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Rapport Forrester 2026 : robotisation raisonnée et… retour des boutons

 

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Selon Forrester, les fabricants européens et les acteurs de la mobilité aborderont 2026 sous le signe de la résilience et de la régulation. L’industrie du Vieux Continent privilégie des chaînes d’approvisionnement robustes, freine la course aux écrans et s’appuie sur une robotique pragmatique, loin des promesses des humanoïdes.

L’Europe industrielle entre dans une phase de recomposition profonde. D’après le rapport Predictions 2026: Smart Manufacturing and Mobility publié par Forrester Research le 28 octobre, plus de la moitié des fabricants mondiaux refondent leur stratégie d’approvisionnement pour la centrer sur la résilience et la croissance. En Europe, cette réorientation s’impose comme un impératif, dans un contexte de tensions géopolitiques durables et de redéploiement des chaînes de valeur.

Le modèle dominant, fondé depuis des décennies sur les économies d’échelle et la réduction des coûts, cède la place à une logique d’« économie de portée », où la flexibilité et la diversification priment. Des groupes comme Siemens confient déjà à leurs directions supply chain des fonctions jadis périphériques : gestion du risque fournisseur, relocalisation sélective et planification prédictive fondée sur l’intelligence artificielle. Cette évolution confère aux responsables logistiques un rôle stratégique dans la définition même du modèle industriel.

L’Europe doit conjuguer innovation technologique et souveraineté industrielle

Forrester souligne que les incertitudes politiques et économiques ne se résorbent pas. L’Europe, dépendante de fournisseurs extérieurs pour ses composants critiques, doit conjuguer innovation technologique et souveraineté industrielle. Les fabricants européens cherchent désormais à anticiper la demande plutôt qu’à réduire les coûts unitaires, tout en intégrant la contrainte environnementale et énergétique.

Sur le terrain de la mobilité, les robotaxis sortent des laboratoires. Après la Chine et les États-Unis, des expérimentations sont attendues à Hambourg, Londres et Zurich. Volkswagen prépare ainsi le déploiement de sa flotte autonome MOIA, tandis que la britannique Wayve vise des services commerciaux d’ici 2026. Forrester note que les opérateurs à actifs légers, comme Uber ou Lyft, participent déjà à ces déploiements, confirmant la convergence entre mobilité numérique et logistique urbaine.

Le rapport tempère toutefois l’enthousiasme autour des robots humanoïdes. Malgré les progrès de l’intelligence artificielle embarquée, peu d’exemplaires seront employés dans des tâches industrielles utiles à l’horizon 2026. Les entreprises européennes privilégient les drones, bras robotiques et cobots, plus efficaces pour la maintenance, l’inspection et l’assemblage. L’automatisation se veut pragmatique et ciblée, en cohérence avec les besoins du terrain.

Le retour des boutons sur les tableaux de bord

Dernier signal fort : la régulation. Le nouveau programme Euro NCAP 2026 imposera aux constructeurs automobiles de maintenir des commandes physiques pour les fonctions essentielles à la sécurité. Une voiture dépourvue de leviers, boutons ou commutateurs pour les clignotants et essuie-glaces ne pourra plus prétendre à la note maximale de cinq étoiles. Ce virage traduit une prise de conscience : la simplification par l’écran tactile a atteint ses limites. En parallèle, les interfaces vocales enrichies par l’IA, comme celles de Cerence AI, progressent rapidement et promettent un usage plus fluide, sans détournement de l’attention du conducteur.

Pour Paul Miller, vice-président et analyste principal chez Forrester, 2026 sera l’année du rééquilibrage : entre transformation durable et rationalisation des coûts, entre innovation logicielle et sécurité réglementaire. L’Europe, soumise à la double exigence de compétitivité et de fiabilité, se positionne à l’avant-garde d’une industrie intelligente mais mesurée.

La science et l’innovation face à la montée des tensions géopolitiques selon le dernier rapport de l’OCDE

 

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Le nouveau rapport "Science, technologie et innovation : Perspectives de l’OCDE 2025" décrit une recomposition profonde des politiques de recherche et d’innovation. Entre sécurité, souveraineté technologique et adaptation structurelle, les pays membres cherchent à préserver l’ouverture scientifique tout en renforçant leurs capacités stratégiques.

L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) publie ce 28 octobre son rapport Science, technologie et innovation : Perspectives de l’OCDE 2025. Le document dresse un panorama d’un système mondial de recherche et d’innovation en pleine reconfiguration, marqué par la montée des tensions géopolitiques, la concurrence stratégique dans les technologies émergentes et la nécessité de concilier ouverture scientifique et sécurité nationale.

Des politiques qui s’alignent de plus en plus sur des objectifs de sécurité économique et nationale

L’OCDE constate que les politiques publiques de science, technologie et innovation (STI) s’alignent de plus en plus sur des objectifs de sécurité économique et nationale. En 2025, 41 pays ont mis en place quelque 250 mesures de sécurité de la recherche, contre seulement 12 en 2018. Ces dispositifs visent à protéger les connaissances sensibles, éviter l’ingérence étrangère et encadrer les partenariats scientifiques dans les domaines jugés critiques. Mathias Cormann, secrétaire général de l’OCDE, appelle à un équilibre entre « sécurité, ouverture et innovation », rappelant qu’un excès de contrôle peut freiner la collaboration et ralentir la réponse collective aux grands défis mondiaux.

Le rapport souligne également un ralentissement du dynamisme collaboratif. Si la part des publications scientifiques en co-autorat international dans les pays de l’OCDE a progressé de 2 % en 1970 à 27 % en 2023, la tendance montre désormais des signes d’essoufflement. Parallèlement, les gouvernements renforcent leurs investissements dans les secteurs jugés stratégiques : sur dix ans, les dépenses publiques de R & D dans l’énergie ont augmenté de 76 %, et celles consacrées à la défense de 75 %, soit près du double du rythme de croissance global de la R & D.

