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Le commerce mobile et les réseaux sociaux transforment le comportement des voyageurs Français



L’émergence du commerce mobile et l’importance croissante des réseaux sociaux ont modifié en profondeur le comportement des voyageurs Français selon le site internet TripAdvisor. Ce dernier vient de faire le point avec son TripBarometer, la plus grande enquête combinée sur les hébergements et les voyageurs du monde.

Le marché mobile : un petit écran, de grands écarts
44% des voyageurs français interrogés estiment que la possibilité de réserver des hébergements via des appareils mobiles est très utile et 48% attendent des hôteliers qu'ils interagissent avec eux par le biais d'appareils mobiles alors que seulement 28% des propriétaires d’hébergements français le font.
Parmi les propriétaires d’hébergements français qui communiquent via les appareils mobiles :
-       66% ont des sites internet adaptés aux appareils mobiles et ils sont les plus nombreux devant les autres pays interrogés à en proposer,
-       56% proposent la réservation via un appareil mobile,
-       26% proposent des offres spéciales pour les utilisateurs mobiles.

Des voyageurs connectés en permanence
Pendant leurs voyages, les Français interrogés :
-       naviguent sur le web à l’aide d’appareils mobiles (43%)
-       téléchargent des photos sur les réseaux sociaux (28%)
-       téléchargent des applications spécifiques (28%)
-       trouvent des activités locales à l’aide d’appareils mobiles (27%)
-       publient des mises à jour sur les réseaux sociaux (21%)
Pour préparer le dernier voyage,  les voyageurs qui utilisent les plateformes de médias sociaux ont été sur Facebook (49%), Google+ (35%) et Flickr (8%).

Lancement d'un site web de référence des services sans contact en France



L'Association Française du Sans Contact Mobile (AFSCM) et le Forum des Services Mobiles Sans Contact (Forum SMSC) annoncent le lancement du site internet : « Observatoire du NFC et du Sans Contact ». Cette initiative a pour objectif de regrouper et de mettre à disposition de tous, l'ensemble des données chiffrées fournies par les acteurs du sans contact en France.

Le site propose des informations statistiques régulièrement mises à jour sur l'intégralité de l'écosystème du sans contact en France. Actuellement, 30 modèles de mobiles NFC Cityzi sont disponibles et le parc ne cesse de progresser, avec une augmentation de 290%  en 8 mois. On constate que ce développement est complété par une forte hausse du nombre de points de ventes (+ 2000%) et de cartes de paiements (+ 340%) sans contact.

L'AFSCM, le GIE Cartes Bancaires, la Fédération Française des Télécoms et le Forum des Services Mobiles Sans Contact (Forum SMSC, pilote de l'opération) collaborent comme membres contributeurs, en participant notamment à l'enrichissement mensuel des statistiques. 
Retrouvez l'Observatoire NFC et du sans contact sur http://observatoireNFCsanscontact.fr

Tribune libre : l'encadrement juridique de l'utilisation de leurs équipements personnels par les salariés

Par Donatienne Blin, avocat au sein du département Informatique & Réseaux du cabinet Courtois Lebel.


Le BYOD (« Bring your own device »), ou l'utilisation par les employés de leurs équipements personnels (smartphone, pc portable, tablette tactile...) dans un contexte professionnel, est aujourd'hui une pratique courante en entreprise, qui demeure pourtant peu encadrée juridiquement.

L'accès immédiat et en toutes circonstances au système d'information de l'entreprise grâce aux BYOD améliore la réactivité et la productivité des employés.
Pourtant cette pratique souvent tolérée par les entreprises présente, en l'absence d'encadrement spécifique, des risques substantiels pesant sur la sécurité du système d'information, précisément sur la confidentialité et l'intégrité des données de l'entreprise : négligence de l'utilisateur (prêt ou perte du terminal), applications malveillantes téléchargées, virus ou failles de sécurité de l'OS (operating system) rendent possibles les accès frauduleux au système d'information par des tiers non autorisés.
Chaque type de BYOD présente des risques particuliers qui devront être traités différemment.
L'utilisation des équipements personnels et l'anticipation des risques est donc une problématique majeure au sein de l'entreprise et précisément des directions juridiques et des directions des systèmes d'information.
Toute perte ou altération des données personnelles peut provoquer des dommages économiques à l'entreprise, mais peut également engager sa responsabilité : l'article 34 de la loi n°78-17 Informatique, fichiers et libertés du 6 janvier 1978 impose au responsable de traitement de données personnelles de prendre toutes précautions utiles, au regard de la nature des données et des risques présentés par le traitement pour « préserver la sécurité des données et notamment, empêcher qu'elles soient déformées, endommagées, ou que des tiers non autorisés y aient accès ».
Ainsi, dans le prolongement de la politique de sécurité mise en œuvre par les DSI (directions des systèmes d'information), les entreprises doivent encadrer l'utilisation des BYOD et garder en toutes circonstances le contrôle de l'accès au réseau et des données y étant accessibles.
Cet encadrement devra se matérialiser par la mise en place d'une charte informatique, ou la mise à jour de celle-ci dès lors qu'elle serait existante, en vue d'y inclure les mesures propres à leur utilisation, applicables à l'ensemble des salariés.

Les problématiques suivantes devront y être abordées :

L'accès au système d'information de l'entreprise
Compte tenu des risques (introduction de virus, fuite, perte, altération de données personnelles ou sensibles et confidentielles...) pesant notamment sur les données de l'entreprise, des règles d'accès au système d'information de l'entreprise via un équipement personnel devront être adaptées.
On pourra prévoir que le salarié utilisant un équipement personnel soit obligé, préalablement à la connexion de son terminal au réseau de l'entreprise, d'avertir le DSI et de faire contrôler son équipement afin de s'assurer de sa conformité en termes de sécurité.
De même, le salarié devra toujours disposer d'un équipement en état de fonctionnement, et systématiquement, télécharger les mises à jour proposées par les éditeurs (du système d'exploitation, des logiciels et des applications utilisés).
Il pourra également être imposé au salarié de protéger son équipement par mot de passe afin d'en interdire l'accès aux tiers.
L'obligation de faire l'acquisition d'outils permettant de limiter les risques de sécurité pourra également être imposée au salarié : logiciel antivirus, de cryptage des données, ou encore dispositif permettant de supprimer les données à distance dès lors que les données seraient directement stockées sur l'équipement personnel du salarié.
Afin d'éviter la perte définitive des données (les applications cloud le permettent), il peut également être imposé au salarié d'installer des outils de sauvegardes journalières ou de synchronisation des données avec un autre appareil.
En cas de vol, perte, ou constat quelconque d'intrusion frauduleuse sur l'équipement personnel, le salarié devra immédiatement prévenir le DSI afin qu'il prenne toutes mesures nécessaires pour protéger le système d'information de l'entreprise et les données y étant stockées.

La propriété et le contrôle des données accessibles via l'équipement personnel
Il devra être précisé que toutes données professionnelles stockées ou accessibles via un équipement personnel demeureront la propriété exclusive de l'employeur.
Les cas d'accès et de contrôle aux données stockées sur l'équipement personnel du salarié par l'employeur devront être précisément définis dans la charte.
Pour rappel, la règle est la suivante : le salarié utilisant un équipement professionnel doit expressément identifier les éléments personnels comme tels ; à défaut d'identification explicite contraire, le contenu est considéré comme ayant un caractère professionnel et son employeur peut dès lors y accéder.
L'employeur ne peut accéder aux fichiers personnels expressément identifiés comme tels par son salarié hors la présence de ce dernier, et ce sauf risque ou évènement particulier.
Il devra être imposé au salarié, en cas de départ de l'entreprise, de transférer à son supérieur hiérarchique l'ensemble des données professionnelles éventuellement stockées sur son équipement personnel. En cas d'application cloud, l'accès doit être coupé au jour du départ.

La problématique du coût ou la participation de l'entreprise aux frais payés par les salariés
Dans le cas des BYOD, le coût des équipements personnels utilisés à des fins professionnelles et les éventuels frais annexes (assurance, maintenance, anti-virus, forfait téléphone/internet, logiciels indispensables à l'activité, tel que le Pack Office de Microsoft) sont de fait déportés chez les salariés.
Certains coûts pourraient être partiellement pris en charge par les entreprises, dès lors qu'il est raisonnable de considérer que le salarié n'aurait pas fait l'acquisition de ces différents outils, imposés par l'entreprise, dans le cadre d'une utilisation strictement personnelle.
Ces règles liées à la prise en charge totale ou partielle des coûts devront être définies et portées à la connaissance des employés.
Cette problématique rejoint celle de la discrimination entre les salariés : certains salariés pourront se procurer eux-mêmes leur propre équipement tandis que d'autres ne le pourront pas pour des raisons exclusivement financières.

La durée légale du travail
En utilisant son équipement personnel, notamment pour recevoir ses mails professionnels, le salarié reste connecté en permanence avec le réseau de son entreprise.
Cela a pour conséquence d'augmenter la durée du travail. Or les entreprises doivent respecter la durée légale du temps de travail sous peine de sanction.
La charte devra donc tenir compte du fait que l'utilisation de l'équipement personnel ne doit en aucun cas porter atteinte à la durée légale du travail applicable à chaque salarié concerné.
Au même titre, aucune sanction ne devrait découler d'une absence de réactivité d'un salarié en dehors de ses horaires de travail.
Les accès aux applications ou plus généralement au réseau de l'entreprise en dehors des horaires de travail peuvent être directement bloqués à distance par la direction des systèmes d'information. Ce système impose de créer des groupes d'utilisateurs autorisés, en fonction des horaires de travail qui leur sont applicables, du poste ou encore du rang hiérarchique occupé.

