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Vista : Bill Gates inonde le monde

Pas une révolution mais une évolution. Telle est l’analyse partagée par les acteurs du monde informatique sur Windows Vista, le nouveau système d’exploitation que Microsoft lance en grande pompe aujourd’hui. On est loin, en effet, de la révolution constituée par la commercialisation, il y a presque six ans, de Windows XP, utilisé par 87 % des PC selon le cabinet OneStat. L’actuel système avait inauguré de réelles fonctions multimédia et une stabilité attendue depuis le premier Windows créé en 1985.
Malgré cela, Microsoft mise beaucoup sur son nouveau bébé qui a coûté à la firme de Bill Gates rien moins que 6 milliards de dollars et cinq années de développement impliquant 2000 personnes. C’est que pour Microsoft, les logiciels Windows représentent environ 30 % de son chiffre d’affaires (13 milliards de dollars) et les deux tiers de son bénéfice d’exploitation (10 milliards). Un enjeu crucial donc pour l’entreprise de Redmond, mais aussi pour toute l’industrie informatique qui espère un grand redémarrage du secteur, ralenti par une féroce guerre des prix.
Si toutes les nouvelles machines fixes ou portables seront dotées d’office de Vista – avec dans un premier temps une possible hausse de prix – qu’en sera-t-il des ordinateurs actuels ? Le coût des mises à jour est assez élevé, notamment en Europe (de 229 à 379 € selon les versions). Utiliser Vista, qui réclame des PC musclés, peut aussi imposer une mise à niveau de son ordinateur actuel : ajout de mémoire, changement de carte vidéo, de disque dur, etc. « Les utilisateurs pourraient simplement choisir de rester avec XP» note un analyste de Jupiter research. Ou alors attendre de renouveler leur PC dans quelques mois. Microsoft l’a bien compris, qui met en avant une meilleure compatibilité entre les logiciels actuels et le nouveau Windows. Surtout, Microsoft met en exergue la sécurité et le confort d’utilisation, deux aspects clés à la fois chez les particuliers et dans les entreprises, ces dernières ayant pu acquérir Vista depuis le 30 novembre dernier.
100 millions d’exemplaires d’ici fin 2007
Les perspectives pour Microsoft restent toutefois flatteuses. Selon le cabinet IDC, la société américaine devrait vendre 100 millions d’exemplaires de Vista dès la fin 2007, équipant ainsi près de 10 % du parc mondial d’ordinateurs.
Ces machines seront alors à la pointe de la convergence numérique et, plus que des ordinateurs, constitueront de véritables centres multimédias. Faire de la retouche photo ; écouter de la musique ; regarder et enregistrer des émissions de télé en haute définition ; copier et graver des DVD ; réaliser du montage vidéo ; surfer sur internet en toute sécurité, etc. Ce qui était possible aujourd’hui se fera enfin plus facilement et plus vite.
Philippe Rioux

Microsoft dans le collimateur de l’Europe
Depuis 22 ans que Windows existe, chaque nouvelle version s’enrichit de nouveautés qui, bien souvent, mettent à mal la concurrence. On se souvient que l’intégration d’un navigateur internet dans Windows avait « tué » Netscape. L’ajout d’un lecteur de musique et de vidéo, puis de divers logiciels (pare-feu, antivirus, etc.) renforce ce sentiment d’hégémonie. La Commission européenne, qui accuse Microsoft de ne pas respecter les lois de l’Union sur la concurrence, entend bien y mettre bon ordre. Déjà en mars 2004, l’exécutif européen avait prononcé une condamnation retentissante – un demi-milliard d’euros d’amende – à l’encontre de Microsoft pour abus de position dominante et lui avait imposé de commercialiser une version de Windows purgée de son lecteur multimédia. Pour Windows Vista, les pratiques commerciales de Microsoft n’ont que peu changé et la commissaire à la Concurrence Neelie Kroes a déjà averti que la firme risquait de répéter les erreurs du passé. Selon Bruxelles, Microsoft n’a toujours pas divulgué toute la documentation technique nécessaire à ses concurrents pour élaborer des logiciels compatibles avec Windows. Afin de stimuler Microsoft, Neelie Kroes n’a pas hésité en juillet à lui imposer une amende supplémentaire de 280 M€, facture qui pourrait encore s’alourdir si la Commission jugeait que les derniers éléments fournis en novembre étaient insuffisants. Microsoft est même parvenu à se mettre à dos quelques grands noms de l’industrie informatique, regroupés dans l’association ECIS qui accuse Bill Gates de vouloir imposer son propre langage informatique… qui ne fonctionnerait que sur Vista. En février dernier, IBM, Oracle et Nokia ont ainsi attiré l’attention de la Commission européenne sur les aspects anticoncurrentiels de Vista et de la suite bureautique Office 2007. Microsoft ayant fait appel de sa condamnation de 2004, la Commission devrait attendre avant de se prononcer.
Ph. R.

Archives ; La Dépêche en numérique

En octobre 2004, Google, le trublion de l’internet, lance un pavé dans la mare de l’édition en dévoilant son projet Google print for publisher, c’est-à-dire offrir la possibilité aux internautes de feuilleter en ligne sur le net et de lire des extraits ou des résumés de livres numérisés. Deux mois plus tard, Google lance son projet Google print library avec un objectif : 15 millions de livres numérisés issus de cinq grandes bibliothèques universitaires. Cette annonce – qui a depuis donné des idées à d’autres, notamment Microsoft et Yahoo – avait ému les Européens, familiers de l’exception culturelle et du droit d’auteur.
En avril 2005, 23 bibliothèques demandent alors à l’Union européenne de réfléchir à la création d’une « bibliothèque numérique européenne. »
En mars 2006, après un appel à idées, la Commission européenne lance enfin cette bibliothèque numérique. Au cœur de celle-ci se trouveront des livres, des revues et des journaux. Pour ces derniers, la bibliothèque nationale de France (BNF) dispose d’un plan de numérisation de la presse ambitieux dont le financement de 3,5 m€ permettra le traitement de 2,1 millions de pages. Et parmi ces pages se trouveront celles de « La Dépêche du Midi. »
2,5 millions de pages
Le PDG du groupe Dépêche, Jean-Michel Baylet, et le président de la BNF, Jean-Noël Jeanneney, ont signé mercredi 17 janvier une convention de partenariat au terme de laquelle plus de 800000 pages de « La Dépêche » issues de l’édition toulousaine entre 1870 et 2003 seront hébergées et conservées en haute définition pour une consultation sur les sites internet de la BNF (Gallica) et de notre journal.
« La Dépêche » assure de son côté, à partir de son centre de documentation, de recherche éditoriale et d’édition (Cedre) la numérisation en mode texte et image de ses pages générales et de ses éditions locales éditées depuis 1870 soit… 2,5 millions de pages !
La coopération entre la BNF et « La Dépêche du Midi » s’accompagnera d’une réflexion commune sur l’expérimentation du dépôt légal de notre journal sous forme numérique.
Philippe Rioux

Les étapes de la numérisation
Après une préparation du document (débrochage, décollement, dépoussiérage), il est numérisé en niveau de gris au format Tiff. Ces fichiers numériques très lourds (15 à 40 Mo) sont ensuite compressés au format Jpeg (0,7 Mo). L’image est recadrée selon des normes strictes et des données sont intégrées au fichier. Quand le document est validé, il peut être mis en consultation sur Gallica. Là où cela devient plus intéressant, c’est que les images numérisées peuvent être analysées par un logiciel de reconnaissance optique de caractères (OCR) qui fournira du texte brut. Sur ce texte, mis en ligne sur internet, l’on pourra effectuer des recherches par titre, date, ou un simple mot-clé. Bref, toute La Dépêche au bout de votre souris d’ici 2010.

Une semaine technomedi@

A la Une >> La Dépêche du Midi et la Bibliothèque nationale de France signent une convention pour la numérisation des archives de notre journal

La Dépêche du Midi, avec le Cedre (Centre de documentation, de recherche éditoriale et d'édition), développe un large projet de numérisation de ses archives du 2 octobre 1870 à nos jours. Ces opérations de numérisation, en mode images et en mode textes, de l'ensemble des pages générales et des éditions locales soit environ 2,5 millions de pages, se fera en partenariat avec les institutions régionales et les Archives Départementales des départements de notre zone de diffusion.
Une fois numérisées et océrisées, ces pages pourront être consultées, en ligne, sur un site dédié a vec une recherche en "full text".
La première convention de cette coopération entre institutions et la Dépêche du Midi a été signée, le mercredi 17 janvier avec la BnF, Bibliothéque nationale de France par MM Jean-Noël Jeanneney et Jean-Michel Baylet en présence de M Dominique Paillarse, Drac de la Région Midi-Pyrénées. Pour José Biosca et Pascal Lemoine : "ce partenariat prévoit l'hébergement et la conservation à haute valeur ajoutée (Tiff) de l'édition toulousaine de la Dépêche du Midi" puis leur mise en ligne, simultanément au site de la Dépêche du Midi, sur Gallica, la bibliothèque numérique européenne de la BnF.
La coopération ainsi engagée entre le journal et la BnF autour de ce programme novateur de numérisation s'accompagnera d'une réflexion commune sur l'expérimentation du dépôt électronique du dépôt légal.


Internet >> Madepeche.com a quatre mois d'existence


Le site web portail des lecteurs Madepeche.com, lancé le 26 septembre dernier fête aujourd'hui ses quatre mois d'existence. Initiative unique de journalisme citoyen dans le paysage de la presse quotidenne régionale, ce site a accueilli 37200 internautes qui ont effectué 46308 visites et ot vu 371042 pages entre le 26 septembre 2006 et le 25 janvier 2007. Ce vendredi, le site contient 3045 contributions (articles + commentaires).
Dans les jours à venir, il va se doter d'une nouvelle rubrique intitulée "élection" qui regroupera les interventions des Dépêchenautes relatives à la présidentielle et aux législatives.