Les crédits publics de R & D ont reculé de 1,9 % en 2024 dans la zone OCDE

Au-delà des enjeux de sécurité, l’OCDE appelle à repenser la structure même des systèmes de recherche. Les politiques STI doivent, selon le rapport, gagner en efficience dans un contexte de ressources limitées : les crédits publics de R & D ont reculé de 1,9 % en 2024 dans la zone OCDE. Les gouvernements sont encouragés à mieux coordonner leurs instruments de soutien, à exploiter les complémentarités entre incitations fiscales et financements directs, et à aligner les priorités de compétitivité avec les transitions durables.

L’organisation préconise par ailleurs d’élargir les bénéfices de l’innovation au-delà des pôles technologiques les plus dynamiques. Les politiques devraient renforcer la diffusion des innovations vers l’ensemble du tissu économique, afin d’éviter une concentration des avantages dans quelques régions ou secteurs.

Favoriser la recherche pluridisciplinaire et un dialogue accru entre science et société

Le rapport insiste aussi sur la transformation des systèmes scientifiques publics. Il recommande de favoriser la recherche pluridisciplinaire, la mobilité entre secteurs, la reconnaissance de carrières diversifiées et un dialogue accru entre science et société. Ces réformes doivent s’accompagner d’une évaluation plus large de la performance scientifique, intégrant la contribution aux grands défis socio-économiques.

Enfin, l’OCDE identifie plusieurs leviers pour accroître l’agilité de l’action publique : développement du renseignement stratégique, prospective, évaluation en temps réel et expérimentation des politiques. Cette approche anticipative doit permettre de tester de nouvelles mesures, d’ajuster les dispositifs et de diffuser les pratiques les plus efficaces à grande échelle.

En filigrane, Perspectives 2025 décrit un système mondial d’innovation plus fragmenté mais aussi plus conscient de ses vulnérabilités. L’équilibre entre ouverture scientifique et sécurité stratégique s’impose désormais comme un défi central pour les politiques de recherche et de technologie dans les années à venir.

Au salon Vivatech, l’Occitanie fait de l’innovation un axe de son développement

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Emmanuel Macron a souvent évoqué son souhait de faire de la France une start-up nation, comme peut l’être Israël. La France n’en est pas encore là, c’est-à-dire dans l’intégration profonde des start-up dans son fonctionnement économique, mais il y a eu des progrès considérables ces dernières années et aujourd’hui, avec quelque 25 000 start-up et 33 licornes – celles valorisées plus de 1 milliard de dollars – la France est aux avant-postes de l’Europe ; c’est d’ailleurs elle qui envoie la plus forte délégation au CES de Las Vegas, le grand salon du numérique américain.

La 8e édition de VivaTech a tenu ses promesses en termes de fréquentation.La 8e édition de VivaTech a tenu ses promesses en termes de fréquentation. DDM - Philippe Rioux

Mais plus que de start-up nation, peut-être faudrait-il parler de start-up… régions. Alors qu’il s’est achevé hier, le salon VivaTech de Paris – qui fait désormais largement jeu égal avec le CES et est devenu en huit ans le plus important rendez-vous européen – a donné une bonne illustration de la vitalité des écosystèmes numériques régionaux, déjà soulignée par les déclinaisons de la French Tech.

53 start-up d’Occitanie sur le salon

Ainsi, au parc des expositions de la porte de Versailles, chaque région rivalisait cette semaine de dynamisme pour avoir le plus beau stand et accueillir et valoriser ainsi ses start-up. Entre les géants Microsoft ou Huawei, Tesla ou LVMH, les régions d’Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France ou Occitanie étaient venues en force.

« On ne peut pas ne pas être là. VivaTech est devenu incontournable. Ces quatre jours sont très intenses, mais il y a une telle énergie », estimaient les équipes d’Adocc, l’agence de développement économique de la Région Occitanie, qui accompagne les jeunes pousses et celles qui ont déjà grandi. 26 entreprises de la région étaient ainsi présentes de façon autonome hors du stand régional, inauguré mercredi par Jalil Benabdillah, vice-président délégué Économie, Emploi, Innovation, et Réindustrialisation ; et 27 start-up étaient accueillies sur le vaste stand occitan.

Parmi elles on peut citer Cezigue.io. Basée à Mirepoix-sur-Tarn, cette jeune start-up propose une plateforme pour créer des applications mobiles sans rien connaître du code informatique. Avec une interface simple, on construit par briques les fonctionnalités que l’on souhaite avoir puis on publie son application sur les magasins d’iOS ou Android. Cezigue s’adresse aux professionnels, notamment dans le domaine des transports, mais sa simplicité pourrait largement séduire le grand public.

Autre start-up présente sur le stand, Solar-Paint, implantée à l’Union depuis 2020, qui propose aux entreprises de peindre la toiture de leurs bâtiments en blanc avec une peinture spéciale élaborée par l’entreprise ariégeoise Maestria. Le procédé permet de diviser par deux la température en surface, et d’abaisser de 5 à 6 degrés celle à l’intérieur d’un bâtiment. Ce qui permet de faire de 30 à 40 % d’économie sur la climatisation. Solar Paint, qui intervient partout en France et en Espagne, séduit les grandes enseignes (Gifi, Intersport, Carrefour, Leclerc…).

La mobilité, l’adaptation au changement climatique : deux exemples parmi d’autres d’innovations à même de changer le quotidien.

Un plan pour l’intelligence artificielle

« Depuis des années, la Région a fait le choix d’investir dans l’innovation et la R & D. Une politique ambitieuse qui porte ses fruits et fait de nous la première Région française par l’intensité R & D/PIB (3,7 %). Nous devons innover pour rayonner, relever le défi écologique, décarboner nos industries et construire notre souveraineté », estime Carole Delga, présidente de la Région Occitanie et présidente de l’association des Régions de France.

L’Occitanie a d’ailleurs profité du salon pour annoncer un plan pour l’Intelligence Artificielle (2024-2028) au profit de la recherche, des entreprises, des compétences et de l’égalité des chances. Elle a annoncé pour cet été un nouveau dispositif « Start-up Industrie de Demain » doté de 5 M€ par an pour doubler le nombre de start-up et de jeunes entreprises innovantes d’ici 2028 (de 50 à 100). Enfin, elle a signé un partenariat renforcé avec le CNRS.