La responsabilité en cas de vol ou de dommages matériels causés à l'équipement personnel
La question des éventuels dommages causés à l'équipement personnel de l'employé sur le lieu de travail sans aucune faute de sa part devra être tranchée dans la charte.
Par exemple un virus pourrait être transmis sur l'équipement personnel du salarié qui se serait connecté au réseau de l'entreprise.
Dès lors que l'équipement du salarié serait endommagé par la faute ou la négligence de l'entreprise, celle-ci devrait, dans ces conditions, être responsable des réparations.
Les conditions de responsabilité et de réparation totale ou partielle en cas de dommages matériels doivent donc être précisément définies, dans le respect des règles du code du travail applicables.

La redéfinition des règles d'utilisation prohibées
Il conviendra d'élargir les règles d'utilisation prohibées des ressources de l'entreprise aux ressources personnelles, dès lors que le réseau internet de l'entreprise devient accessible via un équipement personnel.
Ainsi, il faudra rappeler au salarié que les règles d'utilisation prohibées des ressources de l'entreprise s'étendent à son équipement personnel (faits d'atteinte à la vie privée ou à l'image d'un tiers, diffamation, injure, discrimination, dénigrement de l'entreprise, l'atteinte à l'image de marque, à sa réputation ou à ses droits)
De même, devront être prohibés les téléchargements de contenus portant atteinte au droit de la propriété intellectuelle qui seraient effectués par le salarié via le réseau de l'entreprise avec son équipement personnel.
Enfin, il devra être interdit au salarié de se connecter via des réseaux wifi non sécurisés mais également de télécharger des applications ou logiciels non sécurisés sur son équipement personnel. La DSI pourrait préalablement établir une liste d'applications ou d'éditeurs interdits car présentant des risques en termes de sécurité, et mettre à jour cette liste.

L'opposabilité des règles
L'opposabilité de ces règles devra être assurée afin de pouvoir engager la responsabilité disciplinaire ou judiciaire du salarié qui ne les aurait pas respectées et qui aurait été responsable du dommage causé à l'entreprise par sa faute.

Ces règles peuvent donc figurer dans la charte informatique de l'entreprise, laquelle sera elle-même annexée au règlement intérieur. Les instances représentatives du personnel devront être consultées.


Courtois Lebel en bref
Cabinet d'avocats d'affaires français fondé en 1969, Courtois Lebel offre à une clientèle de dimension internationale une large gamme de prestations juridiques dans les principaux domaines du droit des affaires avec une réelle dimension internationale.

Une application pour scanner son compte Facebook


Plus de 600 millions d'utilisateurs accèdent à leur profil Facebook via leurs smartphones. Un tiers ne pensent pas à modifier les paramètres de confidentialités et ainsi laissent n'importe qui voir n'importe quoi. Grâce à l'analyse des paramètres de sécurité des comptes Facebook, l'application Trend Micro Privacy Scanner assure une protection supplémentaire des informations personnelles sur les réseaux sociaux en suggérant des modifications pour protéger les informations personnelles. En un clic, les utilisateurs vérifient les paramétrages de leur page Facebook et contrôlent ainsi l'accès à leurs informations personnelles, ce qui améliore leur sécurité personnelle et numérique.
Trend Micro Privacy Scanner pour Android est disponible gratuitement sur Google Play (en version anglaise uniquement).


«Le droit à l'oubli ne peut être qu'européen»

Christophe Alcantara, enseignant-chercheur en Sciences de l'information et Communication au sein de l'IDETCOM de l'Université Toulouse 1 Capitole, a réuni les 21 et 22 mars à Toulouse, un colloque international inédit sur l'e-réputation et les traces numériques.


Pourquoi organiser un tel colloque ?

D'abord, c'est un enjeu de société. L'e-réputation dépasse le cadre des professionnels du web. Nous sommes tous confrontés à ces enjeux parce que l'e-réputation, si l'on regarde la partie émergée de l'iceberg, ce sont les contenus que l'on va dire sur un sujet donné. Mais pour le chercheur que je suis, c'est bien plus que cela : ce sont les traces numériques que l'on laisse par notre pratique du web. Par exemple, ce sont toutes les données de géolocalisation qui sont collectées lorsque l'on utilise un smartphone. Ces traces permettent de vous identifier. Aujourd'hui, on a dépassé «1984» de George Orwell. En tant que citoyen, c'est interpellant. J'ai eu aussi envie de faire un tel colloque car il y a derrière cela un véritable gisement, des richesses. De plus en plus d'entreprises utilisent les réseaux sociaux pour optimiser leur communication.

Que pensez-vous du droit à l'oubli numérique que le gouvernement voudrait mettre en œuvre ?

Ce qu'annonce Fleur Pellerin est la même ineptie que ce que déclarait Nathalie Kosciusko-Morizet. Le droit à l'oubli, tout le monde est pour, mais dans la réalité des faits, c'est impossible à mettre en œuvre. Par exemple si le petit ami britannique d'une étudiante française Erasmus à Londres publie des photos compromettantes sur Facebook, il y a quatre droits qui interviennent : l'anglais, le français, l'américain pour Facebook et peut-être même le scandinave si ce pays héberge les serveurs. Faire cohabiter ces quatre droits est impossible sans au moins un accord européen.

Le droit à l'oubli est-il donc utopique ?

Non, il peut se mettre en œuvre au plan communautaire européen. Fin 2013, doit sortir un règlement qui s'appliquera à tous les pays membres de l'Union. A priori ce règlement cherche à être coercitif mais la machine à lobbying est extrêmement forte auprès de l'Europe. Des acteurs comme Facebook, Google n'ont jamais signé ne serait-ce que la charte à l'oubli numérique de Mme Kosciusko-Morizet qui n'était qu'une simple déclaration d'intention. Car aujourd'hui, leur cœur de métier est de constituer la plus grande base de données comportementales au monde. Elle e st là, leur valeur ajoutée.

Face à ces géants du Net, qui dépendent du droit américain, quelle capacité d'action a-t-on ?

On a la possibilité se faire entendre si l'on met en œuvre ce fameux règlement au niveau européen. Quand on représente 500 millions de consommateurs, Google nous regarde différemment que si l'on ne représente que la Belgique. Et au niveau européen, il faut faire du lobbying. Le fait d'organiser un colloque comme celui de Toulouse, permet d'exprimer des opinions d'experts, de chercheurs, pour faire passer des messages.

En attendant que ce droit à l'oubli existe, que conseiller aux citoyens, aux parents qui sont inquiets ?

L'idée est de ne pas être technophobe. Il faut dire aux gens de ne pas aller sur internet d'une façon aussi naïve qu'ils le font. Ils y vont sans aucune considération sur l'effet boomerang qu'il peut y avoir pour eux. Il faut savoir que tout ce que l'on va dire sur internet pourra être exploité en bien comme en mal. Il faut en avoir conscience.

La Ville de Toulouse investit le réseau social Pinterest

La Ville de Toulouse est l'une des métropoles françaises parmi les plus actives sur les réseaux sociaux. Depuis 2008, elle a déjà investi Facebook, Twitter, Youtube, Dailymotion, Instagram, Flickr, Foursquare. Elle utilise aussi les flux RSS pour les principales rubriques de son site.

Depuis quelques jours, la Ville est présente sur le réseau http://pinterest.com/toulousefr/" target="_blank">Pinterest. Encore peu connu dans l'hexagone, ce réseau permet à ses abonné d'épingler (pin = épingle en anglais) des photos dans des albums photographiques thématiques ; et de  ré-épingler des photos présentes dans d'autres albums.

Lancé en 2010, Pinterest, disponible uniquement en anglais mais avec un fonctionnement suffisamment intuitif pour le rendre acessible aux non-anglophoes, a connu une très forte croissance. Avec 49 millions de visiteurs uniques, contre 9 un an auparavant, il est actuellement valorisé à 2,5 milliards de dollars.

Sur la page Pinterest de la Ville de Toulouse, on trouve 13 albums (boards) thématiques : patrimoine, histoire, arts & cultures, musiques, se promener, se déplacer, nager, Toulouse en chiffres, apprendre, découvrir, éducation, jumelages et grand parc Garonne.
http://pinterest.com/toulousefr/">http://pinterest.com/toulousefr/

Ci-dessous, une vidéo promotionnelle de la présence de Toulouse sur le web 2.0

La Dépêche du Midi lance une offre Premium avec iPad



Depuis le 26 septembre, La Dépêche du Midi a ouvert son service Premium composé d'un fil d'informations régionales en temps réel, de la version électronique et multimédia du journal et de services exclusifs réservés à ses abonnés. Vous êtes de plus en plus nombreux à nous rejoindre sur ce service.
Aujourd'hui, à l'occasion des fêtes de fin d'années, La Dépêche lance une offre exceptionnelle à destination de  nouveaux abonnés : un pack iPad avec abonnement.
Cette offre consiste en une tablette Apple iPad 2 (16 Go, Wifi) et l'abonnement Premium ; au tarif de 139€ par chèque puis par prélèvements automatiques mensuels de 29,90€ pour une durée d’engagement de 24 mois.
Vous pouvez acquérir séparément l’abonnement à La Dépêche du Midi en numérique à 19,90 € par mois et l’iPad 2 à 379 €.
L'offre est valable jusqu’au 31/01/13 et réservée aux nouveaux abonnés.
Conditions particulières et conditions générales de vente disponibles sur demande au numéro suivant : 0 811 652 222 ou à l’adresse : La Dépêche du Midi – Service Abonnements – Avenue Jean Baylet – 31095 Toulouse Cedex 9. Photo non contractuelle.



