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Souveraineté numérique : Airbus choisit le français Scaleway et montre l'exemple

Airbus

Le groupe aéronautique européen confie au fournisseur français Scaleway une partie de ses applications critiques. Ce contrat illustre la volonté d'Airbus de mieux protéger ses données industrielles, tout en conservant une stratégie multicloud.

À l’heure où la souveraineté numérique anime le débat européen, Airbus passe aux actes. Le groupe aéronautique a retenu le français Scaleway comme fournisseur de cloud souverain afin de renforcer ses capacités numériques et de compléter son portefeuille de services existant.

L’accord porte sur une infrastructure destinée à moderniser certaines applications métiers dans un environnement européen. Celui-ci devra répondre à des exigences élevées de gouvernance, de résilience, de sécurité juridique et de continuité de service. Il intégrera également des capacités adaptées aux usages de l’intelligence artificielle. Le choix intervient après un appel d’offres lancé par Airbus auprès de plusieurs fournisseurs. L’avionneur recherchait notamment une plateforme performante, interopérable et capable de s’intégrer à son environnement multicloud. La protection contre les législations extraterritoriales non européennes figurait aussi parmi les critères déterminants.

Conserver la maîtrise de ses opérations et de ses données sensibles

Scaleway doit fournir une infrastructure reposant sur des centres de données européens, des technologies ouvertes et une gouvernance permettant à Airbus de conserver la maîtrise de ses opérations et de ses données sensibles. Les applications concernées touchent des activités stratégiques : conception des aéronefs, ingénierie, production industrielle et opérations de l’entreprise. En les hébergeant dans un cloud soumis au droit européen, Airbus entend ainsi renforcer la protection de sa propriété intellectuelle et de ses données industrielles, sans compromettre la disponibilité de ses systèmes.

Ce contrat constitue un signal fort pour l’écosystème européen. Il montre qu’un fournisseur français peut répondre aux exigences d’un groupe mondial présent dans l’aéronautique, le spatial et la défense. Il ne signifie toutefois pas qu’Airbus abandonne les autres opérateurs : le groupe conserve une approche multicloud et répartira ses charges de travail selon leurs contraintes techniques, opérationnelles et réglementaires.

Le choix de Scaleway représente donc une étape concrète, mais non un modèle achevé.

Philippe Rioux

Nos données sont-elles vraiment en sécurité ? L’alerte sur le cloud américain pour les Européens

cloud

 

Un rapport du Future of Technology Institute alerte sur la vulnérabilité des États européens face aux fournisseurs cloud américains. Une dépendance que l’économiste Jean Tirole juge également préoccupante pour la démocratie.

Selon un rapport publié par le Future of Technology Institute (FOTI), plus des trois quarts des pays européens s’appuient sur des services de cloud américains pour des fonctions liées à leur sécurité nationale. Une dépendance massive qui, au-delà de l’efficacité technologique, pose désormais une question stratégique de premier ordre.

L’étude, fondée sur l’analyse de données publiques issues des ministères de la Défense, des médias et des marchés publics européens, identifie 23 pays sur 28 dont les systèmes de sécurité reposent sur des technologies américaines, notamment celles de Microsoft, Google, Amazon ou Oracle. Parmi eux, 16 présentent un risque élevé face à un potentiel « kill switch », un mécanisme qui permettrait à l’administration américaine de couper à distance l’accès à des services numériques essentiels en cas de tensions politiques.

Ce scénario, longtemps théorique, est désormais envisagé sérieusement. Le rapport intervient dans un contexte de crispation géopolitique, marqué à la fois par la guerre en Ukraine et par les incertitudes liées à la politique américaine. Le précédent ukrainien, où certains services comme des images satellites ont été suspendus après un différend politique, est cité comme un signal d’alerte tangible.

Au-delà du risque de coupure, les chercheurs pointent une dépendance juridique inquiétant. Même les offres de cloud dites « souveraines », proposées par les géants américains, ne suffisent pas à lever les inquiétudes. En vertu du Cloud Act de 2018, les autorités américaines peuvent, en effet, exiger l’accès à des données détenues par des entreprises américaines, y compris lorsqu’elles sont stockées sur des serveurs en Europe. À cela s’ajoute la possibilité de restrictions sur les mises à jour de sécurité en cas de sanctions.

Une vulnérabilité pointée par Jean Tirole

Cette vulnérabilité technique et juridique rejoint les analyses de Jean Tirole, prix Nobel d’économie, qui met en garde contre les conséquences politiques d’un tel partage de données. Dans une interview à La Dépêche mardi, il soulignait que les citoyens européens confient déjà des informations sensibles – santé, opinions, relations personnelles – à des plateformes étrangères. L’accès potentiel à ces données par les autorités américaines pourrait, selon lui, fragiliser les démocraties européennes, en ouvrant la voie à des usages de manipulation ou de pression politique.

Face à ces risques, certains États tentent de développer des alternatives nationales ou européennes. La France met en avant sa stratégie de souveraineté, intégrant des investissements dans les infrastructures numériques, l’espace et les technologies émergentes comme le quantique. Mais la transition reste lente, tant l’écosystème technologique américain domine le marché mondial.

L’enjeu dépasse donc la seule question industrielle. Il s’agit d’un arbitrage entre performance technologique immédiate et autonomie stratégique à long terme. À mesure que les tensions internationales s’intensifient, cette dépendance pourrait se transformer en levier de pression, voire en faille critique pour la sécurité et la stabilité politique du continent.

Sauvegarder, c’est gouverner : la donnée au cœur de la résilience numérique

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Par Thierry Loubes, Head of Business Line Cloud France

Le 31 mars 2026, la Journée mondiale de la sauvegarde rappelle que la protection des données est devenue un enjeu stratégique et réglementaire.


La transformation numérique des organisations s’accompagne d’une croissance continue des volumes de données et d’une dépendance accrue aux systèmes d’information. Dans le même temps, les cyberattaques se multiplient et ciblent fréquemment les données elles-mêmes. Dans ce contexte, la sauvegarde ne peut plus être considérée comme une opération purement technique. Elle constitue un élément central de la résilience numérique.

La Journée mondiale de la sauvegarde des données informatiques, célébrée chaque 31 mars, offre l’occasion de replacer ce sujet au niveau stratégique. D’autant plus que les entreprises évoluent désormais dans un cadre réglementaire européen renforcé, notamment avec NIS2 et DORA.

Une externalisation croissante vers le cloud

De nombreuses organisations font aujourd’hui le choix d’externaliser tout ou partie de leurs sauvegardes dans le cloud. Cette approche permet de bénéficier d’infrastructures mutualisées, d’une capacité de stockage évolutive et d’une accessibilité élargie.

Elle répond également à un objectif de continuité d’activité : disposer de copies externalisées limite les risques liés à un incident local, qu’il soit technique, humain ou malveillant.

Cependant, le recours au cloud ne supprime pas la responsabilité de l’entreprise. La définition des politiques de sauvegarde, la gestion des accès, la fréquence des copies et les tests de restauration restent de la responsabilité de l’organisation. L’externalisation doit donc s’inscrire dans une stratégie maîtrisée et documentée.

Un cadre réglementaire structurant avec NIS2 et DORA

La directive NIS2 (Network and Information Security Directive 2) renforce les obligations des entités essentielles et importantes en matière de gestion des risques de cybersécurité et de continuité des activités. Elle impose notamment la mise en place de mesures techniques et organisationnelles adaptées pour protéger les systèmes d’information. La capacité à restaurer les données après un incident fait partie des attentes en matière de résilience.

Le règlement DORA (Digital Operational Resilience Act), applicable au secteur financier, vise à garantir la résilience opérationnelle numérique des acteurs concernés. Il encadre la gestion des risques liés aux technologies de l’information et de la communication, impose des tests réguliers et renforce la supervision des prestataires tiers, y compris les fournisseurs de services cloud. Dans les deux cas, la sauvegarde n’est plus un simple choix technique : elle s’inscrit dans un cadre de conformité formalisé et contrôlable.

Une articulation entre performance, sécurité et disponibilité

La sauvegarde participe directement à trois enjeux majeurs des systèmes d’information : la performance, la sécurité et la disponibilité. Une stratégie adaptée permet de réduire les temps d’interruption en cas d’incident, de limiter l’impact opérationnel et de préserver l’intégrité des données. Elle soutient également les démarches d’audit et de gouvernance en apportant des preuves tangibles des dispositifs mis en place. Dans un environnement où la donnée est un actif stratégique, sa protection conditionne la continité des activités et la confiance des parties prenantes.

Une gouvernance à structurer dans la durée

La Journée mondiale de la sauvegarde ne doit pas être perçue comme un simple rappel ponctuel. Elle constitue un point d’étape utile pour interroger la maturité réelle des dispositifs en place et leur adéquation avec les risques actuels. Structurer une gouvernance de la sauvegarde suppose d’inscrire le sujet dans le temps long. Cartographier les données critiques, identifier les systèmes prioritaires, formaliser des politiques claires (fréquence, périmètre, durée de conservation), tester régulièrement les procédures de restauration et documenter les responsabilités sont des étapes essentielles pour répondre aux exigences actuelles. Cette démarche implique également un alignement entre les équipes IT, les responsables sécurité et la direction. La sauvegarde ne peut être efficace que si elle est pilotée, suivie et réévaluée régulièrement, au même titre que les autres dispositifs de gestion des risques.

La sauvegarde n’est plus un simple sujet technique. Elle est devenue un indicateur de maturité et de responsabilité. À l’ère du cloud et de NIS2 et DORA, structurer une stratégie de sauvegarde robuste, testée et documentée relève pleinement de la gouvernance.