Pour sa 4e participation à VivaTech, l’Occitanie peut tirer un bilan positif de sa présence, ; ses savoir-faire régionaux ont permis de faire savoir qu’elle entendait bien jouer dans la cour des grands.

Au salon VivaTech, la Région Occitanie annonce un plan intelligence artificielle régional

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Jalil Benabdillah, vice-président de la Région Occitanie, et Marc Sztulman, conseiller régional au numérique, ont inauguré hier le stand régional au salon VivaTech. 

Pour la 4e année consécutive, la Région Occitanie est présente en force au salon VivaTech, le grand rendez-vous de la tech, qui se tient à Paris jusqu’au 25 mai et rivalise de plus en plus avec le CES de Las Vegas. Ce mercredi, Jalil Benabdillah, vice-président délégué Économie, Emploi, Innovation, et Réindustrialisation de la Région Occitanie, a remplacé au pied levé la présidente Carole Delga, indisponible pour raisons médicales, pour inaugurer le stand régional qui accueille 27 start-up d’une délégation qui en compte au total 53 sur l’ensemble de VivaTech.

Dans la course à l’innovation où les Régions jouent toutes des coudes, l’Occitanie entendait aussi frapper fort pour conserver son dynamisme, qui attire 40 000 nouveaux habitants chaque année. À l’occasion du salon, la Région – la seule à dépasser l’objectif européen de 3 % du PIB consacré à la R & D (recherche et développement) puisqu’elle y consacre 3,7 % de son PIB – a fait trois annonces d’importance.

Un plan IA en juin et une conférence internationale à l’automne

La première est un plan Intelligence artificielle (IA) qui doit soutenir la recherche, contribuer au soutien de la R & D des entreprises de ce secteur et développer les parcours de formation, un enjeu clé largement souligné par Emmanuel Macron mardi lors d’un sommet réunissant à l’Elysée les talents français de l’IA. "Ce plan sera présenté lors de l’assemblée plénière en juin", a annoncé M. Benabdillah, qui a évoqué un chiffrage de quelque 50 millions d’euros.

Ce plan IA, qui s’étendra sur la période 2024-2028, intervient alors que l’institut toulousain Aniti (Artificial and natural intelligence Toulouse institute) a été choisi mardi par Emmanuel Macron pour être l’un des neuf IA-Cluster français.

En complément du lancement de ce plan IA, la Région est à l’initiative d’une conférence internationale sur l’IA qui se tiendra à l’automne Toulouse, soit quelques mois avant le sommet sur l’IA organisé par la France à Paris en février 2025, dont l’objectif sera "d’asseoir les modalités d’une gouvernance mondiale et cadrée de l’IA".

Doubler le nombre de Jeunes entreprises innovantes d’ici 2028

La seconde annonce forte faite au saloon VivaTech consiste en un dispositif "Start-up industrie de demain" qui entrera en vigueur en juillet. Il s’agit de doubler le nombre de jeunes entreprises innovantes (âgées de moins de 8 ans) en Occitanie d’ici 2028 en passant de 50 à 100 par an. Ce dispositif sera doté de 2 à 5 millions d’euros par an pour inciter ces entreprises "à répondre aux besoins sociaux et environnementaux dans les domaines comme l’énergie, les mobilités durables, la santé, l’environnement, l’habitat et les filières locales."

La Région a déjà aidé des jeunes entreprises prometteuses comme Genvia, née d’un partenariat entre le CEA et Schlumberger, qui développe une technologie pour produire de l’hydrogène décarbonée, ou Ascendance Flight, qui développe un aéronef de 4 places à décollage vertical.

Signature d’un accord de partenariat renforcé avec le CNRS

Enfin la troisième annonce consiste en la signature d’un partenariat renforcé avec le CNRS, avec lequel les relations sont anciennes puisque l’Occitanie est la première région d’implantation du CNRS après l’Île-de-France. La région accueille d’ailleurs la plus importante unité du CNRS en effectif (600 personnes) avec le laboratoire d’analyse et d’architecture des systèmes (LAAS).

Le nouvel accord de collaboration est destiné à renforcer ce partenariat notamment sur la cybersécurité, l’hydrogène, l’espace et l’observation de la Terre. "Il s’agit aussi d’exploiter les brevets de façon plus régionale", précise Jalil Benabdillah.

L’accord prévoit notamment "le renforcement des pôles de recherche, l’ouverture des plateformes scientifiques aux entreprises régionales, la diffusion de l’innovation et le développement du dialogue entre les chercheurs et la société pour lutter contre le complotisme et l’obscurantisme."

(Article publié dans La Dépêche du Midi du jeudi 23 mai 2024)

Innovation : trois entreprises d'Occitanie avec Emmanuel Macron au Forum économique mondial de Davos

 

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Au lendemain de sa conférence de presse mardi soir, Emmanuel Macron s’est envolé pour la 54e édition du Forum économique mondial de Davos. Il s’agissait de sa deuxième participation à ce grand rendez-vous des décideurs politiques et économiques, la dernière remontant à 2018.  « Aujourd’hui, nous accélérons le réarmement économique et industriel de notre pays. Les perspectives pour les années à venir ont notamment été tracées il y a deux ans, avec le lancement de France 2030 et renforcées fin 2023 pour les deux ans du plan. Dans ce contexte une nouvelle participation au Forum économique mondial prend tout son sens », indique l’Elysée.

Emmanuel Macron ne s’est pas déplacé seul mais à la tête d’une vaste délégation comprenant des présidents de Régions – Franck Leroy (Grand Est), Valérie Pécresse (Île-de-France), Christelle Morançais (Pays de la Loire) et Renaud Muselier (PACA) – et des start-up et PME issues du programme ETIncelles. Parmi ces vingt entreprises, trois étaient issues de la région Occitanie : DMS Imaging, Hemeria et Ascendance Flight Technologies.

