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Le secteur bancaire aurait-il besoin d’un peu de folie ?




Par Pierre-Antoine Dusoulier, fondateur d’iBanFirst

Alors qu’Orange Bank vient d’annoncer la date de son lancement, une enquête d’UBS dévoile que 48% des Français accèdent aujourd’hui à leurs services bancaires via leur mobile, soit une augmentation de 50% en un an. L’usage du paiement mobile croît également (+3%). Profitant à la fois des récents progrès technologiques en matière de Cloud, de Big Data et d’intelligence artificielle, d’une certaine désaffection des usagers envers les banques traditionnelles et de l’évolution des réglementations favorables à une ouverture des systèmes d’information bancaires, les Fintech s’imposent progressivement dans le quotidien des particuliers comme des entreprises. 

Fintech régulées vs approches marketing

Mais la banque n’est pas un métier comme les autres. D’une part, le poids croissant des réglementations fait d’une banque, même « néo », une entreprise bien plus complexe que tout commerce en ligne. D’autre part, ses enjeux financiers sont sans commune mesure avec ceux de la plupart des startups. De plus, la banque contrôle des risques que l’entrepreneur traditionnel doit nécessairement prendre pour réussir. Enfin, la vision à long terme de l’un s’oppose à l’action immédiate de l’autre.

A mon sens, deux catégories de Fintech coexistent actuellement. D’un côté, les entreprises régulées qui ont développé un vrai business model. Ce qui a impliqué de constituer une équipe aux compétences pointues, veillant notamment à respecter les contraintes réglementaires. De l’autre, on trouve des entreprises dont la stratégie est exclusivement dédiée à l’acquisition de clients, afin de les valoriser auprès d’investisseurs, notamment de banques. Les premières se positionnent en concurrence frontale des banques et excluent naturellement toute prise de participation d’un acteur bancaire (sauf lorsqu’elles n’ont pas d’autre choix pour poursuivre leurs activités), alors que les secondes brandissent l’étendard de la « coopétition » pour susciter un rachat ou une prise de participation majoritaire.

Renverser le guichet ?

Quel que soit le montant de la valorisation, le dynamisme de ce marché attire les convoitises. Etant régulièrement sollicité par des entrepreneurs souhaitant développer leur Fintech, je suis frappé par leur méconnaissance du marché. A l’instar de la plupart des startups, leur principal moteur se situe dans un mécontentement, en l’occurrence ici vis-à-vis de leur propre banque. Ils prennent donc le problème à l’envers et cherchent à améliorer à tout prix tel ou tel aspect de la relation bancaire, repoussant à plus tard les problématiques d’organisation, de conformité et de rentabilité.

Ma première réaction est plutôt négative. Pensent-ils réellement réussir en quelques mois là où d’autres s’acharnent depuis des années à faire évoluer les réglementations, à investir massivement pour décrocher des agréments et constituer des équipes d’experts ? Dans un deuxième temps, je m’interroge… Aurais-je vieilli ? De nouveaux modèles d’investissement et d’entrepreneuriat sont-ils en train de naître ? Le cas d’Elon Musk est significatif. Ses idées semblent, au départ, un peu folles, mais au final, elles fonctionnent. Disrupter le secteur spatial ? Révolutionner la mobilité ? Impossible à première vue, a fortiori sur des secteurs très en pointe en matière de R&D et très règlementés. Mais pourtant… Musk aura certainement été inspiré par le travail de Clayton Christensen, auteur du « Dilemme de l’innovateur », sur la capacité d’une entreprise à focaliser son attention sur les  nouvelles attentes des clients.

Percer le coffre-fort des banques

Dans le monde bancaire, bien que les Fintech aient grignoté quelques parts de marché, aucune disruption majeure n’a vu le jour depuis l’apparition des banques en ligne. Personne n’a pour le moment réussi à « renverser la table », à cause de l’énorme barrière à l’entrée que la création d’une « vraie » banque nécessite. Avec beaucoup de cash, peut-être réussira-t-on à percer le coffre-fort des banques ? La question reste en suspens à l’heure où Orange rejoint d’autres acteurs du digital dans la course à l’échalote.

Pour le moment, les recettes des fonds d’investissement et des capitaux-risqueurs n’ont pas fait leurs preuves dans l’univers bancaire. C’est pourtant elles qui sont à la base de la réussite d’Amazon, AirBnB, Tesla, Uber. Aujourd’hui, compte-tenu des spécificités très variées des différents métiers bancaires, la simple volonté de « simplifier » des processus ne fait pas une entreprise. Si l’augmentation de capital est une recette connue dans le domaine du e-commerce pour compenser les pertes, peut-on raisonnablement imaginer de l’appliquer dans l’écosystème bancaire ? Softbank a récemment jeté un pavé dans la mare en constituant un fonds de 100 milliards de dollars dédié aux technologies, notamment bancaires. Un palier a été franchi. L’idée semble certes un peu folle, mais c’est bien pour cela qu’il vaudrait mieux ne jamais dire jamais.

Baromètre numérique 2017 : les Français fous de leur smartphone





L'Arcep, le Conseil général de l'économie (CGE) et l'Agence du Numérique viennnent de publier les résultats de leur enquête annuelle sur la diffusion des outils numériques et l'évolution de leurs usages. Ce baromètre réalisé par le CREDOC (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) montre combien le smartphone est devenu la porte d'entrée principale pour se connecter à internet.

"Le smartphone est devenu en quelques années incontournable et près des trois quarts de la population en sont aujourd’hui équipés (73%, +8 points en un an) ; en 2011, moins d’un quart des Français en possédait un. Le téléphone mobile confirme quant à lui son ascendant sur le téléphone fixe : 94% des Français en sont désormais équipés, soit un écart de 8 points avec le téléphone fixe (86%, -2 points en un an)", explique le baromètre.

"Le mobile est désormais le terminal le plus souvent utilisé pour se connecter à internet (42%), devançant l’ordinateur (38%). Au total, 64% des Français utilisent leur smartphone pour naviguer sur internet, même à domicile. La diffusion des smartphones participe à l’essor des pratiques numériques en mobilité comme par exemple les messageries instantanées, utilisées par 43% des français (contre 32% l’an dernier), ou le visionnage de vidéos ou le téléchargement d’applications (en hausse respectivement de +10 points et +7 points par rapport à l’an dernier)", poursuit le baromètre, montrant là le côté "couteau suisse" du smartphone.

Le mobile même à domicile...

"Même à domicile, les internautes privilégient de plus en plus les connexions à partir du réseau mobile. 51% de la population est désormais concernée (+9 points par rapport à l’an dernier), alors que la part de ceux qui se connectent à partir d’un ordinateur sur une connexion fixe ou en Wi-Fi reste certes élevée, mais plafonne à 78%", explique le baromètre. Ainsi, pa étonnant que certains opérateurs comme Bouygues Télécom qui a lancé sa 4G Box, une box destinée aux foyers qui ne peuvent pas bénéficier d'une connexion ADSL.

... et à l'étranger en vacances

"Les Français sont de plus en plus équipés en téléphonie mobile (+11 points sur la période 2010-2017) et leurs usages nomades ne cessent de se développer, même lors de leurs déplacements au sein de l’Union Européenne : les trois quarts des 18-39 ans sont concernés, alors qu’ils étaient environ la moitié il y a sept ans. Toutefois, seulement 59% des Français savent qu’ils peuvent désormais utiliser leur mobile en Europe dans les mêmes conditions qu’en France et sans frais d’itinérance, contre 71% des Européens." De fait, depuis quelques mois les Européens peuvent utiliser partout dans l'Union leur forfait comme s'ils étaient en France.



Les autres enseignements de l'étude
Depuis près de 15 ans, la numérisation de la société française se poursuit à un rythme rapide et soutenu. Signe de l’omniprésence de la vie numérique, les trois quarts de la population française se connectent quotidiennement à Internet (76% de la population de 12 ans et plus, +2 points en un an).
Tous les usages d’internet étudiés sont, sans exception, en hausse par rapport à la dernière mesure effectuée :
• 2 personnes sur 3 (67%, +5 points) ont effectué une démarche administrative en ligne. Ce résultat confirme des données récentes publiées par Eurostat : alors qu’en moyenne 48% des Européens contactent les services publics grâce à internet, la France arrive au 8ème rang, certes derrière les pays nordiques (88% au Danemark) mais devant l’Allemagne (55%) ou le Royaume-Uni (53%).
• 61% (+1 point) ont effectué un achat en ligne
• 59% (+3 points) des Français sont membres de réseaux sociaux.
• 26% (+1 point) ont recherché une offre d’emploi
• 22% (+7 points en 2 ans) ont eu recours à un bien ou un service auprès d’un particulier et 13% en ont proposé.



Cybersécurité : Malwarebytes dévoile les grandes tendances 2018



Par Marcin Kleczynski, CEO de Malwarebytes

Malwarebytes dévoile aujourd'hui ses prévisions en matière de cybersécurité pour 2018. L'entreprise prédit une augmentation des menaces reposant sur le cryptojacking via les navigateurs Web, des attaques basées sur PowerShell ainsi qu’une accélération de l’utilisation par les pirates de logiciels de sécurité comme porte dérobée. Ces agissements seront portées par la tendance croissante au « tout connecté » dans l’ensemble des secteurs. Par ailleurs, les domaines de l'éducation et de la santé devraient être de plus en plus touchés par les cyberattaques.

