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Madepeche.com de A à Z

Depuis mardi 26 septembre, date d’ouverture de madepeche.com, vous avez été des milliers à vous connecter pour faire partager vos informations,vos passions,vos bons
plans, vos coups de coeur ou vos coups de gueule ; donnant ainsi corps à une communauté de Dépêchenautes enthousiastes, curieux et dynamiques. Plusieurs d’entre vous nous ont interrogés par e-mail sur le fonctionnement du site. Nous vous rappelons que toutes les contributions sont acceptées, d’où qu’elles viennent, et, pour peu qu’elles soient conformes à notre charte de publication, elles seront publiées sur ce site internet et, le cas échéant, dans les éditions papier de La Dépêche du Midi avec le logo de madepeche.com. Les équipes de La Dépêche multimédia
améliorent jour après jour le site et très prochainement vous disposerez d’un
moteur de recherches et de la possibilité d’envoyer des vidéos.En attendant,n’hésitez surtout pas à nous envoyer vos photos et à parler du site autour de vous. Car madepeche.com, c’est vous.

Octets en stock

L'ordinateur personnel (PC) vient de fêter ses 25 ans cet été; et le web d'internet ses 15 ans. Il est pourtant un anniversaire presque passé inaperçu: celui du disque dur, matériel pourtant capital dans l'industrie de l'informatique et plus encore des loisirs numériques, notamment pour les baladeurs MP3, lecteurs vidéo portables ou fixes, GPS, etc.C'est le 13 septembre 1956 qu'IBM - encore lui - commercialise le Ramac (Random Access Method of Accounting and Control). À l'époque, les plateaux magnétiques sur lesquels sont inscrites les données informatiques mesurent... 24 pouces (60,96 cm)! Le Ramac en utilise une cinquantaine.Pour faire fonctionner l'appareil, mieux vaut disposer de place, de beaucoup de place. Il faut une pièce entière pour contenir tous les équipements. Un bureau est quasiment intégré dans la machine pour les manipulateurs.
200000 fois plus puissant
Depuis cette date, que de chemin parcouru. En terme de miniaturisation tout d'abord.Les disques durs qui se trouvent dans les ordinateurs ont des plateaux de 3,5, 2,5 ou 1,8 pouces et Toshiba comme Hitachi, des géants du secteur proposent des disques durs descendant jusqu'à 0,85 pouce! L'évolution a aussi, et surtout, concerné les capacités de stockage. En 1956, le Ramac propose... 5 Mo. Une capacité gigantesque pour l'époque et qui le restera très longtemps puisqu'au début des années 80, les premiers disques durs «domestiques» ne dépassaient guère cette valeur.
Aujourd'hui, l'on trouve facilement, sur des PC d'entrée de gamme des disques durs de 80 Go soit 16000 fois plus puissant que le Ramac et une petit clé USB de 1 Go de la taille d'un briquet se trouve facilement à... 15€.
Cette course à la capacité de stockage s'explique par les données que chacun de nous produit, sans cesse plus nombreuses au fur et à mesure que se conforte l'ère du tout numérique. Photos, musique MP3, vidéo DivX, jeux vidéos, programmes informatiques, etc. Les besoins sont immenses. Hitachi a d'ailleurs annoncé cette semaine qu'il produirait d'ici la fin 2006 un disque d'une capacité de 1 teraoctet (1000 Go soit 200000 fois plus que notre vieux Ramac).
La recherche va d'ailleurs bon train pour décupler les capacités actuelles et d'autres technologies vont apparaître comme les disques souples, holographiques ou les mémoires flash (sans pièces en mouvement); des projets impliquant des protéines sensibles à la lumière ouvrent des perspectives inespérées.
Mais il restera toujours à résoudre l'épineuse question de la conservation des données dans le temps et leurs utilisations futures. L'on sait que des données gravées sur un CD-ROM ont une durée de vie de cent ans environ. Mais une récente étude a démontré que le moyen le plus fiable pour conserver ses données était la tablette d'argile de l'Antiquité.N'étais-ce pas là, finalement, le premier des disques dur?