La téléphonie 4G de SFR bientôt disponible à Toulouse et Montpellier



Stéphane Roussel, PDG de SFR, a inauguré ce matin le réseau 4G de SFR à Lyon. SFR est ainsi le premier opérateur à lancer commercialement la 4G en France pour le grand public et les entreprises.
Après Lyon, Montpellier et Toulouse vont être couvert par cet internet mobile à très haut débit. La  capitale du Languedoc-Roussillon va ouvrir le service le 18 décembre prichain. A l'occasion du collque de l'Idate Digiwirld Summit les 14 et 15 novembre deriner, SFR avait déjà fait la démonstration de la 4G à Montpellier. La Ville Rose sera quant à elle couverte commercialement durant le premier semestre 2013, notamment avec les villes de Lille, Marseille et Strasbourg.
"La 4G offre des débits 5 fois supérieurs en réception (download) et près de 10 fois supérieurs en émission (upload) par rapport à la 3G+. Le temps de latence (ping), c’est-à-dire le temps de réaction entre l’action et sa réalisation diminue de moitié. Cette technologie va permettre la démocratisation sur le mobile et les tablettes de services tels que, la vidéo HD, le visionnage de la TV, les jeux en ligne, les appels vidéo, le cloud, les applications temps réel pour les entreprises et de nombreux autres services", explique SFR, qui va lancer des applications tirant partie de ces débits.

Des abonnements plus chers, des terminaux dédiés
Pour bénéficier de la 4G, les consommateurs devront souscrire des forfaits spécifiques plus cher. SFR, comme les autres opérateurs qui vont lancer la 4G, entendent bien en faire un levrier de croissance qui compensera les forfaits low cost à 20€ mensuels généralisés avec l'arrivée de Free Mobile en début d'année.
"Ce lancement commercial s’appuie sur une gamme complète de terminaux compatibles et sur les tarifs des « nouvelles formules carrées » lancées le 25 septembre dernier. Les clients bénéficient ainsi, à partir de 49,99€/mois (prix avec mobile), d’un accès Internet mobile de 2, 4 ou 6Go de données en 4G (à Lyon puis Montpellier) et en Dual Carrier (60% de la population française couverte), ainsi que des services dédiés pour le Très Haut Débit Internet Mobile", détaille SFR.


Pour SFR, un Français teste le réseau 4G à... par SFR

Les opérateurs télécoms face au défi de la fibre et des usages



Le gratin international du monde des télécoms, de l'internet et des médias se retrouve depuis hier et jusqu'à ce soir au Digiworld summit de Montpellier. Organisé par l'Idate, ce colloque fait chaque année le point sur un secteur bousculé par l'évolution rapide des nouvelles technologies dont les règles évoluent sans cesse. Le changement de règles, justement, est au cœur de cette 34e édition qui aborde trois grands thèmes : les mobiles, les smartphones connectés à internet ; le cloud, c'est-à-dire le stockage de nos données sur des serveurs distants ; et ce que l'on appelle les big data, toutes ces données produites par les utilisateurs, les institutions, les entreprises, les collectivités, etc.

Dans ces trois domaines, une constante : l'augmentation des contenus d'un côté (vidéo, photos, sons, etc.) et celle des usages sur de plus en plus d'appareils connectés (smartphones, tablettes, etc.) de l'autre. Entre les deux, les opérateurs dont les coûteuses infrastructures sont soumises à rude épreuve sans forcément un retour sur investissement correspondant. Engagés qui plus est dans une guerre des prix sur le mobile en France, les opérateurs télécoms cherchent un juste modèle de rémunération. Le PDG de Swisscom, Hans Carsten Schloter, leur a suggéré de faire payer leurs clients en fonction du débit. Pas sûr que cela prenne en France où l'accès à internet à haut débit ADSL est l'un des moins cher d'Europe, ce qui pour certains freine l'arrivée massive de la fibre. «La différence en termes de service et d'innovation n'est pas toujours évidente pour l'utilisateur», note l'expert Roland Montagne, soulignant que la Russie et l'Ukraine comptent plus d'abonnés à la fibre que les 35 pays de l'Europe de l'ouest ! Et pourtant la demande semble là, dans les villes, mais aussi en zones rurales. Les maires ruraux réclament d'ailleurs un fond de péréquation pour éviter la France numérique à plusieurs vitesses qui pourrait se dessiner.

SFR inaugure la 4G à Montpellier

l’occasion de la 34ème édition du DigiWorld Summit organisée par l’IDATE à Montpellier les 14 et 15 novembre, SFR a déployé son infrastructure 4G au Palais des Congrès Le Corum, qui accueillera la manifestation. Le DigiWorld Summit 2012 sera ainsi le premier congrès couvert en technologie 4G en France. Des démonstrations avec des terminaux compatibles seront en libre accès sur l’espace SFR.

Avec son réseau 4G ainsi ouvert pendant les deux jours de la manifestation, SFR va démontrer et promouvoir les nouveaux usages rendus possibles grâce à cette nouvelle génération.

SFR s’appuiera notamment sur la gamme de terminaux compatibles (Motorola RAZR HD, HTC One XL, Samsung Galaxy S3 4G, Galaxy Note 10.1 4G) qui sera disponible lors du lancement commercial le 28 novembre à Lyon, première ville de France à proposer la technologie 4G, avec SFR.

Des démonstrations qui mettent en avant les avantages 4G seront en libre accès sur l’espace SFR :
- délai de latence réduit (temps de réponse entre la demande et la concrétisation de l’action), avec des débits descendants et montants supérieurs en moyenne à ceux de l’ADSL ;
- performances du jeu en mobilité ;
- qualité de la TV avec des flux HD.

La ville de Montpellier sera ouverte à son tour commercialement le 18 décembre.




Tribune libre : Apple en bout de course ?


Par Jules Minvielle, Président et Fondateur de Surikate


Les ventes records de l’iPhone 5 et le lancement attendu de l’iPad mini ne sauraient masquer cette question : après avoir créé le marché des smartphones et des applications mobiles, Apple a-t-il définitivement perdu sa place de leader incontesté ?

La part de marché d’Apple sur le marché des smartphones a atteint 14,9% au troisième trimestre 2012, contre 16,9% au trimestre précédent. Selon les estimations publiées par le cabinet de recherche IDC le 1er novembre dernier,  le système d’exploitation Android de Google équipe désormais 75% des appareils, soit 136 des 182,1 millions de smartphones vendus dans le monde au troisième trimestre. La marque à la pomme, connue pour la fidélité quasi-religieuse de ses utilisateurs, les fascinerait-elle moins aujourd’hui ?

Un rapport de Strategy Analytics [1] paru la semaine dernière met en évidence le fait qu’Apple ne serait plus autant vu comme le leader de l’innovation qu’il était il y a encore quelques mois. Il démontre en effet que la loyauté des utilisateurs d’iPhone recule. Ainsi, aux Etats-Unis, les utilisateurs d’iPhone prévoyant de rester fidèle à Apple lors de leur prochain achat sont aujourd’hui 88%, alors que ce chiffre était de 93% l’an passé. En Europe occidentale, cette proportion plonge de 12 points (de 88 à 75%). Certes, la chute n’est pas énorme et le nombre de possesseurs d’iPhone continue d’augmenter, mais cette baisse semble marquer un signe avant-coureur.

D’autant plus que le nombre de smartphones vendus n’est pas la seule bataille perdue récemment par Apple. Deux autres batailles décisives l’ont été également.
La première est hautement symbolique : il s’agit du nombre d’applications disponibles sur le store. Même si une étude d’Adeven[2] a montré qu’une grande partie des applications disponibles sur les stores n’ont jamais été téléchargées (applications dites « mortes » ou « zombies »), le nombre d’applications disponibles a toujours été un argument marketing pour Apple. Et avec les 700 000 applications disponibles sur Google Play, soit autant que sur l’App Store, les consommateurs ont aujourd’hui un choix qu’ils n’avaient pas auparavant.

La seconde se situe également sur le terrain des applications. Après avoir tenté de se passer de Google pour son application de cartographie, Tim Cook a dû présenter ses excuses aux utilisateurs : la nouvelle application « Plans »  intégrée par défaut dans les iPhones présentant de nombreuses erreurs et approximations qui provoquent des réactions dont Apple n’était pas coutumier.

Il est très surprenant qu’Apple laisse penser, à travers ses récentes décisions, qu’il n’a pas pris la mesure de la situation. Les ventes de l’iPad mini nous diront si le choix était le bon. Mais le maintien d’un prix élevé, supérieur à la concurrence pour une tablette de taille similaire et dont l’écran semble décevoir certains commentateurs spécialisés[3], a surpris.



C’est dans ce contexte qu’Apple a publié récemment les nouvelles conditions tarifaires de son AppStore, applicables à certains pays, majoritairement de la zone Euro. Principal enseignement : les tarifs des applications payantes et de l’achat in-app augmentent. La première tranche qui était de 0,79 € passe à 0,89€ ; la seconde passe de 1,59 à 1,79€, la dixième de 7,99 à 8,99€, etc.

Ces augmentations ont été justifiées par les variations des taux de change euro/dollar.  On peut également y voir la volonté d’Apple de faire un geste envers les éditeurs en augmentant ainsi leurs revenus. Mais malheureusement, une fois encore, cette réforme tarifaire aura été réalisée sans concertation. La hausse est certes très faible en valeur (de quelques centimes à quelques euros d’augmentation), mais non négligeable en proportion (12,5% en moyenne). Même s’ils bénéficient en partie de cette hausse des prix, les éditeurs sont mis devant le fait accompli. Et au final, ce sont les consommateurs qui vont en assumer les conséquences.