L'année 2017 a été le théâtre d’attaques d’ampleur mondiale reposant sur des ransomwares tels que Wannacry et NotPetya, des violations de données sans précédent comme le piratage massif dont a été victime Equifax ou encore la perte de 198 millions de dossiers électoraux. Dans ce contexte, les experts en cybersécurité de Malwarebytes Labs dressent une liste de tendances susceptibles d’affecter les entreprises et les particuliers en 2018.

« Les résultats de nos laboratoires de R&D ne montrent aucun signe de ralentissement pour 2018. Les outils et les techniques de piratage sont de plus en plus sophistiqués et accessibles. Nous assistons à l’apparition d’une nouvelle vague de cybercriminalité, portée par la multiplications des logiciels malveillants peu coûteux et par la promesse de profit facile. Les attaques à venir nécessiteront davantage de formation en matière de cybersécurité, une meilleure sensibilisation et une approche à plusieurs niveaux de la sécurité des entreprises et des personnes », explique Marcin Kleczynski, CEO de Malwarebytes.

« La ruée vers le Bitcoin » : le cryptojacking sera la priorité absolue des cybercriminels
L'activité de cryptojacking a explosé en fin d'année 2017 et nous prévoyons une intensification de cette pratique en 2018, à mesure que la valeur des crypto-monnaies augmentera. En une seule journée de 2017, Malwarebytes a bloqué 11 millions de connexions à des sites permettant le cryptojacking. Ce qui rend cette activité intéressante est le flou qui subsite entre l'internaute lambda et le cybercriminel. En effet, dans la mesure ou elle est réalisée de manière transparente et clairement identifiée, on peut tout a fait imaginer qu’elle vienne remplacer la publicité online traditionnelle et permette aux éditeurs de sites Web de créer une nouvelle source de revenus. Néanmoins, le cryptojacking reste encore majoritairement produit à partir de sites Web légitimes compromis par des cybercriminels. Quoi qu'il en soit, ce sera l'une des activités à surveiller en 2018 !

Les attaques basées sur PowerShell seront amenées à augmenter
Il y a quelque mois, des membres du gouvernement saoudien ont été attaquées via une macro du logiciel Word qui a infecté les ordinateurs avec des chevaux de Troie voleurs d'informations. Plutôt que de récupérer une charge utile binaire, l'attaque s'est appuyée sur des scripts malveillants pour communiquer avec des sites Web compromis. Ces attaques basées sur des scripts, et en particulier celles basées sur PowerShell, sont extrêmement difficiles à identifier et peuvent facilement échapper aux antivirus. Elles sont donc particulièrement attrayantes pour les cybercriminels et ous prévoyons de nombreuses autres attaques PowerShell dans l'année à venir.


Les établissements d'enseignement deviendront une cible de choix
Malgré une sophistication croissante, les cybercriminels vont continuer à cibler les points d'accès les plus faciles à pénétrer. Les établissements d'enseignement sont souvent un patchwork de systèmes sous-protégés et qui manquent de ressources pour se défendre. Par ailleurs, il y existe un nombre important de terminaux potentiellement attaquables et contenant une quantité massive de données exclusives sur les étudiants, les enseignants ou même les parents… et les vols concernent en général les données les plus enrichies ! Le domaine de l’éducation, qui combine à la fois des faiblesses en matière de cybersécurité et des données extrêmement riches, se veut alors la cible la plus probable de cyberattaques.


La cybercriminalité clandestine continuera d'évoluer et de se développer
Bien que nous ayons l’impression d’être débordés par le nombre de cyberattaques, il ne faut pas s’attendre à un ralentissement en 2018. En effet, le nombre d’outils à la disposition des cybercriminels augmente tandis que le seuil de connaissance nécessaire pour mener une attaque diminue. Le contexte est donc propice à la multiplication du nombre de pirates ! Cette croissance est également portée par les médias qui ont fortement relayé le succès et la rentabilité de la cybercriminalité. Les ransomwares par exemple, représentent à eux seuls un milliard de dollars de profit sur l'année 2017. Devenir cybercriminel n’est par ailleurs plus un tabou car la stigmatisation de ces activités diminue dans certaines parties du monde. Pour certains, il s’agit d’une activité comme une autre. Dans le même temps, ceux qui sont déjà établis comme des "acteurs de premier plan" de la cybercriminalité vont devenir agressifs dans la défense de leurs territoires, de leurs zones d'opérations et de leurs sources de revenus. Nous pourrions commencer à observer des stratégies de fusion et d’acquisition de la part des « multinationales de la cybercriminalité », voir à un recours à la violence dans le monde réel pour sécuriser et accroître leurs sources de revenus.

Les logiciels de sécurité auront une cible attachée dans le dos
En 2018, les cybercriminels cibleront et exploiteront davantage les logiciels de sécurité. En ciblant ces programmes de confiance et la chaîne d'approvisionnement logicielle et matérielle, les attaquants peuvent contrôler les dispositifs et manipuler sans réserve les utilisateurs. Les pirates informatiques tireront parti des produits de sécurité et les exploiteront, soit par une corruption directe de l'agent installé sur le poste de travail, soit en interceptant et en redirigeant le trafic du cloud pour atteindre leurs objectifs. Au fur et à mesure que ces pratiques seront plus connues du public, la perception des logiciels de sécurité, en particulier celle des antivirus traditionnels se détériorera encore davantage.

Les vers deviendront les vecteurs de lancement de malwares
En 2017, Wannacry et Trickbot ont utilisé les fonctionnalités de vers pour propager les logiciels malveillants. En 2018, nous devrions voir un plus grand nombre de familles de malwares utiliser cette technique, car les compromis réseau dus aux vers se propagent plus rapidement que la plupart des autres méthodes. Si les pirates informatiques peuvent comprendre comment utiliser les vers sans être trop bruyants, cette tactique peut faire un grand nombre de victimes en très peu de temps.


L'IoT va créer de nouveaux défis dans le domaine de la santé
La possibilité pour les dispositifs médicaux de se connecter au Web, rendue possible par l’Internet des objets (IoT) offre de nombreux avantages. Une plus grande connectivité signifie de meilleures données, une meilleure analyse et de meilleurs soins offerts aux patients. Mais elle ouvre aussi la porte à de nouvelles menaces comme la perte de données particulièrement sensibles puisqu’elles concernent la santé et à l'accès non autorisé aux appareils. Pour assurer la sécurité des patients, la vigilance sera donc primordiale ! Comme dans le cadre de la conversion des dossiers de santé électroniques (DSE), les protocoles de sécurité devront changer et évoluer pour faire face à l’évolution et à la croissance des menaces. Les appareils devront être équipés de méthodes d’authentification stricte, faire l’objet d’un accès limité, et bénéficier d’une surveillance accrue de leurs communications. Le cryptage sera par conséquent un élément crucial dans la sécurisation de ces dispositifs et une responsabilité qui, si elle n'est pas adoptée par les fournisseurs et les fabricants de dispositifs, sera vraisemblablement assumée par des tiers fournisseurs de services de sécurité.

Mots de passe en entreprise : le rapport choc de LastPass



Le rapport « The Password Exposé » de LastPass a compilé les données, de façon anonyme, de plus de 30 000 entreprises clientes pour en tirer des chiffres fiables sur la réalité des mots de passe en entreprise, et non pas en se basant simplement les déclarations des employés.
Cette étude a permis de mesurer l'ampleur réelle des problèmes de mot de passe rencontrés par les entreprises.

Le problème des mots de passe en entreprise : un véritable déni
81% des fuites de données confirmées ont pour origine les mots de passe et 4,2 milliards d’informations personnelles ont été volées en 2016. Pourtant, malgré le fait que les médias relaient régulièrement ces attaques, trop d'entreprises ne prennent pas les mesures adéquates face à ces menaces avérées. Pour preuve, 61 % des responsables informatiques comptent exclusivement sur la formation de leurs employés pour gérer ce problème.

Il manque aux entreprises une véritable base de connaissance sur les mots de passe : le nombre d'employés qui les utilisent, combien de mots de passe doit gérer un même employé, quand sont-ils partagés, à quel point ils sont dangereux quand ils ne sont pas correctement protégés...

Voilà quelques chiffres révélateurs issus du rapport « The Password Exposé » de LastPass :

  • Chaque employé doit gérer 200 mots de passe en moyenne.  C’est 8 fois plus que ce que déclarent les personnes interrogées dans les études ! On comprend mieux ce sentiment d’avoir trop de mots de passe à mémoriser...le rapport de LastPass le confirme.
  • Une PME de 250 personnes utilise en moyenne 47 750 mots de passe ! Comment une entreprise peut-elle s’assurer de la robustesse de chaque sachant que chacun peut être la porte d’entrée d’un piratage ?
  • Un employé passe 36 minutes par mois à s’identifier via un mot de passe et partage 30 mots de passe en moyenne, sans que l’on sache si ce partage est autorisé ou non par l’entreprise. Plus un mot de passe est partagé, plus il devient vulnérable. LastPass a mesuré qu’un employé se connecte environ 154 fois par mois, et chaque opération lui prend 14 secondes.
  • Osmose entre la vie personnelle et la vie professionnelle : la moitié du top 36 des plateformes utilisées au travail, nécessitant un mot de passe, sont des solutions grand public. Le SSO (Single-Sign-On), souvent présenté comme LA solution, ne fonctionne pas sur la plupart des plateformes utilisées par les employés, il ne peut donc être envisagé comme une solution satisfaisante.