Cloud, IA et autonomie stratégique : l’Arcep en première ligne pour une régulation européenne proactive

Commission

En matière de cloud et d'intelligence artificielle (IA), la régulation n’est pas un frein : tel est le message que Laure de La Raudière, présidente de l’Arcep, le gendarme français des Télécoms, est allée porter fin juin à Bruxelles devant les parlementaires européens. Alors que la Commission mène une consultation publique sur l’avenir des politiques en matière de cloud et d’IA, le régulateur français des télécoms défend l'idée de doter l’Europe d’un cadre économique pro-investissement, stable et ambitieux, au service de sa souveraineté technologique.

Forte de son expérience dans le secteur des télécoms — où la régulation a permis à la France de devenir le premier pays européen en matière d’abonnements très haut débit —, l’Arcep plaide pour une approche transposable aux infrastructures numériques du futur. Car l’enjeu dépasse de loin le simple déploiement de serveurs ou d’algorithmes car il s’agit d’assurer l’autonomie stratégique de l’Union européenne dans un contexte de dépendance persistante aux géants américains du cloud et de l’IA.

Réguler pour investir : l’exemple des télécoms comme matrice

Le raisonnement de l’Arcep s’appuie sur le constat éprouvé qu'un cadre réglementaire clair et prévisible permet de mobiliser des capitaux de long terme. En France, le co-investissement dans la fibre optique ou les mécanismes d’obligations d’accès ont ainsi permis un déploiement massif, sur l’ensemble du territoire. À l’échelle européenne, ces outils ont généré chaque année quelque 50 milliards d’euros d’investissement dans les télécoms.

Appliquée au cloud et à l’IA, cette philosophie suppose plusieurs évolutions comme un suivi précis des investissements, une transparence sur l’accès aux infrastructures critiques, une ouverture aux acteurs émergents. Autrement dit il s'agit d'éviter que les « gatekeepers » du numérique ne verrouillent les marchés, en imposant leur modèle intégré, fermé et hégémonique.

La régulation doit donc s’exercer en amont pour empêcher l’émergence de monopoles de fait. L’Arcep appelle ainsi à une application rapide et agile des nouveaux instruments européens, comme le Data Act et le Digital Markets Act, afin de prévenir les effets de verrouillage, faciliter la portabilité des données et garantir un accès équitable aux ressources (calcul, énergie, licences, API…).

Ouverture, interopérabilité, souveraineté

L’accélération des modèles d’IA générative, et en particulier des systèmes dits “agentiques”, renforce l’urgence d’une intervention coordonnée. Sans portabilité des modèles, sans interopérabilité des services cloud, sans documentation publique des API, les acteurs européens risquent d’être réduits à de simples sous-traitants technologiques.

En ce sens, l’Arcep voit dans les « communs numériques » une alternative crédible aux solutions dominantes : des infrastructures ouvertes, résilientes, soutenues par la puissance publique, au service d’un écosystème diversifié. Ces communs, conjugués à des exigences d’accès “FRAND” (fair, reasonable and non discriminatory), permettraient de rééquilibrer les forces au sein de chaînes de valeur de plus en plus concentrées.

C’est là que la régulation prend une dimension géopolitique. Car l’autonomie stratégique de l’Europe ne se décrète pas mais se construit par des choix économiques, juridiques et industriels cohérents. Doter l’UE d’un cadre économique clair pour le cloud et l’IA, c’est lui donner les moyens de peser dans le concert des puissances technologiques.

Durabilité numérique : un impératif compétitif

Mais l’Arcep ne s’arrête pas là et dans sa contribution, elle insiste également sur l’enjeu environnemental, souvent relégué au second plan. Or les infrastructures numériques sont énergivores. En France, 10 % de l’électricité est ainsi déjà consommée par le numérique, et les émissions des datacenters progressent de 10 % par an.

Pour y répondre, l’Autorité promeut une approche d’écoconception des services numériques, fondée sur un référentiel qu’elle a elle-même développé. Celui-ci encourage l’usage de standards ouverts, la sobriété des interfaces (limitation du scroll infini, encodage optimisé) et la lutte contre l’obsolescence logicielle. L’objectif est de faire de la soutenabilité un levier de compétitivité et non un handicap réglementaire.

Elle appelle à harmoniser à l’échelle européenne les outils de mesure des impacts environnementaux du numérique (eau, énergie, matières premières), afin d’intégrer ces paramètres dans les politiques de déploiement — notamment pour les datacenters, dont l’empreinte carbone dépend directement du mix énergétique local.

Vers une gouvernance mondiale de l’IA : la France à l’initiative

Cette ambition régulatrice, l’Arcep l’inscrit dans une dynamique plus large portée par la diplomatie française. En juin 2023, à l’issue du Sommet pour un nouveau pacte financier mondial, Emmanuel Macron annonçait une initiative conjointe avec l’Inde pour instaurer une gouvernance mondiale de l’intelligence artificielle. Avec pour objectif de définir des standards éthiques, environnementaux et industriels partagés dans un monde technologique de plus en plus polarisé.

Cette démarche a abouti à la création de l’AI Global Partnership, un forum multilatéral réunissant États, chercheurs et entreprises, où la France défend une vision humaniste et ouverte de l’IA, à rebours des logiques extractivistes ou sécuritaires qui prévalent ailleurs.

Dans ce contexte, la contribution de l’Arcep s’inscrit pleinement dans une stratégie de projection normative européenne. Elle participe de ce que certains appellent déjà une « diplomatie de la régulation », dans laquelle l’Europe, faute d’être un géant technologique, entend devenir une puissance normative — capable d’imposer ses règles, non ses machines. À condition que l'Europe tienne bon sur ces appuis ; les récentes rumeurs d'un accord douanier avec les Etats-Unis qui se ferait au détriment des législations régulatrices européennes a de quoi inquiéter. 

En 2025, le Cloud sera la fondation de toute innovation

 

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Par par David Chassan, Directeur de la Stratégie de 3DS OUTSCALE

Le Cloud est plus que jamais le socle technologique de référence qui dessine le futur : natif, multiple et responsable. Une projection nécessaire pour tout dirigeant ou décideur IT qui bâtit l'avenir de son organisation dans un environnement incertain, exigeant agilité et sécurité.

Le mouvement est lancé

En 2021, l'effervescence autour du Cloud a gagné la sphère politique française, avec des initiatives comme la doctrine du Cloud au Centre, portée par la Ministre de la Transformation et de la Fonction publiques, Amélie de Montchalin, mais aussi par la stratégie d'accélération Cloud présentée par le Secrétaire d'État chargé de la Transition numérique et des Communications électroniques, Cédric O, en novembre 2021. Toutes deux engagent une forme de soutien officiel aux acteurs du secteur, en encourageant les organismes publics à se saisir du potentiel du Cloud, afin de développer une nouvelle génération de services numériques performante et de confiance, développée par des acteurs français et européens.

La grande majorité des DSI déclarent aujourd'hui avoir atteint les priorités que leur avait fixées leur direction générale dans le Cloud1. Cette technologie a donc tenu ses promesses, mais ne compte pas pour autant s'arrêter en si bon chemin. Demain, partout dans le monde, les dirigeants donneront à leur décideur IT de nouveaux objectifs autour cette fois de l'expérience immersive des utilisateurs, de meilleures connaissances des modèles commerciaux et des usages, favorisant alors l'innovation et la croissance. Le Cloud devient alors le facilitateur en tant que socle technologique.

Le Cloud sera plébiscité et omniprésent pour de nouvelles formes d'applications

En 2025, le Cloud ne sera plus en compétition avec le Legacy car les projets se déploieront nativement dans le Cloud pour une grande majorité des organisations. On le constate déjà et ce mouvement va clairement s'accélérer dans les prochaines années. Ainsi, le Cloud ne sera plus une technologie à adopter, mais parfaitement intégrée. Les futurs business models que les entreprises développeront seront basés sur le Cloud. Cette technologie deviendra, dès lors, le moteur de l'innovation commerciale et organisationnelle, et non plus seulement celui de la transformation digitale.

En ce qui concerne le développement des applications, les méthodes agiles et DevOps seront toujours la norme en remettant en question toute nouvelle solution monolithique. La tendance amorcée du “low code” se poursuivra certainement vers de l'assemblage et de l'intégration de composants, plutôt qu'à du développement d'applications ex-nihilo. Cela laisse entrevoir de nouvelles formes de marketplaces, bien différentes de celles connues à présent. Les utilisateurs et décideurs pourront assembler des composants interconnectables entre eux tout en maîtrisant la localisation de leur exécution.

Vers l'avènement du Cloud distribué et du multicloud maîtrisé par de nouvelles organisations

Dans quelques années, 50 % des charges de travail seront exécutées sur le Cloud, que ce soit dans le cloud public, sur site ou à la périphérie (soit environ 2 fois plus qu'en 2020). Ces modèles d'usage ont déjà fait leurs preuves en matière d'innovation à l'échelle et de rapidité. Les fournisseurs de services Cloud ont créé des écosystèmes en proposant des solutions sur toute la chaîne de valeur. Et nous pouvons nous attendre à ce qu'ils étendent leur architecture centralisée à ce jour en proposant des solutions de Cloud distribué.

En adoptant une stratégie de cloud distribué, les décideurs informatiques remédient aux lacunes du cloud privé et s'alignent sur les besoins et exigences de gouvernance.

Également, le multicloud deviendra intentionnel et non plus utilisé par opportunité ou contrainte. Cette stratégie sera construite dans le cadre d'une réelle stratégie de la part des organisations en recherchant des services Cloud permettant l'interopérabilité entre leurs services tout en répondant à aux conformités et réglementations locales par des Cloud régionaux.


