Accéder au contenu principal

Paiement sans contact : vers la fin des cartes bancaires ?



Paiement sans contact, avec une carte bancaire dernier modèle ou son smartphone, monnaies virtuelles à utiliser sur internet, monnaies alternatives, etc. Jamais les moyens de paiement n'ont connu un tel bouleversement. Quels sont les avantages, les risques. Notre dossier.
La peur d'avoir d'oublié le code secret de sa carte bancaire lorsque l'on paie chez un commerçant ou, pire, l'angoisse de se faire voler ce fameux code de quatre chiffres, va-t-elle devenir un mauvais souvenir grâce au paiement sans contact ? En tout cas, les Français commencent à se familiariser avec cette nouvelle façon de payer, comme l'ont indiqué vendredi 10 avril  Axelle Lemaire, secrétaire d'État au Numérique, et le GIE Cartes Bancaires qui faisaient un point sur le sujet (lire ci-dessous).
Le paiement sans contact ? Une nouvelle façon de payer, plus simple et plus rapide. Grâce à une puce incorporée à la carte bleue, on peut payer jusqu'à 20 € sans avoir besoin de composer son code secret, simplement en apposant la carte quelques instants sur le terminal compatible du commerçant. Gain de temps, simplicité… et sécurité.
L'observatoire de la sécurité des cartes de paiement, un organisme dépendant de la Banque de France, notait déjà dans son rapport annuel 2013 publié en juillet dernier, que «le taux de fraude sur les paiements de proximité reste à un niveau très faible (0,013), en baisse par rapport à 2012 (0,015 %)».
Ce système de paiement sans contact, adopté sur 36,7 % des cartes en circulation, semble en tout cas plus abouti que le porte-monnaie électronique Moneo qui était inclus dans certaines cartes.

Le coup d'accélérateur d'Apple

Mais surtout, ce qui pourrait donner un coup d'accélérateur à l'adoption du paiement sans contact serait de se passer de la carte bancaire pour utiliser un appareil que l'on a désormais toujours sur soi : son smartphone.
En présentant en septembre dernier sa solution de paiement sans contact baptisée Apple Pay, le PDG d'Apple, Tim Cook a évidemment parlé de «révolution», un mot que la firme à la pomme utilise souvent à l'excès. Pourtant, cette fois, cette nouvelle fonctionnalité des iPhone, qui est déployée aux États-Unis depuis octobre dernier, pourrait bien donner tout à la fois le coup d'envoi d'une nouvelle étape dans la façon dont nous réglons nos achats chez les commerçants, et faire à terme une victime : la carte bancaire.

7,2 millions de mobiles NFC en France

Car si le smartphone sert effectivement de moyen de paiement, à quoi bon conserver sur soi une carte de paiement ? La question se pose de moins en moins de façon théorique puisque le parc de lecteurs sans contact progresse fortement : «Fin 2017, l'immense majorité du parc de commerçants sera équipée», assure Bruno de Laage, président du Conseil de direction du GIE Cartes Bancaires. En tout cas les fabricants de smartphones – Apple en tête – les opérateurs télécoms et les banques veulent y croire.



Il y a quelques jours Visa a convaincu quatre grandes banques françaises (BNP Paribas, la BPCE, la Banque Postale et la Société Générale) de s'associer à son expérimentation sur le paiement mobile sans contact, avec Wordline, la filiale d'Atos spécialisée dans le paiement en ligne. De quoi réjouir l'Association Française du Sans Contact Mobile (AFSCM) qui estime que cette fois, avec plus de 7,2 millions de Français équipés d'un téléphone mobile NFC, et des applications mobiles de paiement fiables, «l'essor du paiement mobile» en France est en marche. Le GIE Cartes Bancaires organise une grande campagne de communication nationale durant cinq semaines sur le sujet avec trois spots publicitaires actuellement diffusés à la télévision. Pour Bruno de Laage, président du Conseil de direction du GIE, plus de doutes : «L'avenir du sans contact est le mobile. La vraie révolution via le mobile permettra une évolution du paiement physique, en ligne»