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Internet >> Les éditeurs de journaux belges visent maintenant Yahoo
Après Google News et MSN Actualité, les éditeurs belges s'en prennent à Yahoo accusé de violation de droits d'auteur. Copiepresse, la société des éditeurs belges de journaux francophones, aurait envoyé une lettre de mise en demeure au portail Internet qui exploite une version locale de Yahoo Actualité. Elle protesterait contre l'accès gratuit à des articles archivés (et payant) en utilisant un système de pages en cache.
Source : Vnunet


Média >> Les conseils à la presse locale de Rob Curley,
l'un des journalistes américains les plus avancés sur le net
Rob Curley est sans doute le journaliste américain qui a le plus innové sur le net. Il est, en autre, à l'origine de la structure multimédia du Lawrence Journal et travaille maintenant au Washington Post.com. Dans un entretien au quotidien italien, Corriere della Sera, Rob donne quelques conseils à la presse locale pour sa stratégie internet. Voici la traduction rapide des passages clés.
1- La version papier du journal n'est qu'une des façons de toucher une audience.
2- Les journaux vont survivre. Feront-ils les choses de la façon qu'ils les ont toujours faites ? Absolument pas.
3- Il y a deux sortes d'éditeurs de journaux, ceux qui pensent que la partie la plus importante du mot "newspaper" (journal) est "news" et ceux qui pensent que la partie la plus importante est "paper".
4- Nous ne pouvons pas avoir peur de toucher notre audience avec de nouveaux outils.
5- Les journaux qui pensent qu'ils sont l'unique source d'information de leur audience vont échouer.
6- Être le premier à donner l'info - Ne laissez jamais aucun autre média vous prendre de cours sur le développement d'une information locale dans votre communauté. Dès que vous savez quelque chose, vous devez le mettre sur votre site internet, votre version pour les téléphones portables et l'envoyer à l'adresse e-mail de ceux qui se sont abonnés à ce service. Nous avons besoin d'entraîner nos lecteurs à se tourner vers nous plusieurs fois par jour et, SURTOUT, quand ils apprennent qu'une info importante vient de tomber. Malgré ce que peuvent penser certains journalistes "traditionnels", vous ne pouvez pas "tuer" votre propre "scoop" en le mettant d'abord en ligne. Oubliez ça. Cette façon de pensée est, de nos jours, suicidaire.
7- Contenu hyper local - Internet est peut être un média global, mais c'est son contenu local qui permet à un quotidien local de faire la différence. C'est en "descendant" le plus bas possible, des papiers sur le sport chez les enfants de la zone de couverture jusqu'aux papiers sur la politique dans les quartiers, que les journaux gagneront. L'info nationale et internationale, c'est de l'info de commodité que tous les sites peuvent proposer. Pour la grande majorité des sites de quotidiens locaux, l'info locale produite par leur rédaction est la recette qui permettra à notre industrie de gagner sur le net.
8- Développer des bases de données - Calendriers. Restaurants. Eglises, Impôts. Vente de maisons. PV. Crimes. Tout ce qui peut être cherché devrait être sur votre site web. Les gens veulent ce genre d'info, et vous devez vous assurer qu'ils savent que votre journal peut leur donner.
9- Multimédia - L'utilisation de la vidéo, du son, des animations Flash, etc. devrait être une partie clés du nouveau journal. (…).
10- Contenu froid - Le contenu froid (ou toujours vert) est un contenu que vous créez une bonne fois et qui peut rester pour toujours sur votre site. Réguliérement du contenu froid de très bonne qualité est publié dans l'édition papier et tout ce que nous avons à faire c'est de le compiler et de le rendre facilement accessible sur notre site web -- des choses comme des guides locaux, etc. Mais parfois, du "contenu toujours vert" doit être créé ou assemblé juste pour le web. Ce contenu froid peut être des choses comme : l'histoire de votre ville, toutes les infos que vous pouvez trouver à propos de quelqu'un fameux dans votre ville, peut être un résumé des meilleures saisons de vos équipes de sport locales, etc.
11- Tous supports - Assurez vous que que votre contenu peut fonctionner sur tous les appareils imaginables. Web. Email. RSS. iPods. Téléphones portables. Autres appareils. Sony PSPs. Aujourd'hui, je crois profondément que les journaux devraient se concentrer sur du contenu pour les téléphones portables.
12- Dialogue - Assurez vous que votre journal n'est pas engagé dans un monologue mais dans un dialogue avec son audience. Est-ce que les lecteurs peuvent poster des commentaires sur les articles ? Est-ce qu'ils peuvent contacter facilement les journalistes et chef de rubriques pour chaque papier ? Y a-t-il des blogues de lecteurs sur votre site ? Est-ce que les lecteurs peuvent facilement poster leurs propres photos, vidéos et textes sur votre site, etc ?
Source : Mediacafé

Internet >> Etats-Unis : un site web débauche de grands noms de la presse
C’est un pari audacieux. Plusieurs journalistes américains de renom ont quitté leur employeur pour participer à la création d’un site web et de son équivalent papier. Baptisé The Politico, le webzine, lancé aujourd’hui, accueillera donc les contributions de grandes signatures de la presse US. John Harris, ex-journaliste politique du Washington Post, en devient le rédacteur en chef ; Jim VandeHei, issu du même quotidien, son directeur ; Mike Allen, ex-correspondant de Time à la Maison Blanche, son correspondant politique en chef. L’enjeu pour l’équipe (50 à 60 personnes, dont 25 journalistes) est de rendre le titre incontournable en matière d’information politique, alors que se profile l’élection présidentielle de 2008.
Source : Le blog Médias

Technologie >> La presse sur papier électronique refait couler de l'encre
Annoncé depuis quelques années, le journal à encre électronique sera une réalité dès avril avec la tentative du quotidien français économique «Les Echos». Mais sa tablette sera rigide.
Source : Le Temps (Suisse)

Presse >> 100 000 personnes à Istanbul aux obsèques du journaliste Hrant Dink
Cent mille personnes, selon les organisateurs, ont assisté mardi à Istanbul sous de strictes mesures de sécurité aux obsèques de Hrant Dink, journaliste et membre respecté de la communauté arménienne de Turquie, assassiné vendredi. Le rassemblement était le plus important de ces dernières années dans la première métropole turque.
Source : AFP

Média >> Hachette Filipacchi photos vendu au fonds d'investissements Green Recovery
Hachette Filipacchi Medias (HFM) a cédé ses agences photos au fonds d'investissements français Green Recovery pour un montant non divulgué, au terme de négociations engagées en décembre, a annoncé mardi un communiqué de Lagardère Active Media, propriétaire de HFM.
Source : AFP.

Média >> Lagardère : aucune fermeture de magazine en France "pour l'instant"
Arnaud Lagardère a assuré qu'il n'y aurait pas fermeture de magazines en France "pour l'instant", les décisions devant être prises "dans les mois qui viennent" en fonction de la place et du "potentiel de croissance" de chaque titre, vendredi dans un entretien au Figaro. Le pôle médias de Lagardère a annoncé jeudi un "plan de transformation sur trois ans", prévoyant la fermeture d'une vingtaine de titres dans le monde et la réduction de 7 à 10% de ses effectifs (9.900 salariés).
Source : AFP.

Une semaine technomedi@

Internet >> Convergence: les Français plébiscitent les services Internet
Internet change-t-il nos habitudes de consommation des médias? Selon le rapport de Médiamétrie sur Les chiffres clés de la Convergence et des nouvelles pratiques médias, les Français sont de plus en plus nombreux à exploiter les différents contenus médias sur le Web. En effet, plus de 72% des Français de 13 ans et plus profitent désormais d'au moins un des différents services disponibles sur la Toile comme la musique, le téléphone, la VOD ou les jeux vidéos sur un jour moyen de semaine, contre 70.9% en 2005. Si seulement 5.7% des Français peuvent regarder la télévision sur ADSL, 12.5% ont déjà visionné des émissions sur Internet en streaming et 4 % en podcast. Et 19 des plus de 11 ans, soit 14 millions de personnes, ont déjà écouté les radios sur Internet. Médiamétrie constate également que les pratiques médias et multimédias tendent à se développer en situation de mobilité. Un téléphone portable sur deux propose un accès à Internet, et un sur dix les fonctions 3G. Cette nouvelle forme de convergence doit cependant être relativisée. En effet, seul un abonné sur dix utiliserait son téléphone pour naviguer sur le Web. Et la visiophonie n'aurait intéressé que 2% des mobinautes.
Atelier groupe BNP Paribas

Média >> Le chiffre d'affaires de la presse hebdo régionale en hausse
Le chiffre d'affaires de la presse hebdomadaire régionale a progressé de 2,9 % en 2005 par rapport en 2004, selon un « tableau de bord de la PHR » publié récemment par le Syndicat de la presse hebdomadaire régionale (SPHR).
Le Figaro

Internet-Médias >> Le site communautaire MySpace
veut séduire les adolescents français
Et si le débat citoyen se jouait sur Internet? France2, la chaîne du groupe France Télévisions et Google Vidéo France viennent d'ouvrir sur la plate-forme vidéo du moteur de recherche un espace dédié à la campagne. Particularité : le site accueillera les contenus de la chaîne mais s'ouvrira aussi aux amateurs. Les principales images des journaux télévisés et magazines de France2 seront publiées sur la plate-forme. Les internautes qui le souhaitent pourront également envoyer leurs propres productions à la chaîne de France Télévisions, où elles seront soumises à la rédaction. Les plus intéressantes seront mises en ligne. La chaîne se réserve le droit d'utiliser ces images amateurs à l'antenne. Et si vous voulez plus d'informations, vous pouvez regarder une vidéo enregistrée par David Pujadas pour l'ouverture de cette plate-forme commune. De son côté, Yahoo! proposera dès le 17 janvier sur sa plate-forme Actualités un magazine vidéo hebdomadaire de 12 minutes qui présentera et décryptera la campagne vue par les internautes.
Atelier groupe BNP Paribas

Internet >> Forte croissance du commerce en ligne
Le commerce en ligne a enregistré une croissance de 44% en 2006, pour atteindre 12 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Mots-clés vedettes cette année : mode, beauté et vie pratique. Aux Etats-Unis, le cap des 100 milliards annuels vient d'être franchi.
L'Expansion.com

Internet >> Agoravox lance sa télé
Le journalisme citoyen est en train de franchir une nouvelle étape grâce à la vidéo. Celle-ci permet désormais à quiconque de filmer et de mettre en ligne très facilement ses propres réalisations. Il suffit pour cela d’un banal téléphone portable ou d’un caméscope. Déjà un nombre croissant de rédacteurs d’AgoraVox nous envoient spontanément des vidéos qu’ils ont eux-mêmes réalisées. Un an et demi après le lancement AgoraVox, nous avons décidé de lancer AgoraVox TV pour mettre en valeur et dynamiser encore ce mode de communication de l’information.
Agoravox

Internet >> Le site communautaire MySpace veut séduire les adolescents français
Quelle entreprise peut se targuer de compter 650 000 utilisateurs référencés avant même son lancement ? MySpace France, filiale du célèbre portail Internet américain, propriété du groupe News Corp., qui s'est lancé hier dans l'Hexagone.