Apple peut-il encore se permettre ce type de décision dans un contexte de plus en plus concurrentiel ?
Pour le moment, les chiffres parlent d’eux-mêmes : même si la proportion d’iPhones dans le parc mondial de smartphones diminue, Apple a en vendu 58% de plus que l’an dernier à la même période. Les ventes record de l’iPhone 5 ne laissent pas présager une mort soudaine, loin de là, car, dans le même temps, les ventes d’iPad ont augmenté de 26%, même si là encore Apple n’est plus aussi dominateur qu’avant[4].

Avec la sortie de Windows 8, les prévisions de l’IDC[5] désignant Apple comme troisième acteur en 2016, derrière Google et Microsoft sont-elles en train de se réaliser ?

Apple est tout à fait conscient que pour conserver son avance de leader et ne pas voir le marché qu’il a créé lui échapper, son salut passe par l’innovation. C’est ce que tous les utilisateurs d’iPhone attendent, sous peine de rejoindre rapidement la communauté des androinautes.

Tribune libre : A quand un enseignement vraiment « numérique » ?




Tribune libre par Emmanuel Benoit – Groupe Jouve


La nouvelle génération d’écoliers et d’étudiants (entre 6 et 25 ans), utilise naturellement et plus qu’aucune autre précédente les ordinateurs, les tablettes, les liseuses numériques et les smartphones. « Génération Y » ou encore «  Digital native », elle est née avec internet et s’est familiarisée dès son plus jeune âge avec les nouvelles technologies.
La génération Y est une utilisatrice compulsive des smartphones, applications mobiles, jeux vidéos, programmes de e-learning ou des médias sociaux, quels qu’ils soient. Pour ces utilisateurs avisés, éclairés et experts naturels du monde numérique, le maniement de toutes ses nouvelles interfaces numériques est un reflexe naturel.
Si l’arrivée récente de tablettes tactiles sur le marché, telles que l’iPad, a d’ailleurs séduit beaucoup d’enseignants et d’étudiants dans les faits, aujourd’hui, encore très peu d’écoles ou d’universités ont réellement adopté les tablettes tactiles dans leur programme pédagogique.
Le contact avec les étudiants comme avec les enseignants est actuellement plus de l’ordre de la découverte et de l’exploration. Selon les dernières estimations, seuls 3% des étudiants en université utilisent aujourd’hui une tablette tactile.
C’est un fait, les étudiants passent aujourd’hui un temps considérable, à titre personnel, devant des écrans, depuis leur smartphone jusqu’à leur ordinateur portable. Néanmoins, selon un récent sondage, 75% des étudiants universitaires préfèreraient encore et de loin les livres traditionnels imprimés à leurs pendants numériques. Par ailleurs, d’après le projet américain de recherche en cours « Student Attitudes Toward Content in Higher Education” réalisée par le BISG (Book Industry Study Group), moins de 20% des enseignants utiliseraient les derniers supports et contenus d’enseignement à leur disposition pour dispenser leur cours. Ainsi, alors que le potentiel de supports numériques à leur disposition est de plus en plus vaste et facile d’accès, les enseignants préfèrent encore opter pour une combinaison de supports différents, souvent un peu datés, et avec toujours une préférence pour les supports traditionnels imprimés.

Les éditeurs investissent dans les technologies numériques
De leur côté, les grands éditeurs ont investis assez tôt et avec intelligence dans les nouvelles technologies en multipliant les partenariats avec des prestataires de services d’édition numérique tels que le Groupe Jouve afin d’optimiser l’édition combinée de livres d’enseignement en version traditionnelle comme en version numérique.
Les premières technologies XML couplées à des formats éditoriaux numériques innovants, ont permis aux éditeurs de créer des collections entières de supports d’enseignement pour tous les âges, dorénavant à disposition à la fois en version traditionnelle imprimée comme en version digitale.
Ils ont développé de nouvelles méthodes permettant d’adapter et de personnaliser le contenu aux besoins spécifiques des étudiants, pour les cours individuels, les institutions et les enseignants. Les éditeurs ont, par ailleurs, développé de nouveaux algorithmes évolutifs et intelligents, permettant d’adapter les cours au rythme des besoins et des progrès des étudiants. Utilisé intelligemment et à bon escient, le recours à ces nouveaux supports numériques permet d’optimiser les résultats, pour les enseignants comme pour les étudiants que ce soit en ligne et à distance ou dans le cadre de l’école ou de l’université.

Du point de vue des étudiants
Toutes les études indiquent aujourd’hui que les supports traditionnels imprimés ne répondent que partiellement aux besoins réels des étudiants. Le rapport qualité/ prix est notamment trop élevé pour justifier un recours unique à ces supports face à des étudiants constamment à la recherche de supports d’enseignement complémentaires ou alternatifs en version numérique.
Les étudiants sont des consommateurs avisés, toujours à la recherche du meilleur rapport qualité/ prix considérant leur budget souvent limité. La majorité des étudiants achètent eux-mêmes leurs livres de cours et parce que les éditions imprimées traditionnelles, neuves comme d’occasion, sont souvent trop chers pour leur budget, seuls 55% d’entre eux achètent la dernière version à jour des ouvrages au programme de leur classe. Les autres achètent soit des éditions plus anciennes, soit des éditions d’autres pays, ou encore des versions en livre numérique (e-books) moins onéreuses, voir souvent des copies frauduleuses disponibles sur internet ou plus simplement les empruntent à la bibliothèque. Leur comportement indique clairement qu’ils ne perçoivent pas de réelle valeur ajoutée à acheter la dernière mise à jour du contenu d’un cours, telle que proposée par les éditeurs officiels. Le contenu des livres de cours s’est banalisé et il est bien souvent accessible en un clic soit gratuitement soit à prix plancher sur internet.
A l’inverse, les étudiants qui ont recours à des supports numériques de dernière génération comme “Wiley Plus”, « Pearson’s Mastering series » ou « McGraw Hill’s Connect », trouvent une valeur ajoutée complémentaire immédiate et mesurable qui correspond mieux à leurs attentes. Dans la dernière étude menée par le BISG sur le sujet, ces nouvelles interfaces pédagogiques entièrement numériques obtiennent systématiquement de meilleures notes d’évaluation que les ouvrages classiques imprimés et ce, sur l’ensemble des critères d’évaluation : simplicité, efficacité, ergonomie, mémorisation, etc. Par contre, si les étudiants d’aujourd’hui ont en effet une large préférence pour les éditions multimédias, il doit être souligné qu’il s’agit bien des outils interactifs de dernière génération. Les livres numériques dits « homothétiques », simples répliques au format PDF de leur livres classiques n’ont, par contre, pas connu ce succès. Lors de la précédente année scolaire, seuls 3% des étudiants ont acheté ce type de livre numérique « simple ».



Du point de vue des enseignants
Nombre d’écoles et d’universités expérimentent actuellement activement de nouvelles méthodes et de nouvelles technologies dans le but d’améliorer l’efficacité de leurs programmes pédagogiques. Néanmoins, la plupart doivent faire face à des problèmes budgétaires récurrents. Il s’agit aujourd’hui d’un frein important, si ce n’est le plus important à l’acquisition de supports numériques comme à la formation des enseignants qui souhaitent passer le cap digital.
Si les enseignants mesurent bien la valeur ajoutée que peuvent leur apporter les nouvelles techniques d’enseignement numériques, lorsqu’elles sont adaptatives et évolutives, ils ne partagent pas pour autant toujours les mêmes objectifs que leurs institutions de tutelles en termes de moyen pour y parvenir. Cette divergence conjuguée à des charges de travail et des programmes d’enseignements toujours plus pesants ne laissent que peu de temps et de moyens aux enseignants pour se former et convertir leurs supports et leurs méthodes au numérique.

Le défi actuel
La nécessaire évolution des esprits et de la volonté de faire évoluer les comportements tant du côté des enseignants que des institutions est le principal défi à cette transition au « tout numérique ».
A mesure que les nouvelles plateformes pédagogiques numériques se développent et se perfectionnent, elles peuvent être perçues comme un danger ou une menace, visant à terme à remplacer ou estomper le rôle et la stature traditionnelle des enseignants dans les écoles et les universités. Mais le temps que ces nouvelles technologies pourraient permettre d’économiser aux enseignants, notamment en ce qui concerne l’enseignement des savoirs fondamentaux, pourrait et devrait être réinvestit et redéployé pour explorer ou approfondir de nouveaux champs de connaissance avec leurs étudiants. Le temps passé en classe pourrait ainsi être mieux utilisé plutôt que remplacé, comme le craignent certains, par des simulateurs de jeux ou des programme de e-learning dispensés à distance via internet.
La nouvelle génération d’étudiants, familière des nouvelles technologies, est en constante recherche, à titre personnel et en parallèle, de supports d’information numériques. Ils comblent donc déjà naturellement et par eux-mêmes les lacunes du système éducatif. Aussi, cette transition numérique sera, en tout état cause, menée par les étudiants. La demande comme l’attente est grande et l’offre tarde à se construire. Il paraît donc aujourd’hui essentiel et urgent pour les institutions et les éditeurs de travailler main dans la main pour passer le cap du numérique et offrir de nouveaux outils plus performants aux étudiants qui les attendent.