Enfin, l'organisation même des directions informatiques se verra désilotée. Le mouvement DevOps qui s'installe progressivement dans les entreprises illustre déjà cette tendance. Dans ce cadre, de nouveaux types d'équipes vont se mettre en place : celles dites « plate-forme » seront dévolues aux technologies mises en œuvre, de type Kubernetes ; d'autres, dites « de fusion », seront multidisciplinaires, engageant des experts business et techniques, qui deviendront les nouveaux interlocuteurs des acteurs du Cloud.


Le Cloud comme facilitateur de l'éco-responsabilité


Les régulateurs, comme l'ARCEP, tout comme les clients ou encore plus largement les employés et les investisseurs exigeront des engagements forts en matière de durabilité auprès des entreprises et organisations publiques. Même si le Cloud est par définition plus éco-responsable que les centres de données privés ou l'usage de serveurs internes, il ne s'agira pas d'avoir des messages pour un effet "greenwashing".


2025 marquera une étape majeure vers une neutralité carbone comme le soulignent les engagements pris par les centres de données, opérateurs et associations professionnelles, signataires du Climate Neutral Data Centre Pact2 en faveur du Green Deal européen.


Tout comme la sécurité, le développement durable est une démarche partagée par l'ensemble des acteurs de la chaîne de valeur. L'engagement sera commun à la fois de la part du fournisseur de services, et à la fois par le client dans l'usage du Cloud. Le Cloud apparaît alors comme le levier technologique facilitant les engagements durables.


 


En 2025, le Cloud constituera le fondement de l'innovation et de la croissance des entreprises car il démocratisera les capacités informatiques et les technologies de nouvelle génération. Les organisations bénéficieront d'un riche écosystème d'outils et de solutions interconnectables. Les décideurs auront la possibilité de différencier leurs services et d'élaborer et de valoriser de nouveaux modèles économiques. Le Cloud sera la pièce maîtresse des nouvelles expériences numériques responsables.


 


1: Source “Gartner 2020 Cloud End User Behavior study”


2: https://www.climateneutraldatacentre.net/


Après l'Aukus, l'annonce du partenariat entre Thalès et Google : un positionnement incompréhensible et antinomique

 

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Par Constantin Pavléas avocat pratiquant le droit des nouvelles technologies, fondateur et dirigeant du cabinet Pavléas Avocats et Professeur et coordinateur du programme Droit du Numérique & Propriété intellectuelle à l’école des Hautes Études Appliquées du Droit (HEAD)

Le partenariat entre Google et Thalès pour offrir un cloud « souverain », reposant sur la technologie Google Cloud Platform, suscite à nouveau le débat sur la souveraineté numérique européenne. Au lieu de nous appuyer systématiquement sur les GAFAM, faisons confiance aux technologies européennes !

Le partenariat entre Thalès, l’un des fleurons de la Défense française, et le géant américain Google, a été adoubé par le gouvernement français dans un récent communiqué. Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances s’est félicité que la France soit en mesure « d’imposer des conditions strictes aux géants de numérique ». Mais comment peut-elle être le faire si elle ne s’affirme pas comme puissance technologique ? Et comment surmonter l’antinomie entre le caractère souverain d’une technologie critique et son origine non européenne ?

Cette annonce est d’autant plus incompréhensible car elle survient après le camouflet commercial et politique infligé à la France dans l’affaire des sous-marins australiens et du pacte militaire « Aukus » scellé entre les États-Unis, le Royaume-Uni et l’Australie. La France avait exprimé à juste titre sa colère. 

C’est également à juste titre que huit entreprises françaises innovantes ont réagi à l’annonce de ce partenariat ouvrant selon elles la porte de l’administration française aux GAFAM. Ces entreprises ont décidé de créer un collectif visant à proposer des solutions cloud souveraines. 

Que ce soit pour le Health Data Hub, plateforme française des données de santé encore hébergée par une technologie américaine, ou la création d’un nuage informatique souverain, basée à nouveau sur une technologie américaine, le message est malheureusement le même. Nous ne faisons pas suffisamment confiance dans la technologie européenne. 

Or, l’Europe a un fort potentiel, en témoigne le projet de Facebook d’embaucher 10.000 personnes d’ici 2026 dans l’UE pour travailler sur le « métavers », monde parallèle numérique en développement. Le fondateur et patron de Facebook a indiqué que « cet investissement est un vote de confiance dans la force de l’industrie technologique européenne et le potentiel des talents technologiques européens ».

L’Europe a les moyens mais manque de véritable volonté politique. Le monde à venir s’annonce de plus en plus bipolaire. La Chine s’impose actuellement comme seule concurrente des États-Unis en matière numérique. L’Europe doit s’affirmer si elle ne veut pas se retrouver plus dépendante encore des grandes puissances. 


Cybersécurité : comment lutter contre le fléau des ransomware

 

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Par WasabI, spécialiste du cloud

La crise mondiale qui a émergé suite à la pandémie de COVID-19 a impacté tous les secteurs de nos sociétés. Durant cette période, la digitalisation a permis à des secteurs entiers d'assurer la continuité de leur activité quand d'autres ont dû s'arreter du jour au lendemain.Si le numérique apparaît plus que jamais comme incontournable, tant pour le secteur privé que public, il soulève également de nombreuses questions autour de la sécurité, notament à l'heure où les données représentent une valeur inestimables pour les entreprises. Pami elle, les attaques de type ransomware. 

Wasabi, fournisseur de solution hot cloud storage, explique comment et pourquoi il est indispensable de se protéger contre ces attaques. 

L'une des plus grandes menaces de cybersécurité à laquelle sont confrontées les entreprises est le phénomène des ransomware. Il fait des ravages dans les systèmes informatiques et peut coûter des millions aux organisations pour réparer les dégâts. La forme la plus courante est la "crypto-ransomware". Celle-ci consiste à crypter des fichiers de valeur ou le contenu d'un disque entier afin d'empêcher les utilisateurs d'y accéder. Si ces données n'ont pas été sauvegardées quelque part, ou si la sauvegarde est également cryptée, l'organisation ou la personne victime se voit dans l'obligation de payer le cybercriminel, au risque de faire face à la perte de ses données.

 L'impact que représente la perte de données pour une entreprise peut être catastrophique et dans certains cas, mener à l'arrêt total de l'activité. Les conséquences des temps d'arrêt pour les entreprises victimes d'une attaque ransomware sont généralement d'ordre financier, en raison de la perte de revenus ou des temps d'inactivité des employés. En plus de les rendre inaccessibles, ces attaques peuvent également donner lieu à la divulgation des données confidentielles d'une entreprise. Mais lorsque l'attaque vise des services gouvernementaux, médicaux ou d'urgence, il ne s'agit plus seulement de coûts financiers mais de la sécurité, de la protection et de la santé des personnes qui dépendent de ces organismes.

Comment prévenir une attaque ransomware ?

Cela peut paraitre simpliste mais le meilleur moyen d'éviter de payer une rançon est de restaurer les données affectées par une cyber attaque, à partir de sauvegardes. Encore faut-il que cela soit possible. Les données sauvegardées ne sont pas à l'abri, elles aussi, d'une attaque ransomware. Cependant, un programme de conservation diligente comprenant plusieurs versions, différents points de récupération (annuel, mensuel, hebdomadaire, quotidien) et une séparation géographique entre les copies de sauvegarde, contribuent largement à réduire l'impact des attaques.

Bien entendu, le meilleur pare-feu consiste à empêcher les cybercriminels d'accéder au réseau et à surveiller les activités suspectes via des logiciels de surveillance et des systèmes de détection d'intrusions.

 Une règle empirique commune pour la sauvegarde des données est connue sous le nom de « règle 3-2-1 ». Celle-ci consiste à conserver trois copies de ses données, deux sur des supports différents et une hors site. L'option hors site est logique car la délocalisation, aussi appelée « air gapping », d'une des copies de sauvegarde, permet de mieux se prémunir contre une attaque. Malheureusement, le "air gapping" consiste généralement à conserver une copie "hors ligne" et à la mettre hors tension quelque part. Cela limite l'accès à la copie de sauvegarde et, dans certains cas, il peut falloir des jours pour la localiser et la remettre en ligne. C'est ici que le stockage cloud rentre en jeu.

Le stockage cloud permet d'accéder aux données hors site en quelques millisecondes. Cette solution, moins coûteuse que le stockage sur site, donne un accès quasi instantané aux données et ajoute un niveau de protection supplémentaire, en délocalisant la sauvegarde. C'est notamment pour cela que de nombreuses entreprises utilisent désormais le stockage cloud dans le cadre de leur stratégie de sauvegarde 3-2-1.

Dans le cas d'une attaque ransomware la meilleure défense reste encore l'attaque. Il existe aujourd'hui toute une série de produits anti logiciels malveillants et de décryptage pour protéger son système. Pourtant, l'un des moyens les plus simples de sécuriser ses données consiste à effectuer des sauvegardes régulières, idéalement en conservant au moins une copie de sauvegarde hors site. À ce titre, le cloud ne doit pas seulement être perçu par les entreprises comme une solution de stockage, mais comme un élément essentiel de leur stratégie de cybersécurité. 

 

Sortie de crise : la réinvention passe par le cloud

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Par Laurent Dechaux, CEO France et EVP Sage Europe du Sud


Après l’arrêt brutal que nous avons connu en mars, la reprise progressive de l’activité, même fragile, inégale et étalée dans le temps, nous invite autant à l’optimisme raisonnable qu’à la vigilance. Ce qui est en jeu aujourd’hui va bien au-delà d’un simple retour de la croissance : alors que le monde économique vient de subir le choc le plus rude depuis la Seconde Guerre mondiale, il s’agit de la survie pure et simple des entreprises et des structures socio-économiques sur lesquelles elles reposent.

Les défis sont immenses. Dépasser les risques qui pèsent sur nos business passera par des “transformations radicales”, pour reprendre un mot qui fait florès aussi bien dans les entreprises qu’au plus haut de l’État, en passant par les ONG et les syndicats ! Des révolutions dont nous mesurons à peine la portée et l’importance aujourd’hui.

