qui, toutes, n’ont pas hésité à faire le choix de construire des buildings. De Londres à Amsterdam, de Shangaï à New York, de Tokyo à Kuala-Lumpur, les métropoles misent sur des gratte-ciel. Des gratte-ciel plus nombreux donc, plus hauts aussi avec une course vers le kilomètre de hauteur et, surtout, plus écolos.
Plus que jamais, les cabinets d’architectes prennent en compte la dimension écologique et de développement durable, que ce soit dans le process de construction, la nature des matériaux utilisés et le fonctionnement de ces immeubles géants une fois achevés. La future tour parisienne qualifiée par son architecte de «green building» (immeuble vert) sera par exemple couronnée d’éoliennes qui participeront à l’alimentation électrique du bâtiment. La façade sera à double peau pour assurer une ventilation naturelle afin de réduire les consommations énergétiques. Prouesses du génie civil pour résister aux vents comme aux séismes, ces buildings géants deviendront ainsi de véritables villes dans la ville.La tour Burj Dubaï aux Émirats arabes Unis, actuellement en cours de construction (photo ci-contre) atteindra, en 2008, 805 mètres de hauteur avec ses antennes pour 162 étages. La Millenium tower, un projet que Norman Foster – l’architecte du viaduc de Millau – caresse depuis 1989, sera le plus haut immeuble du monde au large de Tokyo. 840 mètres, 170 étages, divisée en six «Skycenters», la Millenium tower accueillera 52000 personnes.
Villes du futur
Logements, bureaux, commerces, hôtels, école, etc. Tout sera à portée dans ces immeubles-villes dont on pourra ne pas sortir si l’on veut. Ces concentrations de population dans des villes truffées de réseaux de télécommunication et de caméras de surveillance soulèvent aussi des questions d’organisation que l’on peut d’ores et déjà se poser sans attendre ces grands buildings.Ainsi à Paris début novembre s’est tenu le colloque «Ville 2.0» en référence au Web 2.0 (ce concept qui recentre l’information et les services internet autour de la personne).
Mobilité, réseau social de proximité, Wifi, nouveaux services, etc. «L’internet et le numérique ne sont évidemment pas à l’origine de toutes les transformations de la Ville, ni les seules solutions à ses difficultés. Mais on les rencontrera à l’intérieur de presque toutes les nouvelles pratiques urbaines, et de presque toutes les réponses innovantes aux défis que rencontrent les villes. Cette ville 2.0 n’existe encore pas tout à fait, mais partout, elle se prépare», concluait le colloque. Innovation dans les bâtiments et dans l’organisation de la cité, telles seront les villes du futur.

Paris aura sa tour en 2012
Architecte déconstructiviste et lauréat du prix Ptrizker 2005 (le Nobel de l‘architecture), choisi parmi dix candidats, Thom Mayne, 62 ans, et son agence Morphosis, pour leur premier projet en France, vont donc transformer la physionomie de La Défense, le quartier d’affaires de Paris. À côté de la Grande Arche et du CNIT, s’élèvera donc en 2012 la tour Phare presque aussi haute que la tour Eiffel. D’un coût de 800000 €, elle offrira 130000 m2 de bureaux mais aussi des espaces publics (belvédère, restaurant). «Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan de renouveau qui prévoit de nouvelles constructions pour un total de 450000 m2 d’ici 2013», indique Bernard Bled, directeur de l’EPAD, qui gère l’aménagement de La Défense.

100000 habitants, 1,22 km de haut
Le record mondial de hauteur de 504 m, établi à Taïwan par la tour Taï-Peï 101 ne mettra pas longtemps à tomber. Dans cette course à la hauteur, la Freedom Tower de New York affichera près de l’emplacement de l’ex-World Trade Center 524 mètres. La tour Burj Dubaï sera à 705 m (805 en comptant les antennes) en 2008. Le projet de Norman Foster à Tokyo atteindra 840 m. Mais c’est bien à Shangaï que le kilomètre de hauteur sera dépassé avec la Bionic Tower. Prévue pour être construite entre 2015 et 2020, cette tour mesurera 1228 m et offrira 300 étages… Cette cité verticale construite sur une île artificielle accueillera 100000 habitants sur 2 millions de km2.

