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Avec la puce Walletmor, le paiement dans la peau...

 

Walletmor

Voilà une nouvelle qui devrait effrayer les antivax et les anti-pass sanitaire persuadés qu’on cherche à les surveiller en les pistant, mais qui pourrait ravir tous ceux qui oublient leur carte bancaire : la société britannique Walletmor* vient d’annoncer le lancement en France du premier implant sous-cutané qui permet de payer sans contact. L’implant est disponible en France au prix de 199 euros et permet à son propriétaire de présenter sa main au-dessus d’un terminal de paiement comme il le ferait avec une carte bancaire classique.
Concrètement, l’implant Walletmor est un petit appareil, de la taille d’une petite épingle, d’un demi-millimètre d’épaisseur (0,5 x 7 x 28 mm) et pesant 1 gramme.

L'implant n'envoie aucun signal

Il est constitué d’un microprocesseur et d’une enveloppe de silicium faisant office d’antenne, le tout enfermé dans une bio-enceinte hermétique. « L’implant est installé dans n’importe quelle partie du corps sous la peau (la paume est recommandée en raison de sa fonctionnalité). Il peut remplacer un portefeuille encombrant et constitue une alternative pratique à une carte de crédit ou à un appareil doté d’une fonction de paiement, y compris un smartphone », indique la société qui entend rassurer ses clients sur la sécurité et l’innocuité du dispositif qui utilise la technologie sans contact NFC (Near Field Communication)

Walletmor

« Les implants n’ont pas leur propre alimentation électrique, ils ne peuvent donc pas envoyer de signaux ou de données via GPS, Bluetooth, etc. La seule trace de notre présence dans un lieu donné peut être la transaction réellement effectuée, enregistrée sur le relevé bancaire, comme dans le cas d’un paiement par carte de crédit ou de débit » explique Walletmor.

Pas de risques pour la santé

Quant aux conséquences sur la santé, aucun risque. Walletmor a travaillé avec les laboratoires de VivoKey Technologies Inc., basés à Seattle, qui ont conduit des tests pendant trois ans. L’enveloppe de biopolymère est faite d’un plastique dit médical qui possède des certificats de biocompatibilité.

« L’implant n’est pas contre-indiqué pour les radiographies et ne provoque pas d’interférence lors de l’IRM. Des études ont confirmé que l’implant Walletmor ne provoque aucune maladie et peut être installé dans le corps sans le moindre risque », indique la société.

Walletmor

Toutefois si le client peut installer lui-même son implant avec le kit fourni, Walletmor recommande de passer par un cabinet médical.

Pass sanitaire et discothèque

Ce type d’implant n’est pas nouveau et peut évidemment servir à d’autres usages que le paiement sans contact. En Suède, Epicenter, une Maison de l’innovation numérique basée à Stockholm, fait ainsi la promotion d’une puce sous-cutanée qui sert… de pass sanitaire. D’autres puces permettent d’ouvrir des portes ou servent comme pass d’accès à des bâtiments.

Walletmor

Les puces sous-cutanées, premier pas vers le transhumanisme, ont également été utilisées il y a quelques années par une discothèque de Barcelone pour réserver son accès VIP à certains clients.

Visa Europe et HEOH se mobilisent pour préserver le patrimoine



Comment susciter facilement et simplement le don des visiteurs d'un château ou d'un musée pour la préservation de ces derniers ? C'est tout le sens de l'initiative de HEOH qui vient d'être mise en avant à l’occasion du Salon des Maires et des Collectivités locales, et qui vient de recevoir le soutien de Visa Europe.

Concrètement, il s'agit d'installer des bornes physiques dans un certain nombre de monuments publics. Ces bornes permettront aux visiteurs de faire un don en utilisant leur carte Visa sans contact. Les dons ainsi collectés seront dédiés à la restauration des monuments et à la préservation du patrimoine.