Trois société du domaine médical, spatial et aéronautique

Représentée par son PDG, Samuel Sancerni, DMS Imaging, basée à Gallargues-le-Montueux (Gard), est spécialisée dans les systèmes d’imagerie au service du diagnostic médical, principalement pour la radiologie numérique et l’ostéodensitométrie. Fondée en 1979, DMS Group est présent sur tous les continents à travers un réseau de plus de 140 distributeurs nationaux, de filiales et de joint-venture.

Représentée par son PDG, Philippe Gautier, Hemeria, basée à Toulouse conçoit des systèmes spatiaux miniaturisés tels que les nano/microsatellites et les véhicules de transferts orbitaux (OTV), mais aussi des équipements embarqués électroniques destinés à la force de dissuasion stratégique.

Enfin la dernière entreprise de la région était Ascendance Flight Technologies, basée à Toulouse et représentée par son PDG Jean-Christophe Lambert. Cette société travaille à l’élaboration d’Atéa, un avion hélicoptère à propulsion hybride.

CMA CGM relance le projet SeaOrbiter de Jacques Rougerie

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L’armateur CMA CGM (Compagnie maritime d’affrètement – Compagnie générale maritime) a récemment défrayé la chronique en étant avec TotalEnergies l’un des acteurs du dossier sur la surtaxation des superprofits. Une exposition qui a supplanté une autre actualité du groupe basé à Marseille : la création d’un fonds spécial Énergies doté de 1,5 milliard d’euros pour accélérer la transition énergétique du transport et de la logistique.

En 5 ans, l’objectif est d’accélérer la transition énergétique en vue d’atteindre le Net Zéro Carbone d’ici 2050. Le groupe va travailler sur quatre piliers : soutenir le développement et la production d’énergies renouvelables ; accélérer la décarbonation des terminaux portuaires, des entrepôts et des flottes de véhicules terrestres ; s’engager dans la sobriété ; et soutenir, expérimenter et lancer des projets à la pointe de l’innovation. Parmi les projets innovants, CMA-CGM va en soutenir un particulièrement remarquable : SeaOrbiter, un vaisseau d’exploration des océans et laboratoire océanographique flottant conçu par l’architecte français Jacques Rougerie. Passionné par la mer, l’espace, et les nouvelles technologies, cet académicien a conçu les premiers habitats sous-marins au début des années 1970 ; de nombreux musées et centre de la mer partout dans le monde.

12 ponts, 550 tonnes

SeaOrbiter, avec ses lignes futuristes qui rappellent le vaisseau du film Abyss ou l’imaginaire de Jules Vernes et du Nautilus de 20 000 lieues sous les mers, a été présenté en 2005. Cet étonnant vaisseau vertical de 12 ponts fait 58 mètres de haut : 27 mètres sont émergés avec au sommet un poste de pilotage. Cette partie de 6 ponts accueille les systèmes de communication et de production d’énergie (350 m2 de panneaux solaires et une éolienne), un laboratoire, une plateforme de mise à l’eau d’embarcations, des zones de stockage, médicalisée et de fitness. Dans les 31 mètres sous l’eau SeaOrbiter comprend les 6 autres ponts avec un disque habitable de 25 mètres de diamètre duquel on peut admirer les fonds marins. Les 550 tonnes de SeaOrbiter, qui accueillera de 18 à 22 personnes dériveront au gré des courants avec pour seul moteur la circulation océanique. Le futur PolarPod de Jean-Louis Etienne, relèvera du même procédé.

Il y a 6 ans, Jacques Rougerie avait mis en pause son projet faute de financements suffisants mas était resté convaincu qu’il reverrait le jour. Rodolphe Saadé, PDG de CMA-CGM, lui a donné raison pour que cet incroyable vaisseau puisse voir le jour et permette de mieux connaître les océans.

Les étudiants du CESI présentent leurs projets avec Robotics Place



Au sein du cluster Robotics Place, les étudiants du CESI vont présenter leurs projets de création d'entreprises.
Les futurs ingénieurs en Systèmes Électriques, Électroniques Embarqués et Mécatroniques du CESI à Labège organisent une journée Conférence Recherche et Innovation.

La CRI est un événement qui fait la promotion des idées innovantes lors d'une journée ouverte au public le mercredi 4 avril 2018.
Elle rassemble différents acteurs de la recherche et de l'innovation de Toulouse, de grands groupes industriels ainsi que des porteurs de projets innovants, des start-up et des ingénieurs à la recherche d'un moment de partage entrepreneurial.
En complément des conférences prévues, de nombreux stands et activités sont proposés : impression 3D, programmation en réalité virtuelle ...

Rendez-vous mercredi 4 avril au Campus du CESI, 16 rue Magellan à Labège, de 8h30 à 20h00

La 5e édition de l'Innovation IT Day se prépare à Toulouse



Pour la première fois en Occitanie, le cluster DigitalPlace et BigUp For Startup se fédèrent pour créer et organiser, jeudi 17 mai 2018 à l’Espace Diagora à Labège, une journée inédite dédiée au business innovation.

Dans le cadre de l’Innovation IT Day, événement phare porté par DigitalPlace et soutenu par la Région Occitanie, le Sicoval, Toulouse Métropole, la French Tech Toulouse et la préfecture de Région, valorisant l’innovation numérique sous toutes ses formes, BigUp For Startup apportera le volet business innovant en accélérant la mise en relation entre les Grands Groupes et les Startup/PME innovantes.

Pour sa 2ème édition Occitanie, BigUp For Startup accueille les 12 grands groupes suivants : Actia, Banque Populaire, BVA, Credit Agricole, EDF, ENEDIS, GRDF, La Dépêche, La Poste, Orange, la SNCF et la société générale.