Paiements sans contact multipliés par 7 en un an

Le paiement sans contact prend de l'ampleur en France. Tel est l'enseignement du bilan tiré hier par le GIE Carte Bancaires en présence d'Axelle Lemaire. «Opérateurs telecom et start-up sont mobilisés», a assuré la secrétaire d'État au Numérique. Vendredi 10 avril, le GIE a livré des chiffres très encourageants et parfois étonnants. Le profil type de l'utilisateur du paiement sans contact en France est une femme de 58 ans et l'article le plus couramment acheté est… la baguette !
Entre janvier 2014 et janvier 2015, le nombre de paiements sans contact a été multiplié par 7 en France. Plus de 70 millions de transactions ont été réalisées durant cette période. On compte 267 290 commerces équipés de terminaux compatibles soit 20,6 % ; certains étant très avancés comme Carrefour, équipé depuis 2009.
Actuellement il y a 30 millions de cartes bancaires sans contacts en France (200 millions en Europe) mais seuls 20 % des porteurs se servent du sans contact, qui recueille toutefois entre 94 % et 98 % de taux de satisfaction. «Le paiement sans contact sans code a le même niveau de sécurité qu'avec code sur carte classique», rappelle Bruno de Laage, du GIE.
Surtout 7,2 millions de personnes possèdent désormais l'un des 50 mobiles compatibles NFC. «Plus de 8 smartphones sur 10 sont NFC en France», indique Thierry Millet, Directeur des Services Financiers Mobiles et NFC d'Orange, qui précise que tous les opérateurs ont travaillé ensemble au sein de l'AFSCM. Histoire de faire émerger des solutions alternatives, françaises et européennes, face aux rouleaux compresseurs que sont Google et Apple.

Apple veut nous faire payer avec notre smartphone



Lors de la présentation d'Apple Pay, son nouveau moyen de paiement via l'iPhone, le PDG d'Apple, Tim Cook avait dévoilé une courte vidéo comparative. Dans la première séquence, l'on voit une femme dans un magasin effectuer un achat. Au moment de payer, elle fouille dans son sac, sort son porte-monnaie, puis sa carte bleue, la tend au commerçant, compose son code, reprend sa carte, la range. Dans la seconde séquence, elle sort juste son iPhone, le pose sur le terminal de paiement.

800 millions de comptes déjà créés

Le smartphone reconnaît alors son empreinte digitale et le paiement est effectué. «Et c'est tout !» s'est alors exclamé le PDG d'Apple. Rapidité et simplicité : tels sont bien les deux maîtres-mots du nouveau moyen de paiement sur lequel Apple mise beaucoup pour s'attirer de nouveaux clients
Certes le système d'Apple utilise la technologie sans contact NFC qui n'est pas une nouveauté. La preuve, les dernières cartes bancaires en France disposent aussi d'une puce pour les petits paiements de moins de 20 €.
Mais Apple voudrait bien réaliser avec le paiement ce qu'elle a fait avec l'iPhone. Elle n'avait pas inventé le smartphone mais elle en a révolutionné l'usage. Avec le paiement par iPhone, l'ambition est la même. Et cette fois, Apple part avec un atout de taille : son portefeuille de clients qui, tous, au moment de l'achat d'un iPhone, ont donné leurs coordonnées bancaires pour effectuer des achats de musique ou d'applications. Dès lors, Apple apparaît comme un intermédiaire incontournable dans l'acte de paiement et prélève au passage une commission : 0,15 % du prix de la transaction.
Si les consommateurs peuvent plébisciter la simplicité d'Apple Pay, les commerçants, eux, sont plus partagés. L'Apple Pay a convaincu les principales banques américaines, les grands groupements de cartes comme Visa ou Mastercard, et des enseignes comme les grands magasins Macy's ou la chaîne McDonald's, mais d'autres ne veulent pas en entendre parler comme les supermarchés Wal-Mart ou Best Buy.



Les petits commerçants rechignent aussi à basculer dans la solution de paiement d'Apple car ils ont adhéré au consortium MCX, qui leur a promis de prélever des commissions moins chères. En France aussi, la méfiance est de mise face à Apple Pay qui doit arriver dans le courant de cette année. Le groupe Auchan préfère ainsi miser sur sa propre solution MyAuchan.
Second point de friction entre Apple et les commerçants : l'utilisation des données personnelles. Les commerçants n'accèdent pas aux informations sur les cartes de crédit de leurs clients et ne peuvent donc y mener leurs programmes de fidélité.
Enfin, une étude réalisée début mars, publiée par InfoScout et PYMNTS, sur le nombre d'utilisateurs d'Apple Pay et leur usage du service de paiement sans contact montre que seulement 6 % ont payé au moins une fois avec et 9 % ont ouvert l'application par curiosité. En cause des difficultés pour payer et des dysfonctionnements (caissiers non formés, double facturation).