Média >> Libé changera de formule avant l'été
Le Pdg de Libération, Laurent Joffrin, affirme que le journal "change" et annonce une "série de réformes d'hiver" pour une "formule nouvelle avant l'été", jeudi en ouverture d'une numéro spécial consacré au "making of" du quotidien. Dans un texte intitulé "Libération change", le nouveau dirigeant reconnaît que le journal, qui sort d'une grave crise financière, a "pu commettre des erreurs" par le passé, notamment lors du référendum sur la constitution européenne de 2005.
"Beaucoup de journaux, y compris le nôtre, ont voté oui avec de bonnes raisons. Mais en donnant le sentiment de mépriser les partisans du non - c'est-à-dire une bonne partie du peuple et des lecteurs -, le journal est apparu comme un instrument de l'establishment plus que le héraut des citoyens", estime-t-il.
"La relance de Libération à l'oeuvre en ce début d'année passe par des gestes qui expriment la volonté de rompre avec ce passé. Nous voulons changer notre rapport avec nos lecteurs ; nous voulons un Libération qui soit le leur", affirme-t-il.
Le numéro spécial de ce jeudi, dans lequel le journal dévoile ses coulisses, inaugure une "série de réformes d'hiver", avec "deux ajouts", explique M. Joffrin.
Chaque jour, une double page rédactionnelle sera confectionnée en liaison avec le site internet du quotidien, pour constituer un "contre-journal fait par les libénautes et les lecteurs", indique-t-il.
Une série de rencontres sera par ailleurs organisée avec les lecteurs, en liaison avec la Société des lecteurs de Libération.
Les innovations se poursuivront ensuite "à un rythme soutenu" pendant le printemps, de manière à aboutir à une "formule nouvelle avant l'été" qui soit "plus proche de nos lecteurs, plus conforme à l'esprit du temps et qui fasse de Libération le porte-parole de la société", ajoute-t-il.
Le site internet sera également relancé autour de "trois objectifs" : "une réactivité plus grande à l'actualité, une extension de ses activités communautaires et la création d'une Libéradion à podcaster", poursuit-il.

Bonne année 2007

Bonne et heureuse année à tous. 2007 s'annonce comme une année particulièrement riche en terme de technologies de l'information et de la communication ; et La Dépêche ne sera pas en reste avec beaucoup d'évolutions concernant ce blog, le site Madepeche.com et le site Ladepeche.com.

Le Net sans fil

Au pied du sapin de ce Noël 2006 ont été déposés nombre d’ordinateurs portables. Tous ont la particularité de pouvoir se connecter à internet sans fil via les ondes Wifi. Tous les fournisseurs d’accès à internet proposant dans leurs offres l’option Wifi, il est aisé de surfer sur le net dans sa maison ou au fond de son jardin. Mais quid lorsque l’on quitte son domicile? Certes, il y a bien dans les hôtels et les aéroports des points d’accès (les hotspots). Certains sont gratuits (voir la liste sur www.jiwire.com) mais la plupart demandent un paiement assez élevé.
La solution? En attendant que les villes choisissent de s’équiper de réseaux sans fil pour offrir le net à leurs administrés, comme à San Francisco, elle pourrait venir de réseaux communautaires gratuits comme celui de Fon (www.fon.com). Cette jeune société hispano-argentine invite chaque internaute, partout dans le monde, à partager un peu de la bande passante de sa connexion internet à domicile. Les membres du réseau peuvent ainsi profiter de la connexion des autres lorsqu’ils sont en déplacement selon des conditions tarifaires prédéterminées (lire ci-contre). Fon dispose aujourd’hui de la plus grande communauté Wifi dans le monde avec 50000 hotspots dont 5000 en France.
Les opérateurs de télécoms qui se sont engagés pour certains dans la convergence entre téléphones mobiles et téléphonie via internet (VoIP) s’intéressent vivement à cette initiative. En France le téléphone hybride Twin (GSM-Wifi) de Neuf-Cégétel permet d’utiliser les bornes Fon et donc de profiter des très avantageux tarifs de la VoIP (gratuité des appels). Mieux, Fon va lancer le Skype Fon, un téléphone Wifi qui permettra de téléphoner gratuitement à partir de n’importe quel point d’accès du réseau… Et c’est à Blanquefort, une ville de 15000 habitants près de Bordeaux, que Fon et Skype viennent de lancer une expérience pour créer le premier réseau communautaire gratuit sans fil couvrant une ville en France.
Philippe Rioux

Le réseau Fon : comment ça marche
Le principe du réseau Fon est basé un principe simple: chaque adhérent partage sa connexion Wifi et en échange peut se connecter sur le point d’accès d’un autre membre. Trois niveaux sont possibles.
> selon le modèle Linus: on partage sa connexion chez soi et on peut utiliser gratuitement celles des autres adhérents.
> selon le modèle Bill: on partage sa connexion et Fon reverse 50 % des bénéfices à l’adhérent, qui ne peut pas en revanche accéder gratuitement à l’ensemble du réseau.
> selon le modèle Alien: on ne partage pas sa connexion mais on paye 3 €/jour pour se connecter sur l’un des points d’accès du réseau Fon.
Le partage de sa connexion se fait grâce à la Fonera (photo), une borne Wifi qu’on achète 29,95 € et qu’on connecte à son modem ou sa box ADSL. La Fonera émet alors deux canaux: un privé, crypté, réservé à l’utilisateur pour son réseau local; un public ouvert aux autres membres de Fon.
Le site de Fon répertorie toutes les Fonera actives dans le monde. Pour accroître son réseau, Fon réalise régulièrement des opérations promotionnelles.
À noter qu’il existe une alternative gratuite à Fon, baptisée KillBills (www.wireless-fr.org)

Joyeux Noël

A tous les lecteurs je souhaite un très joyeux Noël 2006.

Madepeche.com à la Mêlée numérique

J'ai eu le plaisir d'intervenir ce lundi 18 décembre sur l'une des tables rondes organisées par la Mêlée Numérique, à Entiore, citée de l'entreprise de la Chambre régionale de commerce et d'industrie (CRCI) de Midi-Pyrénées, pour y présenter le site de journalisme citoyen Madepeche.com, lancé par La Dépêche du Midi le 26 septembre et dont je suis le modérateur.
Au cours de cette "Journée du web 2.0" plusieurs intervenants et ateliers étaient mis en place.
J'ai participé à l'atelier "le Web dans ses usages et impacts économiques", animé par Martin Vinzal et présenté par les organisateurs comme suit :
Plus précisément, cette table ronde permettra d'en explorer deux aspects principaux : l'entreprise étendue et les impacts micro et macro économiques du Web 2.0. L'entreprise étendue, car aujourd'hui, la majorité des grands groupes, notamment industriels, ont "webisé" leurs applications métier, d'autant plus lorsque les équipes sont géographiquement éclatées voire mondialisées. Alors que le nombre d'utilisateurs explose, les usages collaboratifs se généralisent dans tous les processus. Un phénomène qui touche aussi de plus en plus les PME, qu'elles soient sous-traitantes ou regroupées en petits écosystèmes. Quant à l'impact économique du Web2.0, il sera analysé notamment dans le cadre du commerce électronique dans ses relations avec la distribution et le commerce classiques. Avec l'apparition d'entreprises Web-plate-formes et de communautés d'acheteurs, la chaine de valeur se transforme. Le phénomène de la longue traîne devrait être un point de départ aux échanges.

A mes côtés se trouvaient :
- Maggy Gorse, fondatrice de GORSE ANALYSTS, Cabinet de Conseil en Gestion et de Formation de Dirigeants.
- Bruno Salama, animateur du HUB BUSINESS 31, un hub du site Viadeo (ex-Viaduc).