"Associant l’expertise d’HEOH en termes de solutions innovantes de collecte de dons et l’engagement de Visa dans la démocratisation des nouveaux moyens de paiement, cette initiative ouvre la voie à de nouveaux usages du sans contact, déjà présent dans le quotidien des Français. Simple, rapide et sécurisé, le sans contact facilite le passage à l’action des visiteurs de ces monuments qui souhaitent apporter leur contribution à des projets d’intérêt public", explique Visa.

Paiement sans contact : vers la fin des cartes bancaires ?



Paiement sans contact, avec une carte bancaire dernier modèle ou son smartphone, monnaies virtuelles à utiliser sur internet, monnaies alternatives, etc. Jamais les moyens de paiement n'ont connu un tel bouleversement. Quels sont les avantages, les risques. Notre dossier.
La peur d'avoir d'oublié le code secret de sa carte bancaire lorsque l'on paie chez un commerçant ou, pire, l'angoisse de se faire voler ce fameux code de quatre chiffres, va-t-elle devenir un mauvais souvenir grâce au paiement sans contact ? En tout cas, les Français commencent à se familiariser avec cette nouvelle façon de payer, comme l'ont indiqué vendredi 10 avril  Axelle Lemaire, secrétaire d'État au Numérique, et le GIE Cartes Bancaires qui faisaient un point sur le sujet (lire ci-dessous).
Le paiement sans contact ? Une nouvelle façon de payer, plus simple et plus rapide. Grâce à une puce incorporée à la carte bleue, on peut payer jusqu'à 20 € sans avoir besoin de composer son code secret, simplement en apposant la carte quelques instants sur le terminal compatible du commerçant. Gain de temps, simplicité… et sécurité.
L'observatoire de la sécurité des cartes de paiement, un organisme dépendant de la Banque de France, notait déjà dans son rapport annuel 2013 publié en juillet dernier, que «le taux de fraude sur les paiements de proximité reste à un niveau très faible (0,013), en baisse par rapport à 2012 (0,015 %)».
Ce système de paiement sans contact, adopté sur 36,7 % des cartes en circulation, semble en tout cas plus abouti que le porte-monnaie électronique Moneo qui était inclus dans certaines cartes.

Le coup d'accélérateur d'Apple

Mais surtout, ce qui pourrait donner un coup d'accélérateur à l'adoption du paiement sans contact serait de se passer de la carte bancaire pour utiliser un appareil que l'on a désormais toujours sur soi : son smartphone.
En présentant en septembre dernier sa solution de paiement sans contact baptisée Apple Pay, le PDG d'Apple, Tim Cook a évidemment parlé de «révolution», un mot que la firme à la pomme utilise souvent à l'excès. Pourtant, cette fois, cette nouvelle fonctionnalité des iPhone, qui est déployée aux États-Unis depuis octobre dernier, pourrait bien donner tout à la fois le coup d'envoi d'une nouvelle étape dans la façon dont nous réglons nos achats chez les commerçants, et faire à terme une victime : la carte bancaire.

7,2 millions de mobiles NFC en France

Car si le smartphone sert effectivement de moyen de paiement, à quoi bon conserver sur soi une carte de paiement ? La question se pose de moins en moins de façon théorique puisque le parc de lecteurs sans contact progresse fortement : «Fin 2017, l'immense majorité du parc de commerçants sera équipée», assure Bruno de Laage, président du Conseil de direction du GIE Cartes Bancaires. En tout cas les fabricants de smartphones – Apple en tête – les opérateurs télécoms et les banques veulent y croire.