Les milliards du paiement mobile

Pas de nature à doucher l'optimisme d'Apple, qui envisage de faire de sa montre connectée un autre moyen de paiement mobile, puisque, selon une enquête de Phœnix Marketing International, 66 % des utilisateurs d'iPhone ont créé leur compte sur Apple Pay.
Pour l'heure, tous les acteurs ont l'œil braqué sur un chiffre : le marché mondial des paiements mobiles, qui pourrait peser 85 milliards de dollars en 2018 dans le monde dont 13 milliards aux États-Unis selon Strategy Analytics. Pas étonnant que Google et Microsoft envisagent aussi de créer un équivalent de l'Apple Pay.


«Un vrai confort, mais des questions sur la sécurité»

Serge Maître est secrétaire général de l'Association française des usagers des banques (www.afub.org).

Que pensez-vous du paiement par smartphone. Y a-t-il des risques ?
Petit à petit le téléphone portable va s'enrichir de la fonctionnalité de paiement qui va se substituer à l'usage de la carte bancaire proprement dit. De l'autre côté des Pyrénées on paie déjà son taxi avec son mobile. Est-ce que l'on doit avoir des réserves ? Concrètement c'est fait pour faciliter la vie du quotidien, éviter d'avoir de la monnaie ou des billets dans ses poches. Mais la sécurité est-elle meilleure ou non ? C'est une des grosses interrogations. On peut suspecter que les fraudeurs puissent s'emparerait suite à un vol du téléphone – comme il y a des vols de cartes bancaire – ou s'introduisent informatiquement dans le téléphone pour porter atteinte à la sécurité de votre argent.

Le risque de fraude va-t-il augmenter ?
Le paiement par téléphone est très répandu dans certains pays comme au Japon sans qu'il y ait une vague de fraude. Le seul problème chez nous, c'est que nous sommes le pays le plus bancarisé carte bancaire et moyens de paiement assimilés. On risque donc de se retrouver avec un flux de fraude réel. À Toulouse dernièrement, un réseau de fraudeurs au 3D-secure a été arrêté, donc la sécurité des technologies nouvelles n'est pas toujours au rendez-vous.
L'autre problème est que tous ces moyens supposent la mise en œuvre de logiciels auxquels on donne des codes d'accès que vous vous êtes engagé, auprès de votre banque, à garder confidentiels. Par exemple, sur les smartphones, il faut donner les codes confidentiels d'accès à sa banque. Cela aggrave le problème.

Avez-vous déjà reçu des plaintes à ce sujet ?
Pas encore. On a des plaintes de gens qui ont donné des ordres de virement sur internet et qui sont pillés parce que quelqu'un s'est introduit dans leur ordinateur. Les téléphones sont des ordinateurs donc nous sommes vulnérables. Il faut que les consommateurs ne succombent pas à l'effet de mode et se demandent «Est-ce que ça correspond à mon besoin ?» En résumé, le paiement par mobile apporte confort et facilité d'utilisation, mais il y a la sécurité en question.