Si nous évoluons dans un contexte où les incertitudes sont nombreuses, un premier constat s’impose : le Cloud est un atout majeur au service de la performance et de la résistance des entreprises. C’est une réalité qui devient d’autant plus flagrante dans l’urgence de la crise. Pour ne citer que deux chiffres : le Cloud améliore de 20 % la productivité d’une entreprise, comme le montre une étude publiée avant la crise par la London School of Economics. L’un des directeurs associés du Boston Consulting Group rapporte pour sa part avoir observé que la migration dans le Cloud est susceptible de réduire les coûts opérationnels de 15 à 40 %, une économie critique en cette période.


Le Cloud, accélérateur d’inspiration stratégique


Ce constat se double d’une conviction profonde : certes, le Cloud est depuis 15 ans un atout au service de la performance de l’entreprise…mais il est aussi et il sera chaque jour davantage, via le business modèle du Saas qu’il induit, un puissant levier d’auto-disruption.

Par auto-disruption, il faut comprendre la capacité à « concevoir soi-même la fin ou la fragilité de son propre modèle, quand bien même celui-ci serait encore parfaitement rentable et générateur de cash pour l'entreprise. Et d'agir en conséquence », comme le résume Sergine Dupuy présidente de Redpill et administratrice de l’Observatoire de l’ubérisation.

Pour le dire autrement, le Cloud n’est pas seulement un outil, c’est aussi et d’abord un catalyseur d’innovation, un inspirateur de nouveaux process, d’une nouvelle culture du management, d’une nouvelle vision, même. C’est un actif stratégique pour l’entreprise, dans un contexte où chaque jour des certitudes se trouvent remises en cause.

Le Cloud est transformatif, parce qu’il rend possible l’adoption d’une organisation plus « lean » et plus agile. Le Cloud est le gage d’une flexibilité accrue, avec à la clé l’accélération du time-to-market. Le Cloud casse les silos, distribue l’intelligence, facilite l’adoption d’un rythme d’innovation élevé. Il accélère aussi le passage à l’échelle, nombre de startups « digital native » montrent l’exemple : le Cloud, parce qu’il offre la possibilité de distribuer des outils sans frontière de système ou de géographie et d’adapter très rapidement la capacité de charge des services proposés, offre l’opportunité de conquérir ou reconquérir des marchés très larges, facilite l’interconnexion avec ses filiales. On dit souvent qu’une équipe de 10 personnes “dans le Cloud” peut proposer ses services dans 50 pays.


Les entreprises les plus performantes, celles qui réussissent le mieux à saisir les opportunités de leurs marchés, aussi changeants soient-ils, sont déjà celles qui placent le Cloud au cœur de leur stratégie. Cette tendance ne peut que s’accélérer aujourd’hui.

Le Cloud est une technologie, pas une stratégie

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Expertise proposée par Dan Kuenzig, Vice President of Global Strategy chez Kofax

Dans presque toutes les grandes conférences IT, une personne investit la scène pour parler de l'accélération du rythme des changements technologiques. Probablement l'orateur principal qui donne plusieurs exemples pour aider l'auditoire à saisir la puissance du changement exponentiel que nous vivons aujourd'hui et que nous continuerons de vivre dans l'avenir. Les évangélistes de l'industrie ne sont pas contre le fait que l'on continue de s'acharner sur ce point très important. Et ils ont raison car certains dirigeants ne semblent toujours pas avoir une vision de l'avenir en temps quasi réel. Toutes les industries seront disruptées et ce qui a fonctionné pour les organisations hier ou aujourd'hui ne fonctionnera pobablement pas dans l'avenir. L'intelligence artificielle, le cloud, l'expérience client fluide, le Big Data, la blockchain, l'IoT, la 5G et bientôt l'informatique quantique seront à l'origine d'immenses disruptions.

Cloud: le risque des stratégies anciennes


Dans un grand nombre d'ouvrages qui dévoilent les stratégies permettant de suivre le rythme accéléré du changement et de l'innovation, le cloud reste l'un des principaux moyens pour rester dans la course. Les leaders du secteur et leurs clients vantent souvent les avantages du cloud: la réduction du délai de rentabilisation, l'adoption plus rapide des logiciels et des ressources à la demande, l'agilité accrue, l'écosystème/la tarification facilitant une meilleure innovation, la réduction des coûts, etc.... Ces affirmations ne sont pas fausses, bien au contraire. Toutefois, si les dirigeants s'attendent à des changements, comment se fait-il que certains d'entre eux sont restés bloqués dans l'époque de mainframe?

Plusieurs analystes ont récemment fait remarquer qu'il y a un virage vers le SaaS et le cloud public. En effet, chez les plus grands fournisseurs de cloud, le choix de déploiment se limite à une offre dans le cloud. C'est logique à partir d'un niveau macro-économique: le SaaS/cloud public offre généralement le délai de valorisation le plus court pour les offres de cloud computing afin d'aider à suivre le rythme accéléré de l'évolution. En outre, d'autres analystes ont constaté que la possibilité d'arrêter un contrat cloud justifie son achat. Mais les dirigeants ne tomberont-ils pas dans le piège en croyant qu'il n'y a que deux choix, la vitesse ou l'agilité?

Devenir agile pour rester dans la course


À son apogée, le Blackberry détenait plus de 50% du marché américain et 20% du marché mondial des Smartphones; aujourd'hui, il en détient moins de 0,1%. Selon une récente étude, environ 50% de l'indice S&P 500 disparaîtra au cours des 10 prochaines années si le taux de désabonnement prévu par Innosight se confirme. Même des licornes comme Uber, WeWork et d'autres qui, l'année dernière encore, pensaient qu'elles allaient poursuivre leur ascension fulgurante, montrent maintenant des failles dans leurs modèles financiers. Certaines parmi les plus grandes entrerprises innovantes commencent aussi à montrer leurs craintes face à des mouvements comme le web 3.0 et le retentissement des abus en matière de confidentialité. Les dirigeants d'aujourd'hui deviendront rapidement les retardataires de demain. Quelques exemples du passé en témoignent, et cela ne se produira qu'à un rythme effréné dans l'avenir.

Vers une maturité des stratégies du Cloud


Il y a cependant d'autres tendances qui montrent que les responsables informatiques avertis comprennent qu'il n'y a pas que deux possibilités. Par exemple, la montée en puissance de la conteneurisation des dockers qui permet aux entreprises d'internaliser les dépendances de déploiement et de porter leurs applications de manière plus fluide à travers le cloud. Une portabilité qui peut fournir une agilité et un effet de levier dans les négociations avec les fournisseurs de cloud computing à l'avenir.

Les entreprises continuent de choisir des fournisseurs qui offrent des choix de déploiement avec la même base de code, ce qui permet aux entreprises de passer plus facilement d'une option de déploiement à l'autre (c'est-à-dire on premise, cloud privé avec des outils modernes de conteneurisation comme Docker et Kubernetes, de véritables offres PaaS/SaaaS, et externalisation des processus métier). On voit également des entreprises à la recherche de capacités de plate-forme pour résoudre les problèmes actuels et futurs avec des offres de cloud computing matures dont les fonctionnalités évoluent avec leurs activités. Comme les entreprises cherchent à imposer le changement plutôt que de l'appliquer, elles devraient tenir compte des impacts à court et à long terme de leurs stratégies de cloud computing.

Ce que votre direction ignore sur le cloud

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Par Thomas Leconte, Directeur technique chez MTI France

On ne présente plus le cloud, ses aspects techniques, son modèle économique et les avantages que les entreprises y voient, en matière de scalabilité par exemple. Son succès ne se dément pas et désormais, même les systèmes les plus critiques y sont installés. Dans les faits, le choix est plus complexe qu'il n'y paraît et il n'existe pas de formule toute faite pour chaque entreprise.

La direction est souvent convaincue que le cloud, notamment public, est incontournable pour le système d'information de leur organisation, de par un accès illimité à des ressources ou des prix adaptés à l'usage... d'où une pression sur la DSI de faire basculer une partie ou la totalité du système d'information dans le Cloud public, tout en respectant de nombreuses contraintes.

Infrastructure IT : le choix du roi

Mais le Cloud, s'il est aujourd'hui essentiel dans la transformation IT d'une entreprise, promettant flexibilité et prix attractifs, ne peut à lui seul répondre à tous les enjeux de la DSI. Pour faire un choix avisé entre Cloud public, infrastructure traditionnelle ou hébergée, les responsables informatiques doivent tenir compte de plusieurs facteurs. Ils doivent notamment prendre en considération les spécificités de chaque workload et de chaque typologie de données traitées dans l'organisation, afin de concevoir le système le plus judicieux, tant sur le plan technique, que financier ou de la sécurité.

Chaque solution d'infrastructure possède en effet sa valeur ajoutée, en contrepartie d'une certaine inadaptation à certains cas d'usages spécifiques. De même, le cloud public ne convient pas à tous les environnements et son coût peut - contre toute attente - rapidement dépasser le budget initialement prévu et même largement dépasser le coût d'une infrastructure on premise. Le prix à l'usage peut paraître attractif dans un cloud public sur une courte durée, mais il est toujours plus élevé sur une période de 3 à 5 ans. C'est particulièrement le cas pour les prix du stockage : le prix du teraoctet stocké est prévisible, mais le nombre d'opérations de lecture, suppression ou déplacement peut faire varier la facture.

L'infrastructure traditionnelle, quant à elle, offre une grande souplesse dans les solutions utilisées par les métiers. Pour autant, cela ne répond pas aux attentes des utilisateurs en termes d'agilité : ces derniers souhaitent en effet davantage avoir accès à des offres packagées pour simplifier et accélérer leurs cycles de décision ainsi que le "time-to-market" de l'entreprise. Le sur-mesure, souvent perçu comme une force, devient alors une faiblesse par l'absence de standardisation. Côté budget, ce modèle implique une capacité prévisionnelle des ressources qui seront consommées dans les années à venir.