Les personnes intéressées par le diaporama que j'ai présenté peuvent me le demander par e-mail : philippe.rioux@ladepeche.fr

Les jeux vidéo violents sur le gril

Au pied du sapin, Noël 2006 sera résolument un Noël techno.Ordinateurs, baladeurs MP3, téléphones mobiles, GPS (lire page «Vie Quotidienne») et, surtout, consoles de jeux. Alors que le lancement de la dernière console de Nintendo, la Wii, a pulvérisé des records de vente (voir encadré), une nouvelle polémique vient secouer le monde des jeux vidéo à propos des titres les plus violents.Faut-il ou non les interdire? Telle est la question qui se pose désormais au niveau européen après un drame survenu en Allemagne le mois dernier.
Le 22 novembre, Sébastien Bosse, un jeune homme de 18 ans, ouvre le feu sur 37 personnes, ses camarades et des personnels du lycée d’Emsdettent. L’enquête révèle, entre autres, que ce solitaire, amateur de Death Metal, jouait à des jeux vidéo violents, notamment des «simulateurs de meurtres.» Aussitôt, plusieurs ministres régionaux allemands réclament l’interdiction de ces jeux.Un projet de loi du gouvernement Merkel prévoit ainsi d’ici mars 2008 de renforcer la législation allemande, pourtant l’une des plus strictes en la matière, qui a déjà banni du territoire plusieurs jeux en vente ailleurs en Europe, notamment en France.
massacre à l’école en téléchargement
Aux États-Unis, marqués par des affaires similaires à celle du lycée allemand, plusieurs États ont pris des mesures: interdiction de vente de jeux vidéo violents aux mineurs, taxation à 100 % de ces jeux, etc. Sauf qu’une simple recherche sur internet permet de trouver, gratuitement, des jeux violents. Nous en avons fait l’expérience hier. Une fois validé un simple message confirmant que nous sommes bien majeurs, il nous a été proposé des jeux comme: massacre à l’école présenté comme «Un petit jeu d’aventure gore», dixit le site, ou encore Lame Hunter, dont le but est «de tirer sur un boîteux, une vraie tronche de blaireau et un vrai plaisir de le dégommer.» Ambiance…
pictogrammes
Face à ce phénomène des jeux violents, les industriels réagissent. Aux États-Unis, l’Entertainment software association défend la liberté d’expression. En France l’association des producteurs d’œuvres multimédia (Apom) met en avant l’information donnée au consommateur. «Notre industrie dispose d’ores et déjà d’un système d’information des plus stricts sur la classification de ses œuvres», explique l’Apom, qui fait notamment référence à PEGI («Pan European Game Information»). Il s’agit d’un système européen de classification par catégorie d’âge avec des pictogrammes très clairs sur le contenu des jeux (violence, gros mots, teneur sexuelle, stupéfiants, discriminations, etc.). Seul problème, ces normes n’ont aucun caractère impératif pour les éditeurs, ce ne sont que des recommandations.
Pour autant, si les jeux violents existent, il faut en relativiser l’ampleur. «Seuls 12 % des jeux vidéo sont interdits aux moins de 16 ans dont moins de 3 % destinés à un public exclusivement adulte», assure l’Apom. «Chaque année, un ou deux jeux sur plus de 2000 nouveautés défraient la chronique parce que leur contenu apparaît trop violent», explique Guillaume de Fondaumière, président de l’Apom, qui rappelle la présence des pictogrammes mais aussi le rôle que doivent jouer les parents pour surveiller ce à quoi jouent leurs enfants.

La rançon du succès pour la Wii
À côté de Sony et de sa Playstation et de Microsoft avec sa XBox, Nintendo a joué un joli coup cette année avec la Wii. Plutôt que sur la puissance, le constructeur japonais a misé sur un prix plus doux que ses concurrents (249 €) et, surtout, sur une manette de jeu sans fil révolutionnaire, qui permet de reconnaître les mouvements que le joueur fait devant sa télé! Résultat: 325000 consoles Wii vendues en Europe en deux jours. Aux États-Unis il s’en est écoulé 600000 en huit jours et au Japon 400000 en 24 heures… Seul hic, la dragonne ne serait pas assez solide et certains joueurs trop enthousiastes auraient lancé leur télécommande dans leur salon par accident… Du coup Nintendo propose de changer 3,2 millions de dragonnes.

Familles de France interpelle les pouvoirs publics
Alors qu’une étude américaine publiée tout récemment démontre que les jeux violents entraînent une certaine propension à des comportements émotionnels exacerbés, en France, l’association Familles de France s’est inquiétée, dès juin 2006, de certains jeux vidéo qui, selon elle, ont «dépassé certaines limites» dans l’ultraviolence, la pornographie, la prostitution et les stupéfiants. L’association a décortiqué de nombreux jeux où massacres, prise de drogue, meurtres sont monnaie courante. Reconnaissant cependant l’effort fait par les éditeurs pour la majorité de leurs titres, Familles de France entend partir en guerre contre les jeux vidéo qui «enfreignent la loi» ou «ont dépassé les limites de l’acceptable et du raisonnable.» L’association interpelle donc les pouvoirs publics et le ministère de l’Intérieur pour «protéger les mineurs, réviser la classification, mieux informer les familles et créer une autorité de régulation» sur le modèle du conseil supérieur de l’audiovisuel.

La folie des GPS

Les terminaux de guidage GPS constituent véritablement LE cadeau de cette fin d’année 2006 qui devrait afficher un million d’exemplaires vendus.Même le Président de la République qui, on s’en rappelle, avait découvert l’informatique sur le tard – avec le désormais culte «mulot» – a reçu un terminal GPS pour son 74e anniversaire, le 29 novembre dernier. En l’occurrence, il s’agissait du modèle innovant de l’Institut géographique national (IGN), baptisé «Evadeo.»
En un an le prix des appareils GPS portatifs a connu une chute vertigineuse et le premier prix s’établit désormais à 169 € – le Medion PNA 210 – soit presque dix fois moins que les systèmes de guidage commercialisés en option par les constructeurs automobiles! À cette démocratisation des prix s’est ajoutée une segmentation du marché: premiers prix, milieu de gamme et haut de gamme. Enfin, ce marché en plein boom a vu se multiplier les acteurs. Aux spécialistes historiques du secteur (Garmin, Tomtom, Navman) se sont ajoutés les acteurs de l’internet comme Viamichelin, filiale de Michelin, Mappy, filiale des Pages Jaunes, ou encore l’IGN, qui, après Géoportail, a donc lancé Evaneo. Les acteurs de l’informatique et de l’électronique grand public sont aussi entrés en piste: Acer, Sony, Philips et Thomson.
Difficile dans ce marché encombré de se distinguer. Les constructeurs mettent alors au second plan la technique pour insister sur les services innovants: l’infotrafic (une fonction qui permet le recalcul de l’itinéraire en fonction de l’état du trafic routier communiqué par ondes radio); les services (le jumelage du terminal avec un site internet pour télécharger des points d’intérêts). Thomson s’est décalé en lançant un film publicitaire «la course à l’Elysée», parodiant le duel Ségolène-Sarkozy. Un joli coup de marketing: le film a fait un tabac sur internet.


Les points à vérifier
L’écran. 3,5’’ (8,89cm) de diagonale en général, de nouveaux modèles proposent 4,3’’ panoramique (10,92cm) et d’autres 2,8’’ (7,12cm). La taille influera alors sur le confort d’affichage 2D ou 3D, la lisibilité des menus. Le dernier Viamichelin à large écran permet d’afficher plus d’informations.
Les cartes.Chaque constructeur à son fournisseur. Il faut veiller à avoir des cartes récentes. On peut choisir France ou Europe, mais le prix s’en ressent.
Radars.Certains GPS ne proposent leur emplacement qu’en option payante.La liste est actualisable par internet.
Points d’intérêts. Restaurants, hôtels, parkings, lieux remarquables, etc. Les GPS peuvent être de vrais guides de voyage. Certains disposent de boutons pour localiser parkings ou stations essence.
Infotrafic. À côté du guidage vocal (parfois la voix d’une personnalité qu’on aura téléchargée sur son ordinateur), certains GPS proposent de série ou en option payante l’info trafic: l’appareil collecte via la bande FM des données sur le trafic routier fournies par les centres d’information routière et les sociétés d’autoroute afin de corriger l’itinéraire en fonction des bouchons ou des accidents.
Multimédia. Les plus perfectionnés proposent de visualiser photos ou vidéos, d’écouter de la musique MP3 voire de servir de kit bluetooth sans fil pour pouvoir utiliser son téléphone portable au volant.

Nouveaux usages à venir
Comme le bluetooth, le GPS s’immisce dans de plus en plus d’objets.Les téléphones et les organiseurs PDA: HP, HTC, Mio, Nokia proposent des téléphones haut de gamme qui font office de GPS. Bluffant. Autres usages à venir: des puces GPS… dans les doudous. Sensible aux drames familiaux de la perte des doudous, l’entreprise française Vert baudet s’est proposée de créer des doudous GPS.Une idée pas encore réalisée toutefois.En revanche, le GPS pour chien (combiné à un téléphone GSM) existe bel et bien.Il est commercialisé notamment par Petcell ou RoamEO. Le GPS concerne aussi la géolocalisation de personnes, notamment les salariés des entreprises.

La région Midi-Pyrénées veut réduire la fracture numérique

«A quoi serviraient les nouvelles technologies si vous n’en profitez pas?» C’est avec cette interrogation que se tient aujourd’hui à Toulouse à l’Hôtel de Région un colloque intitulé «La société de l’information en Midi-Pyrénées: diagnostic 2006.»
A l’heure où la France compte quelque 28,6 millions d’internautes, et où l’Hexagone est le pays européens qui héberge le plus de blogs, l’Agence régionale pour le développement de la société de l’information (Ardesi) a voulu établir un diagnostic des usages en Midi-Pyrénées. Ce document, qui est présenté aujourd’hui, permettra d’ouvrir de nouvelles perspectives pour une région qui a pris à bras le corps la lutte contre la fracture numérique. Depuis 2001 avec l’adoption du Programme d’actions régionales pour la société de l’information (Parsi), la Région a mené de nombreuses actions : cyberbases ; réseau Aster reliant 450 lycées, CFA, IUT, universités ; sites pyramides ; administration électronique ; etc. Le budget est de 45M€.
L’Ardesi a construit son diagnostic sur huit thèmes : les technologies de l’information et de la communication (TIC) dans les foyers, le haut débit, les entreprises, le tourisme et internet, les collectivités et internet, les TIC dans l’éducation, l’accès public à internet, le réseau Télémédecine régional.
ADSL : Midi-Pyrénées 20e
Par rapport à la moyenne nationale de connexion à internet des foyers, la région dépasse la moyenne nationale (38,8%) : 46% des foyers sont, en effet, connectés.«En deux ans, le nombre de foyers connectés a augmenté de 10 points. Plus de 2 foyers sur 3 le sont en haut débit. Et le taux d’utilisation à domicile a progressé de 13 points», observe l’Ardesi.
Mais seuls 34% des foyers midi-pyrénéens reliés à internet disposent du haut débit ADSL contre 85,3% au niveau national. Pour y remédier, la région a dépensé 12M€ pour son plan Midi-Pyrénées à haut débit, qui a permis de résorber des zones blanches de l’ADSL. La couverture ADSL a ainsi progressé de 6% mais la région reste classée à la 20e place... Les entreprises sont cependant bien connectées mais les infrastructures, et un dégroupage circonscrit seulement à Toulouse et quelques préfectures, leur imposent de l’ADSL «à petit débit»...
Côté tourisme, 20% des offices n’ont toujours aucune présence sur internet, mais la progression est fulgurante : 55% des structures d’hébergement sont connectés (+20% en deux ans).
Les collectivités progressent elles aussi : 15% des communes (6,6% en 2002) et 29% des intercommunalités ont un site web. Le défi : passer d’un site vitrine à un site dynamique d’actualités.
Pour l’éducation si collèges et lycées snot connectés à 85% ,le primaire reste encore en retrait (56%).