La monnaie dans tous ses états 
Les monnaies virtuelles

C'est la monnaie virtuelle qui fascine et inquiète : le Bitcoin, de coin (pièce en anglais) et bit (l'unité informatique). Bitcoin est «le premier réseau de paiement pair à pair décentralisé fonctionnant grâce à ses utilisateurs, sans autorité centrale ou intermédiaire. Bitcoin est comparable à de l'argent liquide pour Internet», explique le site internet. Conçu en 2009 par un développeur non identifié dont le pseudonyme serait Satoshi Nakamoto, le Bitcoin est à la fois un système de paiement et l'unité de compte de ce paiement. Au départ, utilisée uniquement par les geeks, cette monnaie s'est progressivement répandue. Des grandes enseignes acceptent les bitcoins, qui peuvent par ailleurs être échangés contre de vrais dollars. Fin août 2013, la valeur de tous les bitcoins en circulation a dépassé 1,5 milliard de dollars. Et entre 2011 et fin 2013, le nombre d'utilisateurs de bitcoins, tous profils confondus a été multiplié par 10, à près de 7 millions. Deux écueils : la volatilité du Bitcoin qui réagit au moindre événement et le fait que les bitcoins, comme tout portefeuille électronique, peuvent être piratés.  
Les miles et points de fidélité
Ce sont des monnaies auxquelles on ne pense pas forcément mais qui ont pourtant un vrai poids économique : les miles des compagnies aériennes. C'est en 1981 que tout a commencé. La compagnie aérienne American Airlines a distribué les premiers miles à ses clients, des points de fidélité convertibles en avantages ou en billets d'avion. Depuis, plus de 160 compagnies ont adopté ce système, qui «paie» tous les ans quelque 20 millions de voyages. Mieux, les compagnies aériennes ont complètement intégré les miles dans leur politique commerciale : elles vendent des miles à leur client qui ne volent pas mais aussi à une foule de partenaires au sol comme les chaînes d'hôtels, les loueurs de voitures, de grandes chaînes de magasins ou des opérateurs téléphoniques. Qui à leur tour en distribuent à leurs clients. La valeur des miles dépasserait le total des dollars papier, soit plus de 2 200 milliards de dollars. Le système des miles s'est depuis décliné avec tous les programmes de fidélité des grandes enseignes. 
Les monnaies solidaires
Troisième type de monnaie alternative : les monnaies solidaires, appelées aussi monnaies sociales, locales, citoyennes. Leur objectif est le même : permettre à des membres d'un réseau partageant un ensemble de valeurs éthiques et sociales de réaliser des échanges de biens et de services sur un territoire délimité. Le phénomène n'est pas nouveau et sans remonter à l'Antiquité ou au Moyen Âge, au XXe siècle, il y a déjà eu des monnaies locales après la crise de 1929, en Allemagne. En France, la première monnaie locale est l'Abeille, créée dans notre région à Villeneuve-sur-Lot en janvier 2010. Depuis, une trentaine de monnaies a vu le jour, notamment les monnaies SOL qui regroupent une dizaine d'initiatives comme le SOL-Violette à Toulouse, l'une des plus importantes en termes de chiffre d'affaires. Leur succès a même questionné les instances bancaires de l'euro. Ce mercredi 8 avril, Jean-Philippe Magnen, vice-président du Conseil régional des Pays de la Loire, a remis un rapport à Bercy sur ces monnaies locales complémentaires.

Posts les plus consultés de ce blog

Le bipeur des années 80 plus efficace que le smartphone ?

Par André Spicer, professeur en comportement organisationnel à la Cass Business School (City University of London) : Vous vous souvenez des bipeurs ? Ces appareils étaient utilisés largement avant l'arrivée massive des téléphones portables et des SMS. Si vous aviez un bipeur, vous pouviez recevoir des messages simples, mais vous ne pouviez pas répondre. Un des rares endroits où on peut encore en trouver aujourd’hui sont les hôpitaux. Le Service National de Santé au Royaume-Uni (National Health Service) en utilise plus de 130 000. Cela représente environ 10 % du nombre total de bipeurs présents dans le monde. Une récente enquête menée au sein des hôpitaux américains a révélé que malgré la disponibilité de nombreuses solutions de rechange, les bipeurs demeurent le moyen de communication le plus couramment utilisée par les médecins américains. La fin du bipeur dans les hôpitaux britanniques ? Néanmoins, les jours du bipeur dans les hôpitaux britanniques pourraient être compté

Univers parallèles et mondes virtuels : la guerre des métavers est commencée

  Une partie de poker dans le métavers (capture d'écran de la vidéo “Le métavers et comment nous allons le construire ensemble” sur YouTube) Par  Oihab Allal-Chérif , Neoma Business School Le 17 octobre 2021, Mark Zuckerberg a lancé les hostilités de manière assez théâtrale, comme s’il défiait ses concurrents d’en faire autant. Afin de concrétiser son rêve d’enfant, le métavers, il a décidé de mettre en œuvre des moyens colossaux : 10 000 ingénieurs hautement qualifiés seront recrutés en Europe dans les 5 prochaines années. Cette annonce a été faite quelques jours avant celle du changement de nom du groupe Facebook en Meta , le 28 octobre, démontrant ainsi l’engagement total du fournisseur de réseaux sociaux dans la transition vers le métavers. Le 22 juillet 2021, dans une interview à The Verge , le créateur de Facebook racontait : « Je pense à certains de ces trucs depuis le collège quand je commençais tout juste à coder. […] J’écrivais du code