Enfin, les services hébergés, s'ils permettent d'accéder à des solutions avancées comme PCI-DSS ou HADS sans en acquérir les compétences, ne sont pas généralisables à l'ensemble de l'IT au risque de pénaliser fortement le budget.

Une Iaas sur-mesure, la maîtrise en plus

Pour les DSI, difficile donc d'opérer un choix franc tant chaque formule répond à des besoins et des contraintes spécifiques des entreprises. De la même façon, les avantages proposés par chaque typologie d'infrastructure sont nombreux et capillaires.

Une Infrastructure-as-a-Service on premise, mixant judicieusement les avantages de toutes les formules selon le principe du multi-cloud (ou cloud hybride), constitue aujourd'hui la meilleure solution. Une condition cependant : être en mesure d'inventorier et de qualifier précisément ses workloads, et de savoir identifier clairement les atouts et faiblesse de chaque approche, afin de déterminer les types d'infrastructures les plus appropriés à chaque usage.

Concrètement adaptée à la structure de l'organisation, l'IaaS on premise conserve les avantages propres au cloud public, (notamment le paiement à l'usage), tout en y ajoutant ceux de l'infrastructure on premise : une meilleure prédictibilité des coûts et des performances, mais également une maîtrise de la disponibilité et de la sécurité des données. Cela tout en permettant de choisir le bon support pour le bon workload.

Construire une véritable solution d'IaaS on premise implique une transformation profonde de l'IT et donc une maîtrise complète des environnements et des workloads de l'entreprise. Comme tout projet de transformation, pour que ce nouveau modèle soit couronné de succès, mieux vaut ne pas s'engager « à tâtons » et s'appuyer sur une expertise franche en matière d'infrastructure informatique, gage d'une transformation IT réussie !

5 étapes pour rationaliser la protection des données multi-cloud


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Avis d 'expert par Commvault

Les environnements multi-cloud peuvent favoriser l'agilité, mais seulement si la gestion et la protection des données font partie d’une même stratégie. Il s'agit d'une question cruciale pour de nombreuses organisations.

Aujourd'hui, la majorité des clients du Cloud en utilisent plus d'un et leur nombre pourrait augmenter encore plus dans les années à venir. Comment une structure informatique, même la plus agile, peut-elle faire face aux différents SLAs et politiques de protection des données et faire en sorte que son organisation puisse utiliser les données stockées dans ces clouds ?

Commvault a listé les 5 étapes clés pour rationaliser le processus de gestion des données multi-cloud.


  1. Consolider les outils.  Si l'entreprise utilise plusieurs produits pour gérer la sauvegarde, la restauration, la découverte et la reprise d'activités, il n'est pas possible d'avoir une structure informatique agile. Une plate-forme unique de gestion des données rationalise le traitement, la gestion et l'utilisation des données dans les différents clouds et les infrastructures sur site.
  2. Appliquer une vision unique pour les données. Avec un seul tableau de bord pour gérer les cycles de vie des données, les équipes informatiques peuvent être rapides, efficaces et peuvent respecter les SLAs, y compris à une grande échelle.
  3. Automatiser. Un produit de protection des données qui offre des options d'automatisation, d'orchestration, d'intelligence artificielle et de machine learning, peut libérer du temps pour les équipes informatiques. Cela va leur permettre de se concentrer sur des projets plus stratégiques.
  4. Travailler dans le cloud. Il est conseillé de choisir un produit qui a une intégration native avec les clouds. De cette façon, il est possible de travailler à partir d'une seule interface pour les tâches courantes de sauvegarde et de restauration et permet d'éviter de devoir basculer d'une interface à l'autre.
  5. Voir grand. Les volumes de données constituent le principal obstacle à l'adoption du Cloud Computing. Il est préférable d'opter pour une plate-forme de protection des données qui offre la possibilité de déplacer rapidement des charges de travail volumineuses vers le cloud. Il faut privilégier des solutions telles que AWS Snowball ou Azure Data Box et une plate-forme de gestion de données pouvant supporter des migrations de données à grande échelle.


Lorsqu’une organisation décide de mettre en place une stratégie de protection des données multi-cloud, elle doit consacrer le temps nécessaire à une planification en amont afin de gagner du temps, économiser les efforts et réduire le stress lié à la disponibilité des données. En utilisant les meilleures pratiques en matière de protection des données, il est possible de maximiser la flexibilité de l'environnement multi-cloud d'une entreprise.

Pourquoi ne faut-il pas mettre tous ses œufs dans le même cloud ?

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Par Bertrand Masson, Co-Fondateur et Directeur Stratégie de Moskitos 

Guidées par des enjeux business toujours plus critiques et urgents, de nombreuses entreprises se sont jetées avec une confiance aveugle dans les filets d’un unique fournisseur de cloud public. Elles font aujourd’hui marche arrière en prenant conscience que la meilleure défense contre certaines pratiques hégémoniques des GAFAM est une approche multicloud.

L’intérêt de déplacer une partie de ses infrastructures et services informatiques dans le cloud public ne fait désormais plus débat, tant les avantages générés en termes de productivité ont été prouvés après plus d’une décennie de tests, essais et projets concluants. Le phénomène s’accélère aujourd’hui avec la migration de nombreuses offres existantes vers le cloud, l’arrivée sur le marché d’éditeurs et de start-ups « cloud native » ou bien encore l’émergence de la Data Science ou de l’IA, consommatrices de données et de puissance de calcul.

Les données et applications les plus sensibles ou qui n’ont pas d’utilité à basculer dans le cloud sont, elles, restées dans le système d'information à demeure, sur les clouds privés des entreprises, qui optent massivement pour une stratégie que l’on qualifie de « cloud hybride ». Si les services cloud de type SaaS sont souvent souscrits auprès de multiples fournisseurs (CRM chez Salesforce, gestion des talents chez Talentsoft…), il n’en va pas de même lorsque les décideurs informatiques doivent faire le choix stratégique d’un partenaire pour une infrastructure cloud (IaaS/PaaS). 

De prime abord, il peut paraître plus simple de ne faire appel qu’à un seul fournisseur sur un marché du cloud public dont les leaders se nomment Amazon (AWS), Microsoft (Azure) ou Google (Google Cloud), ceci afin de ne pas ajouter de complexité là où il y en a déjà beaucoup. Et pourtant, faire le choix d’une stratégie que l’on qualifie de « multicloud », à savoir utiliser plusieurs fournisseurs de cloud public, est aujourd’hui l’option la plus pertinente. Voici pourquoi.

La dépendance envers un fournisseur crée un risque économique

Les grands acteurs américains du cloud opèrent dans d’autres marchés grand public (B2C) où ils ont déjà démontré leur capacité à inventer et exploiter des modèles d’écosystèmes fermés, et ils les appliquent aujourd'hui au marché du cloud pour entreprises (B2B). Si un abonnement Amazon Prime donnant accès à de multiples services réussit à garder captifs des millions de particuliers, pourquoi ne pas appliquer la même recette avec les entreprises ? Mais si les conséquences restent mesurées et facilement rectifiables pour un individu, elles s'avèrent bien plus impactantes et engageantes pour une entreprise, quelle que soit sa taille.

Ce genre de pratiques commerciales agressives, que l’on a pu constater aussi chez d’autres géants du logiciel, est un piège qu’il faut éviter si l’on ne souhaite pas se retrouver pieds et poings liés contractuellement avec une politique tarifaire fluctuante à la hausse. Choisir un unique fournisseur de cloud, c’est devenir dépendant de ses décisions unilatérales.

En revanche, en choisissant une logique multicloud, l’entreprise instaure entre ses fournisseurs un rapport de force, permettant une saine mise en concurrence des conditions contractuelles et des tarifs. La question des coûts est en effet sensible car derrière une apparence séduisante, le cloud public sans contrôle ni concurrence peut se révéler plus onéreux qu’envisagé. D’après une étude récente de Kentik, 30% des entreprises affirment ainsi que leur plus grand challenge dans la gestion du cloud est la maîtrise des coûts. En disposant de plusieurs clouds, il devient plus aisé de faire baisser le prix du stockage de données ou la consommation d’algorithmes d’IA, par exemple.

Profiter du meilleur de chaque cloud selon ses besoins

Choisir le multicloud permet donc d’échapper aux engagements exclusifs avec un seul fournisseur. C’est aussi le moyen de conserver son agilité en profitant des forces et avantages de chacun. Qui peut en effet croire que tous les fournisseurs de cloud public répondent à tout, sont bons sur tout et sont même les meilleurs partout ? Si IBM est réputé pour l’IA avec Watson, l’est-il pour les bases de données ? Google Cloud est-il reconnu pour autre chose que le Big Data et AWS est-il le meilleur en dehors de ses infrastructures solides ?

L’intérêt du multicloud est de pouvoir remédier au fait qu’aucun fournisseur de cloud n’offre une couverture complète de fonctionnalités, une qualité exemplaire sur chaque service et une performance optimale partout dans le monde. Le multicloud permet d’aller chercher le meilleur là où il est et se donner également la possibilité d’avoir recours à des start-ups pouvant répondre de manière plus précise qu’un fournisseur généraliste à un besoin particulier ou innovant.

C’est pourquoi il est impératif de bien définir les besoins de l’entreprise en termes d’usages technologiques et de proposition de valeur (Big Data, IA, IoT…), de fonctionnalités requises, de coûts et de qualité de service recherchée, afin d’être en mesure de choisir les partenaires de cloud public les plus adaptés.