Pour aller plus loin
Le site de l'Agence régionale pour le développement de la société de l’information.
Le blog de l'Ardesi
L'équipement haute débit en France sur le Journal du Net
L'observatoire du haut débit sur le site de l'Autorité de régulation des communications électronique et des postes (Arcep)
Le site de la Fondation internet nouvelle génération (FING) dont le délégué général, Daniel Kaplan donne une conférence "Vers une Société de l'information 2.0."
Le réseau cyber-base de la région Midi-Pyrénées
B2i, le site des TICE de l'Académie de Toulouse
Quelques sites de collectivités : Les Cabannes (09), Auvillar (12), Grand Rodez (12), Paulhac (31), Coeur de Gascogne (32), Tarbes (65), Saix (81).

Télévision sur mobile : c'est pour bientôt

Si le succès de la télévision numérique terrestre (TNT) n’est plus à démontrer en France, la télévision sur téléphone mobile accuse en revanche un certain retard par rapport à nos voisins européens.L’Italie, l’Allemagne ont déjà ouvert leurs réseaux DVB-H (Digital Video Broadcasting-Handhelds, la norme de la télé mobile) alors que la France attendait un cadre législatif. Les choses semblent toutefois s’accélérer. Le projet de loi «Télévision du futur: modernisation de la diffusion audiovisuelle» a été adopté le 22 novembre par le Sénat et transmis à l’Assemblée nationale pour adoption définitive fin janvier
Dans une rame de métro
C’est que la télé sur mobile est promise à un bel avenir. Selon une étude publiée par le cabinet OC & C Strategy Consultants, 6 millions d’utilisateurs devraien en profiter en 2013.Le marché, susceptible d’être dopé par la coupe du monde de rugby en 2007, devrait représenter 500M€ en 2013, le double en 2017. Le cabinet préconise toutefois une coopération entre tous les acteurs (opérateurs, sociétés de télévision, gestionnaires des réseaux).
Cette semaine, une expérimentation s’est déroulée dans le métro parisien – la 2e du genre – dans une rame en mouvement entre la station Assemblée Nationale et la station Concorde. Effectuée sur un smartphone Sagem My Mobile TV, l’expérience conduite par la RATP et TDF a permis de voir avec succès les chaînes Eurosport, France 2, I-télé, M6 Musique et Europe 2.
TDF vise une couverture de son réseau DVB-H pour 70 à 80 % de la population des 100 plus grosses zones urbaines ce qui représente seulement 30 % de la population française. François Loos, ministre de l’Industrie, a assuré vouloir lever les obstacles. Il plébiscite l’utilisation d’un format de réseau DVB-H par pays européen et anticipe sur les prochaines solutions de «télévision mobile sans limite «, la norme DVB-SH qui permet une diffusion terrestre et satellite.

La folie des grandeurs

En portant son choix, lundi dernier, sur l’américain Thom Mayne pour la construction d’un gratte-ciel de 300 mètres de hauteur baptisé la tour «Phare» à La Défense (lire ci-dessous), Unibail vient de remettre Paris dans le rang des capitales qui, toutes, n’ont pas hésité à faire le choix de construire des buildings. De Londres à Amsterdam, de Shangaï à New York, de Tokyo à Kuala-Lumpur, les métropoles misent sur des gratte-ciel. Des gratte-ciel plus nombreux donc, plus hauts aussi avec une course vers le kilomètre de hauteur et, surtout, plus écolos.
Plus que jamais, les cabinets d’architectes prennent en compte la dimension écologique et de développement durable, que ce soit dans le process de construction, la nature des matériaux utilisés et le fonctionnement de ces immeubles géants une fois achevés. La future tour parisienne qualifiée par son architecte de «green building» (immeuble vert) sera par exemple couronnée d’éoliennes qui participeront à l’alimentation électrique du bâtiment. La façade sera à double peau pour assurer une ventilation naturelle afin de réduire les consommations énergétiques. Prouesses du génie civil pour résister aux vents comme aux séismes, ces buildings géants deviendront ainsi de véritables villes dans la ville.La tour Burj Dubaï aux Émirats arabes Unis, actuellement en cours de construction (photo ci-contre) atteindra, en 2008, 805 mètres de hauteur avec ses antennes pour 162 étages. La Millenium tower, un projet que Norman Foster – l’architecte du viaduc de Millau – caresse depuis 1989, sera le plus haut immeuble du monde au large de Tokyo. 840 mètres, 170 étages, divisée en six «Skycenters», la Millenium tower accueillera 52000 personnes.
Villes du futur
Logements, bureaux, commerces, hôtels, école, etc. Tout sera à portée dans ces immeubles-villes dont on pourra ne pas sortir si l’on veut. Ces concentrations de population dans des villes truffées de réseaux de télécommunication et de caméras de surveillance soulèvent aussi des questions d’organisation que l’on peut d’ores et déjà se poser sans attendre ces grands buildings.Ainsi à Paris début novembre s’est tenu le colloque «Ville 2.0» en référence au Web 2.0 (ce concept qui recentre l’information et les services internet autour de la personne).
Mobilité, réseau social de proximité, Wifi, nouveaux services, etc. «L’internet et le numérique ne sont évidemment pas à l’origine de toutes les transformations de la Ville, ni les seules solutions à ses difficultés. Mais on les rencontrera à l’intérieur de presque toutes les nouvelles pratiques urbaines, et de presque toutes les réponses innovantes aux défis que rencontrent les villes. Cette ville 2.0 n’existe encore pas tout à fait, mais partout, elle se prépare», concluait le colloque. Innovation dans les bâtiments et dans l’organisation de la cité, telles seront les villes du futur.

Paris aura sa tour en 2012
Architecte déconstructiviste et lauréat du prix Ptrizker 2005 (le Nobel de l‘architecture), choisi parmi dix candidats, Thom Mayne, 62 ans, et son agence Morphosis, pour leur premier projet en France, vont donc transformer la physionomie de La Défense, le quartier d’affaires de Paris. À côté de la Grande Arche et du CNIT, s’élèvera donc en 2012 la tour Phare presque aussi haute que la tour Eiffel. D’un coût de 800000 €, elle offrira 130000 m2 de bureaux mais aussi des espaces publics (belvédère, restaurant). «Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un plan de renouveau qui prévoit de nouvelles constructions pour un total de 450000 m2 d’ici 2013», indique Bernard Bled, directeur de l’EPAD, qui gère l’aménagement de La Défense.

100000 habitants, 1,22 km de haut
Le record mondial de hauteur de 504 m, établi à Taïwan par la tour Taï-Peï 101 ne mettra pas longtemps à tomber. Dans cette course à la hauteur, la Freedom Tower de New York affichera près de l’emplacement de l’ex-World Trade Center 524 mètres. La tour Burj Dubaï sera à 705 m (805 en comptant les antennes) en 2008. Le projet de Norman Foster à Tokyo atteindra 840 m. Mais c’est bien à Shangaï que le kilomètre de hauteur sera dépassé avec la Bionic Tower. Prévue pour être construite entre 2015 et 2020, cette tour mesurera 1228 m et offrira 300 étages… Cette cité verticale construite sur une île artificielle accueillera 100000 habitants sur 2 millions de km2.

Portabilité : les opérateurs font la sourde oreille

Alors que le parc total de téléphones portables a atteint 49,819 millions d'unités en France en septembre dernier selon les chiffres de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (Arcep), une nouvelle pomme de discorde vient s'installer entre les consommateurs et les opérateurs : la portabilité du numéro. Derrière cette terminologie barbare se cache tout simplement la possibilité pour chaque abonné de changer d'opérateur tout en conservant son numéro de téléphone.
Depuis juin 2003, la portabilité des numéros est certes effective, mais en l'absence d'un guichet unique et avec des délais variant entre un et deux mois, les candidats au déménagement ont été peu nombreux : 750 900 en trois ans. Pressé par les abonnés et des associations de consommateurs très pugnaces, François Loos, ministre de l'Industrie, a pris un décret en janvier pour accélérer la procédure : ainsi au 1er janvier 2007, il était prévu de pouvoir migrer en dix jours.
Las, ce lundi, Jean-Noël Tronc, président du groupement d'intérêt économique « Entité de gestion de la portabilité », qui regroupe tous les opérateurs français, a annoncé un « plein fonctionnement du système au printemps. »
Raison invoquée pour ce retard : les opérateurs ne sont pas encore prêts, qui doivent interconnecter leurs systèmes d'information respectifs et réaliser des tests en décembre et janvier prochain. Si le ministre s'est dit « déçu », l'Arcep s'est voulue rassurante sur le délai annoncé, qui sera précisé en février.
En revanche, le député UMP Luc Chatel, auteur de l'amendement sur la portabilité ne décolère pas, dénonçant « l'attitude des trois opérateurs historiques qui freinent volontairement l'application [d'un] dispositif » présent depuis longtemps chez nos voisins européens. Ce nouvel épisode place encore les opérateurs sur le gril. Ces dernières années, seule la pression de l'Arcep et des associations de consommateurs les a contraints à infléchir des pratiques tarifaires aussi complexes qu'opaques. En novembre 2005, l'Arcep avait ainsi imposé une baisse de 20 % du prix des SMS, véritable vache à lait des opérateurs. En mars dernier, c'est Bruxelles qui a tapé du poing sur la table pour les tarifs d'itinérance (roaming) qui font bondir les factures des vacanciers ayant le malheur de téléphoner avec leur portable à l'étranger. Auparavant en décembre 2005, après une action de l'UFC-Que choisir, le conseil de la concurrence condamnait les trois opérateurs pour entente illicite avec une amende record de 534M€, actuellement en appel… Bref, entre usagers et opérateurs, le bras de fer se poursuit.