Il y a quelques jours Visa a convaincu quatre grandes banques françaises (BNP Paribas, la BPCE, la Banque Postale et la Société Générale) de s'associer à son expérimentation sur le paiement mobile sans contact, avec Wordline, la filiale d'Atos spécialisée dans le paiement en ligne. De quoi réjouir l'Association Française du Sans Contact Mobile (AFSCM) qui estime que cette fois, avec plus de 7,2 millions de Français équipés d'un téléphone mobile NFC, et des applications mobiles de paiement fiables, «l'essor du paiement mobile» en France est en marche. Le GIE Cartes Bancaires organise une grande campagne de communication nationale durant cinq semaines sur le sujet avec trois spots publicitaires actuellement diffusés à la télévision. Pour Bruno de Laage, président du Conseil de direction du GIE, plus de doutes : «L'avenir du sans contact est le mobile. La vraie révolution via le mobile permettra une évolution du paiement physique, en ligne»

Paiements sans contact multipliés par 7 en un an

Le paiement sans contact prend de l'ampleur en France. Tel est l'enseignement du bilan tiré hier par le GIE Carte Bancaires en présence d'Axelle Lemaire. «Opérateurs telecom et start-up sont mobilisés», a assuré la secrétaire d'État au Numérique. Vendredi 10 avril, le GIE a livré des chiffres très encourageants et parfois étonnants. Le profil type de l'utilisateur du paiement sans contact en France est une femme de 58 ans et l'article le plus couramment acheté est… la baguette !
Entre janvier 2014 et janvier 2015, le nombre de paiements sans contact a été multiplié par 7 en France. Plus de 70 millions de transactions ont été réalisées durant cette période. On compte 267 290 commerces équipés de terminaux compatibles soit 20,6 % ; certains étant très avancés comme Carrefour, équipé depuis 2009.
Actuellement il y a 30 millions de cartes bancaires sans contacts en France (200 millions en Europe) mais seuls 20 % des porteurs se servent du sans contact, qui recueille toutefois entre 94 % et 98 % de taux de satisfaction. «Le paiement sans contact sans code a le même niveau de sécurité qu'avec code sur carte classique», rappelle Bruno de Laage, du GIE.
Surtout 7,2 millions de personnes possèdent désormais l'un des 50 mobiles compatibles NFC. «Plus de 8 smartphones sur 10 sont NFC en France», indique Thierry Millet, Directeur des Services Financiers Mobiles et NFC d'Orange, qui précise que tous les opérateurs ont travaillé ensemble au sein de l'AFSCM. Histoire de faire émerger des solutions alternatives, françaises et européennes, face aux rouleaux compresseurs que sont Google et Apple.

Apple veut nous faire payer avec notre smartphone



Lors de la présentation d'Apple Pay, son nouveau moyen de paiement via l'iPhone, le PDG d'Apple, Tim Cook avait dévoilé une courte vidéo comparative. Dans la première séquence, l'on voit une femme dans un magasin effectuer un achat. Au moment de payer, elle fouille dans son sac, sort son porte-monnaie, puis sa carte bleue, la tend au commerçant, compose son code, reprend sa carte, la range. Dans la seconde séquence, elle sort juste son iPhone, le pose sur le terminal de paiement.

800 millions de comptes déjà créés

Le smartphone reconnaît alors son empreinte digitale et le paiement est effectué. «Et c'est tout !» s'est alors exclamé le PDG d'Apple. Rapidité et simplicité : tels sont bien les deux maîtres-mots du nouveau moyen de paiement sur lequel Apple mise beaucoup pour s'attirer de nouveaux clients
Certes le système d'Apple utilise la technologie sans contact NFC qui n'est pas une nouveauté. La preuve, les dernières cartes bancaires en France disposent aussi d'une puce pour les petits paiements de moins de 20 €.
Mais Apple voudrait bien réaliser avec le paiement ce qu'elle a fait avec l'iPhone. Elle n'avait pas inventé le smartphone mais elle en a révolutionné l'usage. Avec le paiement par iPhone, l'ambition est la même. Et cette fois, Apple part avec un atout de taille : son portefeuille de clients qui, tous, au moment de l'achat d'un iPhone, ont donné leurs coordonnées bancaires pour effectuer des achats de musique ou d'applications. Dès lors, Apple apparaît comme un intermédiaire incontournable dans l'acte de paiement et prélève au passage une commission : 0,15 % du prix de la transaction.
Si les consommateurs peuvent plébisciter la simplicité d'Apple Pay, les commerçants, eux, sont plus partagés. L'Apple Pay a convaincu les principales banques américaines, les grands groupements de cartes comme Visa ou Mastercard, et des enseignes comme les grands magasins Macy's ou la chaîne McDonald's, mais d'autres ne veulent pas en entendre parler comme les supermarchés Wal-Mart ou Best Buy.