S’ouvrir à de multiples marchés plus ou moins contraignants

Les considérations d’ordre géographique ne doivent pas non plus être oubliées. En misant sur plusieurs fournisseurs cloud, on acquiert la possibilité d’utiliser un éventail de réseaux de data centers plus vastes, et donc d’être présent partout sur la planète. Dans le domaine du retail à l’ère de l’omnicanal par exemple, cela peut permettre de garantir une même performance à tous ses clients dans le monde. Et si l’on souhaite opérer en Chine, passer par un fournisseur local comme Alibaba ou Tencent devient obligatoire pour passer les barrières protectionnistes et se plier aux contraintes réglementaires.

La réglementation, c’est en Europe qu’elle est la plus forte concernant les données. Est-on sûr que chaque fournisseur de cloud public soit parfaitement conforme au Règlement Général sur la Protection des Données (RGPD) ? Il peut ainsi s’avérer utile de travailler avec des acteurs domestiques comme OVH pour la France ou T-Systems en Allemagne pour pénétrer un marché vigilant sur le traitement des données de ses citoyens.

Enfin, dans le contexte géopolitique actuel et la forte expansion de l’espionnage industriel, difficile de ne pas prendre en considération les risques pour une entreprise européenne de conserver ses données critiques sur un cloud américain ou chinois. La non-porosité entre certains gouvernements et des fournisseurs de cloud n’est pas garantie à 100%. Il semble donc sage pour l’entreprise d’associer ses solutions de cloud public mondiales à celle d’un cloud français ou européen, lui permettant de stocker ses données sensibles loin du regard des acteurs économiques trop curieux.

Bien s’outiller pour gérer la complexité du multicloud

Décider de basculer en multicloud paraît donc être une décision pertinente pour des raisons de maîtrise des coûts, de liberté de choix, d’agilité et de contrôle de ses données. La tendance devrait d’ailleurs s’accélérer fortement puisque selon le cabinet Gartner, 75% des entreprises à la recherche de solutions cloud d’ici deux ans réclameront des fonctionnalités multicloud, contre 30% aujourd’hui. En revanche, cette stratégie « multisourcing » n’est pas sans conséquences organisationnelles et technologiques pour l’entreprise.

En premier lieu, à charge de la DSI de l’entreprise de mettre en place une gouvernance et un suivi des opérations menées avec chaque fournisseur, et de la facturation qui en résulte. Ce qui ne représente pas un défi majeur, d’autant qu'il existe des outils packagés pour répondre à ce besoin.

C’est davantage au niveau de l’architecture du système IT de l’entreprise que se situe le challenge du multicloud. L’objectif est en effet de déployer des interconnexions temps réel entre les différents cloud, qu’ils soient privés ou publics, de manière totalement sécurisée. Une plateforme d’API Management permet de faire le premier pas en exposant les API de l’entreprise en un point centralisé, plus simple à sécuriser et gouverner.

La problématique s’étend toutefois au-delà de la simple exposition des API. Il est essentiel aussi de pouvoir orchestrer les données hétérogènes au sein d'un système d’information devenu hybride. Le recours à une plateforme d’intégration de type iPaaS doit ainsi être envisagé. Cet outil, véritablement dédié au multicloud, va se charger de composer, enrichir et agréger les données de multiples sources, afin d’organiser l’ensemble des informations internes et externes de l’entreprise, de manière performante et conforme aux réglementations.

L’entreprise ainsi outillée, il devient alors plus simple et rapide d’exploiter les technologies consommatrices de données, comme l’IA, l’automatisation RPA ou bien l’Open Data et ce, partout dans le monde. Pour au final développer sa capacité d’innovation et lui permettre de bénéficier avant ses concurrentes des opportunités business générées par la transformation numérique.

La sécurité du cloud deviendra rapidement la priorité n°1 des responsables informatiques

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A l’occasion de son 15ème anniversaire, célébré ce mois-ci, Barracuda s’est interrogé sur l'évolution de la technologie depuis 2003, année où elle a lancé sa première solution de sécurité des emails. Elle souhaitait sonder les opinions de ses clients et partenaires sur le passé, le présent et l'avenir de la cyber sécurité et comment celle-ci avait évolué au fil du temps.

Barracuda a donc interrogé plus de 1 500 responsables informatiques et professionnels de la cyber sécurité en Amérique du Nord, en Europe et dans la région Asie Pacifique sur leurs priorités en matière de sécurité informatique, sur la façon dont ces priorités ont évolué, et sur leurs orientations futures.

Sans surprise, les résultats montrent que personne ne s'attend à ce que le rythme effréné des cyberattaques ralentisse de sitôt. Parmi les professionnels de l’informatique interrogés, 95 % pensent que le nombre de menaces augmentera au cours des 15 prochaines années. Parmi eux, 79 % pensent que cette augmentation sera significative.

Dans l'ensemble, l'étude indique que même si les principales priorités en matière de sécurité sont restées les mêmes au cours des 15 dernières années, les types de menaces contre lesquelles les organisations se protègent ont beaucoup évolué. Pour l’avenir, les personnes interrogées pensent que le cloud sera une priorité plus élevée dans 15 ans, et que l'Intelligence Artificielle sera à la fois une menace et un outil important. Regardons de plus près.


La sécurité des emails et celle des réseaux sont prioritaires


Les professionnels de l’informatique interrogés ont placé les emails et les réseaux tout en haut de leurs priorités à la fois en 2003 ou 2018. En 2003, 25 % des sondés déclaraient que l’email était leur principale priorité en matière de sécurité, et aujourd’hui, 23 % d’entre eux sont du même avis. La sécurité des réseaux se place au deuxième rang des priorités en 2003 et 2018, avec respectivement 24 % et 22 %.

Evolution des menaces transmises par email


Bien que les priorités soient restées les mêmes, le panorama des menaces a radicalement changé au cours des 15 dernières années. En 2003, les interrogés avaient identifié les virus (26 %) et les spams/vers (18 %) comme étant les deux principales menaces qui les préoccupaient le plus. Les préoccupations actuelles offrent des résultats bien différents : les ransomwares (24 %) et le phishing/spear phishing (21 %) arrivent en tête de peloton.

Ce changement reflète bien l’évolution des solutions de sécurité des emails de Barracuda au fil des années. En partant du filtre anti-spam avec lequel Barracuda a été fondée, la société a ensuite introduit des passerelles de sécurité email, puis Barracuda Essentials, un service tout-en-un combinant sécurité, sauvegarde et archivage des emails. Pour suivre l'évolution des menaces et offrir une protection contre le phishing (hameçonnage), le spear phishing (harponnage) et d'autres menaces telles que la prise de contrôle de comptes de messagerie et la compromission des emails d’entreprise, ont été introduits Barracuda Sentinel et Barracuda PhishLine, qui aident les organisations et les partenaires à bénéficier d’une protection complète de la messagerie.

La sécurité du cloud deviendra la principale priorité dans l’avenir


La sécurité des emails et du réseau est plus prioritaire que la sécurité du cloud pour la plupart des professionnels de l’informatique interrogés, mais cet ordre change lorsqu’ils regardent vers l’avenir. 25% d’entre eux déclarent que le cloud sera leur première priorité en matière de sécurité dans 15 ans, tandis que 20% d’entre eux citent en premier la gestion des identités, surpassant la sécurité des emails, du réseau et des données, placée chacune en premier par seulement par 14% d’entre eux.

Ce changement a été progressif. Seules 3 % des personnes interrogées déclaraient que la sécurité du Cloud était une de leurs principales priorités en 2003. Aujourd’hui, ce chiffre est monté à 14 %. Pour Barracuda, cette évolution ne signifie pas que la protection des emails sera moins importante pour les entreprises à l'avenir. Mais que les questions autour de la sécurité du cloud sont de plus en plus menaçantes au moment où les responsables informatiques essaient de prévoir l’évolution de leurs responsabilités au cours des 15 prochaines années.

Intelligence Articielle : espoirs et inquiétudes


L'intelligence artificielle est une autre technologie qui est au cœur des préoccupations de bon nombre des professionnels de l’informatique interrogés. Elle est vue à la fois comme une occasion d'améliorer la sécurité mais aussi comme une menace. Et ce contraste est intéressant.

Au total, 31 % des sondés ont choisi l'intelligence artificielle comme la nouvelle technologie sur laquelle ils s'appuieront pour améliorer leur sécurité, et 43 % d’entre eux ont identifié l’utilisation accrue de l'intelligence artificielle et du Machine Learning comme l’élément qui aura le plus grand impact sur la cyber sécurité au cours des 15 prochaines années. Mais à l’inverse, 41 % d’entre eux pensent que l’utilisation malveillante de l’intelligence artificielle sera la tactique d'attaque la plus répandue au cours des 15 prochaines années.

C'est pourquoi Barracuda a réalisé d'importants investissements dans des solutions basées sur l'intelligence artificielle, telles que Barracuda Sentinel, qui fournit une protection basée sur l'intelligence artificielle contre le spear phishing, la prise de contrôle des comptes de messagerie et la compromission des emails d’entreprise.

"Chez Barracuda, nous pensons qu'il est important de comprendre comment évoluent les préoccupations et les priorités des entreprises afin d’anticiper les besoins et fournir les solutions qu’elles rechercheront lorsque les menaces deviendront plus sophistiquées. Nous avons fait beaucoup de chemin au cours des 15 dernières années, et nous avons hâte de trouver de nouvelles façons de protéger les entreprises. Nous sommes ravis de célébrer cette étape importante de notre histoire avec nos clients et nos partenaires, et d'introduire une nouvelle identité de notre marque, qui reflète la façon dont l'entreprise a évolué," a déclaré BJ Jenkins, CEO de Barracuda.