Des blogs pour l'Elysée

elysee



Lors de l’élection présidentielle américaine de 2004, jamais les blogs n’avaient autant fonctionné, utilisés tant par les partis démocrate et républicain que par les commentateurs de la vie politique qui suivaient en temps réel les résultats parfois mieux que les grands networks. L’année prochaine en France, l’élection du Président de la République sera sans nul doute marquée par une frénésie de blogs dont les prémices avaient été observées lors du débat sur le traité constitutionnel européen. Alors que l’Hexagone est le pays européen qui blogue le plus, les partis politiques qui boudaient jadis un peu le web se sont jetés à corps perdus dans internet.
Blogs, podcasts audios et vidéos, marketing viral, webTV, etc. Nos partis politiques, et a fortiori les candidats à l’élection suprême, ont bien compris que, cette fois, l’internet est partie intégrante de la campagne électorale. Chacun garde en mémoire les 200000 petites voix manquantes à Lionel Jospin pour accéder au 2e tour en 2002… De l’UDF au PS en passant par l’UMP ou le FN, tous les partis ont mis en place des équipes dédiées. L’UMP peut se targuer de compter dans son comité stratégique Loïc Le Meur, l’un des plus influents blogueurs et patron de Six-Apart, une plateforme de blogs. Le parti de Nicolas Sarkozy a d’ailleurs pris une longueur d’avance. 
Chacun se souvient que l’UMP avait acheté sur Google de nombreux mots-clés – dont le fameux «racaille» – afin que les publicités contextuelles proposent à l’internaute effectuant une recherche sur ledit mot, un lien vers le site de l’UMP.Inutile de dire que les autres partis ont suivi le même chemin. coups bas Car sur internet comme dans la vraie vie, les coups bas seront aussi de mise.Ségolène Royal vient d’en faire l’amère expérience avec l’apparition d’outre tombe d’une vidéo du sociologue Pierre Bourdieu qui estimait qu’elle était de droite…
Tour d'horizon La présence sur internet du PS (www.parti-socialiste.fr) est à l’image du parti: avec des courants. Si le parti a bien un site internet, chaque courant dispose de sites et de blogs de militants ou d’élus.Les trois candidats à l’investiture pour la présidentielle sont bien évidemment sur le net. DSK (www.blogdsk.net) a son blog depuis belle lurette, qui utilise toutes les technologies du moment. Ségolène Royal s’appuie sur celui de l’association Désirs d’avenir (www.desirsdavenir.org) qui mise sur l’interactivité ave les lecteurs (par exemple pour la rédaction du livre de la candidate. Laurent Fabius (www.laurent-fabius.net) a lui aussi son blog dont les débuts furent un peu plus laborieux. A l’UDF (www.udf.fr), on connaît internet depuis longtemps puisque le premier site remonte à 1995. Si François Bayrou n’aura son blog que début 2007, le président e l’UDF maîtrise parfaitement clavier et mulot comme il l’a montré lors du chat réalisé à La Dépêche du Midi. Chez les Verts (http://lesverts.fr), c’est un peu les vaches maigres… et le site de Dominique Voynet (http://dominiquevoynet.net) ne reflète pas tous les débats dont nous habituent les militants écologistes. A l’UMP (www.u-m-p.org), c’est la grosse artillerie.Au site principal sont ratachés quelque 600 blogs d’élus et de militants; ces derniers étant vivement encouragés à répandre la bonne parole dans le cyberespace. Le site des Jeunes populaires (http://jeunespopulaires.com) présente lui aussi de nombreux blogs.Résultats: 15000 adhésions à l’UMPvia le net… Au PCF (www.pcf.fr), le site est une vitrine un peu terne et pas vraiment interactive.Comme chez les Verts, on est loin des dynamiques affichées hors du net. Enfin, pas de surprise, au Front national (www.frontnational.com) on a le culte du «chef.» Mais le site propose tous les outils du moment et a même lancé une webTV pour l’actualité du parti. Et aussi… A voir aussi le MRC (www.mrc-france.org) de Jean-Pierre Chevènement (www.chevenement2007.fr), la LCR (www.lcr-rouge.org) et Lutte ouvrière (www.lutte-ouvriere.org). Il n’a pas de candidat mais le site du PRG (www.planeteradicale.org) est riche de ses nombreuses rubriques et de ses flashs infos.

Bataille pour le contrôle du net

Le premier Forum sur la gouvernance d’internet (FGI), qui a réuni cette semaine près d’Athènes sous l’égide de l’ONU quelque 1200 délégués représentants 90 États, les principales entreprises du Net et des dizaines d’associations, s’est achevé sur un bilan en demi-teinte. D’un côté, aucune décision concrète n’a été prise, ce qui est logique compte tenu du statut uniquement consultatif de la nouvelle instance. De l’autre, le Forum a permis d’évoquer les grands enjeux d’internet: censure, liberté d’expression, multilinguisme, cybercriminalité, fracture numérique nord-sud, etc.
L’impossibilité pour le Forum de prendre des décisions n’a pu que réjouir les États-Unis qui sortent une nouvelle fois vainqueurs de la bataille pour le contrôle d’internet dont l’ancêtre Arpanet émanait – ne l’oublions pas – de l’armée américaine.
Domination des États-Unis
La domination des États-Unis sur la gestion technique du réseau avait été évoquée entre gouvernements lors du Sommet sur la société de l’information de Tunis, en novembre 2005, mais avait accouché d’une souris. Il s’agissait alors de déterminer quel était le statut de l’Icann (voir infographie), cet organisme américain qui supervise l’attribution des noms de domaines, c’est-à-dire les suffixes. fr ou. com des adresses de sites web (comme dans www.madepeche.com). L’Icann est en théorie indépendante mais, dans les faits, elle est liée au Département du Commerce américain. L’an passé, Washington avait tenu tête au reste du monde sur le statut de l’Icann et avait obtenu gain de cause. L’administration de George Bush avait alors concédé la création du FGI. Si certains rêvent d’un internet gouverné par une instance internationale de type ONU, d’autres font toutefois remarquer, avec raison, que la domination des États-Unis permet d’éviter une balkanisation du réseau et garantit la liberté d’expression dans des pays où la censure est reine.
La censure justement a cristallisé les débats durant les quatre jours du Forum. Google, Microsoft ou Cisco ont, en effet, dû défendre leur «collaboration» avec la Chine. En contrepartie de leur présence dans ce pays aux débouchés immenses – qui ne compte que 130 millions d’internautes sur 1,4 milliard d’habitants – ces sociétés ont censuré certaines informations. Ainsi en tapant «Tien an men» sur Google Chine, aucune photo de la répression de 1989 n’est accessible… L’argumentaire du «moindre mal» n’a pas convaincu Amnesty international qui a réuni 50000 signatures sur une pétition proclamant «J’appelle les gouvernements à cesser de restreindre la liberté d’expression sur internet, ainsi que les compagnies qui les y aident.»
Diversité culturelle
Autre débat: le multilinguisme de la toile. Au nom de la préservation de la diversité culturelle, plusieurs participants ont dénoncé la domination de l’anglais et celle de l’alphabet latin.L’écriture des adresses web, la création de pages nécessitent de connaître la langue de Shakespeare.A contrario, le fait d’avoir un langage unique permet à Internet de présenter une architecture unique plutôt que d’être fragmenté en pôles linguistiques. Enfin, les moteurs de recherches présentent tous des versions multilingues.
Au terme de quatre jours de débats très riches auxquels ont même participé ceux qui s’ignorent à l’ONU (comme les Cubains et les Américains), le forum est assuré de sa pérennité. Après Rio de Janeiro l’an prochain, le FGI aura lieu en Inde puis en Égypte.

L’iPod, cinq ans et déjà objet-culte

Rares sont les entreprises qui peuvent se targuer d’avoir bouleversé leur secteur d’activité par deux fois. Apple est de celles-là. Après son Macintosh en 1984, la firme de Cupertino a créé un nouveau phénomène de société avec son lecteur de musique numérique iPod dont on vient de fêter le 5e anniversaire. Grâce à son très design baladeur, plusieurs fois renouvelé et sans cesse amélioré (cf. ci-dessous), et son logiciel et magasin internet iTune, Apple s’est installé au sommet de la musique numérique. Depuis 2001 ce sont 67,6 millions d’iPod qui ont été écoulés.Un succès qui a même fait démentir les analystes lorsque ceux-ci tablaient sur une accalmie, l’été dernier. Aujourd’hui l’iPod et dans une moindre mesure les nouveaux ordinateurs iMac assurent la stabilité financière d’Apple.
Même s’il accepte les banals fichiers MP3, l’iPod fonctionne avec des fichiers maison au format AAC, capables de gérer les fameux droits DRM anticopie. Fermé, le système iPod + iTunes fait enrager la concurrence qui, malgré quelques idées novatrices, reste loin derrière. Plus que les autres géants de l’électronique grand public et acteurs de l’internet, Philips et Real Networks doivent d’autant plus enrager qu’ils auraient pu réaliser l’iPod. En 2001, les deux firmes avaient, en effet, rejeté le concept que leur avait présenté l’ingénieur Tony Fadell. Ce dernier a trouvé une oreille attentive auprès de Steve Jobs.
Le flair de Steve jobs
Flairant comme personne les aspirations du marché et le devenir des technologies (musique dématérialisée, podcast, etc.)Jobs, le «gourou» d’Apple a tôt fait de comprendre les potentialités d’un tel appareil avec sa roulette magique.
Alors que la 5e génération du baladeur vedette a été récemment présentée, l’iPod peut s’enorgueillir d’avoir suscité une véritable économie autour de lui. Du transmetteur sans fil pour utiliser sa chaîne hifi ou son autoradio comme haut-parleurs en passant par le déroule-papier toilette avec station d’accueil; la station d’accueil radio-réveil, les innombrables casques filaires ou non, les étuis, etc.les accessoires sont légion (plus de 3000). Et que dire des autres constructeurs qui imitent la forme de l’iPod pour espérer survivre face à celui qui capte 72 % du marché US…
Mieux, comme tout objet culte, l’iPod a suscité le développement de très nombreux logiciels le transformant en agenda, lecteur de fil RSS, etc. Et la communauté des fans ne cesse de bruire de rumeurs sur les futurs iPod comme celui, très attendu qui disposera d’un écran géant tactile ou qui fera téléphone. Alors qu’est attendu le minuscule iPod Shuffle (photo) à la fin du mois, l’iPod-mania a de beaux jours devant elle.