L'édition 2018 de l'Innovation IT Day apportera plusieurs nouveautés et notamment des espaces d'exposition mieux organisés en trois catégories :
– Les projets matures
– Les projets émergents
– Les offres d’appui à l’innovation

Olivier Ezratty sera speaker lors d’une Keynote exceptionnelle, lors de l’Innovation IT Day, qui abordera plusieurs thèmes :

  • Illustrer les dynamiques de l’innovation dans le numérique et monter le potentiel d’innovation à venir.
  • L’explication de l’articulation de l’innovation dans le numérique
  • Les apports des avancées technologiques dans la télécommunication
  • Monter quelques exemples d’innovation récents dans différents domaines.
  • Le déploiement des innovations
  • Proposition d’éléments méthodologiques pour l’amélioration de la capacité d’innovation des organisations.
Cette 5ème édition sera placée sous le thème de « l’humain au cœur de l’innovation technologique ».

Découvrez les 11 prix du concours régional Les Inn'Ovations 2017



Le concours des Inn'Ovations a récompensé jeudi derniere les projets innovants de la région Occitanie. Organisé par l'incubateur Madeeli, en partenariat avec l'agence Transferts, il est financé par la Région, l'Union Européenne et des partenaires privés comme Air France, BNP Paribas, EDF. Il encourage l'innovation, valorise les porteurs de projets, promeut des produits, des procédés ou des services innovants de la région.

La 36e édition du concours avait enregistré un record absolu avec 288 candidatures réparties sur l'ensemble du territoire Occitanie/Pyrénées-Méditerranée. La remise des onze prix du concours, l'un des mieux doté de France avec 190 000 euros, a eu lieu le jeudi 26 janvier 2017, en clôture des rencontres Midinnov à Toulouse.



Le Grand Prix

Le Grand Prix des Inn'Ovations 2017 a récompensé la startup NovaGray pour son innovation médicale majeure qui rendra possible la personnalisation des traitements par radiothérapie, entraînant une plus grande efficacité et une limitation de leurs effets secondaires.



Quatre catégories

- Innovation & Développement du Territoire

Atelier Tuffery, le plus ancien fabricant français de jeans a mis en œuvre un nouveau modèle économique, sans renoncer à son ancrage territorial au cœur de la Lozère.

- Innovation & International

Symétrie développe des solutions de simulation basées sur la technologie hexapode utilisée dans les simulateurs de vol, cette technologie permet de mettre en mouvement des objets suivant les 6 degrés de liberté afin de les régler de manière très précise.

- Innovation, Produits ou Services du futur

T-Waves Technologies développe un capteur de mesure utilisant ces ondes capables de pénétrer à l'intérieur des matériaux non métalliques comme les plastiques, les céramiques ou les composites, couplé à un principe d'imagerie en 2D à destination du secteur industriel.

- Innovation, Formation ou Entrepreneuriat étudiant

Le trophée formation couronne la collaboration entre le lycée Rascol d'Albi et la société Innotronic dans le cadre de la plate-forme technologique Rascol.



Six prix « Coups de Cœur »

- Transition énergétique et gestion sobre des ressources, adaptation au changement climatique

OpenAirlines, éditeur de logiciels spécialisés pour les compagnies aériennes commercialise SkyBreathe, une solution d'aide à l'éco-pilotage visant à optimiser la consommation de carburant et à réduire les émissions de gaz à effet de serre.

- Transition numérique

Cortus est spécialisée dans la conception de processeurs embarqués pour la téléphonie mobile, l'automobile, les cartes à puces ou tout autre système intégrant de l'intelligence embarquée.

- Renouveau industriel

Uwinloc, Hébergée par l'incubateur Airbus Bizlab a mis au point la première étiquette connectée fonctionnant sans batterie permettant de localiser de grands volumes d'objets dans des espaces fermés de grand volume.

- Sécurité, mobilité et cadre de vie durable

Ze-Watt développe une innovation d'usage qui conduit à décarboner les déplacements quotidiens des habitants des grandes agglomérations en permettant la recharge de leurs véhicules sur leur lieu de travail.

- Vie, santé bien-être, sécurité alimentaire et défi

AnatomikModeling conçoit des implants sur mesure destinés à la chirurgie réparatrice du thorax et propose des outils d'aide à la chirurgie tels que des guides chirurgicaux personnalisés ou des solutions d'aide au prédiagnostic

- Education, intégration, lutte contre les inégalités

Mediatools, agence de création digitale spécialisée dans les contenus multimédias destinés à la jeunesse, a développé Appidys, une application de lecture accessible sur tous supports digitaux, leur permettant de rentrer dans les textes de manière autonome.

Toulouse au cœur de l’innovation et des nouvelles technologies



Par Bertrand Servary, Directeur Général de NetExplorer

Championne en innovation, la région Midi-Pyrénées (nouvellement Occitanie) se classe première au rang national et 6ème au rang européen des régions les plus innovantes, avec une dépense intérieure en R&D de 4,8% du PIB (chiffresINSEE).



I.               L’aéronautique et l’IoT Valley, un dynamisme toulousain

Depuis plus de trois décennies à présent, la Ville Rose continue à imposer son leadership dans les secteurs de l’aéronautique et de l’espace. Airbus, Thales, Astrium ainsi que tous leurs partenaires publics et privés se concentrent pour la très large majorité dans le bassin toulousain.

Mais depuis quelques années, Toulouse cherche aussi à devenir le centre européen de référence en matière d’objets connectés. Cette impulsion est notamment possible grâce à la société Sigfox et à l’IoT Valley, la communauté d’entreprises créée en 2011. Depuis sa création, elle a permis la création de plus 300 emplois, et 150 nouveaux postes devraient être créés d’ici la fin de l’année 2016. L’Internet des Objets à Toulouse a un bel avenir devant lui, et permettra d’apporter un rayonnement national, voire international à la Ville Rose grâce à la création, d’ici 2018, du « Campus IoT », l’un des plus grands campus connectés au monde.


II.              La culture du travail collaboratif

Ce ne sont pas moins de 29 établissements d'enseignement supérieur et de recherche dont 4 universités, un Institut National Polytechnique, une douzaine d’écoles d’ingénieurs mais aussi 6 centres de recherche comme le CNRS, le CNES ou l’IRD qui sont regroupés à Toulouse et sa région. Il y a donc une forte concentration de matière grise dans la métropole !