Cloud Computing : la France se classe 8e



The Software Alliance a publié mardi 6 mars l’édition 2018 de son classement Global Cloud Computing Scorecard, une étude phare évaluant les politiques relatives au Cloud Computing à travers le monde. La France occupe la huitième place sur 24 économies informatiques leaders, et perd trois places par rapport au classement de 2016, un signe que l’environnement législatif et réglementaire du Cloud Computing en France reste inchangé.

En 2018, la majorité des pays poursuivent les améliorations mais certains marchés prennent davantage de retard. L’Allemagne remporte la première place du Scoreboard, du fait de ses politiques nationales en matière de cybersécurité et de la promotion du libre-échange, suivie de près par le Japon et les États-Unis. Formant le bas du classement, on retrouve un petit groupe de nations n’ayant pas réussi à adopter l’approche internationale : la Russie, la Chine, l’Indonésie et le Vietnam.

Les conclusions clés du Scoreboard comprennent :

  • Les politiques avancées en matière de confidentialité et de sécurité creusent l’écart entre les pays leaders et les marchés se laissant distancer. Les pays poursuivent l’actualisation et l’optimisation de leurs régimes de protection des données, le plus souvent de manière à permettre les flux de données transfrontaliers. Quelques pays, cependant, n’ont toujours pas adopté de lois adéquates en matière de confidentialité. 
  • Les marchés émergeants continuent à prendre du retard quant à l’adoption de politiques liées à l’essor du Cloud, entravant ainsi leur propre croissance. Les exemples comprennent les réglementations imposant des obstacles significatifs aux fournisseurs de service sur le Cloud, les exigences de localisation des données, et le manque de mesures de cybersécurité. 
  • Les déviations aux régimes et accords internationaux largement adoptés freinent les marchés clés. Les normes, certifications et tests acceptés à l’échelle internationale contribuent à l’amélioration de l’environnement de sécurité pour le Cloud Computing, mais tous les pays ne reconnaissent pas ses bonnes pratiques comme étant conformes aux normes locales. 
  • Les quelques pays ayant adopté les politiques de localisation en payent le prix fort. Les exigences de localisation des données font office d’obstacle au Cloud Computing, entrainant des impacts financiers négatifs sur les marchés locaux. 
  • L’emphase accrue sur les prédispositions informatiques et le déploiement de l’Internet donne des résultats intéressants. La capacité des pays et entreprises à tirer parti du Cloud Computing pour leur croissance nécessite l’accès à un réseau puissant. Alors que la grande majorité des pays poursuivent leur travail d’amélioration de l’accès internet, la réussite de ses efforts reste très aléatoire.
  • En examinant le cadre législatif et réglementaire de 24 pays, la Scorecard vise à fournir une plateforme de discussion entre législateurs et fournisseurs de services sur le Cloud. Ce dialogue peut aider au développement d’un régime de lois et de réglementations harmonisé à l’échelle mondiale, facilitant le Cloud Computing.
  • « La Scorecard est un outil pouvant aider les pays à autoévaluer de manière constructive leurs politiques et à déterminer les étapes suivantes permettant l’augmentation de l’adoption du Cloud Computing », a déclaré Victoria Espinel, Présidente-Directrice générale de BSA | The Software Alliance. « Le Cloud Computing permet à tout un chacun d’accéder à des technologies auparavant disponibles seulement aux grandes entreprises, ouvrant la voie vers une connectivité et une innovation accrues. Les pays adoptant le libre flux de données, mettant en œuvre des solutions de pointe en matière de cybersécurité, protégeant la propriété intellectuelle et établissant une infrastructure informatique continueront à récolter les fruits du Cloud Computing aussi bien pour les entreprises, que pour les citoyens. »


Le classement complet des 24 pays et les conclusions détaillées sont disponibles sur www.bsa.org/cloudscorecard

Les avantages et les inconvénients du multicloud pour les entreprises



Par Edouard Beaucourt, Directeur France & Europe du Sud, chez Tableau


De plus en plus d'entreprises transfèrent données et applications principales vers le cloud. Elles adoptent le cloud très rapidement : optant pour le « lift and shift » ou pour le « re-platforming ».
Les entreprises ont vite pris conscience qu'une solution cloud unique ne peut pas répondre à leurs futurs besoins. Aussi, en 2018, leur stratégie sera progressivement axée autour d'un modèle multi-cloud.  Gartner prévoit que l'approche multi-cloud deviendra la norme pour 70 % des entreprises d'ici 2019, contre à peine 10 % à l'heure actuelle.
Toutefois, l'adoption de cette tendance doit s'accompagner d'une prise de conscience lucide des bénéfices et des difficultés impliqués par la migration vers ce type d'environnement. Même si l'approche multi-cloud offre une plus grande flexibilité, elle peut augmenter les coûts car elle implique de répartir la charge de travail de l'entreprise entre plusieurs fournisseurs. Les gains en termes de fiabilité et de temps de disponibilité sont des points forts, mais la gestion de plusieurs environnements cloud risque de disperser le service informatique.
Les entreprises doivent donc peser le pour et le contre de ces deux courants de pensée pour réussir leur déploiement multi-cloud :

Avantage n° 1 : opter pour le fournisseur le plus performant
Les entreprises craignent de plus en plus d'être confinées à une solution existante unique. C'est pourquoi l'évaluation et la mise en place d'un environnement multi-cloud peuvent les aider à déterminer le fournisseur dont les performances et la prise en charge conviennent les mieux à leurs besoins spécifiques. L'entreprise GE, par exemple, a revu sa stratégie d'hébergement cloud pour exploiter à la fois Microsoft Azure et Amazon Web Services. Son intention était de comprendre quel environnement d'hébergement était le plus performant et de voir quel contrat lui permettait de minimiser les coûts répercutés sur les clients. En fin de compte, les entreprises peuvent tester plusieurs technologies de différents fournisseurs avant de faire leur choix. Elles sont ainsi sûres d'acquérir la solution qui leur convient le mieux et au meilleur prix.

Inconvénient n° 1 : augmenter ses coûts et réduire son pouvoir d'achat 
L'adoption d'une stratégie multi-cloud peut diminuer le pouvoir d'achat d'une entreprise. Si elle répartit ses achats entre plusieurs fournisseurs, elle ne peut pas profiter d'économies d'échelle. L'entreprise risque donc d'acheter moins, pour plus cher. En outre, les coûts peuvent augmenter, car dans ce scénario, le service informatique travaille avec plusieurs fournisseurs de services cloud au lieu de se consacrer à une plateforme cloud unique.

Avantage n° 2 : gagner en fléxibilité 
L'approche multi-cloud offre une plus grande flexibilité aux entreprises en permettant au service informatique de concevoir un cloud réellement adapté à leurs exigences. A titre d'exemple, un fournisseur de services cloud peut proposer de meilleurs contrôles de sécurité que ses concurrents, tandis qu'un autre prestataire peut se vanter d'offrir une architecture avec un plus haute disponibilité. En utilisant plusieurs clouds, les entreprises ont la possibilité de choisir l'option de déploiement la plus adaptée à une grande variété de tâches informatiques en combinant les atouts de ces différents clouds pour atteindre leurs objectifs commerciaux.

Inconvénient n° 2 : comprendre le fonctionnement et gérer différentes plateformes 
Il faut déjà beaucoup de temps et de ressources pour se familiariser avec une plateforme cloud unique. L'utilisation de plusieurs environnements cloud, ayant chacun leurs complexités, peut donc s'avérer vite problématique. Les ressources mobilisées ont, en effet, moins de temps à consacrer à d'autres tâches comme la création de nouvelles fonctionnalités informatiques ou la gestion du service client. Qui plus est, si un environnement multi-cloud n'est pas surveillé et contrôlé correctement, les problèmes opérationnels commencent à s'accumuler et créent des obstacles à la gestion du contrôle des accès et des mises à jour de sécurité. Un environnement multi-cloud efficace nécessite donc une planification et une allocation des ressources poussées, car les équipes de développeurs internes doivent maîtriser plusieurs plateformes et mettre en place des processus de gouvernance supplémentaires en fonction des différents environnements à prendre en charge.

Avantage n° 3 : diminuer ses risques de temps d'arrêt 
L'utilisation d'une seule plateforme cloud peut s'avérer risquée, étant donné que la majorité des données est stockée au même endroit.  L'avantage avec une stratégie multi-cloud, c'est qu'en cas de panne ou de baisse de performances de l'une des plateformes cloud, les applications peuvent continuer à tourner sur une autre. Il est essentiel de prendre en compte la question de la fiabilité et du temps de disponibilité, car la diminution des risques de temps d'arrêt permet de booster la productivité et les performances globales des entreprises.

Inconvénient n° 3 : assurer la sécurité des données
La sécurité est une question importante lorsque l'on parle du cloud, et encore plus des environnements multi-cloud, car les données qui y sont hébergées sont sensibles. La complexité accrue que sous-tend l'approche multi-cloud peut entraîner davantage de problèmes de sécurité, surtout si l'environnement multi-cloud n'est pas géré de manière adéquate et si les mises à jour de sécurité ne sont pas appliquées correctement. En revanche, l'utilisation de plusieurs clouds peut réduire le risque de perte généralisée des données ainsi que les temps d'arrêt dus aux pannes matérielles. En combinant plusieurs clouds, les entreprises ont la possibilité de sécuriser leurs données sur un cloud privé et de mener d'autres activités dans un environnement cloud public. Enfin, avec un environnement multi-cloud, les équipes de développeurs internes doivent maîtriser plusieurs plateformes et mettre en place des processus de gouvernance supplémentaires en fonction des différents environnements à prendre en charge.

Comme tout porte à croire que l'approche multi-cloud va se généraliser en 2018, les entreprises vont devoir ruser en mesurant le degré d'adoption de chaque plateforme cloud, l'utilisation en interne, ainsi que le coût des exigences et de la mise en œuvre des charges de travail.  Afin de trouver la bonne solution pour son entreprise, il faut absolument commencer par peser le pour et le contre de cette tendance. 