Les petits commerçants rechignent aussi à basculer dans la solution de paiement d'Apple car ils ont adhéré au consortium MCX, qui leur a promis de prélever des commissions moins chères. En France aussi, la méfiance est de mise face à Apple Pay qui doit arriver dans le courant de cette année. Le groupe Auchan préfère ainsi miser sur sa propre solution MyAuchan.
Second point de friction entre Apple et les commerçants : l'utilisation des données personnelles. Les commerçants n'accèdent pas aux informations sur les cartes de crédit de leurs clients et ne peuvent donc y mener leurs programmes de fidélité.
Enfin, une étude réalisée début mars, publiée par InfoScout et PYMNTS, sur le nombre d'utilisateurs d'Apple Pay et leur usage du service de paiement sans contact montre que seulement 6 % ont payé au moins une fois avec et 9 % ont ouvert l'application par curiosité. En cause des difficultés pour payer et des dysfonctionnements (caissiers non formés, double facturation).

Les milliards du paiement mobile

Pas de nature à doucher l'optimisme d'Apple, qui envisage de faire de sa montre connectée un autre moyen de paiement mobile, puisque, selon une enquête de Phœnix Marketing International, 66 % des utilisateurs d'iPhone ont créé leur compte sur Apple Pay.
Pour l'heure, tous les acteurs ont l'œil braqué sur un chiffre : le marché mondial des paiements mobiles, qui pourrait peser 85 milliards de dollars en 2018 dans le monde dont 13 milliards aux États-Unis selon Strategy Analytics. Pas étonnant que Google et Microsoft envisagent aussi de créer un équivalent de l'Apple Pay.


«Un vrai confort, mais des questions sur la sécurité»

Serge Maître est secrétaire général de l'Association française des usagers des banques (www.afub.org).

Que pensez-vous du paiement par smartphone. Y a-t-il des risques ?
Petit à petit le téléphone portable va s'enrichir de la fonctionnalité de paiement qui va se substituer à l'usage de la carte bancaire proprement dit. De l'autre côté des Pyrénées on paie déjà son taxi avec son mobile. Est-ce que l'on doit avoir des réserves ? Concrètement c'est fait pour faciliter la vie du quotidien, éviter d'avoir de la monnaie ou des billets dans ses poches. Mais la sécurité est-elle meilleure ou non ? C'est une des grosses interrogations. On peut suspecter que les fraudeurs puissent s'emparerait suite à un vol du téléphone – comme il y a des vols de cartes bancaire – ou s'introduisent informatiquement dans le téléphone pour porter atteinte à la sécurité de votre argent.

Le risque de fraude va-t-il augmenter ?
Le paiement par téléphone est très répandu dans certains pays comme au Japon sans qu'il y ait une vague de fraude. Le seul problème chez nous, c'est que nous sommes le pays le plus bancarisé carte bancaire et moyens de paiement assimilés. On risque donc de se retrouver avec un flux de fraude réel. À Toulouse dernièrement, un réseau de fraudeurs au 3D-secure a été arrêté, donc la sécurité des technologies nouvelles n'est pas toujours au rendez-vous.
L'autre problème est que tous ces moyens supposent la mise en œuvre de logiciels auxquels on donne des codes d'accès que vous vous êtes engagé, auprès de votre banque, à garder confidentiels. Par exemple, sur les smartphones, il faut donner les codes confidentiels d'accès à sa banque. Cela aggrave le problème.