Noël 2017 : Les Français dépenseront plus de 12 milliards d'euros en ligne cette année



Les Français vont dépenser 68,14 milliards d'euros pour Noël 2017, dont 12,32 milliards d'euros en ligne et 5,38 milliards d'euros grâce à leur mobile, selon la dernière étude internationale du CRR menée par RetailMeNot.

RetailMeNot, leader mondial de la promotion digitale et éditeur des sites Ma-Reduc.com et Poulpeo, publie aujourd'hui la 5e édition de son étude internationale réalisée par le Centre for Retail Research (CRR) qui présente les prévisions des ventes de détail et en ligne dans sept pays d'Europe (France, Belgique, Allemagne, Royaume-Uni, Pays-Bas, Italie, Espagne), aux Etats-Unis et au Canada sur les six semaines précédant le jour de Noël. Cette étude révèle que les Français, tout comme leurs voisins européens, considèrent les fêtes de fin d'année comme un moment de générosité et de convivialité indispensable avec leurs proches : leur budget ne fait qu'augmenter d'année en année depuis 2013 selon l'étude.

Le budget de Noël augmente en 2017, mais les Français restent prévoyants
En 2017, ils vont dépenser 68,14 milliards d'euros, soit une augmentation de 1,8% par rapport à l'année dernière. Cette augmentation se situe ainsi exactement dans la moyenne européenne, avec 330 milliards d'euros dépensés sur les 7 pays étudiés. Cependant, les foyers Français restent moins dépensiers que nos voisins européens, avec 569€ en moyenne, derrière les Britanniques (946€), les Allemands (726€), et les Belges (605€).
Les dépenses les plus élevées concernent le Royaume-Uni avec 90 milliards d'euros, suivi par l'Allemagne (77 milliards d'euros), et la France en troisième position. L'augmentation comparée à 2016 sera la plus forte en Espagne (+2,9%), en Allemagne (+2,3%) et aux Pays Bas (+2,2%).
Le contexte géopolitique est toujours susceptible d'influencer les achats, y compris les cadeaux de Noël. Par exemple, le Brexit pourrait avoir un possible impact sur les dépenses des Britanniques, même s'il reste premier du classement européen, l'augmentation du budget est la plus faible d'Europe (+1,4%).

Comment les Français vont dépenser leur budget de Noël cette année ?
Une fois les listes au Père Noël terminées et envoyées, le premier objectif est de trouver le bon cadeau au meilleur prix en un temps record. C'est pourquoi les Français se tournent massivement vers le commerce en ligne. Effectivement, le e-commerce affiche une croissance continue : aujourd'hui il équivaut à 1 euro dépensé sur 10 en France [2].
La France figure dans le top 3 des pays européens adeptes du commerce en ligne, et les achats de Noël viennent amplifier cette tendance pour les commerçants. Ainsi, cette année, 12,32 milliards d'euros seront dépensés en ligne par les Français pour Noël, soit 18% de plus que l'année dernière (10,9 milliards d'euros en 2016).
En comparaison, les Britanniques sont les champions dans ce domaine, avec près de 30% du budget de Noël dépensé en ligne, soit 27 milliards d'euros. La moyenne européenne montre une augmentation de ce canal d'achat de 21% par rapport à l'année dernière.
Le e-commerce est de plus en plus sollicité pour faire ses achats de Noël et éviter la cohue en magasin. Mais ce canal est aussi largement employé pour faire du repérage avant d'aller finaliser l'achat en boutique. Aujourd'hui, le commerce physique représente plus de 55 milliards d'euros des dépenses à Noël en France, loin devant le e-commerce. Néanmoins, cette tendance affiche une légère baisse, régulière depuis l'année dernière (- 0,4%). 

Le commerce sur mobile continue de booster le e-commerce : une aubaine pour le retail ?
L'étude 2017 sur le budget de Noël montre que l'écart se resserre entre les PC et les mobiles. Les années précédentes, les PC étaient loin devant le mobile, mais ce canal d'achat est de plus en plus privilégié, non seulement pour faire des recherches, mais aussi pour commander et valider son panier. Les achats sur mobile vont représenter 5,38 milliards d'euros de dépenses, soit 43,7%, contre 6,94 milliards d'euros dépensés sur les PC. Pour les achats sur mobile, les Français sont partagés entre l'utilisation du smartphone (23.3%) ou de la tablette (20.4%), qui bénéficie pourtant d'un écran plus large et pratique pour faire ses achats. 

Anne-Marie Schwab, Directrice Générale de RetailMeNot France, commente « Noël est une période clé pour les enseignes en France et en Europe. Malgré un budget en hausse continue et régulière ces dernières années, les Français sont particulièrement vigilants sur leurs dépenses et cherchent de plus en plus à faire de bonnes affaires. Pour preuve, le succès grandissant du week-end du Black Friday en France, avec une augmentation des dépenses de 4% entre 2016 et 2017 soit 4,6 millions d'euros dépensés en 4 jours. Le mobile est également de plus en plus utilisé pour valider son panier, grâce notamment au développement d'applications qui ont radicalement modifié la dynamique d'achat. »

Piratage d'Uber : les sévères critiques des spécialistes en cybersécurité



Le piratage géant dont a été victime Uber en décembre 2016 (57 millions de coordonnées de ses clients volées) et qui a été révélé aujourd'hui ont amené différentes sociétés éditrice de solutions de cybersécurité à s'exprimer. Et le moins qu'on puisse dire est qu'elles sont très critiques contre le spécialiste des VTC.

La "question de confiance" est posée pour Malwarebytes

Jérôme Segura, Lead Malware Intelligence Analyst chez Malwarebytes, pose la question de la confiance dans Uber. "Ce que nous savons jusqu' à présent, c'est que les pirates ont réussi à accéder à des comptes GitHub privés contenant les identifiants et les mots de passe de certains développeurs d’Uber. Grâce à ces informations, ils ont pu se connecter aux serveurs d’Amazon (utilisés par Uber), y télécharger des millions d'enregistrements. Ils ont ensuite pu se retourner vers Uber pour les faire chanter. Ce qui est troublant est que ce piratage se soit produit il y a déjà un an et ne soit annoncé qu’aujourd’hui. Cela viole très probablement de nombreuses lois sur la notification des violations de données", indique le spécialiste.

"Les motivations ayant décidé Uber à payer les pirates ne sont pas encore claires. S’agissait-il de couvrir la brèche, de protéger leurs utilisateurs, les deux ? La quantité et le type de données dont on parle ici pourraient atteindre un prix très élevé au marché noir. Cette attitude soulève également la question de la confiance d’Uber en ce qui concerne le paiement de la rançon et l'obtention de garanties quant à la suppression des données volées. Quoi qu'il en soit, techniquement il ne s'agit pas d'une nouvelle brèche, mais d’une situation plus complexe pour laquelle le gouvernement et les institutions juridiques vont exiger des réponses."

"Un manque total de réactivité" pour ITrust

Même analyse sévère de la part d'ITrust, société fondée par le Toulousain Jean-Nicolas Piotrowski.

"Si cette attaque remonte à Octobre dernier, un des premiers faits surprenants est de voir cette faille à la une de l’actualité plus d’un an après les faits. En effet, la société aurait payé 100 000 dollars aux pirates pour qu'ils suppriment les données, et ainsi tenter de faire comme si de rien n'était. Uber aurait donc essayé de le cacher ce vol de données et c'est le récent CEO Dara Khoshrowhashi, qui aurait décidé de le divulguer publiquement aujourd’hui", observe ITrust.

Parmi les victimes de cette faille de données aux chiffres impressionnants figurent près de 7 millions de chauffeurs dont les noms, et parfois, numéros de permis de conduire ont été piratés : ce qui signifie donc que la plupart des victimes de cette attaque sont de simples clients de la marque de VTC.
Pour ce qui est des données dérobées, les noms des utilisateurs ainsi que leurs adresses électroniques et numéros de téléphone mobile ont été subtilisés. Les données bancaires sembleraient elles préservées, tout comme les numéros de sécurité sociale et les dates de naissance des utilisateurs. Maigre consolation.

Pour arriver à leur fin, les hackeurs à la base de cette faille n’ont pas eu à chercher bien loin : en effet, ils ont pu accéder à un dépôt GitHub privé utilisé par les ingénieurs d'Uber, où ils ont alors tout simplement récupéré des identifiants de connexion. Ces identifiants leur donnaient accès à un compte Amazon Web Services, contenant une archive avec l’intégralité des données précédemment citées.

Si Dara Khosrowshahi, souligne qu'il a été informé "récemment" de cet incident, cette faille de sécurité, à peine révélée, regroupe plusieurs points noirs :
- Premièrement, de par le manque total de réactivité de la marque auprès des clients concernés : le RGPD, qui sera mis en place dès mai 2018, impose en effet d’informer les victimes de fuites de données sous les 72 heures sous peine d’amendes financières importantes. Outre le fait que ce délai soit légèrement dépassé dans ce cas précis, il semble plutôt logique pour toute entreprise d’informer au plus vite ses clients pour éviter tout impact négatif (financier ou d’image) sur l’entreprise.
- Autre fait marquant et déstabilisant, le paiement d’une rançon de 100 000 euros aux pirates alors que rien ne garantissait la restitution ou destruction des données, même si la marque semble affirmer le contraire.
- Enfin, l’absence d’investigations ou d’informations sur la faille humaine ou technique qui a conduit à cette fuite de données est tout aussi surprenante. "

Les ex-dirigeants d'Uber ont "failli à leur responsabilité" pour TrendMicro

"Il ne fait aucun doute que les anciennes équipes de direction et de sécurité informatique d’Uber ont failli à leurs responsabilité à la fois vis-à-vis de leurs chauffeurs, des autorités, mais surtout de l’ensemble de leurs clients", estime Rik Ferguson, Vice-President Security Research chez Trend Micro.