Que devrons-nous changer ?
Dans le monde digital, les changements de paradigme interviennent généralement suite à l’arrivée sur le marché et à l’adoption généralisée par les usagers de nouvelles interfaces qui bousculent le jeu, les « game changers », comme ont pu le faire récemment les smartphones ou les tablettes tactiles. Ces dernières, pleines de promesses, semblent néanmoins encore trop récentes.
Les tablettes ne sont pas encore aujourd’hui ni suffisamment puissantes et développées ni suffisamment abordables en terme de coût à l’achat pour constituer l’interface unique dont pourraient rêver les enseignants et les étudiants. A ce stade, il va falloir attendre encore quelques années, que les tablettes accroissent leur puissance comme leurs champs d’applications, pour qu’elles séduisent définitivement le monde enseignant. Le jour où la majorité des étudiants auront à disposition une offre intelligente, complète et abordable en termes d’interfaces comme de contenus pédagogiques en version numérique, alors les enseignants et les institutions pourront faire évoluer leur approche pédagogique de manière efficace. Le mouvement semble irrémédiable.
La prochaine génération de solutions pédagogiques, encore à venir, sera en tout état de cause entièrement « born digital », c'est-à-dire conçue, pensée et créée à 100% par des auteurs et des développeurs, issus de la nouvelle génération née avec internet. Dans ce cadre, il parait clair que les programmes et les méthodes pédagogiques devront être repensées intégralement, avec une nouvelle approche, qui ne pourra pas être un simple transfert, sorte de copier/coller du papier vers le numérique des méthodes et supports préexistants. Leur design sera modulable, adaptable et personnalisable comme le propose par exemple déjà la plateforme «Cengage’s new Mindtap.» Ces nouveaux programmes d’enseignement auront toutes les caractéristiques du nouveau paradigme numérique : mobile, social, personnalisable, interactif, évolutif, etc.
Dans ce contexte, les éditeurs doivent également repenser intégralement leur organisation et adapter leurs processus de fabrication. Le groupe Jouve propose ainsi d’intégrer le numérique de plus en plus tôt dans le processus éditorial, avec la création en amont, de formats pivots qu’il est ensuite possible de décliner de manière simple dans n’importe quel format final pour n’importe quel support de lecture, numérique ou papier. L’édition papier tendant, à terme, à devenir un support comme un autre aux côtés des différents formats numériques. Ce processus permet également de réduire les délais et les coûts de production, d’améliorer les phases de relecture et d’intégrer des contributeurs extérieurs.
Les modèles d’affaires comme les canaux de distribution vont également devoir changer de manière radicale. A mesure que les éditeurs développeront et commercialiseront des plateformes pédagogiques d’enseignement numériques plus sophistiquées et plus performantes, ils devront abandonner de l’autre côté la commercialisation de leurs supports traditionnels. Dans ce cadre, la conversion des données et des connaissances traditionnelles en version numérique aura un coût important que les éditeurs devront, à un moment ou un autre et d’une manière ou d’une autre, répercuter et refacturer aux écoles, aux universités et aux étudiants. Les éditeurs et les universités expérimentent d’ailleurs actuellement aux USA, un nouveau système de licence permettant de repartir équitablement les coûts entre les parties avec une contribution par élève. L’Université de l’état de l’Indiana aux Etats-Unis fait partie des structures pilotes actuellement en test sur ces nouveaux systèmes. L’un des autres avantages majeur de cette nouvelle relation dématérialisée consistera également à supprimer tous les intermédiaires et permettra aux éditeurs et aux étudiants de développer et d’entretenir un dialogue direct, personnel et en temps réel pour une personnalisation intégrale des supports et des services. Ce sera la fin des standards.

En conclusion
La révolution numérique poursuit son cours et s’accélère. Basée sur les dernières innovations technologiques telles que le XML, le HTML5 et le nouveau format EPub3, les interfaces mobiles deviennent tous les jours plus performantes prenant également un nouvel élan à partir des dernières ressources offertes par le Cloud Computing. Les nouveaux programmes pédagogiques numériques (e-learning) deviennent plus intelligents et autonomes. Ils sont adaptables, personnalisables et évolutifs. Basés sur de puissants algorithmes, les nouvelles interfaces pédagogiques deviennent multimédias et entièrement interactives. Créant un dialogue permanent avec leur utilisateur, ces programmes permettent de questionner et d’évaluer en permanence les lacunes comme les acquis des étudiants pour leur proposer des exercices et des programmes individualisés. Les enseignants pourront donc adapter, mettre à jour et faire évoluer leur enseignement de manière efficace et en temps réel en allant puiser dans des ressources ouvertes de manière quasi-illimitée.
Aujourd’hui, la plupart des technologies nécessaires et utiles à cette transition numérique de nos systèmes d’enseignement, existe ou sera rapidement à disposition et les élèves eux même sont déjà prêts et même impatients. La prochaine étape est donc celle de l’évolution nécessaire des mentalités et pratiques traditionnelles.

Internet : de la Silicon Valley à la Cantine de Toulouse


Le groupe informatique américain Apple a battu lundi le record de la plus grande capitalisation boursière de tous les temps, détrônant Microsoft qui détenait le titre depuis 1999. La firme, capitalisée 623,52 milliards de dollars, a su survivre au décès de son emblématique PDG et donne le tempo à toute l’industrie des nouvelles technologies.
Nous avons interrogé Edouard Forzy, directeur général de La Mêlée numérique, l'association basée à Toulouse qui fédère quelque 500 acteurs de l'économie numérique de Midi-Pyrénées.

La valorisation historique d'Apple peut-elle encore progresser. Comment expliquer ce succès ?
Oui, elle peut encore progresser pour trois raisons. 1. Les analystes parlent d'une croissance à 900 _. 2. la période qui arrive est une période forte dans l'année. 3. L'arrivée annoncée de l'iphone 5, d'un Ipad mini et d'une iTV multifonction connectée à Internet vont encore booster le titre
Ce succès d'Apple s'explique par plusieurs facteurs.
Apple sait innover en accord avec les attentes profondes des usagers
Ensuite, les produits apple sont très performants, hyper connectés (entre eux notamment mais aussi avec le monde Windows) et très simples à utiliser. En outre, ce sont de très beaux objets. Quand on a goûté à l'iPhone, par exemple, il est difficile de repasser à un autre type de smartphone. On sait que les prochaines innovations marquantes dans le domaine des tablettes, smartphones et G4 viendront d'Apple. Même si Steve Jobs n'est plus là, l'esprit Apple reste le même. Ce sont de vrais innovateurs de rupture : leurs produits changent nos façons de communiquer. De quoi assurer leur succès pendant encore longtemps.
Apple a gagné la confiance des consommateurs et des investisseurs, et cette confiance n'est pas déçue pour l'instant : les produits Apple restent à la hauteur des attentes.

Vous étiez récemment avec La Mêlée dans la Sillicon Valley. Comment y travaillent les géants du net et les start-ups ?
La Silicon Valley fonctionne comme fonctionne Apple, comme fonctionnent tout l'écosystème économique là bas, les grandes entreprises, les start up et jusqu'aux laboratoires tels Stanford ou encore les administrations ou les investisseurs ou les banques.
Tous ces organismes fonctionnent en mode collaboratif et très nombreux sont les exemples de réussites nées de ces collaborations.
Stanford a investi pour permettre aux fondateurs de Google de lancer leur moteur de recherche, on voit le succès qui en a découlé, qui pourrait imaginer qu'en france un laboratoire un labo investisse pour que ses chercheurs quittent le labo pour créer une start up ?
Les investisseurs financent sur une simple idée, il sur un coup de poker, souvent en fonction du porteur de projet ou de l'équipe.
Impensable en France. On n'investit pas sans garanties solides et cela tue souvent l'initiative. Des VC là bas peuvent investir pour prendre un marché, sans que l'entreprise ne soit nullement rentable pendant des années (par e exemple Facebook). Bref le vrai sens du mot "investir", ou prendre des risques.
De la même façon, les villes ont du coup des ambitions de vraies villes du futur, par exemple la Californie ou encore la Ville de Palo Alto ont véritablement prise le tournant de la 3° révolution Industrielle décrite par Jérémy Rifkin, révolution à la fois énergétique et de l'information, et souhaitent devenir des lieux ( ville ou état) en pointe sur le thème de la ville du futur, et du coup nourissent bien évidemment l'écosystème des start up, grandes entreprises etc... tout l'écosystème fonctionne ensemble de manière ouverte.

Peut-on imaginer voir un jour un "Apple" européen ?
Pas en l'état actuel, ou chacun des composants de l'écosystème (collectivités, recherche, entreprises grandes ou start up...) travaillent en vase clos.
Les initiatives que nous portons à la Mêlée depuis des années, vont dans le sens de la diffusion, de la collaboration, et nous l'espérons d'un développement accéléré de l'innovation pour et par les acteurs eux mêmes féfdérés au sein de la Mêlée ou d'un lieu tel que la cantine numérique qui ouvrira ses portes le 18 octobre prochain à Toulouse.
Les choses s'accélèrent et les projets se développent de plus en plus en dehors des sentiers battus traditionnels que l'on peut retrouver dans un pays comme la France.

La newsroom de Nordjyske medier

À Aalborg, le journal régional Nordjyske s'est organisé selon le modèle Newsplex pour ses différents supports (print, web, radio, tv). Pragmatisme des Danois et surtout très bonne organisation de la rédaction.

Newsroom Of Nordjyske Medier from David Sallinen on Vimeo.

Tribune libre. "Apple : la Cité interdite pour l'iPad ?"