Portabilité : les opérateurs font la sourde oreille

Alors que le parc total de téléphones portables a atteint 49,819 millions d'unités en France en septembre dernier selon les chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), une nouvelle pomme de discorde vient s'installer entre les consommateurs et les opérateurs : la portabilité du numéro. Derrière cette terminologie barbare se cache tout simplement la possibilité pour chaque abonné de changer d'opérateur tout en conservant son numéro de téléphone.
Depuis juin 2003, la portabilité des numéros est certes effective, mais en l'absence d'un guichet unique et avec des délais variant entre un et deux mois, les candidats au déménagement ont été peu nombreux : 750 900 en trois ans. Pressé par les abonnés et des associations de consommateurs très pugnaces, François Loos, ministre de l'Industrie, a pris un décret en janvier pour accélérer la procédure : ainsi au 1er janvier 2007, il était prévu de pouvoir migrer en dix jours.
Las, ce lundi, Jean-Noël Tronc, président du groupement d'intérêt économique « Entité de gestion de la portabilité », qui regroupe tous les opérateurs français, a annoncé un « plein fonctionnement du système au printemps. »
Raison invoquée pour ce retard : les opérateurs ne sont pas encore prêts, qui doivent interconnecter leurs systèmes d'information respectifs et réaliser des tests en décembre et janvier prochain. Si le ministre s'est dit « déçu », l'Arcep s'est voulue rassurante sur le délai annoncé, qui sera précisé en février.
En revanche, le député UMP Luc Chatel, auteur de l'amendement sur la portabilité ne décolère pas, dénonçant « l'attitude des trois opérateurs historiques qui freinent volontairement l'application [d'un] dispositif » présent depuis longtemps chez nos voisins européens. Ce nouvel épisode place encore les opérateurs sur le gril. Ces dernières années, seule la pression de l'Arcep et des associations de consommateurs les a contraints à infléchir des pratiques tarifaires aussi complexes qu'opaques. En novembre 2005, l'Arcep avait ainsi imposé une baisse de 20 % du prix des SMS, véritable vache à lait des opérateurs. En mars dernier, c'est Bruxelles qui a tapé du poing sur la table pour les tarifs d'itinérance (roaming) qui font bondir les factures des vacanciers ayant le malheur de téléphoner avec leur portable à l'étranger. Auparavant en décembre 2005, après une action de l'UFC-Que choisir, le conseil de la concurrence condamnait les trois opérateurs pour entente illicite avec une amende record de 534M€, actuellement en appel… Bref, entre usagers et opérateurs, le bras de fer se poursuit.

Des blogs pour l'Elysée

elysee



Lors de l’élection présidentielle américaine de 2004, jamais les blogs n’avaient autant fonctionné, utilisés tant par les partis démocrate et républicain que par les commentateurs de la vie politique qui suivaient en temps réel les résultats parfois mieux que les grands networks. L’année prochaine en France, l’élection du Président de la République sera sans nul doute marquée par une frénésie de blogs dont les prémices avaient été observées lors du débat sur le traité constitutionnel européen. Alors que l’Hexagone est le pays européen qui blogue le plus, les partis politiques qui boudaient jadis un peu le web se sont jetés à corps perdus dans internet.
Blogs, podcasts audios et vidéos, marketing viral, webTV, etc. Nos partis politiques, et a fortiori les candidats à l’élection suprême, ont bien compris que, cette fois, l’internet est partie intégrante de la campagne électorale. Chacun garde en mémoire les 200000 petites voix manquantes à Lionel Jospin pour accéder au 2e tour en 2002… De l’UDF au PS en passant par l’UMP ou le FN, tous les partis ont mis en place des équipes dédiées. L’UMP peut se targuer de compter dans son comité stratégique Loïc Le Meur, l’un des plus influents blogueurs et patron de Six-Apart, une plateforme de blogs. Le parti de Nicolas Sarkozy a d’ailleurs pris une longueur d’avance. 
Chacun se souvient que l’UMP avait acheté sur Google de nombreux mots-clés – dont le fameux «racaille» – afin que les publicités contextuelles proposent à l’internaute effectuant une recherche sur ledit mot, un lien vers le site de l’UMP.Inutile de dire que les autres partis ont suivi le même chemin. coups bas Car sur internet comme dans la vraie vie, les coups bas seront aussi de mise.Ségolène Royal vient d’en faire l’amère expérience avec l’apparition d’outre tombe d’une vidéo du sociologue Pierre Bourdieu qui estimait qu’elle était de droite…
Tour d'horizon La présence sur internet du PS (www.parti-socialiste.fr) est à l’image du parti: avec des courants. Si le parti a bien un site internet, chaque courant dispose de sites et de blogs de militants ou d’élus.Les trois candidats à l’investiture pour la présidentielle sont bien évidemment sur le net. DSK (www.blogdsk.net) a son blog depuis belle lurette, qui utilise toutes les technologies du moment. Ségolène Royal s’appuie sur celui de l’association Désirs d’avenir (www.desirsdavenir.org) qui mise sur l’interactivité ave les lecteurs (par exemple pour la rédaction du livre de la candidate. Laurent Fabius (www.laurent-fabius.net) a lui aussi son blog dont les débuts furent un peu plus laborieux. A l’UDF (www.udf.fr), on connaît internet depuis longtemps puisque le premier site remonte à 1995. Si François Bayrou n’aura son blog que début 2007, le président e l’UDF maîtrise parfaitement clavier et mulot comme il l’a montré lors du chat réalisé à La Dépêche du Midi. Chez les Verts (http://lesverts.fr), c’est un peu les vaches maigres… et le site de Dominique Voynet (http://dominiquevoynet.net) ne reflète pas tous les débats dont nous habituent les militants écologistes. A l’UMP (www.u-m-p.org), c’est la grosse artillerie.Au site principal sont ratachés quelque 600 blogs d’élus et de militants; ces derniers étant vivement encouragés à répandre la bonne parole dans le cyberespace. Le site des Jeunes populaires (http://jeunespopulaires.com) présente lui aussi de nombreux blogs.Résultats: 15000 adhésions à l’UMPvia le net… Au PCF (www.pcf.fr), le site est une vitrine un peu terne et pas vraiment interactive.Comme chez les Verts, on est loin des dynamiques affichées hors du net. Enfin, pas de surprise, au Front national (www.frontnational.com) on a le culte du «chef.» Mais le site propose tous les outils du moment et a même lancé une webTV pour l’actualité du parti. Et aussi… A voir aussi le MRC (www.mrc-france.org) de Jean-Pierre Chevènement (www.chevenement2007.fr), la LCR (www.lcr-rouge.org) et Lutte ouvrière (www.lutte-ouvriere.org). Il n’a pas de candidat mais le site du PRG (www.planeteradicale.org) est riche de ses nombreuses rubriques et de ses flashs infos.