"Si certains responsables ont considéré que les attaquants avaient été réduits au silence, le vol numérique de données ne fonctionne pas de la même façon que dans le monde physique. Il ne peut en effet y avoir aucune garantie que les hackers détruisent les données et payer une rançon contribue au contraire à financer les futures attaques qui seront perpétrées par ces derniers... Dans un cas comme celui-ci, il faut malheureusement envisager le pire scenario : considérer que les données des utilisateurs seront revendues sur le web underground et utilisées à des fins malhonnêtes.

C’est pourquoi la réglementation internationale en matière de pertes de données -RGPD inclus- impose de notifier les autorités lorsque des données personnelles sont touchées.

Il est cependant encourageant de voir que la nouvelle équipe de direction ait décidé de communiquer autour de cette cyberattaque, même si l’on peut rester dubitatif vis-à-vis de certaines tournures employées par M. Khosrowshahi sur son blog. Il semble en effet dissocier ʺles systèmes et l’infrastructure de l’entrepriseʺ des ʺservices cloud tiersʺ qui étaient la cible de cette attaque. Cette séparation nous montre certainement où se situe la source du problème. Les services Cloud adoptés par les entreprises font partie intégrante de leurs systèmes et de leurs infrastructures et doivent donc, dans une perspective de sécurité, être traités comme tels. Car, il est tout bonnement impossible d’externaliser la responsabilité…

Le domaine de la cyber-sécurité est complexe. Tant que les entreprises auront à se protéger des cybercriminels, elles n’auront d’autres choix que d’opter pour une sécurité renforcée leur permettant de réagir le plus rapidement possible, de réduire les impacts et de se prémunir ainsi de failles auxquelles elles devront inévitablement faire face.

La priorité est d’aider les victimes -dont Uber fait partie, de même que ses 57 millions d’utilisateurs et de chauffeurs- à minimiser les impacts potentiels. La sensibilisation aux risques est la première étape de ce processus.

Fort heureusement, la nouvelle direction d’Uber semble avoir intégré cette première étape pour tenter d’améliorer la situation malgré les conséquences négatives que la société subira vis à vis de l’opinion publique. Espérons que cela serve d’exemple à ceux qui doutent encore que la transparence est la meilleure stratégie à adopter face à une faille de données."

Une longue série de piratages
Le piratage d'Uber est le dernier d'une longue série : l'année dernière, Yahoo avait annoncé avoir été victime de piratages d’envergure, concernant la totalité des comptes Yahoo - soit trois milliards - et avec eux les données personnelles des usagers.
Yahoo n'est pas le seul groupe ayant subi un piratage aussi important ces dernières années : en mai 2016, MySpace confirmait le piratage de 427 millions de comptes et LinkedIn annonçait que 117 millions d’utilisateurs étaient concernés par un vol de données survenu en 2012. 
Infographie: Les plus grands coups de piratage informatique | Statista Vous trouverez plus de statistiques sur Statista

La ville de demain au coeur de Futurapolis 2017



Futurapolis, forum qui convie chefs d’entreprises, scientifiques, intellectuels mais aussi personnalités publiques et mordus de technologies à réfléchir et débattre sur l’innovation et le high-tech, se tient à nouveau à Toulouse pour sa 6e édition vendredi 24 et samedi 25 novembre, au Quai des Savoirs, au Muséum d’Histoire Naturelle et à la Faculté de Médecine.

Parmi les nombreux thèmes qui seront abordés lors des tables rondes, celui de la ville de demain, la ville intelligente (smart city) apparaît central. C'est d'ailleurs un sujet qui est de plus en plus abordé lors des conférences abordant les enjeux urbains et numériques. Il y a actuellement dans le monde plus de 600 villes de plus d'un million d'habitants et presque 50 de plus de 10 millions d'habitants. D’ici à 2050, la population des villes pourrait atteindre 6,3 milliards d’individus, soit 70% des habitants de la planète. Autant dire que les enjeux d'organisation sont capitaux, notamment pour éviter le revers de la médaille, la "bidonvillisation" des abords de ces grandes métropoles.

L'édition de Futurapolis va donc aborder ces enjeux avec plusieurs rendez-vous.

Quelle ville pour demain ?

Avec cette table ronde, il s'agira d'esquisser la naissance de la ville-jardin. "Les 3/4 de la production d’énergie sont engloutis par la ville qui émet toujours plus de CO2 : chaque semaine dans le monde, la population urbaine augmente d’un million d’habitants. Comment alimenter en électricité, en eau, en nourriture ces milliards d’êtres humains ? Comment rendre la ville plus durable ?", questionnent les organisateurs. Interviendront Camille Dumat, professeur de l’Université de Toulouse et chercheuse au Certop (les enjeux forts de l’agriculture urbaine), Francis Grass, adjoint au Maire de Toulouse en charge de la coordination des politiques culturelles et du mécénat, président de la Commission Culture de Toulouse Metropole, Frédéric Van Heems, directeur général, Veolia Eau France, et Pierre-Louis Taillandier, architecte.
A l'heure où Toulouse va vivre la construction d'un immeuble végétalisé de grande hauteur près e la gare Matabiau (la tour Occitanie), on pourra découvrir les dernières innovations qui dessineront la ville de demain : bâtiment connecté, agriculture verticale, mobilités du futur, camion poubelle intelligent…

Dessine-moi une ville

Intelligente, solidaire ou impitoyable ? Quel visage aura la ville de demain ? Réponse avec les regards croisés de Rémi Babinet, fondateur et président de l’agence BETC, et d'Erik Orsenna, écrivain et académicien. Ce dernier à longtemps parcouru la planète pour écrire ses livres remarquables "Petits précis de la mondialisation" qui ont abordé différents thèmes comme le coton, le papier, le moustique ou encore l'eau. Pour ce dernier thème, l'écrivain avait notamment été impressionné par la façon dont Singapour gérait se ressources en eau.

La ville dans les nuages

Comment composer avec la densification urbaine ? Ingénieurs et architectes y réfléchissent déjà : rues verticales, fermes urbaines, tours sans fin… Une vaste question particulièrement d'actualité à Toulouse qui souffre d'un étalement urbain et d'un réseau routier congestionné. Pour y répondre, Futurapolis a convié Sybil Cosnard, de City Linked,  Michel Derdevet, secrétaire général d’Enedis, enseignant et essayiste, auteur de « Energie, pour des réseaux électriques solidaires » (Descartes & Cie, 2017), Dominique Faure, vice-présidente de Toulouse Métropole (développement économique et aménagement des zones d’activités économiques) et maire de Saint–Orens.


Qui sont les smart cities ?
Toutes les grandes villes sont loin d'être intellligentes. À l’aide de 19 critères répartis en cinq catégories telles que la mobilité ou la digitalisation, EasyPark a mené l’enquête pour découvrir quelles sont les « smart cities » d’aujourd’hui. "En première place de ce classement, Copenhague, qui obtient un score final de 8,24/10. La capitale danoise se distingue notamment par son système de parkings, facilité par l’utilisation d’applications. Singapour arrive deuxième et le podium est complété par Stockholm.
Quant à Paris, première ville française de ce palmarès, elle n’arrive qu’en 20ème position avec un score final de 7,14/10. Si la capitale est très bien équipée en Wifi, elle est pénalisée par son trafic trop dense selon l’étude. 
Infographie: Les villes les plus smarts du monde | Statista Vous trouverez plus de statistiques sur Statista

Quand les smart-TV nous espionnent



"Dans plus de 25 % des cas, votre télévision vous espionne et elle diffuse de nombreuses informations vous concernant sur Internet. Pire, vous n'avez aucune idée des informations recueillies, des personnes qui reçoivent ces données et de ce qu'elles font avec." Tel est le constat glaçant fait par Avira, société spécialisée dans la cybersécurité, qui développe des applications de sécurité et de performance pour Windows, Android, Mac, et iOS. 

Mais que fait exactement une smart TV ?
Pour faire simple, c'est un ordinateur toujours allumé, toujours connecté, doté d'un grand écran. Entre autres fonctionnalités, les smart TV vous permettent d'accéder à des services de streaming via une connexion à large bande. Via cette connexion, les utilisateurs peuvent surfer sur Internet, accéder à des services de vidéo à la demande et écouter leurs musiques préférées. Et grâce à l'intégration avec des outils de reconnaissance vocale comme Alexa, les utilisateurs n'ont même plus à utiliser de télécommande pour passer d'une chaîne à l'autre.