Tribune libre par par William Lobelson et Julien Fiailletout -conseils en propriété industrielle au sein du cabinet Germain & Maureau

La firme de Cupertino ne cesse de connaître des démêlés judiciaires autour de sa célèbre tablette.
Déjà engagée dans une bataille juridique internationale contre Samsung au sujet du modèle (jugé trop proche) de la tablette Galaxy Tab et des brevets opposés en réplique par la société sud-coréenne, Apple est aujourd'hui dans la tourmente en Chine à cause de la marque iPad.
Le premier écueil n'est pas nouveau et malheureusement propre à bon nombre de titulaires de marque souhaitant, tardivement, étendre leur protection à l'étranger, et notamment en Chine.
Rappelons que, sauf cas particuliers, le droit à titre de marque est territorial, c'est-à-dire limité aux pays pour lesquels des formalités de dépôt ont été effectuées.
Aussi, la marque doit être regardée comme une « sorte de visa » indispensable  pour la commercialisation des produits et services dans un territoire donné.
Apple ne dérogea pas à la règle et dut, préalablement au lancement de sa première tablette, se rapprocher de la société Proview International Holdings, titulaire de deux marques IPAD, déjà enregistrées en Chine au nom d'une de ses filiales, la société Shenzhen Proview.
Un contrat fut signé en décembre 2009 entérinant la cession des marques au profit d'une filiale de la société Apple.
Second écueil. Cette convention de cession, qui incluait d'autres titres dont les deux enregistrements chinois au nom Shenzhen Proview, fut conclue avec une autre entité, la société Taïwan Proview, néanmoins filiale de Proview International Holdings.
Pensant pouvoir commercialiser ses tablettes en Chine suite à la signature de ce contrat de cession, Apple annonça, comme à l'accoutumé, leur arrivée à grand renfort de publicité.
C'était faire fi des "chinoiseries" de l'Administration locale qui subordonne l'inscription définitive d’une cession à une procédure d'approbation administrative à laquelle doit prendre part le cessionnaire, mais également le cédant.
La brèche était trop belle pour Shenzhen Proview, alors en procédure de faillite, pour tenter d'obtenir une révision du prix de cession qui avait été initialement fixé à environ 55.000$.
La phase administrative de l'inscription fut alors interrompue par Taïwan Proview, quand dans le même temps Shenzhen Proview menaçait la commercialisation des tablettes, au motif qu'elle n'était pas tenue par le contrat de cession conclu avec sa petite sœur taïwanaise.
En novembre 2011, le Tribunal de Shenzhen conforta Shenzhen Proview dans sa position s'agissant de la titularité des marques. Celle-ci se vit néanmoins déboutée trois mois plus tard de sa demande d'interdiction provisoire de commercialisation de l’iPad en Chine.
Ne perdons pas de vue les considérations économiques du marché et le lieu de fabrication des produits en question, l’affaire étant désormais plus politique que juridique.
Malgré plusieurs tentatives de négociations, aucun accord n’a, pour l'heure, été trouvé quant à la propriété des marques.
Les montants évoqués dans le cadre des pourparlers seraient, aujourd’hui, de l'ordre de
20 millions de dollars.  Une belle affaire pour les banques chinoises créancières de l'entreprise en déroute.
Désormais, la firme californienne voit rouge et apprend à ses dépens que l'argent achète difficilement une sage descendance (proverbe chinois).

Tribune libre. Les 3 cauchemars des chefs d'entreprise : le Cybercrime, la Consolidation, et le Cloud


Par le Docteur Wieland Alde, Directeur général EMEA de Barracuda Networks, suite à la Technical Conférence qui a eu lieu à Munich en Mai 2012.

Les 3C : Cybercrime, Consolidation, Cloud sont les trois données essentielles pour les responsables informatique au travers le monde !

Le premier C, pour Crime - Il y a des gens vraiment mauvais partout !

Dans les années 90, la devise suivante sonnait vrai : « Pas d'Internet, pas de danger, la vie est magnifique ! » - 10 ans plus tard, la devise a déjà changé : « Internet c'est le mal mais est essentiel à nos vies, nous allons trouver des solutions pour contrôler tout cela ! ». Aujourd'hui c'est un tout autre paradigme : « Internet c'est toujours le mal, et nous ne pouvons pas le contrôler ! ».
Il nous faut absolument repenser les choses, comment gérer la communication corporate et la circulation des données. Nous sommes tous influencés par différents facteurs et par nos expériences personnelles !
Un exemple : Même si le nombre de spam a diminué de 50%, comparé à 2010, dans le même temps le nombre d'attaques virales à considérablement augmenté !
Deuxième exemple : Les utilisateurs sont de plus en plus convaincus que leur habilité à faire fonctionner leur iPad leur donne les compétences pour gérer des systèmes informatiques complets et complexes ! Ils sous-estiment les risques auxquels ils s'exposent eux-mêmes et leur système informatique, notamment lorsqu'ils utilisent des appareils mobiles pour travailler.
Il y a une mauvaise conception des choses aujourd'hui, dire qu'il n'y a qu'une seule personne qui gère l'informatique dans un bureau et qui a le contrôle sur toutes les données, entrantes ou sortantes n'est plus vrai. Le Pare-feu Next génération de Barracuda Networks ne rentre pas uniquement en action dans le périmètre à risque. Il rentre aussi en action à différents points névralgiques du réseau, et en particulier au niveau des données. Utilisé en parallèle avec les pare-feux Web Application, adoptés en interne et en externe, il contrôle les applications, les droits d'accès, optimise le WAN et apporte un management des équipements centralisé et évolutif. Donc même les employés qui utilisent leurs Smartphones ne seront plus votre pire cauchemar avec ce type de solutions.

Le second C : Rend votre vie plus simple : la Consolidation 

La consolidation, dans l'informatique, c'est comme essayer de se battre contre Hydre, le monstre mythologique auquel il poussait deux nouvelles têtes chaque fois qu'on lui en coupait une. Bien sûr le plus simple aurait été de n'avoir qu'un seul système. Un seul et unique système qui gère tout 24/7. Mais c'est un mythe de penser que la seule chose que vous ayez à faire pour rendre votre système informatique plus simple, est de réduire le nombre de systèmes. Si il y a une vérité quelque part, ce serait, non pas de réduire le nombre de système, mais de les rendre compatibles les uns avec les autres. Le soucis est que beaucoup de systèmes de consolidation sont développés dans des environnements totalement différents et inconnus les uns des autres, ce qui signifie que de développer un système « tout-en-un » est totalement impossible !

Le 3ème C : Cloud - Le nuage doux est un dur à cuire! 

Les idées derrière les technologies basées sur le Cloud sont aussi nuageuses et changeantes que n'importe quel nuage dans le ciel !
La peur du Cloud est l'un des sujets les plus important pour les experts en Europe. Et aujourd'hui le Diable n'attaque pas seulement les technologies basées sur le Cloud !
Comme beaucoup de nouveautés, le voile doit être levé sur le Cloud. Il ne va pas sauver la planète, mais ne va pas non plus mener à notre perte.
Le Cloud a deux implications pour la sécurité. D'un côté il nous donne l'opportunité d'externaliser certaines ressources, c'est comme cela que l'on se pare contre les DoS, c'est toujours plus simple en dehors de l'entreprise. Nous offrons la protection pour nos appareils locaux et pour les appareils basés sur le Cloud depuis des années sous le nom de « Real Time Protection ».

Mais de loin l'aspect le plus important du processus informatique est que les systèmes de sécurité existants doivent faire face à de nouveaux challenges que nous devons mener de front.
Par exemple, partout où les système de CRM basés sur le Cloud sont utilisés, il n'est plus seulement important pour les pare-feux de protéger les paquets de données contre le contenu infecté, il est aussi essentiel qu'ils assurent la qualité optimum de la connexion Internet et que la bande passante soit bien utilisée pour les applications critiques. Pendant longtemps il s'agissait d'un rôle « de luxe » pour les pare-feux, mais dans un monde « dans le nuage », c'est précisément le genre de tâches qui deviennent critiques pour protéger le processus informatique.

A propos de Barracuda Networks Inc. 

Barracuda Networks Inc. combine des solutions matérielles et logicielles, des services « dans le nuage » (« cloud services »), et de la téléassistance pour fournir des solutions complètes de sécurité, de réseau et de stockage. Le portefeuille produits de l'entreprise inclut des offres de protection contre les menaces liées aux emails, à l'Internet et aux messageries instantanées ainsi que des produits qui améliorent le fonctionnement des applications et les accès réseau, l'archivage de messages, la protection et la sauvegarde des données.
Aujourd'hui, Barracuda Networks dispose de 10 bureaux à travers le monde dont 1 en France et des distributeurs dans 100 pays. Plus de 130 000 clients internationaux dont Coca-Cola, FedEx, L'Université d'Harvard, IBM, L'Oréal et Europcar ont choisi de protéger leur infrastructure informatique avec la gamme de produits Barracuda Networks, des solutions à des prix abordables, faciles à déployer et à gérer. Le siège de la société se situe à Campbell en Californie.
Pour plus d'informations : www.barracudanetworks.com

Toulouse Métropole entièrement couverte par la fibre d'ici 2020



Dossier clé de la nouvelle ministre l'Economie numérique, Fleur Pellerin, la couverture de la France en très haut débit par fibre optique avance. Peu être trop lentement comme l'affirmait un récent rapport de l'Idate (Institut de l'audiovisuel et des télécommunications en Europe) ou plus sûrement comme l'indique l'Arcep. "Sur un an, les abonnements FttH (fibre jusqu'à l'abonné) augmente de 59 % (220 000)", indique le gendarme des télécoms dans son dernier Observatoire des marchés des communications électroniques publié le 31 mai. "Les opérateurs continuent à déployer des réseaux de fibre optique jusqu'à l'abonné (FttH). Au 31 mars 2012, 1 580000 logements étaient éligibles aux offres FttH, soit une hausse de 39 % en un an. Pour près de la moitié de ces logements (+182% en un an), au moins deux opérateurs sont en mesure de commercialiser des offres à très haut débit en fibre optique, grâce aux mécanismes de mutualisation prévus par le cadre réglementaire. La très forte accélération du niveau de mutualisation traduit la priorité donnée actuellement à l'investissement par les opérateurs, qui accélèrent le raccordement d'immeubles fibrés par des opérateurs tiers. Ce mouvement devrait être source d'émulation concurrentielle sur le marché de détail et soutenir ainsi l'accroissement prochain du nombre d'abonnés aux services très haut débit.
Au total, à la fin du premier trimestre, près de 5,4 millions de logements étaient ainsi éligibles à des services à très haut débit, certains logements pouvant bénéficier de deux accès à très haut débit, l'un par un réseau câblé modernisé, l'autre par un réseau FttH", détaille l'Arcep.