Avez-vous déjà reçu des plaintes à ce sujet ?
Pas encore. On a des plaintes de gens qui ont donné des ordres de virement sur internet et qui sont pillés parce que quelqu'un s'est introduit dans leur ordinateur. Les téléphones sont des ordinateurs donc nous sommes vulnérables. Il faut que les consommateurs ne succombent pas à l'effet de mode et se demandent «Est-ce que ça correspond à mon besoin ?» En résumé, le paiement par mobile apporte confort et facilité d'utilisation, mais il y a la sécurité en question.

La monnaie dans tous ses états 
Les monnaies virtuelles

C'est la monnaie virtuelle qui fascine et inquiète : le Bitcoin, de coin (pièce en anglais) et bit (l'unité informatique). Bitcoin est «le premier réseau de paiement pair à pair décentralisé fonctionnant grâce à ses utilisateurs, sans autorité centrale ou intermédiaire. Bitcoin est comparable à de l'argent liquide pour Internet», explique le site internet. Conçu en 2009 par un développeur non identifié dont le pseudonyme serait Satoshi Nakamoto, le Bitcoin est à la fois un système de paiement et l'unité de compte de ce paiement. Au départ, utilisée uniquement par les geeks, cette monnaie s'est progressivement répandue. Des grandes enseignes acceptent les bitcoins, qui peuvent par ailleurs être échangés contre de vrais dollars. Fin août 2013, la valeur de tous les bitcoins en circulation a dépassé 1,5 milliard de dollars. Et entre 2011 et fin 2013, le nombre d'utilisateurs de bitcoins, tous profils confondus a été multiplié par 10, à près de 7 millions. Deux écueils : la volatilité du Bitcoin qui réagit au moindre événement et le fait que les bitcoins, comme tout portefeuille électronique, peuvent être piratés.  
Les miles et points de fidélité
Ce sont des monnaies auxquelles on ne pense pas forcément mais qui ont pourtant un vrai poids économique : les miles des compagnies aériennes. C'est en 1981 que tout a commencé. La compagnie aérienne American Airlines a distribué les premiers miles à ses clients, des points de fidélité convertibles en avantages ou en billets d'avion. Depuis, plus de 160 compagnies ont adopté ce système, qui «paie» tous les ans quelque 20 millions de voyages. Mieux, les compagnies aériennes ont complètement intégré les miles dans leur politique commerciale : elles vendent des miles à leur client qui ne volent pas mais aussi à une foule de partenaires au sol comme les chaînes d'hôtels, les loueurs de voitures, de grandes chaînes de magasins ou des opérateurs téléphoniques. Qui à leur tour en distribuent à leurs clients. La valeur des miles dépasserait le total des dollars papier, soit plus de 2 200 milliards de dollars. Le système des miles s'est depuis décliné avec tous les programmes de fidélité des grandes enseignes. 
Les monnaies solidaires
Troisième type de monnaie alternative : les monnaies solidaires, appelées aussi monnaies sociales, locales, citoyennes. Leur objectif est le même : permettre à des membres d'un réseau partageant un ensemble de valeurs éthiques et sociales de réaliser des échanges de biens et de services sur un territoire délimité. Le phénomène n'est pas nouveau et sans remonter à l'Antiquité ou au Moyen Âge, au XXe siècle, il y a déjà eu des monnaies locales après la crise de 1929, en Allemagne. En France, la première monnaie locale est l'Abeille, créée dans notre région à Villeneuve-sur-Lot en janvier 2010. Depuis, une trentaine de monnaies a vu le jour, notamment les monnaies SOL qui regroupent une dizaine d'initiatives comme le SOL-Violette à Toulouse, l'une des plus importantes en termes de chiffre d'affaires. Leur succès a même questionné les instances bancaires de l'euro. Ce mercredi 8 avril, Jean-Philippe Magnen, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire, a remis un rapport à Bercy sur ces monnaies locales complémentaires.