Votre télé est de plus en plus intelligente
Surfant sur cette vague, les domiciles deviennent de plus en plus intelligents, du moins en matière de télévisions. Selon les données de Statista, plus d'un quart des foyers possédant une télévision en Allemagne (27,6 %) regardaient une smart TV en 2016. Alors que les fabricants ajoutent de plus en plus de fonctions intelligentes aux télévisions et que les consommateurs choisissent le streaming pour regarder leurs contenus favoris, la popularité des smart TV a quasiment triplé, depuis le taux de pénétration de 11 % de 2013. La tendance est évidente : toutes les télévisions seront bientôt dotées de fonctionnalités intelligentes telles que le streaming intégré ou des assistants personnels basés sur l'intelligence artificielle.

Canaliser l'avenir
Les smart TV sont déjà l'un des objets connectés les plus couramment adoptés. Mais ce n'est que la partie visible de l'iceberg. Les fabricants sont en train de transformer les télévisions en centres de commande du domicile, et souhaitent y intégrer les thermostats, l'éclairage et les serrures. Les possibilités sont colossales. Les ventes de smart TV dans le monde entier devraient atteindre les 300 milliards de dollars cette année et décoller en flèche pour atteindre 1 500 milliards en 2027.

Un scénario qui rappelle le livre 1984 ?
La crainte qu'une smart TV puisse devenir l'écran décrit dans le roman dystopique 1984 de George Orwell est rarement évoquée. « VOUS ! Baissez-vous plus bas, s'il vous plaît ! Vous pouvez faire mieux que cela. » criait le coach de fitness à Winston Smith, le personnage principal du livre 1984. Certes, nous n'avons pas encore entendu parler de télévision qui espionne ses téléspectateurs et leur ordonne de faire de l'exercice : au premier abord, il semble évident que les gens refusent – et n'achètent certainement pas – un appareil qui ait accès de manière aussi flagrante à leurs activités quotidiennes.



Une heure avec une smart TVMais il se trouve que nous achetons déjà ce genre d'appareils, et ces objets connectés en savent long sur nous. En une heure seulement, Avira a constaté qu'une smart TV fouinait et relevait une quantité d'informations sur son domicile :
  • A ouvert trois ports vulnérables sur Internet.
  • A scanné le réseau du domicile pour trouver d'autres objets connectés.
  • A recueilli 750 pages d'informations textuelles sur la personne qui utilise l'appareil et sa façon de l'utiliser.
  • A envoyé ces informations à 13 serveurs, dont nombre sont inconnus.
  • A transféré les informations aux services non activés et n'ayant pas de compte utilisateur inscrit.
Pire encore, la télévision a effectué tout cela alors que personne dans la maison ne l'utilisait activement.

Peut-on se fier à la domotique ?
Votre télévision connectée n'est pas la seule à se comporter de cette manière : d'autres objets connectés font de même. Certes, une partie de ce suivi peut être justifié : le fabricant souhaite savoir si son appareil fonctionne bien, le fournisseur de contenu souhaite en savoir plus sur vos habitudes de consommation… mais on ne sait pas vraiment quelles informations sont recueillies ni où vont ces données. On peut se demander également si vous, en tant que propriétaire de cette télévision, avez donné votre consentement pour la collecte de ces données. La seule explication est que vous faites simplement confiance au fabricant et à son armada de dispositifs de suivi pour qu'il ne fasse rien de nuisible.

Un suivi agressif sans autorisation n'est qu'un malware
Une confiance aveugle peut être risqué pour la sécurité domotique. Avira s'est traditionnellement prononcée contre les applications comme SilverPush qui recueillent des données sur les utilisateurs sans leur autorisation et les a répertoriées comme des logiciels malveillants.

Black Friday : l'Occitanie 3e région la plus dynamique



idealo, le comparateur de prix du groupe Axel Springer, a souhaité mettre en exergue les spécificités du Black Friday sur Internet en France. Plus précisément, et au regard des résultats de 2016, quel est le profil type des acheteurs du Black Friday comparé aux semaines normales de l’année ? Quels sont les modes d’achat de ces mêmes consommateurs ? Quelles sont les catégories de produits les plus recherchées et les réductions que l’on peut obtenir ?

Les consommateurs qui utilisent le web pour effectuer leurs achats se trouvent en majorité en Île-de-France, puisque la région de la capitale totalise 23,2 % des utilisateurs d’idealo.fr. Voici la répartition des utilisateurs d’idealo en fonction des régions de France :

  • Île-de-France : 23,2 %
  • Auvergne-Rhône-Alpes : 11,4 %
  • Occitanie : 8,2 %
  • Nouvelle-Aquitaine : 7,9 %
  • Provence-Alpes-Côte-D’azur : 7,2 %
  • Grand Est : 7 %
  • Hauts-de-France : 6,5 %
  • Pays de la Loire : 4,7 %
  • Bretagne : 3,9 %
  • Normandie : 3,7 %
  • Bourgogne-Franche-Comté : 3,5 %
  • Centre-Val de Loire : 3,3 %
  • Corse : 0,3 %
De 35 à 44 ans : l’âge moyen des consommateurs du Black Friday
En termes d’âge moyen, lors de périodes normales, les deux tranches d’âge majoritaires qui consomment sur internet se situent entre 25-34 ans et 35-44 ans, représentant à elles deux 48 % des recherches. Pendant la période du Black Friday, les personnes âgées de 35 à 44 ans sont les plus présentes sur le web, à hauteur de 26 % des recherches.


 
Les desktops préférés aux plateformes mobiles
Pendant le reste de l’année, les plateformes de type desktop sont largement préférées par les consommateurs pour leurs achats sur Internet à 68 % face aux plateformes mobiles (32 %). Cependant, pendant le Black Friday, cet écart se resserre fortement, bien que les desktops restent en tête (56 % contre 44 %).
 
La fin de journée privilégiée pour ses achats
Les consommateurs vont – sans surprise – surtout chercher leurs produits sur internet en fin de journée, que ce soit hors ou pendant le Black Friday. En période courante, les créneaux de 18 à 19h et de 21 à 22h sont les plus fréquentés et concentrent 14 % des recherches sur une journée entière. Pendant le Black Friday, les 3 heures qui concentrent le plus de recherches sont celles de 18-19h, 21-22h et 22-23h, réunissant 21 % des internautes.

Les téléviseurs et les reflex numériques en tête des réductions les plus intéressantes
Pour cette partie de l’étude, idealo a choisi de s’intéresser aux 5 catégories de produits les plus populaires auprès des consommateurs pendant le Black Friday. Il s’avère que celles-ci sont toutes des catégories de produits high-tech, à savoir : les smartphones, les téléviseurs, les enceintes, les reflex numériques et les ordinateurs portables.


Likibu dévoile les stations les plus instagrammées en France



Créé en janvier 2015 par Aurélien Jemma et Guillaume Terrain, Likibu, moteur de recherche dédié à la recherche de location de vacances, dévoile quelles sont les stations de ski les plus présentes sur Instagram en France. Sans surprises, ce sont les stations des Alpes qui trustent les premières places.

Pour les Pyrénées, des stations de ski sont également populaires comme #fontromeu (33.691), #lesangles (21.738 photos), #saintlarysoulan (19.323), #lamongie (14.837) ou encore #peyragudes (10.351).

Et dans le Massif Central,  #superbesse (19.970 et) #montdore (13.662) sont très instagrammables.


L'étude complète et l'infographie sont disponibles ici : http://blog.likibu.com/fr/stations-ski-populaires-instagram/

Start-up : comment un conte de fées n’est pas un compte de faits



Daniel Benchimol Président fondateur du cluster numérique DigitalPlace et fondateur du Groupe Eurogiciel (devenu Scalian) exprime son point de vue sur les pitchs lors des levées de fonds. 

Je me suis toujours demandé comment un patron de startup non doté d’une éloquence naturelle pourrait s’en sortir en pitchant devant des investisseurs, business angels ou fonds d’investissement. De plus, le pitch doit en 1 mn ou en 10 mn suivant le contexte donner envie d’aller plus loin, d’en savoir plus sur le projet et d’organiser une réunion de travail.

L’éloquence est l'art de bien parler, l'aptitude à s'exprimer avec aisance, la capacité d'émouvoir et de persuader et ce n’est pas la qualité la plus commune de tous les présentateurs que j’ai pu rencontrer. Pour autant, ne sommes-nous pas influencés par la forme de la présentation plus que par le contenu ? Ne passons nous pas à côté de beaux projets parce que la présentation n’a pas été à la hauteur ? C’est sûr, que la capacité à mobiliser son auditoire augmente fortement sa probabilité de réussite. Ce charisme commercial à ‘’vendre’’ son projet est une qualité fort appréciable quand on cherche des investisseurs. La méthode est souvent la même : un storytelling.

Le storytelling, c’est cet art de raconter une histoire, un conte de faits, emporter l’auditeur avec soi dans la réussite du projet, un rêve éveillé qui montre la lumière au bout de l’histoire. Mais, à contrario, est-ce qu’un grand comédien, entrainé par les préparateurs au pitch, ne va pas nous amener dans des situations à risque inconsidéré ? C’est bien sûr arrivé, croire à la belle histoire, celle qui va changer le monde ou tout au moins créer une licorne (entreprise valorisée plus d’un milliard de $) génère des levées de fonds hors limites et souvent cette capacité d’entrainement ne se limite pas à la première levée de fonds. Elle génère une volonté contagieuse d’être dans le bon coup. Et puis, ceux qui ont accompagné le projet depuis le début, ne veulent pas rester en rade et retardent le point de non-retour.