Couacs sur toutes les lignes

Qu’il semble loin le temps où certains se gaussaient du retard technologique de la France, notamment par rapport aux Etats-Unis. Depuis quelques années, l’engouement des Français pour les nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC) ne cesse de croître: explosion de la téléphonie mobile qui a dépassé le fixe; envolée de la télévision numérique terrestre (TNT) et ses déjà 4 millions de récepteurs vendus; développement fulgurant de l’internet (26 millions d’internautes) qui classe la France au premier rang européen en terme de tarifs – l’abonnement est parmi les plus bas – et d’usages – la France compte le plus de blogueurs en Europe et les ventes sur internet ont bondi de 31 % fin 2006, etc...
Mais comme tout succès, celui des technologies s’accompagne de zones d’ombres… ou plutôt de zones blanches. Celles de territoires entiers où l’ADSL est au mieux au débit minimal, au pire absent. Celles où les téléphones mobiles, tous opérateurs confondus, restent irrémédiablement muets. Celles où les chaînes de TNT ne sont pas toutes reçues ou carrément absentes.
A ces oubliés des TIC s’ajoutent ceux d’entre nous qui s’arrachent les cheveux devant la jungle des tarifs des mobiles, devant ces «box» internet aussi complexes que leurs services d’assistance sont injoignables et onéreux, devant le coût du passage à la TNT, bien loin d’être «gratuit.» Ces déboires, dont nous font part nombre de nos lecteurs, notamment sur www.madepeche.com, touchent aussi les entreprises, les artisans et commerçants du Grand Sud qui se sentent, à juste raison, pénalisés par rapport à leurs voisins.
Heureusement, ici et là, à l’initiative d’associations de consommateurs, d’élus, de collectivités ou de simples particuliers courageux et pugnaces, les situations finissent par se débloquer pour que chacun, où qu’il soit, ait droit aux technologies aujourd’hui plutôt que demain.

ADSL. Un observatoire des zones blanches
Dans sa dernière lettre, l’Arcep indique qu’à la fin de l’année 98 % de la population sera couverte. En Midi-Pyrénées, le conseil régional a calculé que le taux de couverture sera de 93 % d’ici fin 2006 et vraisemblablement 99 % d’ici 2008. La géographie de la région mais aussi les limites de la technologie ADSL (le débit diminue au fur et à mesure qu’on s’éloigne du central) expliquent que des zones blanches vont perdurer.Le remède? De nouvelles technologies et le système D. Par exemple à Saint-Jean-d’Alcapiès en Aveyron, une liaison internet satellite a été installée sur la mairie, qui arrose ensuite en WiFi les maisons du village (20Mbits pour 23 € par mois).L’essor du WiMax dont les licences régionales ont été attribuées l’été dernier devrait permettre de n’avoir en France que 1 % de zones blanches pour lesquelles l’Arcep table sur l’engagement financier des collectivités afin de financer des réseaux d’initiatives publique. L’Arcep et la Délégation interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires (Diact, ex-Datar) vont lancer en 2007 un Observatoire des zones blanches du haut débit pour mieux identifier les territoires. Reste le dégroupage des centraux téléphoniques. La pression combinée de la concurrence et de l’Arcep a permis d’ouvrir les centraux de France Télécom aux opérateurs alternatifs. Mais il reste beaucoup à faire et, même à Toulouse centre, d’un quartier à l’autre, les internautes ne sont pas égaux quant aux services qu’ils peuvent avoir.

Dans le Tarn, qui va payer
(Contribution d'Emmanuel Da Costa sur www.madepeche.com)
Je regrette que le texte de loi définissant le service universel et pour lequel France Telecom a été mandatée après candidature, n’inclue pas le droit à l’accès haut débit pour tous. La mutualisation des FAI aurait pu paraître comme la solution, mais en pratique les investissements ne concernent que les parties du réseau qui sont économiquement les plus intéressantes. Dans cette cacophonie où chacun se renvoie la balle, une intervention de l’état redéfinissant ce service universel serait salutaire, il est peu probable qu’il le fasse au vu des enjeux et des pressions. Devant la multitude des solutions alternatives, WIMAX, CPL, les plus petites communes sont désarmées et hésitantes, des élus locaux ignorant tout de ces nouvelles technologies restent souvent passifs en espérant… Le département me parait être le candidat idéal au tissage du dernier fil de la toile. En effet, il est le plus proche et il dispose des connaissances juridiques et techniques adéquates. Son rôle sera de trouver de vraies solutions évolutives comprenant des taux de transfert de qualité, afin de résorber pleinement et justement la fracture numérique.


TNT. 2011 en ligne de mire
L’engouement pour la télévision numérique terrestre (TNT) et ses 18 chaînes gratuites ne se dément pas depuis son lancement en mars 2005 puisque 4,047 millions de récepteurs ont été vendus ou loués.Un chiffre qui tient compte des récepteurs internet ADSL (les fameuses box). Mi-octobre le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) a ouvert la 4e phase de déploiement des relais TNT. Une phase qui donnera un peu plus d’aisance au Grand Sud et en Midi-Pyrénées, assez mal lotis au départ.Ainsi depuis le 19 octobre Albi, Montpellier et Perpignan sont couverts.Au niveau national, 65 % de la population sont couverts. Un nombre qui passera à 70 % au printemps 2007.
Au quotidien, nombre de Français ont dû, en plus d’acquérir un décodeur, revoir leur antenne rateau et effectuer de nombreux réglages.Alors que l’Aveyron pétitionne pour recevoir la TNT, certains téléspectateurs, à Toulouse, ne captent qu’une partie des 18 chaînes. La fin de la télé analogique prévue le 31 décembre 2010 ne laisse pas d’inquiéter les zones blanches.«Rien n’est prévu», pestent certains maires, qui s’interrogent sur le «bouquet satellitaire» promis par le gouvernement et surtout son coût final pour l’usager.

Qualité du service et rentabilité
On peut constater que selon la densité de population des zones de la région, la qualité de la réception des chaînes de la TNT est très variable. Robert, dirigeant de l’entreprise «SR Bastide» spécialisée dans la vente et la réparation de matériel numérique à Castres témoigne de ces disparités: «A Albi, où les émetteurs TNT se vendent en grandes quantités, il n’y a eu aucun problème depuis le lancement. Sur le versant nord de la Montagne Noire par contre, seules 13 chaînes sur 18 sont visibles actuellement. Les antennes relais ne sont pas encore réglées, nous attendons une solution dans un mois». Et il ajoute: «Bien que nous vendions des récepteurs, nous sommes contrariés d’avoir été lésés pour une question de rentabilité. Nous effectuons des déplacements chez des particuliers souvent âgés, et cette période d’attente bloque nos activités. Pour éviter plusieurs interventions successives, il faut attendre les bons réglages».
Marc de Boni


Téléphone mobile. Prévu pour tous fin 2007
Avec un taux de pénétration de près de 80 %, le succès du téléphone portable dépasse celui du fixe.Une raison de plus pour ne plus supporter les zones blanches. Sur la pression de l’Arcep et, surtout, celles des élus des communes et départements ruraux, l’État a très tôt compris l’urgence qu’il y avait à agir. Certes, lorsque l’on regarde les cartes des trois opérateurs Orange, SFR et Bouygues Telecom, le Grand Sud souffre toujours mais les choses bougent. Le 15 juillet 2003, l’État, l’Arcep, l’association des maires de France, l’assemblée des départements de France et les trois opérateurs de téléphonie mobile ont signé un accord pour résorber d’ici fin 2007 toutes les zones privées de portables. Ce plan prévoit l’édification de pylônes qui, ensuite, de façon mutualisée ou non y installent leurs équipements. Problème: le plan concerne la technologie mobile de 2e génération (GSM et GPRS)… et non pas la 3e génération (le haut débit UMTS) qui reste réservé aux villes. Dès lors s’ouvre une nouvelle fracture… Quant à la facture, les consommateurs pourraient enfin y trouver leur compte.La condamnation des trois opérateurs pour entente sur les tarifs et l’apparition des opérateurs mobiles virtuels (MVNO) devraient contribuer, sinon à une baisse global des tarifs, du moins à un élargissement du marché avec des offres plus pointues et, espérons-le, plus claires.


Lexique
ADSL. Asymmetric Digital Subscriber Line. L’accès le plus courant au haut débit pour internet.
WiFi. Technologie de réseau informatique sans fil.
WiMax. Comme le WiFi mais sur plusieurs kilomètres.
Dégroupage. Ouverture du réseau local de France Télécom à la concurrence.
FAI. Fournisseur d’accès à internet.
TNT. Télévision numérique terrestre.18 chaînes gratuites, 11 payantes.
MVNO. Mobile Virtual Network Operators, opérateur mobile virtuel.Il loue le réseau des 3 opérateurs (SFR, Orange, Bouygues)

Billet
L'autre fracture
Philippe Rioux
Au vu des taux élevés de couverture de la TNT, de l’ADSL ou de la téléphonie mobile, certains ont tôt fait de ranger la fracture numérique au rang des dossiers classés, estimant que les zones blanches, peu peuplées, finiraient par se résorber au fur et à mesure que les technologies progressent. Si cette analyse très jacobine est globalement vraieà long terme, elle reste inacceptable car elle bafoue à la fois le principe d’égalité de tous devant les nouvelles technologies et la conception d’un aménagement numérique du territoire harmonieux. Surtout, elle masque une autre fracture numérique : celle qui sépare, pour un même prix, ceux qui bénéficient de tous les services de ceux qui doivent se contenter de services au rabais...