Nouvelle étape pour le paiement par téléphone mobile


Payer sa baguette de pain, son ticket de parcmètre, sa boisson à la machine à café, son ticket de métro avec son téléphone mobile est déjà une réalité dans plusieurs pays, notamment asiatique. Cette technologie de paiement sans contacts dite NFC (comme les cartes de métro) doit bientôt arriver en France au début de l'année prochaine. Les terminaux mobiles et les lecteurs de puce sont fin prêts; les banques et les opérateurs télécoms aussi et les Français qui ont participé, ces derniers mois, aux diverses expérimentations plébiscitent le procédé.

Le 26 mai dernier le Forum des services mobiles sans contact a été lancé par le gouvernement et en ce début novembre une nouvelle étape vient d'être franchie au point de vue technique. En effet, SFR, la Direction centrale de la sécurité des systèmes d'information (DCSSI), Trusted Logic et Trusted Labs viennent de démontrer la faisabilité industrielle de l'hébergement d'applications de type bancaire dans la carte SIM. Autrement dit, la carte SIM devient aussi sûre que la carte bancaire que nous connaissons ; ce qui ouvre aux portables la voie de paiements sécurisés.

"Cette avancée technologique confirme la pertinence de la carte SIM en tant que support sécurisé pour l’hébergement en toute confiance de tout type d'applications et permet notamment d'envisager sereinement la poursuite des pilotes NFC sur le paiement mobile", expliquent les acteurs qui ont réalisé une démontration dans le cadre du salon Cartes 2008.
Vers la carte universelle ?

Jean-Louis Mounier, Directeur Général Innovation et Service Factory de SFR, confie être satisfait du travail réalisé en à peine 4 mois en collaboration avec Trusted Logic et Trusted Labs. « Ceci démontre la viabilité industrielle de la carte SIM comme support de tout type de services dématérialisés dont les services bancaires."

"La carte et l'application sont évaluées conformément au profil de protection par composition proposé dans le cadre du groupe de travail « Payez Mobile » en réponse aux exigences de sécurité émises par les banques et les autorités de certification compétentes. Le principe de composition, adopté par le profil de protection, permet de préserver la validité des certificats obtenus lors du chargement de nouvelles applications certifiées. Il permet également d’héberger des applications non certifiées, comme les applications liées à la billettique transport ou à des programmes de fidélité. Celles-ci sont validées par un laboratoire tiers indépendant et téléchargées sur une plate-forme Java Card™ certifiée, sans remettre en cause les certifications obtenues." détaillent les quatre acteurs de cette évolution qui préfigure une carte universelle, à la fois de paiement, de téléphonie, de fidélité.

Quand le téléphone devient porte-monnaie


Pouvoir payer les petits achats de la vie quotidienne, créditer sa carte de fidélité chez son commerçant préféré et prendre les transports en commun grâce à son téléphone portable transformé en porte-monnaie électronique. Telle est la promesse des services mobiles sans contacts basés sur la technologie NFC. Les terminaux mobiles et les lecteurs de puce sont fin prêts; les banques et les opérateurs télécoms aussi et les Français qui ont participé, ces derniers mois, aux diverses expérimentations plébiscitent le procédé. Il reste à mettre en musique les actions des uns et des autres pour que la France investisse un marché qui devrait traiter, à l'horizon 2011, rien moins que 34 milliards de dollars de transactions dans le monde.

Pour gérer cette partition très complexe le gouvernement a lancé le 26 mai dernier le Forum des services mobiles sans contact. Depuis le 1er août, celui-ci a désormais un chef d'orchestre en la personne de Jean-Yves Granger. Membre du comité exécutif du groupe Laser et directeur du pôle Etudes, prospectives et innovation, il a été chargé par Luc Chatel, secrétaire d'Etat chargé de l'Industrie et de la Consommation, «de présenter très rapidement une évaluation des coûts d'investisements et des retombées économiques» de ces nouveaux services.