Un accord Orange-SFR pour Toulouse Métropole

Le déploiement de la fibre a en tout cas fait un pas supplémentaire, ce jeudi, à Toulouse avec l'annonce d'un accord entre France Télécom-Orange et SFR pour fibrer l'ensemble de l'agglomération.
Sept mois après l’accord national entre les deux opérateurs, Bruno Janet, directeur des relations avec les collectivités locales du Groupe de France Télécom-Orange et Cyril Luneau, directeur de  SFR Collectivités, ont présenté, ce jeudi à Blagnac, le détail du déploiement de la fibre optique pour Toulouse Métropole et les communes de Ramonville et de Plaisance du Touch, en présence de Jean-Christophe Arguillère, délégué régional Orange en Midi-Pyrénées et de Guillaume Fauré, directeur des relations régionales Sud-Ouest du Groupe SFR.



Après avoir initialisé le déploiement de la fibre à Toulouse en Zone Très Dense, les deux opérateurs vont s'attaquer aux Zones Moins Denses. Ainsi  l’ensemble des foyers des 37 communes de Toulouse Métropole, situées en Zones Moins Denses, pourra bénéficier du raccordement au réseau de fibre optique. Chaque commune sera couverte dans les 5 ans qui suivent à partir de l’initialisation des déploiements qui se fera d’ici 2015. En 2020 la totalité de l'agglomération sera donc couverte.

Cela représente près de 120 540 prises réalisées dont 55 220 par Orange et 65 320 par SFR grâce à ces nouveaux investissements.

"La démarche des deux groupes s’inscrit dans la continuité des intentions de déploiement qu’ils ont communiquées au Commissariat Général à l’Investissement en réponse à l’Appel à Manifestations d’Intentions d’Investissement. Cet accord concrétise les ambitions de déploiement des deux groupes. Afin d’éviter les recoupements, l'accord désigne, pour chaque commune, l’opérateur responsable du déploiement assurant le meilleur calendrier et la meilleure couverture proposés, au bénéfice des consommateurs et des collectivités locales."

Afin d’offrir à l’ensemble des consommateurs des services diversifiés, France Télécom-Orange et SFR se sont engagés à être commercialement présents sur les zones de l’accord en souscrivant aux offres de gros de celui qui déploiera localement le réseau. Les autres acteurs du marché pourront également s’appuyer sur les infrastructures ainsi déployées, dans les conditions définies par l'Arcep, y compris en participant à leur cofinancement, pour proposer leurs offres commerciales très haut débit."

Tribune libre : Numérique ou non, le livre ne doit pas être un produit d'appel






Par Hadrien Gardeur, Co-Fondateur de Feedbooks

Depuis plus d'un an, la question du prix du livre numérique est un sujet polémique connaissant chaque mois de nouveaux rebondissements. En France, le modèle qui se met en place pour le livre numérique tend à rejoindre celui du livre papier : un prix unique et une TVA réduite, donnant au livre numérique la même place que le livre traditionnel. Mais dans les pays anglo-saxons, la situation est bien différente et les acteurs de la chaîne du livre se livrent une impitoyable bataille.
Jusqu'à la sortie de l'iPad en 2010, le monde de l'édition américaine fonctionnait sur un modèle unique : l'éditeur vendait ses titres à un prix de gros, laissant au libraire détaillant le soin de fixer le prix de son choix.
Afin d'attirer des clients dans son écosystème, Amazon vendait systématiquement à perte les titres les plus recherchés. Ainsi, une nouveauté dont l'édition papier se vendait 28$, était vendue à 9.99$, Amazon perdant sciemment plus de 10$ par titre vendu.
Dans le monde papier, ces prix fracassés ont permis à Amazon d'anéantir ses concurrents de façon systématique. Aujourd’hui, depuis la fermeture de Borders en 2011, il ne reste plus qu'une seule chaîne indépendante spécialisée dans la vente de livres aux USA ; Barnes & Noble. Précisons que sa situation financière est catastrophique.
Le livre numérique permet à Amazon de mettre en place une stratégie encore plus agressive. En vendant de nombreux livres dans un format propriétaire, bloqué pour ne fonctionner que dans son écosystème, il rend l’acheteur totalement captif.
Cette combinaison du bâton (captivité) et de la carotte (vente à perte) assure à terme une situation de monopole dans laquelle Amazon pourrait alors dicter toutes les règles du jeu.
Inquiets face à cette situation, les éditeurs américains ont profité de l'arrivée d'Apple sur le marché pour changer les règles du jeu, basculant sur un modèle où un même prix s'appliquerait à l'ensemble des revendeurs, permettant de conserver une diversité de canaux de distribution et donc davantage de compétitivité dans ce marché.
Une récente décision du Department of Justice (DoJ) remet cependant ce modèle en cause. Accusant les éditeurs d'entente illicite sur les prix, le DoJ s'apprête à imposer la fin de ce modèle auprès de cinq des plus grands éditeurs américains, créant ainsi toutes les conditions pour que Amazon reprenne son rôle de prédateur dominant.
Cette décision défiant le bon sens est le signe avant-coureur d'une tendance lourde que l'édition va devoir combattre : pour ces acteurs, le livre n'est qu'un produit d'appel. Pour Apple ce n'est qu'un moyen de vendre des tablettes, pour Google nos lectures sont un moyen comme un autre d'en savoir toujours plus sur nous et nos comportements de consommateur afin de nous inonder de publicités ciblées. Ces préoccupations sont bien éloignées des attentes des lecteurs comme des éditeurs, et si les autorités laissent le marché entièrement entre leurs mains, tout le monde sera rapidement perdant.
Fixer le prix du livre numérique n'est pas suffisant en soit, mais c'est une condition préalable à un véritable marché. Un prix unique sur le livre numérique pourrait être perçu comme une opportunité par les éditeurs de ralentir l'adoption de la lecture numérique. Au lieu de cela, il doit absolument devenir un outil leur permettant de mieux comprendre le marché, que ce soit via des politiques de prix ciblés dynamisant leurs ventes, ou en lançant de nouvelles collections adaptées aux attentes des lecteurs numériques.
Quant aux libraires, dans un monde où les catalogues n'ont plus de limites, leur rôle sera plus que jamais nécessaire pour guider le lecteur dans ses choix. Mais être libraire numérique, c'est aussi repenser la médiation et la manière dont le lecteur navigue dans un catalogue, et c'est seulement en mettant son expérience au service de nouvelles expériences que la librairie trouvera sa place. Plutôt que d'un portail de la librairie, c'est de standards, et d'outils  leur permettant de se différencier dont les indépendants ont besoin.
Créons ensemble les conditions favorisant la diversité des acteurs et des expériences, le livre mérite mieux que d'être un simple produit d'appel.

Lancement de l'appel à projets « Serious Games » pour soutenir les entreprises aquitaines de la filière numérique



Le Conseil régional d'Aquitaine lance un appel à projets pour favoriser le développement des « serious games », ces jeux vidéo pédagogiques utilisés à des fins de communication, de formation, de sensibilisation ou de recrutement. Avec une dotation de 750.000 ¬, il s'agit, via cet appel à projets, de soutenir les entreprises créatives de la filière numérique.

Le dépôt des dossiers est ouvert jusqu'au 27 juillet 2012
Informations : site www.numerique.aquitaine.fr ou par e-mail : serioux.games@aquitaine.fr

Simulation de la gestion des énergies d'un territoire, mise en situation professionnelle, présentation de produits innovants, etc, le marché des « serious games » est en fort développement.

La Région Aquitaine a validé sa politique d'intervention pour le développement numérique le 24 octobre 2011, et elle agit notamment en favorisant la rencontre de la filière numérique aquitaine avec des acteurs régionaux pouvant avoir, par l'intermédiaire de « serious games », l'opportunité de porter un message de façon innovante et performante. Cela permettra de consolider les savoir-faire des entreprises aquitaines en la matière.

Une attention particulière sera portée aux projets relevant du domaine de la formation. Les partenaires éligibles à l'aide régionale sont les entreprises, les associations, les établissements de formation et d'enseignement, et les collectivités territoriales.

La Dépêche fait le pari du payant avec Dépêche Premium


La Dépêche du Midi franchit un nouveau pas dans son développement numérique en lançant aujourd'hui un nouveau service inédit dans la presse quotidienne régionale : Dépêche Premium. Cette nouvelle offre est ouverte en phase de test auprès de nos abonnés papier les plus fidèles* avant une ouverture au grand public à la rentrée prochaine.
Dans un monde où l'information va très vite, souvent sans valeur ajoutée, dupliquée de sites en sites, La Dépêche propose avec Dépêche Premium des actualités et des services exclusifs à forte valeur ajoutée.
Dépêche Premium, qui a nécessité plusieurs mois de développement, se compose ainsi de quatre grands volets.