Quelques exemples fracassants récents comme WebVan 800 M$ ou PayByTouch 340 M$ ; ces 2 ont eu une durée de vie de 5 ans ! Alors, c’est facile pour moi de parler des histoires qu’on a crues grâce à un bon storytelling et qui ont été un flop plutôt que celles qu’on a laissé passer à cause d’une mauvaise présentation. Sachant que le DoBigFaster (DBF) est assez le leitmotiv outre atlantique quand on voit la valorisation d’Uber alors cette dernière perd 3 Milliards de $ en 2016. Aller vite, très vite même si on perd beaucoup d’argent.

Alors, mon conseil avant de se lancer dans l’arène de la levée de fonds, attendre si possible le MVP  mais aussi attendre d’avoir un vrai chiffre d’affaires avec de vrais clients.

A défaut de talent d’orateur inné, il faut que les startuppers soient habités par leur projet car, comme le dit Voltaire : « La nature rend les hommes éloquents dans les grands intérêts et dans les grandes passions ».

Transition vers le Cloud : des bénéfices qui dépassent l'avantage financier




Par Olivier Bouquin, Sales Consultant Manager, France et Europe du Sud, Tableau

Le Cloud permet aux entreprises de réaliser des économies considérables. Mais son apport va bien au-delà de l'aspect financier.
Le Cloud est l'une des technologies transformationnelles ayant le plus fait parler d'elle. Les entreprises, qui parfois connaissent mal les possibilités de sécuriser les données, ne cachent pas leur appréhension à l'idée de confier la gestion de leurs infrastructures internes à un tiers. Pourtant, les entreprises sont de plus ne plus nombreuses à adopter le Cloud comme lieu de stockage fiable de leurs données. Pour les petites structures comme pour les plus grandes, il sert à gérer tout ou partie des infrastructures et des logiciels.
Les raisons de cet engouement sont-elles uniquement liées au coût ? Certes, en hébergeant leurs données sur le Cloud, les entreprises ne paient que pour les ressources utilisées et sont délestées des coûts liés aux différents équipements de stockage et de traitement de l'information. Mais il serait trompeur de s'arrêter à cette unique raison. Les entreprises se tournent vers le Cloud pour trois motifs principaux, d'ordre stratégique : la rapidité de déploiement, la flexibilité et le caractère évolutif du Cloud, et le fait qu'il représente une solution d'avenir.

Une mise en place rapide 

L'installation complète d'une technologie, telle qu'une solution de CRM, nécessite que l'entreprise constitue deux équipes. La première sera chargée d'étudier toutes les solutions de déploiement possibles, puis d'acquérir le matériel requis. La seconde équipe prendra le relais pour déployer et gérer la solution choisie. Tout au long de son évolution, l'entreprise devra assurer un suivi fréquent et régulier de la croissance des systèmes installés. Grâce à cette organisation, les entreprises peuvent implanter rapidement, en quelques clics de souris, différents services hébergés sur le Cloud : une plate-forme CRM, un entrepôt de données, ou encore une plate-forme analytique.
Elles n'ont pas besoin de passer du temps à configurer le matériel, à maintenir ses systèmes, ou à mettre à niveau ses serveurs physiques. Cela veut dire qu'en très peu de temps, avec très peu de ressources, les entreprises peuvent de façon extrêmement rapide disposer d'une infrastructure haut de gamme, hautement sécurisée, toujours accessible. De même, elles peuvent mettre en œuvre leurs stratégies impliquant une haute disponibilité, gratuitement et avec une grande facilité.

Des outils flexibles et évolutifs 

La vie d'une entreprise est jalonnée d'imprévus, ce qui rend plus complexe la gestion des infrastructures, et révèle l'utilité d'équipes dédiées à l'évaluation des besoins en outils collaboratifs. En simplifiant les processus, le Cloud diminue significativement les commandes de machines supplémentaires, qui peuvent s'avérer lentes et difficiles. L'entreprise est ainsi plus à même de gérer les imprévus en temps réel, ainsi que les pics soudains que peut atteindre la demande. Elle peut augmenter ou réduire instantanément les capacités de ses infrastructures en les adaptant à l'évolution de ses besoins.

Grâce à la grande flexibilité du Cloud sur d'autres aspects de l'évolution de l'entreprise, elle a le choix entre plusieurs options pour le service de données, les modes de stockage et les systèmes d'exploitation, évitant ainsi l'achat et le déploiement de solutions dans ses locaux, et peut changer de services en quelques clics.

L'avenir est dans les nuages

Le Cloud héberge de plus en plus de solutions technologiques traditionnelles (CRM, automatisation du marketing et analyse des données). Il s'apprête désormais à accueillir les technologies du futur.

Nous assistons tous les jours à l'émergence d'une nouvelle solution, d'un nouveau service de données, d'un nouvel outil d'analyse, d'une nouvelle solution de stockage hébergés sur le Cloud et accessible dans tous les endroits connectés du globe.
Au fil du temps, les entreprises combineront de moins en moins leurs solutions existantes, reposant sur des machines peu évolutives, abritées derrière leurs pare-feux, avec les nouvelles technologies développées dans le Cloud.

Le déploiement d'infrastructures et de logiciels dans le Cloud permettra aux entreprises d'être mieux armées pour intégrer les innovations technologiques. Leurs collaborateurs pourront ainsi relever tous les défis qui se proposeront à eux. Avec en prime une sécurité maximale des données et un accès garanti où qu'ils soient, depuis n'importe quel poste de travail ou terminal mobile.

Numérique : le Digiworld summit décrypte atouts et handicaps de l'Europe



La 39e édition du Digiworld summit s’est achevée ce jeudi soir à Montpellier après trois jours de conférences, de débats, d’ateliers, de rencontres qui ont vu défiler quelque 120 experts venus du monde entier et plus d’un millier de participants. Organisée par l’Idate, un think tank basé à Montpellier spécialisé dans l’analyse de la transformation numérique qui fêtait ses 40 ans, cette édition – pour la première fois parrainée par le président de la République, Emmanuel Macron – a été consacrée aux investissements du futur dans le secteur numérique et a décrypté les atouts et les faiblesses de l’Europe.

Des atouts : un savoir-faire incontestable et historique, une capacité de création et d’innovation que l’on retrouve d’ailleurs en France dans le label French Tech. Les handicaps : l’incapacité à faire émerger un poids lourd d’internet face aux géants du net (les Gafa américains comme les Batx chinois) et de s’imposer face aux Etats-Unis ou à la Chine dans plusieurs secteurs clés comme l’intelligence artificielle.

Il y a pourtant urgence à investir, notamment dans les réseaux à haut débit, que ce soit la fibre, la 4G ou la 5G. Cette dernière sera bientôt là d’ici fin 2018, début 2019 avec un fort développement en Asie, qui va entraîner un bouleversement des usages. Et notamment ceux avancés dans le nouveau rapport de prospective 2020-2025 de l’Idate, qui détaille  trois technologies clés : l’internet des objets, l’intelligence artificielle et les robots .

Olivier Huart, PDG de TDF a joliment résumé combien les réseaux et les contenus qui circulent dans les tuyaux sont liés, en utilisant la métaphore… du sandwich. « Il faut de plus en plus de pain, de toutes sortes » a-t-il expliqué. Mais comment inciter les opérateurs à investir des sommes si importantes en Europe où le morcellement du secteur et la réglementation peuvent être des freins ?

Régulation pro-investissements

Des pistes existent comme l’a indiqué Sébastien Soriano, patron de l’ARCEP, le gendarme des télécoms (qui présidait cette année le BEREC, l’organisme regroupant tous les régulateurs d’Europe). « Il faut une grande opération de réconciliation entre opérateurs et régulateurs », estime-t-il en évoquant les bienfaits d’une « régulation pro-investissements ». Celle-ci ne sacrifie en rien l’intérêt général, mais ménage des facilités pour les opérateurs. Sébastien Soriano a ainsi indiqué qu’il y aurait bientôt la création de « bacs à sable réglementaires pour libérer l’innovation. »

L’innovation des telcos, Pierre Louette, directeur général adjoint d’Orange, y croit dur comme fer, au point d’intituler sa présentation « Making telcos great again », clin œil à Emmanuel Macron. L’opérateur historique français veut se mesurer aux Gafa dont la valorisation boursière représente deux fois celle du CAC 40 ! Pour cela il mise sur la diversification, par exemple dans la banque avec Orange Bank ou dans les enceintes connectées.

Le big bang des données

Au fil des conférences et des tables rondes, le Digiworld a aussi montré combien le trait d’union entre réseaux et contenus reste les données.   « 90% des données dans le monde ont été produites ces deux dernières années », expliquait Carlos Lopez-Blanco, PDG de Telefonica. « Ceux qui contrôlent les données seront les maîtres du monde » a renchéri de son côté Jacques Attali, président de Positiv Planet. Mais l’ancien sherpa de François Mitterrand, qui a depuis longtemps théorisé l’homme nomade, reste confiant sur le domaine clé du numérique pour les années à venir  « la bataille de l’intelligence artificielle n’est pas perdue » pour les Européens, estime-t-il, soulignant combien l’éducation, et particulièrement l’éducation des filles, est capitale.

Fracture numérique

A la capacité d’innovation des telcos et d’une régulation pro-investissement doit aussi répondre une volonté politique tant à l’échelle européenne que nationale. Mounir Mahjoubi, secrétaire d’Etat au numérique, était là pour la formaliser.