Sans Sauvegarde, pas de cyber-résilience

Par Alexandra Lemarigny, directrice commercial Europe du Sud Opentext Security Solutions Les études diverses sur les habitudes de sauvegarde des entreprises et leurs collaborateurs sont sans équivoque : très majoritairement, elles ne s’attardent vraiment sur ces questions de sauvegarde ou de récupération qu’en cas d’incidents. Pourtant la sauvegarde est l’élément majeur des dispositifs de cyber-résilience, à savoir la capacité à rester opérationnel, même face aux cyberattaques et à la perte de données. La sauvegarde n’est pas suffisamment considérée Dans les faits, force est de constater que la sauvegarde n’est pas envisagée dans son entièreté par les entreprises qui n’ont pas eu à subir d’accidents et il est fréquent qu’elles ne sauvegardent pas les éléments les plus pertinents. A titre d’exemples une entreprise peut ne sauvegarder qu’un ou deux serveurs, ou un élément qu’elle a identifié comme critique quelques années auparavant. Certaines ne tiennent pas compte de l’évolution de leu

Implants cérébraux : la délicate question de la responsabilité juridique des interfaces homme-machine

Dans le film Transcendance , de Wally Pfister, sorti en 2014, le héros mourant transfère son esprit dans un ordinateur quantique. Wally Pfister, 2014 Par  Elise Roumeau , Université Clermont Auvergne (UCA) Depuis quelques années, Elon Musk ne cesse de faire des annonces relatives à des avancées technologiques. Voitures autonomes , voyages interplanétaires , interface homme-machine , achat du réseau social Twitter… rien ne semble arrêter l’homme d’affaires. Aucun obstacle technique, géographique, physiologique ne lui semble infranchissable. Pourtant, ses projets pourraient, à court terme, poser de véritables difficultés du point de vue juridique. La recherche d’une fusion entre le cerveau et l’intelligence artificielle Avec Neuralink, l’un des objectifs visés par Elon Musk est de créer une interface entre l’humain et la machine . À plus ou moins court terme, le projet porte sur le développement d’implants cérébraux pour pallier des troubles neur

Sondage : quatre Français sur dix craignent le vol d'identité

Selon un sondage représentatif commandé par le fournisseur de messagerie GMX , de nombreux internautes français sont préoccupés (31%), voire très inquiets (9%), d'être victimes d'un vol d'identité. La majorité craint que des inconnus puissent faire des achats (52%) avec leur argent. Dans le cas d'une usurpation d'identité, les criminels accèdent aux comptes en ligne et agissent au nom de leurs victimes. De nombreuses personnes interrogées craignent que des inconnus signent des contrats en leur nom (37 %), que des escrocs utilisent l'identité volée pour ouvrir de nouveaux comptes (36 %) et que des informations les plus privées tombent entre des mains étrangères ou soient rendues publiques (28 %). Besoin de rattrapage en matière de sécurité des mots de passe Il est urgent de rattraper le retard en matière d'utilisation de mots de passe sûrs selon GMX : 34 % des utilisateurs d'Internet en France utilisent dans leurs mots de passe des informations personnell

Sources d’information et orientation politique : ce que nous apprend Twitter

  Par  Laura Hernandez , CY Cergy Paris Université et Rémi Perrier , CY Cergy Paris Université Plusieurs études du discours médiatique ont mis en lumière, par des analyses quantitatives et qualitatives, des soutiens à peine voilés de certains médias envers certains courants politiques . Et si l’on inversait la question ? Bien qu’on ait tendance à considérer, par exemple, qu’un lecteur régulier du Figaro s’oriente politiquement à droite, peut-on établir des corrélations à grande échelle entre choix de sources d’information et orientation politique ? Des études basées sur des enquêtes d’opinion ont montré notamment la part grandissante des réseaux sociaux dans la diffusion de l’information et le rôle qu’ils jouent dans la formation de l’opinion publique depuis une décennie, à l’image des évolutions observées lors de deux dernières élections aux États-Unis (voir ici et ici ). Les médias traditionnels ont intégré cette donnée et utilisent les réseaux sociaux en se faisant l’écho