La bataille de la fibre optique

Une fois de plus, le trublion de l’internet français, Free, a jeté un pavé dans la marre, cette semaine, en annonçant qu’il commercialiserait un accès à internet à très haut débit (50 à 100 Mbits/s) dès le premier semestre 2007 à Paris puis dans certaines villes de banlieue et dans certains quartiers de grandes villes de province.
Un milliard d’euros
Pour constuire ce nouveau réseau de boucle locale en fibre optique (FTTH, fiber to the home) qui suppose de tirer des câbles jusque chez l’abonné, Free va investir par tranches successives rien moins qu’un millard d’euros d’ici 2012 – 300 millions d’euros d’ic ifin 2007 – afin d’être en mesure de raccorder les 4 millions de prises (10 millions de Français soit 15% de la population) éligible à cette offre. L’opérateur, filiale d’Iliad, entend d’ores et déjà couvrir l’ensemble de l a Capitale d’ici deux ans. Ce projet très coûteux – 1500€ par client raccordé ! – financé sur fonds propres et le maintien du même tarif que pour l’ADSL (29,99€ par mois) a surpris la Bourse. Lundi, jour de l’annonce, le titre d’Iliad avait perdu 11,89€ avant de se rétablir. Dans un entretien aux Echos, Xavier Niel, PDG-fondateur et principal actionnaire d’Iliad, s’est dit convaincu du bienfondé de sa stratégie, évoquant un retour sur investissement d’ici quatre ab. «Le haut débit, c’est le sens de l’histoire... C’est un investissement qui va durer au bas mot un demi-siècle», assure le PDG. Free a par ailleurs fait deux autres annonces. D’une part, le nouveau réseau FTTH sera ouvert à la concurrence avec une offre de gros. D’autre part, l’opérateur alternatif – au travers d’une Fondation Free ambitionnant de lutter contre la fracture numérique – proposera aux résidants des immeubles connectés en fibre optique, moyennant une caution de 100€, une offre gratuite tripleplay (internet bas débit à 32 ou 64 kbits/s, chaînes TNT, téléphone sans abonnement).L’internet à très haut débit annoncé par Free n’est toutefois pas une première. A Paris, France Telecom mène des expérimentations ; de même que Citéfibre (www.citefibre.com), et Erenis (www.erenis.fr), qui a actualisé son offre après l’annonce de Free.A cela s’ajoute le projet du maire PS Bertrand Delanoë de faire de Paris une «capitale numérique» à l’instar d’autres grandes villes de la planète mais aussi, plus près de chez nous, à Pau dont le projet est exempaire. Free collaborera d’ailleurs au projet municipal parisien. Car l’internet à très haut débit va monter en puissance dans les mois à venir. Selon l’organisme FTTH Council Europe, 167 sites en Europe déploient des réseaux FTTH. Et l’Institut de l’Audiovisuel et des Télécommunications en Europe (Idate) prévoit 3,5 millions d’européens connectés par fibre optique d’ici 2008.
Très haut débit : quels usages ?
À quoi peut bien servir d’avoir un débit de 50 voire 100Mbits/s contre actuellement – pour les Français les plus chanceux – 28 Mbits/s ? Cette question rappelle celle que l’on se posait lors du passage entre le bas débit RTC et l’ADSL. Un article paru sur Internetactu s’est penché sur cette question par le prisme du marché japonais. Le pays du soleil levant comptait, en effet, 4 millions d’abonnés via la fibre optique fin 2005 et 17,7 millions au haut débit classique. Selon une étude menée par quatre chercheurs, il apparaît que 62 % du trafic consiste en des échanges d’utilisateur à utilisateur (messagerie, échanges peer-to-peer de fichiers audiovisuels, etc.). Logique puisque le FTTH offre un débit montant égal au débit descendant.Lors d’un colloque organisé fin 2004 à Montpellier, le FTTH Council Europe avait esquissé les usages à venir à l’horizon 2010. À domicile : la possibilité d’utiliser plusieurs PC connectés sans perte de débit, la multidiffusion de la TV ou de films en haute définition (un film de 2h30 se téléchargera en moins de 5 minutes), des applications vidéosurveillance, de visiophonie, etc. Dans le domaine médical les applications de télémédecine pourront mieux se développer.