Après avoir rendu visite à la French Tech Montpellier et rencontré les start-up qui exposaient leurs produits, le ministre a conclu le Digiworld summit en livrant les pistes d’action d’un gouvernement dont l’action est majoritairement appréciée par les acteurs du secteur. Mounir Mahjoubi, qui a annoncé « un plan de simplification administrative pour les start-up »,  a assuré que « le numérique, c’est autant les start-up, la transformation numérique de l’Etat que l’inclusion de ceux qui n’y ont pas accès ».  Connecter la France et tous les Français, sans laisser personne au bord du chemin de la 4G et de l’usage des nouvelles technologies, voilà bien une ambition de lutte contre la fracture numérique que pourrait porter tout au long de son quinquennat Emmanuel Macron, président-geek s’il en est.

La Haute-Garonne entre au Conseil d'administration d'Opendata France



Lors de l'Assemblée Générale d'Open Data France qui s'est réunie mardi 14 novembre à Toulouse, le Conseil départemental représenté par Annie Vieu, vice-présidente chargée de l'innovation et du numérique et Présidente du syndicat mixte Haute-Garonne Numérique, a intégré le Conseil d'administration de l'association.

Le Conseil départemental a impulsé dès décembre 2015 l'ouverture de données publiques au sein de la collectivité avec l'ouverture d'un portail Open Data contenant une cinquantaine de jeux de données publiques. Ce travail se poursuit aujourd'hui avec une nouvelle approche expérimentale d'accompagnement de collectivités pilotes qui souhaitent s'engager dans ce type de démarche.

"L'association Open data France constitue une cellule d'appui reconnue au niveau national qui apporte une expertise importante pour répondre aux enjeux de libération de données et de leur réutilisation. Cet engagement doit nous permettre de renforcer notre ambition tant sur le plan du développement des usages numériques que de la transparence de notre action" a déclaré Annie Vieu.

L’association Opendata France a été créée le 9 octobre 2013 à Toulouse. Elle a pour but de regrouper et soutenir les collectivités engagées activement dans une démarche d’ouverture des données publiques et de favoriser toutes les démarches entreprises par ces collectivités dans le but de la promotion de l’open data. Elle compte parmi ses Membres associés Etalab, l’association LiberTIC, la  Fondation Internet Nouvelle Génération (FING) et le Groupement français de l’Industrie de l’Information (GFII). Elle est présidée par Bertrand Serp, vice-président de Toulouse Métropole.

loRdi : la Région Occitanie équipe les lycéens et apprentis

Pour la première fois cette année, la Région Occitanie remet loRdi, un ordinateur portable personnel destiné aux lycéens et apprentis en première année de formation ainsi qu'aux élèves des Ecoles régionales de la 2ème chance d'Occitanie. La campagne de distribution qui vient de démarrer concernera au total près de 60 000 jeunes sur l'ensemble du territoire.

« Les objectifs que nous nous étions fixés pour cette 1ère campagne de distribution de loRdi sont atteints. La quasi-totalité des lycéens et apprentis concernés seront équipés d'un ordinateur et, pour la grande majorité d'entre eux, gratuitement. loRdi, c'est un outil efficace pour réduire la fracture numérique et un gain de pouvoir d'achat pour les familles ! Par ailleurs, le succès de la labellisation « Lycée numérique » prouve que nos établissements souhaitent être partie prenante de la révolution digitale et développer des usages pédagogiques innovants à partir de loRdi. La moitié a obtenu le label dès cette rentrée. Nous allons renforcer cette dynamique en accompagnant l'implication des établissements pour atteindre d'ici 2021 l'objectif de 100% de lycées labellisés », a déclaré la présidente de région Carole Delga.

Startup Launcher Camp de l’IoT Valley : 50 h non-stop pour créer une start-up



L'IoT Valley organise vendredi 8, samedi 9 et dimanche 10 décembre 2017, la 2ème édition de son Startup Launcher Camp, autour du thème du bâtiment connecté. Ouvert aux étudiants, porteurs de projets et demandeurs d’emploi, ce rendez-vous de 50 heures non-stop a vocation à créer et fédérer des équipes pour faire émerger des pépites et de nouveaux projets IoT.

Aujourd’hui, plus de 90% des données d’un bâtiment ne sont pas exploitées, or le « Smart Building » représente le marché le plus porteur de l’Internet des Objets. Pour les équipes de l’IoT Valley, la thème du bâtiment connecté s’est imposé comme évidence pour cette nouvelle édition.
Dans le cadre du Startup Launcher Camp, les participants, tous volontaires, constitueront des équipes aux profils complémentaires pour créer des startup et développer des projets IoT en lien avec le bâtiment connecté. Les profils des candidtas recherchés ? Disigners, développeurs, électroniciens, commerciaux, et aussi des profils non techniques ...

Les projets sur lesquels les équipes plancheront durant 2j/2 et 24h/24, émaneront aussi bien des participants que de partenaires grands comptes de l’IoT Valley, en prises directes avec des problématiques.

Nombre de place limité. Inscriptions et information sur https://www.iot-valley.fr/startup-launcher-camp

Le retour de l'Intelligence Artificielle, ou le syndrome du poisson rouge ?



Par Robert Bentz, Directeur Adjoint FWA

Le poisson rouge se caractérise par une capacité mémorielle extrêmement limitée. Cela implique que « tout est nouveau pour lui ». Nous vivons cela actuellement dans l'air de l'Intelligence Artificielle que nous découvrons avec enthousiasme mais également inquiétude.
Si l'Intelligence Artificielle n'est pas un concept novateur, pourquoi autant d'interrogations, que s'est-il passé ? Très globalement « rien » de particulier, nous avons eu un enflammement des esprits dans les années 80 avec des outils, des techniques, l'association avec les sciences humaines, et des progrès dans les matériels, qui nous laissaient espérer des applications toujours plus performantes et répondant aux nouveaux besoins utilisateurs. Et puis plus rien, car trop d'espoirs déçus.
Globalement le marketing de l'IA a placé trop d'espoirs dans un ensemble de techniques, méthodes et bonnes volontés, qui n'ont pas été au rendez vous en termes de visibilité. Par exemple dans les unités de services militaires , le nucléaire et globalement les entités à forte technologie et à moyens économiques suffisants, les avancées ont été importantes, mais trop peu visibles (ou montrables).

Alors pourquoi autant d'engouement, aujourd'hui ?

Parce qu'entre temps les équipes de recherche et de développement ont continué à développer des solutions et des idées. L'ingénierie cognitive, l'analyse linguistique, la reconnaissance visuelle, les technologies et les calculateurs embarqués ont fait des progrès (énormes sur les trois décennies d'oubli de l'IA).
Des applications très visibles comme la voiture autonome, les robots assistants deviennent des réalités tangibles et accessibles.
Les constructeurs automobiles européens traditionnels ne sont pas totalement déconnectés, ils sont capables de faire presque aussi bien techniquement que les nord-américains, avec des moyens beaucoup plus modestes. Mais sans réelle envie d'abandonner la construction traditionnelle.
Et comme toujours, le sujet technologique de l'IA, suscite des convoitises ou des peurs.
IBM, qui ne croyait pas en l'IA dans les années 80, se pose aujourd'hui en leader du sujet. Xerox qui par ses recherches a largement contribué à l'évolution des technologies et en particulier de l'IA, n'est plus là, car trop occupé à gérer son virage vers le service.
Les japonais nous ont fait réellement très peur avec leurs calculateurs 5e génération dans les années 80 (MITI). Et l'on recommence avec les Chinois et AI-Maths qui a été présenté à la presse le 7 juin 2017. Peurs incontrôlées ou organisées, tout devient questions d'affolement dès que l'on pose la question d'l'IA. Un autre exemple frappant, celui de Facebook qui a été dénoncé par ses deux systèmes intelligents qui se sont mis à échanger entre eux dans un langage que nous ne comprenons pas. A bien y regarder il s'agit d'un non-événement. Les technophiles se sont bien amusés mais sans intérêt pour la science.
Reflet de la mode, notre président vient de nommer Cédric Villani (député, mathématicien et lauréat de la médaille Fields en 2010), « chargé de mission sur l'intelligence artificielle, en vue de construire une stratégie nationale ». C'est bien, mais c'est simplement dans la vague médiatique en cours. Que générera cette mission ? Je ne sais pas. Mais par expérience je ne fonde que peu d'espoir sur la mission d'une personne.
Alors oui l'Intelligence Artificielle existe depuis longtemps et progresse régulièrement. Il faut identifier les propositions, les projets intéressants, les équipes capables, élargir le cercle à l'Europe pour gagner en puissance, et donner les moyens humains et matériels pour que les projets se réalisent.
Une part seulement des projets seront des réussites totales ou partielles, mais ils peuvent donner une impulsion réelle à l'émergence (enfin) de projets réussis.
Alors analysons l'histoire et son évolution, et en organisation mature, prenons les bonnes décisions pour faire évoluer notre société. Nous sommes capables de faire mieux que les poissons rouges.

Le paiement sur Facebook Messenger arrive en France



Les services financiers sont en plreine ébullition en ce mois de novembre puisqu'après le lancement d'Orange Bank, la banque 100% numérique de l'opérateur histirique lancée le 2 novembre, Messenger, la messagerie de Facebook, va ouvrir en France un nouveau service : l'échange d'argent entre amis.