Podcast et chat de François Bayrou à La Dépêche

François Bayrou, député des Pyrénées Atlantiques, président de l'UDF et candidat à l'élection présidentielle, était invité ce lundi à La Dépêche pour participer à un face aux lecteurs.
Pour écouter le podcast des échanges très riches entre nos six lecteurs et l'ancien ministre de l'Education nationale, utilisez le lecteur ci-dessous.



François Bayrou s'est ensuite mis au clavier pour entamer un chat.

Bonjour à toutes et à tous, nous avons le plaisir d'accueillir François Bayrou, président de l'UDF, à l'occasion de chat oragnisé par La Dépêche, en partenariat avec Canalchat.com !
Salut à tous

thom:Aujourd'hui, êtes-vous sûr et certain d'être candidat à l'élection présidentielle ?
à votre avis ?

lisa:Ne pensez-vous pas que l'on s'oriente vers un duel Sego-Sarko et que tous les autres candidats vont passer au second plan ?
Je pense exactement le contraire. Il y a une pression forte, médiatique et politique, pour qu'il en soit ainsi. Mais les Français ne se laisseront pas conduire par le bout du nez. Ils vont, comme à toutes les élections précédentes, changer le jeu et créer une surprise..

Quentin:Aujourd'hui, et malgré l'avertissement de 2002, la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour reste encore et toujours possible.. Y a t'il un espoir que cela change d'ici les élections ?
Oui, s'il existe une autre alternative, crédible et républicaine : un candidat qui porte la certitude que les pratiques politiques peuvent changer.

eddy:Monsieur avez l'intention ,si vous arrivez aux responsabilites de toucher au regime speciaux

thom:Bonjour ! Sur la question de la réforme des régimes spéciaux de retraite, quelle est votre position en tant que candidat ?
Oui, je pense que la réforme des régimes spéciaux est nécessaire, ne serait-ce que pour des questions de justice. Cette réforme doit être juste, c'est-à-dire prendre en compte les engagements pris au moment de la signature du contrat à l'égard des salariés. Cela ne pourra se faire qu'en adoptant un régime de retraites par points.

Fabio: M. Bayrou, que pensez-vous de la nouvelle offensive contre les 35 heures? êtes-vous en faveur de leur suppression?
Je pense que la manière dont les 35 heures ont été mises en place a été une grave erreur.
Je pense que certains salariés ont trouvé une nouvelle organisation de leur vie avec les 35 heures et que d'autres en ont souffert.
Il faut donc permettre une souplesse nouvelle, par une organisation différente des heures supplémentaires, entre 35 et 39 heures, qui apportent un plus significatif au salarié qui fait cet effort sans pénaliser l'entreprise.

Séverine:Bonjour, sur le mariage gay, Ségolène a dit non puis oui. Sarko dit encore non. Et vous?
Le mariage signifie pour beaucoup de Français l'union d'un homme et d'une femme. Une union civile, y compris à la mairie, peut permettre l'égalité de droits, en particulier fiscaux et de transmission d'héritage.

EnkWill:Si vous êtes élu, que comptez vous faire des institutions qui régissent notre vie politique ? Vers une VIeme République ? Quel rôle souhaitez vous au Parlement ?
Je suis pour une sixième République qui donnera à tous les Français le droit d'être représentés au parlement et qui interdira au gouvernement de passer en force en méprisant le parlement qui représente les Français. Je suis pour que les élus ne puissent plus être absents à l'Assemblée nationale.
.

Fabio:Bonjour monsieur Bayrou. Comment vivez-vous avec l'image que donne de vous la marionnette des guignols de l'info?
Je ne peux pas dire que ça me fasse plaisir. .

Dv:Salut François, comptes tu te rallier à la droite au second tour ?
Je compte être présent au second tour et que les ralliements se fassent autour du projet que je porte.

Joel C.:Quelles sont vos relations avec Gilles de Robien ?

malouda:Pourriez-vous nous expliquer les raisons de votre désaccord avec Gilles de Robien ?
Gilles de Robien pense que nous devrions nous définir dans une relation exclusive avec l'uMP, donc forcément dans une relation de dépendance à l'égard de ce parti. Je pense le contraire : il faut que nous soyons indépendants, et capables de réunir des personnalités venant de droite et venant de gauche pour une majorité nouvelle, pas pour la majorité ancienne, d'un bord ou de l'autre.
.

pat64:allez- vous vous presentez a la 2ieme circonscription des pyrenées atlantiques?
Pas si je suis élu président de la République, c'est incompatible.

Toulousaiiin:M le Ministre, la recrue d'elus toulousains à l'UDF est-elle l'annonce d'une liste UDF aux municipales à Toulouse? Qu'en sera-t-il des législatives dans la ville "rose"?
Il y a à Toulouse un besoin de renouvellement profond. Ne pensez-vous pas ?.

Gilles:Etes vous favorable au mandat unique pour les hommes politiques ?
Oui, en tout cas pour les députés à l'Assemblée nationale.

KingBee:Petite question, à 6 mois des élections de très nombreux sujets sur la sécurité reviennent à la une des journaux comme lors de la précédente élection ? Une coincidence pour vous ?
Je crois assez peu aux coincidences.

sru14229:que pensez vous du temps choisi et qui serait votre premier ministre ?
Un premier ministre choisi.

Philippe:Bravo pour votre dénonciation des médias rattachés aux puissances de l'argent et qui favorisent Sarkozy ou Royal. Mais cela existe depuis longtemps : pourquoi ne pas l'avoir dénoncé plus tôt ?
Peut-être parce que c'était moins lourd, moins fort qu'aujourd'hui. Peut-être aussi parce que mon analyse était encore inachevée.

guest:pourquoi le candidat de l'UDF ferait-il un meilleur score en 2007 qu'en 2002 ?
Parce que vous allez voter pour lui.

Luis O.:Comment expliquez-vous le succès de Ségolène Royal dans les sondages ?
Parce que c'est pour l'instant un succès dans les sondages.

Centre:M Bayrou on parle bcp de M.Cavada à Toulouse. Qu'en est-il exactement. Info ou intox?
Je suis obligé de vous dire que l'on parle de Jean-Marie Cavada partout.

KingBee:Pour vous quels vont être les thèmes de campagne sur lesquels vont se jouer l'élection ?
1/ le gouffre entre le peuple et les pouvoirs (ce que j'appelle le tiers état) 2/ le modèle français, républicain,social, face à la mondialisation
.

john:Pensez-vous que Jacques Chirac se présentera ?
Ajout à la question précédente : pour moi, le thème prioritaire, ce sera l'éducation
Non, je ne crois pas. Mais je n'exclue jamais les surprises, surtout avec J. Chirac.

Gilles:Allez vous regarder le documentaire sur Chirac ce soir et demain ?
Je vais le regarder en DVD.

Luis O.:Vos réponses sont courtes. Voici une question qui mérite un développement. En tant qu'ancien ministre de l'éducation, citez une ou deux réformes qui doivent abosulement et rapidement être entreprises ?
Vous lirez ma réponse demain matin dans la Dépêche. Nous venons d'y consacrer un long moment dans le face aux lecteurs. (Les lecteurs étaient très bien).

Daniel:Si Sarkozy devient président iriez vous dans son gouvernement ou bien serez vous dans l'opposition ?
Comme vous l'aurez compris, je ne suis pas candidat pour que d'autre soient élus -.

Lucas:Vous dites être prêt à être premier Ministre en 2007. Oui, mais de qui ?
Non. Ce n'est pas à Matignon que les choses essentielles se jouent : c'est à l'Elysée que l'on peut changer les choses.
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julien:Que pensez-vous du mode désignation du candidat PS ? Ces débats devant les militants sont-ils positifs selon vous ?
Ce ne sont pas vraiment des débats, puisqu'ils ne peuvent pas parler entre eux.

Luis O.:Sarkozy a des idées très claires et très précises, un programme en rupture, un franc parlé, pourquoi ne le soutenez-vous pas ?
Je me demande si vous ne seriez pas un peu partisan de Sarkozy ?.

Daniel:Seriez vous pour l'abandon du rôle du premier ministre remplacé par l'action du président ?
C'est vrai que pour moi il faut que le président assume directement sa responsabilité devant le pays. Le premier ministre doit être le chef d'équipe, le capitaine du gouvernement.
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EnkWill:Comment expliquez cette multiplication des candidats ? Est ce bon pour la démocratie ? Ne craignez vous pas avec votre candidature de faire perdre la droite ? De faire votre 21 avril ?
Je pense qu'il y aura beaucoup moins de candidats qu'en 2002. Le pluralisme est indispensable pour que le pouvoir ne soit pas confisqué, mais il doit être organisé. Autrement dit, c'est du bon sens.
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EnkWill:Vous êtes vous fait taper sur les doigts par TF1 après vos propos sur la collusion des médias et de Sarkozy ?
Disons que nous avons eu une explication orageuse (très orageuse).

Merci beaucoup François Bayrou, le mot de la fin ?
Il reste beaucoup de questions, mais le chat s'achève. J'ai été très heureux de passer ce moment directement avec vous.

pat64:il doit y avoir des internautes pro-bayrou

Luis O.:Merci beaucoup. Dommage, les réponses sont un peu courtes !

Fabio:Bonne chance

sam:merci d'avoir répondu à nos questions !

luc:très intéressant, merci..

thierry:bonne journée !

gaudin:Merci de nous répondre directement !