Chercheurs, ingénieurs, start-ups, grands groupes, investisseurs, partenaires publics… forment des milliers d’interlocuteurs qui échangent entre eux au quotidien. Toulouse est donc bonne élève en termes d’innovation, mais est aussi championne en collaboration. Les données sont partagées avec entre une multitude d’acteurs, sur plusieurs centaines de sites distants et tout cela en temps réel. Ainsi start ups, chercheurs et multinationales travaillent conjointement grâce aux nouvelles technologies, pour en créer de nouvelles.

Record de candidatures pour le concours régional des Inn'Ovations



Le concours des Inn'Ovations récompense chaque année les projets innovants de la région Occitanie/ Pyrénées-Méditerranée dans tous les secteurs d'activité. Organisé par Madeeli, en partenariat avec l'agence Transferts, il est financé par la Région Occitanie / Pyrénées - Méditerranée, l'Union Européenne et des partenaires privés, Air France, BNP Paribas, EDF. Il a pour objectif d'encourager l'innovation, de valoriser les porteurs de projets, de promouvoir des produits, procédés ou services innovants de la région. 

La 36e édition enregistre 288 candidatures réparties sur l'ensemble du territoire Occitanie/Pyrénées-Méditerranée. C'est le record absolu. 

Mardi 29 novembre, les 142 membres du jury du concours se sont réunis à l'Hôtel de Région, en présence de Nadia Pellefigue, vice-présidente de la Région et présidente déléguée de Madeeli, pour choisir les 11 projets lauréats et ambassadeurs des performances régionales.

 
" L'entrepreneuriat et l'innovation sont au cœur des actions engagées par la Région aux côtés des entreprises du territoire. Ainsi, j'ai voulu que le concours régional de l'innovation soit reconduit et qu'il s'exprime désormais sur toute la région. Les Inn'Ovations sont l'un des deux volets, le second étant le Coup de Pousse, du grand concours régional « Entreprenez et innover en Occitane /  Pyrénées-Méditerranée Je fais confiance aux membres du jury qui auront fort à faire pour départager les 288 dossiers de grande qualité qui ont été déposés cette année", a déclaré Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée et présidente de Madeeli.
 

Des prix Coups de Cœur seront sélectionnés parmi tous les dossiers pour chacun des six grands défis sociétaux auxquels la région est confrontée. La répartition des dossiers reçus pour ces six défis : 
Transition énergétique et gestion sobre des ressources, adaptation au changement climatique : 18% 
Transition numérique : 23%.
Renouveau industriel : 17%.
Sécurité, mobilité et cadre de vie durable : 10 %.
Vie, santé bien-être, sécurité alimentaire et défi démographique : 23 %.
Education, intégration, lutte contre les inégalités : 9 %. 
 
La remise des prix aura lieu le 26 janvier 2017, en clôture des rencontres Midinnov à Toulouse.


Onze prix et 190 000 € de dotation :

Quatre catégories

- Innovation & Développement du Territoire - 15 000 €
Innovation développée par une entreprise dont l'action et la croissance bénéficient particulièrement à l'écosystème et à l'économie de notre région (création d'emploi, rayonnement, etc.).
- Innovation & International - 15 000 €
Innovation technologique ou non technologique, développée ou adaptée pour l'international, qui permet de s'implanter sur de nouveaux marchés à l'export.
- Innovation, Produits ou Services du futur - 15 000 €
Innovation de rupture ou en émergence, développée en collaboration avec la recherche publique ou privée, technologique ou non technologique.
- Innovation, Formation ou Entrepreneuriat étudiant - 15 000 €
Projet réalisé dans une entreprise dans le cadre d'un stage ou de tout type de formation jusqu'à bac +5 et/ou projet développé par un étudiant en parallèle de sa formation et ayant donné lieu à une création d'entreprise. 
Six prix « Coups de Cœur »
- Transition énergétique et gestion sobre des ressources, adaptation au changement climatique (énergie renouvelable, eau, bois, agriculture, viticulture, environnement, etc.) - 15 000 €
- Transition numérique (objets connectés, informatique, e-commerce, logiciels, big data, etc) -
15 - 000 €
Renouveau industriel (chimie, matériaux, aéronautique, spatial, mécanique, robotique, électronique, éco-industrie, etc) - 15 000 €
- Sécurité, mobilité et cadre de vie durable (sécurité, cybersécurité, transport, systèmes embarqués, bâtiment, etc.)- 15 000 €
- Vie, santé bien-être, sécurité alimentaire et défi démographique (agroalimentaire, biotechnologies, santé, économie du vivant, silver économie, etc) - 15 000 €
- Education, intégration, lutte contre les inégalités (éducation, formation, culture, patrimoine, loisirs, économie collaborative, etc) - 15 000 €
Un Grand Prix
Décerné au meilleur projet toutes catégories confondues - 40 000 €

Le Toulousain ORME signe un partenariat stratégique avec l'UTAC



Créée en 1996 à Toulouse, ORME, le spécialiste du traitement de l'image et du signal, vient de conclure un partenariat avec l'UTAC (l'Union Technique de l'Automobile, du Motocycle et du Cycle), pour la validation de son outil d'analyse de crash-test concernant les règlements ECE et protocoles EuroNCAP (consuméristes) de sécurité.

La société toulousaine développe, via son logiciel TrackReport, l'ensemble des calculs pour l'analyse des crash-tests automobiles ainsi que des modèles de rapports d'essais.

La signature de ce partenariat avec l'UTAC, permet à Orme de valider les fonctions de calculs crash test de TrackReport, et d'assurer la conformité des modèles de rapports aux dernières évolutions des protocoles EuroNCAP (Programme Européen d'Evaluation des Nouveaux Modèles de Voitures) et des règlements ECE (Normes Européennes).