La messagerie instantanée de Facebook permet désormais de virer des euros depuis la France direcement dans le fil d'une conversation. "Sur Messenger, vous savez toujours à qui vous vous adressez puisque nous utilisons l’identité réelle des personnes. Et nous sommes allés encore plus loin pour les paiements : toutes les informations liées à la carte de crédit sont cryptées et protégées à un niveau comparable aux standards du secteur bancaire, les activités de paiements sont supervisées par notre équipe de spécialistes antifraude et, dans le cas peu probable où détecterions une activité frauduleuse sur un compte, nous aidons l’utilisateur à le sécuriser à nouveau", explique le service.

"De plus, les paiements sur Messenger s’effectuant via les cartes de crédits, votre banque peut vous aider comme c’est le cas avec tout autre achat effectué via ce moyen de paiement."

Un assistant intelligent : "M"

Enfin, comme beaucoup de services, Facebook a mis en place un assistant virtuel faisant appel à l'intelligence artificielle. Baptisé M, il suggérera des actionds enrapport avec les conversations de Messenger.

"M détectera lorsque vous parlez d’argent avec un ami et vous proposera d’utiliser Paiements dans Messenger. Il pourra également vous proposer d’envoyer des stickers, partager votre localisation, lancer un sondage, passer en mode voix ou vidéo, ou souhaiter un bon anniversaire. Bien sûr, comme toujours dans Messenger, c’est vous qui décidez et vous pouvez désactiver M", ptrécise le service.

Les ventes en ligne de produits de grande consommation dépasseront les ventes en magasin d'ici cinq ans



Le rapport de Nielsen “What's Next in E-Commerce” met en évidence les dernières tendances en matière de consommation en ligne de produits de grande consommation et souligne le renforcement de la croissance des canaux en ligne et de leur utilisation à travers le monde. D'après le rapport, tandis que les produits de grande consommation ont historiquement toujours été à la traîne par rapport aux autres secteurs tels que l'électronique ou les voyages en termes de e-commerce, cette tendance devrait changer dans les années à venir.

Les distributeurs et les fabricants apportent des solutions pour pallier à différents freins au développement du e-commerce (infrastructures, logistique d'approvisionnement et de transport jusqu'au “dernier kilomètre”, fraudes des cartes bancaires...), si bien que le e-commerce des produits de grande consommation va bénéficier d'une croissance exponentielle. Ce développement est également fortement soutenu par la demande croissante des consommateurs en attente de praticité, partout et à tout moment.

Tandis que la croissance mondiale des ventes de produits de grande consommation se situe actuellement autour de +4% par an, l'ensemble du e-commerce devrait progresser de +20% soit 2,1 milliards de dollars supplémentaires d'ici 2020.1

« Le secteur des produits de grande consommation est relativement stable à l'échelle mondiale, mais nous voyons maintenant des signes de renforcement de la croissance, tirés surtout par le e-commerce », observe Prashant Singh, Head of E-Commerce, Growth M[1]arkets, Nielsen. « La source de croissance du secteur se déplace vers le digital, il sera donc de plus en plus essentiel pour les distributeurs et les marques d'en comprendre les leviers essentiels afin de leur permettre de développer une stratégie complète et performante ».

Le rapport de Nielsen met en avant quatre facteurs-clés qui ont un impact significatif sur le développement du e-commerce dans le monde :

  • Le e-commerce se développe rapidement mais les facteurs de croissance ne sont pas les mêmes partout dans le monde. La connexion aux réseaux mobiles et l'accès à des téléphones à un prix abordable jouent un rôle clé dans l'évolution du comportement du consommateur, et dans une large mesure, l'adoption généralisée des smartphones est un premier indicateur d'un potentiel de croissance pour le e-commerce. Cependant, le développement des smartphones n'est pas suffisant pour stimuler la pénétration du commerce électronique. Des facteurs culturels et des spécificités de marché peuvent également influencer les comportements du consommateur, en ligne et hors ligne. 
  • Les moteurs et les freins sont similaires, à une exception près. Le moteur n°1 à travers la plupart des pays pour l'achat en ligne est la commodité, à l'exception des Etats-Unis où les consommateurs sont davantages motivés par les bonnes affaires. Inversement, il y a trois considérations clés lors de l'étude des obstacles au e-commerce. D'abord, le désir d'examiner et de toucher un article avant de l'acheter, de l'alimentation au prêt-à-porter. Ensuite, le manque de confiance sur la fraîcheur du produit et enfin, la qualité. Les distributeurs doivent contourner ces obstacles pour accroître la fidélité de leurs e-consommateurs. 
  • La capacité se développer sur les courses alimentaires sera la clé pour réussir dans le e-commerce. Le panier alimentaire est le Saint Graal pour les distributeurs, cependant, ces produits restent souvent absents des ventes en ligne. 
  • Courtiser le consommateur omnicanal. La commodité, le rapport qualité-prix, l'assortiment et l'expérience client sont les critères les plus déterminants dans la décision d'achat en ligne. Afin de développer une stratégie de e-commerce gagnante, les distributeurs doivent se surpasser sur chacune de ces quatre problématiques. 

« Le secteur du commerce connaît aujourd'hui un virage décisif. Déplacer l'équilibre en convertissant des paniers en magasin à forte marge vers des ventes en ligne actuellement à faible marge, nécessite courage, conviction et insight. Pour les distributeurs qui veulent prendre ce risque calculé, la récompense est là pour se faire une belle place dans les prochaines années, puisque la croissance passe de plus en plus par le digital », commente Prashant Singh.

Drive : le modèle Français

En France, sur la première moitié de l'année 2017, les catégories alimentaires ont dépassé pour la première fois les produits de grande consommation non alimentaires en termes de contribution aux ventes totales du e-commerce. Cette particularité s'explique par la préférence des consommateurs français pour le service du click & collect afin de leur permettre d'inspecter certains de leurs achats. De nombreux distributeurs se sont adaptés pour tirer parti de ce modèle, avec un nombre de points en vente qui a considérablement augmenté en France au cours des six dernières années.

« Le click & collect a joué en France le rôle de moteur de la croissance des ventes en ligne de produits alimentaires, en apportant une réponse à la problématique du dernier kilomètre et de la vérification des produits par le consommateur, tout en freinant cependant la pénétration des pure-players du e-commerce » explique Vincent Cornu, Directeur des services à la distribution chez Nielsen France.

« L'avenir du commerce digital pour les produits de grande consommation implique plusieurs défis. Tout d'abord, le drive doit attirer de nouveaux consommateurs en-dehors de la clientèle d'aujourd'hui très familiale. Pour cela, il faut travailler l'offre mais aussi proposer des points de retraits toujours plus près des lieux de vie », poursuit Vincent Cornu. En ce sens, les premières initiatives de “drive piétons” en centre-ville sont à suivre de près. « Le modèle du drive click & collect pourrait aussi s'enrichir de nouveaux services au point de retrait comme des casiers, ou encore de possibilité de commander et/ou de retirer des plats préparés par exemple. »

« Par ailleurs, les pure-players très forts sur certaines catégories (beauté, bébé, alimentation chiens et chats) manquent souvent de légitimité et de savoir-faire sur l'alimentaire. Ils devront continuer à travailler les filières d'achat locales et répondre au problème du dernier kilomètre. Pour cela, on peut envisager des accords entre pure-players et enseignes de drive pour l'installation de casiers dans les points de retrait », conclut Vincent Cornu.

Cybersécurité : Cap'Tronic publie un guide pour les PME



Produit par CAP'TRONIC et soutenu par la Direction Générale des Entreprises (DGE), l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information (ANSSI) et l'Institut de Recherche Technologique (IRT) Nanoelec, le guide « PME : Comment maîtriser la cybersécurité de vos objets et systèmes connectés » a pour objectif de présenter les bonnes pratiques à mettre en œuvre pour assurer la cybersécurité des produits et systèmes connectés. Il est accessible gratuitement en ligne.

Grâce à la collaboration et aux témoignages d'une quinzaine de structures référentes, ce guide permettra aux entreprises de structurer leur démarche « cybersécurité » en se posant les bonnes questions. Elles pourront comprendre toutes les dimensions à considérer en matière de sécurité, avoir un panorama des solutions existantes et des différents référentiels normatifs et juridiques, et enfin, s'informer sur les partenaires utiles.

Il fournit plus particulièrement les clés de la stratégie à adopter sur les questions suivantes :

  • Garantie de confidentialité : comment garantir le caractère confidentiel (voire privé) des données émanant de ces objets et transitant sur les réseaux de communication ?
  • Garantie d'authenticité : pour le récepteur des données, comment être sûr de la non modification des données depuis l'appareil émetteur ?
  • Garantie d'intégrité : comment garantir qu'un appareil reste dans une configuration contrôlée tout au long de son cycle de vie ?
  • Comment communiquer sur les garanties offertes par ces systèmes pour obtenir la confiance des clients & utilisateurs ?


Pour télécharger le guide : http://www.captronic.fr/Sortie-du-guide-Cybersecurite-des-produits-connectes-a-destination-des-PME.html

En complément de ce guide, CAP'TRONIC propose un programme de formations courtes de 2 à 3 jours, traitant de la cybersécurité des systèmes embarqués et des objets connectés, adaptées aux PME, Start-up et ETI, à Paris, Lyon/Villefontaine, Marseille/Gardanne, Toulouse, Nantes et Rennes. Programme complet : http://www.captronic.fr/+-Cybersecurite-+.html