Bataille pour le contrôle du net

Le premier Forum sur la gouvernance d’internet (FGI), qui a réuni cette semaine près d’Athènes sous l’égide de l’ONU quelque 1200 délégués représentants 90 États, les principales entreprises du Net et des dizaines d’associations, s’est achevé sur un bilan en demi-teinte. D’un côté, aucune décision concrète n’a été prise, ce qui est logique compte tenu du statut uniquement consultatif de la nouvelle instance. De l’autre, le Forum a permis d’évoquer les grands enjeux d’internet: censure, liberté d’expression, multilinguisme, cybercriminalité, fracture numérique nord-sud, etc.
L’impossibilité pour le Forum de prendre des décisions n’a pu que réjouir les États-Unis qui sortent une nouvelle fois vainqueurs de la bataille pour le contrôle d’internet dont l’ancêtre Arpanet émanait – ne l’oublions pas – de l’armée américaine.
Domination des États-Unis
La domination des États-Unis sur la gestion technique du réseau avait été évoquée entre gouvernements lors du Sommet sur la société de l’information de Tunis, en novembre 2005, mais avait accouché d’une souris. Il s’agissait alors de déterminer quel était le statut de l’Icann (voir infographie), cet organisme américain qui supervise l’attribution des noms de domaines, c’est-à-dire les suffixes. fr ou. com des adresses de sites web (comme dans www.madepeche.com). L’Icann est en théorie indépendante mais, dans les faits, elle est liée au Département du Commerce américain. L’an passé, Washington avait tenu tête au reste du monde sur le statut de l’Icann et avait obtenu gain de cause. L’administration de George Bush avait alors concédé la création du FGI. Si certains rêvent d’un internet gouverné par une instance internationale de type ONU, d’autres font toutefois remarquer, avec raison, que la domination des États-Unis permet d’éviter une balkanisation du réseau et garantit la liberté d’expression dans des pays où la censure est reine.
La censure justement a cristallisé les débats durant les quatre jours du Forum. Google, Microsoft ou Cisco ont, en effet, dû défendre leur «collaboration» avec la Chine. En contrepartie de leur présence dans ce pays aux débouchés immenses – qui ne compte que 130 millions d’internautes sur 1,4 milliard d’habitants – ces sociétés ont censuré certaines informations. Ainsi en tapant «Tien an men» sur Google Chine, aucune photo de la répression de 1989 n’est accessible… L’argumentaire du «moindre mal» n’a pas convaincu Amnesty international qui a réuni 50000 signatures sur une pétition proclamant «J’appelle les gouvernements à cesser de restreindre la liberté d’expression sur internet, ainsi que les compagnies qui les y aident.»
Diversité culturelle
Autre débat: le multilinguisme de la toile. Au nom de la préservation de la diversité culturelle, plusieurs participants ont dénoncé la domination de l’anglais et celle de l’alphabet latin.L’écriture des adresses web, la création de pages nécessitent de connaître la langue de Shakespeare.A contrario, le fait d’avoir un langage unique permet à Internet de présenter une architecture unique plutôt que d’être fragmenté en pôles linguistiques. Enfin, les moteurs de recherches présentent tous des versions multilingues.
Au terme de quatre jours de débats très riches auxquels ont même participé ceux qui s’ignorent à l’ONU (comme les Cubains et les Américains), le forum est assuré de sa pérennité. Après Rio de Janeiro l’an prochain, le FGI aura lieu en Inde puis en Égypte.