Orme se positionne ainsi comme l'un des maillons essentiels de la sécurité passive sur les véhicules. Gage de confiance, les certifications délivrées par l'UTAC sont soumises à des opérations de surveillance strictes et régulières. Les auditeurs de l'UTAC s'astreignent à une évaluation rigoureuse de leurs compétences.

« Ce partenariat est particulièrement stratégique pour ORME, notamment sur les activités d'analyse et de diagnostic d'essais pour la sécurité automobile avec le logiciel TrackReport", explique Marie-Laurence Meyer, co-dirigeante d'ORME. "L'UTAC CERAM nous aide à progresser techniquement sur les besoins des laboratoires d'essais pour leurs analyses, à suivre de près les évolutions des protocoles et règlements de sécurité, notamment avec EuroNCAP et ECE. Ce partenariat avec l'UTAC CERAM, sur le suivi des normes de certification et la validation des fonctions de traitement du signal dédiées aux crash-tests proposées par TrackReport, assure l'ensemble de nos clients de la qualité et de la validité de notre logiciel et de nos modèles de rapports, pour les règlements et protocoles de sécurité européens. C'est un signal très fort que nous envoyons à tous nos utilisateurs et prospects, notamment à l'international."

TrackReport, un logiciel phare pour l'analyse des crash-tests
 
Dans le métier des essais, le logiciel TrackReport permet de réaliser l'analyse de signaux issus des capteurs et de générer automatiquement des rapports d'essais. Dans le secteur de la sécurité automobile, ORME offre via TrackReport, l'ensemble des rapports requis pour les différents types de crash-tests (choc frontal, latéral, coup du lapin etc..).
 Les modèles de rapports configurables, utilisent les algorithmes de post-traitement des données et une mise en page graphique automatisée des résultats. Ils permettent ainsi la génération instantanée d'une analyse et d'un rapport complet à partir des jeux de données de tests ou de simulations.
Associé au module de traitement d'images TrackImage, TrackReport permet aussi d'analyser, entre autres, les déformations du capot d'une voiture par stéréovision pour Renault, le suivi de l'attitude au décollage du lanceur Ariane au centre spatial de Kourou, ou encore le déploiement d'airbags pour Autoliv.
TrackReport est également utilisé pour l'analyse et la comparaison d'essais et de simulations dans de nombreux domaines : l'automobile, l'aéronautique, le spatial, les cosmétiques, l'énergie, la défense...

L'innovation IT Day dessine les industries numériques du futur



Ce matin s'est ouvert au centre de congrès Diagora Labège, près de Toulouse, le 3e Innovation IT Day organisé par le cluster Digital Place. Une 3e édition qui conserve ce qui a fait sa spécificité : réunir en un même lieu laboratoires de recherches, start-ups, PME et grands comptes pour qu'ils nouent contacts et partenariats.

Mais l'édtiion de cette année, parrainée par le ministre de l'Economie, de l'Industrie et du Numérique, Emmanuel Macron, a, d'évidence, pris une envergure inédite en accueillant quelque 1000 personnes, 130 chercheurs, 200 start-ups. Autour des thèmes de l'internet des objets, du Big Data, de la cybersécurité, de la smart city ou encore de l'e-santé, l'Innovation IT Day aborde tout ce qui fait aujourd'hui l'innovation et demain les industries du futur.

Conférences d'experts, présentation de thèses pitch d'entreprises se poursuivent cet après-midi avec notamment la présentation du livre blanc sur l'internet des objets édité par Digital Place.

Deloitte dévoile les grandes tendances 2016 du secteur des Technologies, Médias et Télécommunications



Deloitte a dévoilé le 4 février son étude mondiale dédiée aux évolutions d’usages, de consommations et de marchés dans le secteur des Technologies, Médias et Télécommunications (TMT) en 2016.
Le marché de la réalité virtuelle franchira pour la première fois la barre du milliard de dollars US de chiffre d’affaires
Plus de 80 des 100 plus gros éditeurs logiciels mondiaux auront déployé des solutions intégrant une ou plusieurs technologie(s) cognitive(s) à leurs produits
Seule une minorité (0,3%) des utilisateurs d’appareils mobiles auront téléchargé un ad-blocker
10 millions d’internautes à travers le monde vont disposer d’un débit équivalent à 1 Gbit/s
2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne
26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine

« En 2016, les appareils mobiles continueront d’avoir une place prépondérante, voire essentielle, dans notre vie quotidienne, mobilisant une part importante de notre temps et de nos revenus mais leur influence reste limitée. En effet, pour la majorité des consommateurs, les smartphones et les tablettes sont complémentaires et viennent améliorer les produits et écrans traditionnels mais ne les remplacent pas. C’est notamment le cas des 18-24 ans qui peuvent avoir tout naturellement un ordinateur portable sur les genoux et un smartphone à la main », indique Duncan Stewart, Directeur du centre de recherches TMT de Deloitte Canada.

Les 11 grandes tendances qui marqueront l’année 2016

1. Réalité virtuelle : la niche qui valait un milliard



Les avancées technologiques vers une meilleure définition des écrans et de la puissance des processeurs ont, en une décennie, rendu possible l’essor de la réalité virtuelle. Un marché qui s’avère lucratif, en 2016, le secteur de la réalité virtuelle devrait générer un milliard de dollars US de chiffre d’affaires, dont 700 millions en ventes de casques et 300 millions issus des jeux vidéo.
En 2016, c’est presque exclusivement dans le domaine des jeux vidéo que la réalité virtuelle va être utilisée, en particulier par les gamers. « Dans les autres secteurs, les coûts encore élevés du matériel nécessaire à la création d’une expérience de réalité virtuelle constituent pour l’instant un obstacle à sa démocratisation et à sa diffusion auprès d’un large public. A plus long terme, la réalité virtuelle représente de telles possibilités, notamment en termes de marketing et de sécurité, qu’il est probable que son développement s’accélère encore et se généralise.», estime Ariane Bucaille, Associée responsable TMT pour Deloitte France.