Surtout, le ministre a souhaité «que les acteurs souscrivent à des engagements sur l'interopérabilité, la résolution des difficultés techniques [et] la protection des données personnelles.» Des gages données aux associations de consommateurs inquiètes à juste titre d'un flicage des utilisateurs des mobiles NFC, ces derniers pouvant également intégrer à l'avenir la carte Vitale... Concrètement, la carte SIM insérée dans le mobile sera partitionnée : chaque prestataire disposera d'un espace distinct. La banque, par exemple, ne pourra pas accéder aux informations de l'abonnement de transport. Le Forum devra apporter des réponses à bien d'autres questions comme la définition de celui qui suspendra tous les services du mobile sicelui-ci est perdu ou volé ; ou encore la façon dont les services pourront continuer à fonctionner même si la batterie du mobile est à plat, etc. Les premiers mobiles NFC devraient apparaître début 2009. La France rejoindra alors les pays pionniers comme le Japon ou la Corée du Sud.

Consultation sur le service universel

Si les mobiles sont de plus en plus présents dans notre quotidien, le service universel n'en demeure pas moins un dossier essentiel. Le service universel permet de garantir à tous un accès à des prix abordables au service téléphonique, aux annuaires et services de renseignement et aux cabines téléphoniques. France Télécom a été désignée en 2004 pour fournir ces services jusqu'en 2009. Le 31 juillet, Luc Chatel a lancé une consultation publique qui court jusqu'au 15 septembre. Elle porte notamment sur les zones géographiques, la durée de désignation des opérateurs qui seront choisis, sur les tarifs et sur le renforcement des dispositions relatives à la qualité de service.


Portables polluants

3,3 milliards de téléphones portables dans le monde fin 2007 selon l'UIT ; 56 millions d'abonnés en France selon l'Arcep en juin dernier. Et un taux de croissance mondial de quelque 22%. Le téléphone portable a le vent en poupe mais le traitement de son impact sur l'environnement tarde à décoller. C'est que les portables restent très polluants depuis leur fabrication (les appareils contiennent de nombreuses substances, parfois toxiques) jusqu'à leur recyclage. Dans son guide pour une high-tech responsable qui en est à sa 8e édition, Greenpeace note sur 10 les fabricants de téléphones selon trois critères : gestion des substances chimiques toxiques, gestion des déchets électroniques, prise en compte de l'enjeu climatique. Si des progrès ont été faits, seul Sony-Ericsson obtient la moyenne de justesse. Nokia, le n°1 mondial, obtient 4,8/10 mais entend corriger le tir. Le fabricant finlandais a lancé en juin le Nokia 3110 Evolve (photo) qui se présente comme le premier éco-mobile jamais construit, faisant appel à des matériaux d'origine biologique non polluants. Côté recyclage, les initiatives se sont multipliées. La réglementation française a prévu une éco-taxe pour financer la collecte et le traitement des déchets d'équipements électriques et électronique (DEEE). Les opérateurs télécoms ont mis en place une filière de recyclage qui mérite d'être mieux connue. 72% des Français voudraient bien recycler leur vieux mobile mais 57% ne savent pas comment faire...

Bic lance le mobile jetable

Après les rasoirs et les briquets, Bic lance le mobile (presque) jetable en partenariat avec Orange. Vendu 49 € depuis hier dans les commerces de proximité, le BicPhone (vert ou orange), est prêt à l'emploi : batterie chargée, carte SIM insérée et crédit de 60 minutes de communication. Fabriqué par Alcatel-TCL, le BicPhone est basique : émettre et recevoir des appels et des SMS. A la fin du crédit, on peut bien sûr conserver le BicPhone et le recharger avec des cartes prépayées.