Cloud et Innovation : l'ère de l'agilité business



Par David Chassan, Chief Communications Officer, Outscale

A l'ère de l'expérience client et au-delà de l'économie collaborative, le Cloud a créé un nouveau paradigme, celui de l'innovation agile. Ses atouts : un accès permanent aux toutes dernières technologies informatiques, une garantie de sécurité et de protection des données et enfin des ressources élastiques, contrôlées automatiquement par l'entreprise, et facturées à l'usage.

Depuis quelques années, les nouveaux usages informatiques ont transformé notre quotidien. Cette révolution a été possible parce qu'un changement de paradigme s‘est produit sur le plan de l'accès aux ressources informatiques. Grâce au Cloud, des start-ups comme AirBnB, Uber ou Blablacar, avec leurs applis centrées sur l'expérience client, ont pu innover de manière agile et convaincre des millions d'utilisateurs. A la recherche des mêmes dynamiques de croissance et d'agilité, des entreprises ont basé leur transformation numérique sur ce modèle. C'est ainsi que le Cloud est devenu la fondation sur laquelle se développent de plus en plus de produits et de services innovants. Trois atouts clés ont permis cette réussite.

Un accès aux dernières avancées technologiques facilité
Selon IDC, les dépenses en services de cloud public sur la période 2015-2020, ont progressé de 21,5%. Ce chiffre représente près de sept fois le taux de croissance globale des dépenses informatiques. Les dépenses en Cloud en mode IaaS (Infrastructure as a Service), quant à elles, ont augmenté de 31% en 2016 en passant de 16,8 milliards de dollars à 22,1 milliards de dollars (Source Gartner). Avec le Cloud, les barrières à l'entrée liées aux investissements technologiques, qui limitaient la création et le développement des entreprises, ont volé en éclat. Jamais les acteurs économiques n'ont eu autant de moyens pour innover, avec des investissements initiaux aussi faibles. La fameuse courbe technologique, qui contraignait les entreprises à changer toute leur infrastructure informatique de manière régulière, est désormais révolue. Les fournisseurs Cloud investissent à leur place en permanence, dans des solutions basées sur les toutes dernières avancées technologiques. Mutualisation oblige, celles-ci profitent à tous.

Sécurité, protection des données et souveraineté
Néanmoins, dans un contexte où les cyberattaques sont de plus en plus sophistiquées, les avantages du Cloud ne seraient rien sans la garantie d'une sécurité optimale. Selon le cabinet Cyberventures, en 2016, plus de 4 milliards d'enregistrements de données ont été compromis, soit une augmentation de 556% par rapport à 2015. Peinant à recruter des experts en cybersécurité, les entreprises qui hésitaient à aller vers le Cloud y vont désormais pour être mieux protégées. Par ailleurs, avec l'imminence de l'entrée en vigueur du futur règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), la notion de souveraineté des données est en train de s'imposer. A ce titre, dès Mai 2018, les entreprises devront assurer une protection sans faille des données personnelles des consommateurs. Si celles-ci sont hébergées par un tiers, elles devront justifier du recours à un acteur disposant de datacenters situés en Europe. Le choix du fournisseur est donc primordial et susceptible d'impacter la santé financière de l'entreprise, en cas de violation.

Des ressources automatiquement ajustables et facturées à la consommation…
Transformation numérique oblige, l'expérience client est aujourd'hui au cœur des modèles économiques. Le Cloud, parfaitement adapté à cette nouvelle ère, apporte la notion d'élasticité, indispensable pour permettre aux entreprises de s'adapter aux usages des consommateurs finaux, par définition variables selon les périodes de l'année et les moments de la journée. Les solutions Cloud les plus avancées offrent par exemple une interface de pilotage simple et puissante (API). Les entreprises peuvent ajouter elles-mêmes des ressources en cas de pic d'activité et les diminuer en cas de baisse. Cet ajustement est instantané et géré de manière automatisée. Les administrateurs réseaux et systèmes sont ainsi libérés des tâches répétitives et à faible valeur ajoutée. Cet avantage est décisif dans une période où les talents numériques sont rares et les experts informatiques précieux pour optimiser le lancement de projets innovants. C'est justement pour permettre cette fameuse agilité, également garante d'une exploitation optimale des ressources (la fameuse OPEX), que les services Cloud sont facturés à l'usage, parfois à la seconde près. Par ailleurs, le fait de disposer de nombreux datacenters, répartis en France et à l'étranger, permet à un fournisseur Cloud d'offrir des temps de réponses ultra-rapides, quel que soit la localisation des entreprises, et le cas échéant, de les accompagner dans leur internationalisation.

De par leur autonomie, leur auto-adaptation et leur avance technologique, les applications disponibles en mode cloud permettent aux entreprises d'accroître leur capacité d'innovation, avec des investissements initiaux réduits. C'est le temps du time-to-market. Ces dernières sont en mesure d'offrir une expérience client optimale, partout dans le monde, quel que soit le nombre d'utilisateurs connectés et ceci au meilleur coût. Un nouveau paradigme qui offre tellement d'avantages que les entreprises ne reviendront plus jamais en arrière. Vous êtes à la recherche d'agilité pour innover ? Alors, il ne vous reste plus qu'à choisir votre fournisseur Cloud !

Transition vers le Cloud : des bénéfices qui dépassent l'avantage financier




Par Olivier Bouquin, Sales Consultant Manager, France et Europe du Sud, Tableau

Le Cloud permet aux entreprises de réaliser des économies considérables. Mais son apport va bien au-delà de l'aspect financier.
Le Cloud est l'une des technologies transformationnelles ayant le plus fait parler d'elle. Les entreprises, qui parfois connaissent mal les possibilités de sécuriser les données, ne cachent pas leur appréhension à l'idée de confier la gestion de leurs infrastructures internes à un tiers. Pourtant, les entreprises sont de plus ne plus nombreuses à adopter le Cloud comme lieu de stockage fiable de leurs données. Pour les petites structures comme pour les plus grandes, il sert à gérer tout ou partie des infrastructures et des logiciels.
Les raisons de cet engouement sont-elles uniquement liées au coût ? Certes, en hébergeant leurs données sur le Cloud, les entreprises ne paient que pour les ressources utilisées et sont délestées des coûts liés aux différents équipements de stockage et de traitement de l'information. Mais il serait trompeur de s'arrêter à cette unique raison. Les entreprises se tournent vers le Cloud pour trois motifs principaux, d'ordre stratégique : la rapidité de déploiement, la flexibilité et le caractère évolutif du Cloud, et le fait qu'il représente une solution d'avenir.

Une mise en place rapide 

L'installation complète d'une technologie, telle qu'une solution de CRM, nécessite que l'entreprise constitue deux équipes. La première sera chargée d'étudier toutes les solutions de déploiement possibles, puis d'acquérir le matériel requis. La seconde équipe prendra le relais pour déployer et gérer la solution choisie. Tout au long de son évolution, l'entreprise devra assurer un suivi fréquent et régulier de la croissance des systèmes installés. Grâce à cette organisation, les entreprises peuvent implanter rapidement, en quelques clics de souris, différents services hébergés sur le Cloud : une plate-forme CRM, un entrepôt de données, ou encore une plate-forme analytique.
Elles n'ont pas besoin de passer du temps à configurer le matériel, à maintenir ses systèmes, ou à mettre à niveau ses serveurs physiques. Cela veut dire qu'en très peu de temps, avec très peu de ressources, les entreprises peuvent de façon extrêmement rapide disposer d'une infrastructure haut de gamme, hautement sécurisée, toujours accessible. De même, elles peuvent mettre en œuvre leurs stratégies impliquant une haute disponibilité, gratuitement et avec une grande facilité.

Des outils flexibles et évolutifs 

La vie d'une entreprise est jalonnée d'imprévus, ce qui rend plus complexe la gestion des infrastructures, et révèle l'utilité d'équipes dédiées à l'évaluation des besoins en outils collaboratifs. En simplifiant les processus, le Cloud diminue significativement les commandes de machines supplémentaires, qui peuvent s'avérer lentes et difficiles. L'entreprise est ainsi plus à même de gérer les imprévus en temps réel, ainsi que les pics soudains que peut atteindre la demande. Elle peut augmenter ou réduire instantanément les capacités de ses infrastructures en les adaptant à l'évolution de ses besoins.

Grâce à la grande flexibilité du Cloud sur d'autres aspects de l'évolution de l'entreprise, elle a le choix entre plusieurs options pour le service de données, les modes de stockage et les systèmes d'exploitation, évitant ainsi l'achat et le déploiement de solutions dans ses locaux, et peut changer de services en quelques clics.

L'avenir est dans les nuages

Le Cloud héberge de plus en plus de solutions technologiques traditionnelles (CRM, automatisation du marketing et analyse des données). Il s'apprête désormais à accueillir les technologies du futur.

Nous assistons tous les jours à l'émergence d'une nouvelle solution, d'un nouveau service de données, d'un nouvel outil d'analyse, d'une nouvelle solution de stockage hébergés sur le Cloud et accessible dans tous les endroits connectés du globe.
Au fil du temps, les entreprises combineront de moins en moins leurs solutions existantes, reposant sur des machines peu évolutives, abritées derrière leurs pare-feux, avec les nouvelles technologies développées dans le Cloud.

Le déploiement d'infrastructures et de logiciels dans le Cloud permettra aux entreprises d'être mieux armées pour intégrer les innovations technologiques. Leurs collaborateurs pourront ainsi relever tous les défis qui se proposeront à eux. Avec en prime une sécurité maximale des données et un accès garanti où qu'ils soient, depuis n'importe quel poste de travail ou terminal mobile.