2. Les technologies cognitives à l’assaut des logiciels d’entreprises



Les technologies appelées « cognitives » sont les technologies issues du champ de l’intelligence artificielle, capables d’exécuter des tâches que seuls des humains pouvaient réaliser jusqu’à maintenant. Les éditeurs de logiciels ont déjà compris le potentiel que représentent ces technologies pour leur secteur d’activité. A la fin de l’année 2016, plus de 80 des 100 gros éditeurs de logiciels mondiaux auront intégré une ou plusieurs technologies cognitives à leurs produits.

3. Le paiement du bout des doigts prêt à passer à la vitesse supérieure


Avec un taux d’abandon du panier sans finalisation de la commande pouvant grimper jusqu’à 80% sur smartphone, les acteurs du e-commerce ont tout intérêt à favoriser l’adoption des solutions de paiement conçues pour simplifier l’acte d’achat. Selon l’étude Deloitte sur les usages mobiles parue en novembre 2015, plus d’un quart des Français consultent des applications ou des sites de e-commerce depuis leur smartphone de façon hebdomadaire. Mais ils ne sont que 4% à passer à l’acte de paiement. Pour améliorer le taux de conversion, les e-marchands se reposent de plus en plus sur des solutions de paiement mobiles type Paypal ou autre qui favorisent le paiement accéléré. D’ici à fin 2016, Deloitte estime que le nombre de consommateurs ayant recours à ces solutions devrait croître de 150% pour atteindre 50 millions d’utilisateurs réguliers à travers le monde.

4. Blocage de la publicité mobile : le séisme n’aura pas lieu



La frénésie autour des bloqueurs de contenus semble aujourd’hui largement s’essouffler. Fin 2016, seuls 0,3% des utilisateurs de smartphones et tablettes devraient avoir installé un ad-blocker sur leurs terminaux mobiles. Un manque à gagner d’un peu moins de 100 millions de dollars US. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan de la publicité mobile qui devrait peser plus de 70 milliards de dollars US en 2016.

5. Les appareils mobiles : la plateforme par excellence pour les jeux
Les appareils mobiles deviendront la plateforme par excellence pour les jeux en 2016, générant 37 % des ventes et 35 milliards de dollars US de recettes, soit une hausse de 20 % par rapport à 2015. Comparativement, les jeux pour ordinateur portatif occuperont 34% du marché et les jeux pour console 29%, respectivement en hausse de 5 % et 6 % par rapport à 2015.

6. Le cinéma résiste à la concurrence du numérique



Avec 38 milliards de dollars US de recettes à travers le monde, 2015 est l’année la plus lucrative que le cinéma ait connue. La situation est légèrement différente en France puisque selon le CNC la fréquentation des salles baisse de 1,4 % par rapport à 2014 mais reste toutefois à un niveau élevé avec un peu plus de 206 millions d'entrées. Au vue des sorties prévues cette année, Deloitte mise sur une contraction d’environ 3 % du marché nord-américain avec 10,6 milliards de dollars US de recettes et 1,3 milliards d’entrées. En dépit de cette baisse à venir, le secteur résiste mieux que d’autres à la concurrence du numérique.

7. Le marché de la télévision US : l’érosion mais pas l’implosion



Si les Etats-Unis demeurent le poids lourd du marché de la télévision avec 170 milliards de dollars US de recettes, une érosion lente mais continue se profile pour 2016 : la part de « cord cutters » - les abonnés résiliant leur contrat pour souscrire à la SVOD - devrait atteindre les 1% ; la pénétration de la TV payante devrait chuter de 2% pour s’établir à 81% ; et le temps moyen passé devant la TV chaque jour par les Américains de plus de 18 ans devrait poursuivre sa baisse à 320 minutes par jour.

8. L’ultra haut débit met un pied sur l’accélérateur
D’ici à fin 2016, le nombre d’internautes à travers le monde disposant d’un débit équivalent à 1 gigabit par seconde (Gbit/s) s’élèvera à 10 millions, soit 10 fois plus qu’aujourd’hui. Selon l’Arcep, le nombre d’abonnements avec fibre optique de bout en bout a connu une hausse de plus de 56% en 2015, et les abonnés en fibre FTTH représentent moins de 5 % des internautes haut et très haut débit. Le nombre d’entre eux disposant d’une connexion avec débit descendant équivalent à 1Gbit/s ne constitue encore qu’une part infime de la population française.

9. Smartphones usagés : un marché d’occasion avec une valeur de 17 milliards de dollars US
En 2016, les consommateurs devraient vendre ou s’échanger entre eux environ 120 millions de smartphones usagés, générant plus de 17 milliards de dollars US de revenus à leurs propriétaires. Ce marché de l’occasion est en forte augmentation comparée aux 80 millions de smartphones revendus en 2015 pour une valeur de 11 milliards de dollars. A noter que 10% des smartphones haut de gamme achetés neufs en 2016 appartiendront à au moins 3 propriétaires différents.

10. Partage de photos : vers l’infini et au-delà
En 2016, 2,5 milliers de milliards de photos seront partagées ou stockées en ligne, en augmentation de 15 % par rapport à 2015. Les trois quarts de ces photos seront partagés et le reste sera sauvegardé sur Internet. En outre, plus de 90 % de ces photos auront été prises sur des smartphones ; les 10 % restants proviendront d’appareils photo reflex ou numériques, de tablettes ou d’ordinateurs portables.

11. Quand la voix se fait muette
Les consommateurs sont de plus en plus nombreux à abandonner la voix au profit de la data. Ainsi, la part de personnes n’ayant passé aucun appel depuis leur smartphone sur les 7 derniers jours serait passée de 11% à 23% ces quatre dernières années. Le phénomène pourrait même s’accentuer en 2016. Deloitte prévoit que 26 % des détenteurs de smartphones ne passeront aucun appel vocal au cours d’une semaine donnée. Cette situation peut d’ailleurs paraître paradoxale puisque les volumes voix mobile n’ont jamais été aussi élevés à travers le monde, en progression de 20 % entre 2012 et 2015. Une tendance qui se vérifie également en France où le trafic voix mobile a progressé de 25 % entre 2012 et 2015 selon l’Arcep.