1. Un site internet
En vous connectant sur www.premium.ladepeche.fr, vous pouvez consulter un fil d'informations en continu sur l'actualité locale et régionale et avoir un accès illimité, 24 heures sur 24, à des articles et reportages exclusifs réalisés par la rédaction. Des diaporamas photos ainsi que des vidéos sur l'actualité du Grand sud seront également disponibles. Enfin, vous pouvez réagir à chacun des articles et partager ceux que vous préférez sur trois grands réseaux sociaux (Facebook, Twitter et Google +).

2. Le e-journal
Exit le PDF, place à la version numérique du journal. Plus facile à consulter à partir de n'importe quel ordinateur connecté à internet, la version électronique de La Dépêche est plus agréable à lire, avec différents niveaux de zoom et la possibilité de visualiser les articles en mode plein texte. Cette version numérique s'enrichit également, sur certains articles, de photos sous forme de diaporamas et de vidéos.
Enfin, les nombreux suppléments édités régulièrement par La Dépêche bénéficieront aussi d'une version électronique, comme le dernier hors série TFC-Lyon, dont le match se joue ce soir.
Vous pouvez également consulter la version électronique de La Dépêche et ses suppléments sur iPad en téléchargeant sur l'Apple Store l'application La Dépêche du Midi (section iPad).

3. Le club abonnés
Le site internet du Club abonnés, accessible directement à l'adresse www.clubabonnes-ladepeche.fr, vient de faire peau neuve. Un nouveau design, plus aéré, plus moderne, plus clair se met au service d'une nouvelle navigation plus facile et plus intuitive.
À partir de ce site, les abonnés peuvent gérer en ligne de façon autonome leur abonnement (suspension pendant les vacances, etc.). Le club décline également de nombreux avantages réservés aux abonnés : des invitations à des spectacles, à des épreuves sportives ou à des manifestations culturelles ; mais également des offres spéciales concoctées par nos partenaires. Vous trouverez ci-dessous notre sélection d'avril.

4. Avec vous, pour vous
Le dernier volet de l'offre Dépêche Premium, toujours accessible à partir du site web, entend célébrer les liens forts qui unissent les lecteurs et La Dépêche. Dans la rubrique « Contact », vous pouvez ainsi, par l'intermédiaire d'un formulaire, écrire directement à la rédaction ou au service des abonnements. Vous pouvez également transmettre à la rédaction des informations par l'envoi de textes et/ou de photos, notamment si vous êtes témoin d'un événement particulier. Cette communauté de Dépêchenautes bénéficiera dans les mois qui viennent d'autres services en cours de développement.

* Durant la phase de test, Dépêche Premium est réservé aux abonnés à La Dépêche du Midi du lundi au samedi ou du lundi au dimanche pour 3 mois minimum.

Présidentielle : sur internet, des résultats avant l'heure


Le mouvement s'était esquissé en 2007, il devrait s'amplifier cette année : alors que les bureaux de vote des grandes villes seront toujours ouverts - ils ferment à 20 heures - des sites internet entendent publier dès après 18 heures les premières estimations en sortie des urnes. Une pratique interdite par la loi française : le code électoral prévoit 3 750 €d'amende pour qui diffuserait un résultat avant l'heure et 75 000 € en cas de publication d'un sondage…

Surveillance de Twitter et Facebook
Des sanctions qui laissent indifférents les sites internet de médias étrangers, belges et suisses plus particulièrement. « Dès que nous aurons des résultats, nous les donnerons. En tant que journaliste, nous considérons qu'il faut donner une information fiable et recoupée le plus vite possible à la radio, à la télévision et sur internet », a indiqué au Nouvel Observateur Johanne Montay, rédactrice en chef à la Radio télévision belge francophone (RTBF), qui consacrera une émission spéciale à la présidentielle française qui passionne la Belgique. « Nous ne sommes pas confrontés aux restrictions de la loi française et nous comptons publier des sondages de sortie des urnes dès que nous les aurons », a indiqué de son côté Mathieu Coutaz, responsable du site suisse 20minutes.ch. Idem du côté de la télévision suisse romande (TSR).

La Commission de contrôle de la campagne électorale, qui a mis en place un « dispositif de surveillance » d'une dizaine de personnes, n'exclut pas de poursuivre ces médias étrangers s'ils venaient à diffuser des résultats en France. La Commission va également surveiller les réseaux sociaux Facebook et Twitter et les sites d'actualité français et se dit prête à poursuivre tout internaute qui relaierait des résultats avant 20 heures. Reste qu'à l'heure de la société numérique, la législation apparaît dépassée. Deux blogueurs politiques français entendent bien la braver pour en démontrer l'absurdité. Sur un blog itinérant lancé vendredi ils affirment « nous diffuserons les sondages sous embargo la veille du scrutin et les résultats de sorties des urnes. »

« Made in France » : et si l’avenir de l’industrie passait par Internet ?

Tribune Libre par Renaud Edouard-Baraud, Directeur de la veille de l’Atelier BNP.

En se frottant à l’écosystème issu du web, la production de biens pourrait devenir un des principaux générateurs d’innovation.

Ré-in-dus-tri-a-li-ser. C’est un des rares points sur lesquels s’accordent les grandes formations politiques à quelques mois des élections présidentielles. Autre consensus, l’impact du numérique, des magnats du web et des startups, comme facteur de croissance en France et en Europe. Et si l’on mélangeait les deux ?

C’est le créneau d’entreprises comme myfab, Cosyforyou, IDbyME qui proposent de personnaliser des vêtements, des accessoires de cuisine, ou de décoration. L’innovation de chacun de ces sites de e-commerce européens porte principalement sur la personnalisation de ces produits de masse grâce à l’accès presque direct au système de production. Avec IDbyME, il est ainsi possible de « customiser » très profondément des chaussures, des vêtements, et de se faire livrer en moins d’un mois. Une des clefs de leur réussite est la proximité des dirigeants de la start-up avec les systèmes de production basés en Asie.

Mais ces réussites mêlant numérique et objets ne se trouvent pas qu’en Asie. Plus près de chez nous, par exemple, Seb, Somfy ou encore Atol les Opticiens, trois groupes bien hexagonaux qui assurent en France une grande partie de leur production pour le marché domestique, travaillent également dans cette direction. Si leurs innovations se concentrent encore surtout sur les produits, elles portent néanmoins de plus en plus sur de nouvelles façons de toucher leurs clients.

Les fondements de ces approches reposent sur le numérique. Le spécialiste de l’électroménager tente ainsi de séduire les amateurs de cuisine non plus seulement avec ses ustensiles, mais également au moyen d'un livre électronique qui agrège des recettes. À terme, les stratèges de l’entreprise de la région lyonnaise imaginent que ce livre sera potentiellement capable de communiquer avec l’électroménager de la marque. De son côté, Somfy, bien connue pour ses automatismes pour stores, à l’origine spécialisée dans les petits moteurs, s’essaie aussi à cette architecture d'innovation. Également issue des environs de Lyon, l’entreprise s’est lancée depuis 2011 dans le pilotage des systèmes mécaniques depuis une interface web. Oui, c’est de la domotique, mais offrant désormais pour le service après-vente un accès direct au client, même si ce sera au prix de relations à reconstruire avec son circuit de distribution. Quant à Atol, dont des ateliers se trouvent dans le Jura, il se détache aussi sur des projets de personnalisation partielle des montures de lunettes pilotée par l’internaute. Cette innovation se fait certes en ligne, mais c’est également un moyen de faire revenir les internautes dans les boutiques de la coopérative. La livraison des objets personnalisés, pour être gratuite, se fait en effet en magasin.

La force de tous ces acteurs est de savoir mêler soit des technologies web et du pilotage de la fabrication, soit des technologies web et du pilotage des objets. Pas étonnant que dans des pays partiellement désindustrialisés comme la France, des initiatives de type Fab Lab (soit des laboratoires mêlant fabrication d’objet et projets web) se multiplient, encouragées par la multiplication d’imprimantes capables de reproduire des objets en trois dimensions.

En Chine, où l’appareil de production commence doucement à se délocaliser dans des pays à plus faibles coûts, le mouvement est également en marche. Shanghai, dont certaines rues hébergent encore des micro industries, possède maintenant ses Fab Lab, dont le hackerspace 新车间, XinCheJian, soit littéralement "zinguerie". Dans celui-ci, des Chinois, des Français, ou des Nord-Américains « bidouillent » des composants électroniques fabriqués à quelques centaines de kilomètres. De ces manipulations sortiront des dispositifs souvent pilotés à distance par des téléphones. Faut-il y voir un hasard si ce laboratoire de fabrication est lié très étroitement à un espace de travail partagé où se retrouvent de nombreuses jeunes pousses agissant dans le web ?

C’est le mélange entre accès rapide à la production de biens de bas niveau et maîtrise des outils web ou mobile qui crée l’innovation. Le gouvernement à Beijing l'a compris et s’empare toujours plus du thème de l’internet des objets – ou objets connectés sans fil à des services sur le web : récemment, la Chine a confirmé vouloir mettre en place dix zones spéciales consacrées au sujet pour 2015. Certains industriels français l’ont également bien compris. On aimerait maintenant que des exemples adaptés à l’écosystème français se multiplient dans les incubateurs, accélérateurs ou pépinières en Europe, et qu'ainsi, par exemple, les entrepreneurs du web aillent se frotter aux lycées techniques et aux industriels de leur région dont les unités de fabrication sont encore rapidement accessibles.