Une micro-usine à domicile


Imaginez votre petit dernier se saisir de votre téléphone portable flambant neuf... pour s’en servir comme d’unballon de foot ! Patratras, la coqueplastique s’est cassée etsousle choc,le circuit électronique est séveremment endommagé. Plutôt que d’envoyer le portable pour 3 semaines de réparations, calmement, vous vous connectez sur le site internet dufabricant, sélectionnez le bon modèle puis téléchargez deux fichiers. Vous allumez votre imprimante 3D et quelques minutes plus tard,vous récupérez...une coque toute neuve. Le second fichier est dirigé vers une seconde imprimante qui va «graver» un circuit imprimé pour remplacer celui qui a rendu l’âme. Scénario de science fiction ? Pas tout à fait : ces technologiques existent (les imprimantes en trois dimensions) ou sont en passe de se concrétiser (l’impressiondes circuits électronoiques) et vont exploser dans les années à venir.C’est ce que les Américains appellent la Do it yourself economy, c’est-à-dire l’économie du «Faîtes-le vous-même.»
APPLICATIONS EN MÉDECINE
Concernant les imprimantes 3D, véritables «micro-usines», le marché est déjà solidement installé et permet, à un coût,certes encore élevé, de produire des pièces métalliques ou en plastique. «La fiabilité et la précision de ces outils sont telles que l’armée américaine en Irak utilise un Mobile Hospital,ou MPH(un hôpital mobile de réparation de pièces), comportant des imprimantes 3D pour réparer sur place, sans attendre l’envoi des pièces de rechange, des pièces métalliques essentielles aux véhicules de transport ou aux armements.Les unités MPH ont déjà produit en Irak et au Koweit plus de 13000 pièces de rechange», explique Joël de Rosnay*.
Après les militaires, toujours en pointe,le monde de l’industrie y vient aussi. Cela va du petit cabinet d’études-ingénierie qui veut rapidement produire un protype jusqu’aux grands groupes,automobiles par exemples,pour la production de petites pièces de série.
Le monde médical voit également dans l’impression 3D une révolution aussi importante que la télémédecine, notamment pour la fabrication de prothèses ou d’implants.
Pour l’heure, les constructeurs des imprimantes 3D, dont les moins encombrantes ont la taille d’un petit réfrigérateur sont chères (plus de 20000$). Le marché qui va croître de 31% en 2005 à 1 milliard de dollars est trusté par les américains : 3D Systems, Stratasys et ZCorp. Les Européens s’y mettent et dans les années à venir, la miniaturisation des machines et la baisse des prix sera inévitable. Chacun pourra alors véritablement créer jouets, supports divers,etc.
Philippe Rioux
*«La révoltedu pronetariat.Des massmédia au média des masses» par Joël de Rosnay. Ed. Fayard. Le livre est également en ligne à l’adresse : www.pronetaires.com

Comment ça marche ?
«Pour usiner une pièce métallique, explique Joël de Rosnay, une buse projette une poudre métallique,couche par couche, sur un support mouvant, tandis qu’un laser, suivant les mouvements de la buse, soude au fur et à mesure la pièce en formation.La buse et le laser sont commandés par un logiciel recevant,parexemple, depuis internet les commandes numériques nécessaires, correspondant au plan de la pièce. Pour du plastique, la plateforme mouvante descend dans un bain de plastique liquide, qui est polymérisé par couches successives sous l’effet d’un laser.

Il y a 25 ans, la révolution PC

Le 12 août 1981, l’américain IBM proposait le premier Personal computer (PC) ; un ordinateur compact et puissant qui a ouvert la voie à l’informatique d’aujourd’hui... et de demain.

Ce samedi 12 août n’évoquera sans doute rien à beaucoup d’entre nous et, pourtant, il s’agit d’une date anniversaire clé dans l’histoire du progrès technologique. Il y a 25 ans, en effet, la firme américaine IBM lançait son premier Personal computer (ordinateur personnel), ouvrant la voie à la révolution micro-informatique dans le monde. Certes, des tentatives pour proposer des micro-ordinateurs avaient déjà eu lieu, aux États-Unis et même en France (lire ci-dessous), mais lorsque Big Blue – un géant du secteur, spécialisé dans les ordinateurs connectés à un serveur central – se lance sur ce nouveau marché avec toute sa puissance de frappe, tout change.
La puissance marketing d’IBM pour convaincre les entreprises de s’équiper de ces nouveaux ordinateurs, certes mastocs de nos jours mais autrefois si petits, et sa puissance technologique – ses laboratoires de recherche sont parmi les meilleurs mondiaux – conduisent à un succès immédiat : un million de machines vendues en quatre ans.
IBM a su également s’adjoindre les talents de deux start-up naissantes qui sont aujourd’hui des poids lourds de l’industrie informatique: Intel, qui fabrique les microprocesseurs, et Microsoft qui invente le MS-DOS.
Dans la bataille pour imposer ses machines, IBM opte pour une stratégie inverse de celle d’Apple: il accorde des licences à d’autres fabricants. Dès lors apparaissent des «compatibles PC» estampillés Compaq, Hewlett-Packard, etc., mais aussi des «sans marques» aux prix défiant toute concurrence.
Les PC et compatibles s’arrogent alors la quasi-totalité du marché informatique. IBM tentera un temps de revenir sur sa politique de licence en lançant les PS2, mais la mécanique est en route : le géant s’est bel et bien fait dépasser par ceux-là mêmes qu’il a créés et fait grandir. Ultime coup du sort, en mai 2005, IBM est contraint de céder sa division PC à… Lenovo, un industriel chinois qui devient 3e fabricant mondial. Mais si aujourd’hui il y a un milliard de PC dans le monde et qu’il s’en vend 230 millions par an, c’est bien à IBM qu’on le doit.
Philippe Rioux

Une épopée en quatre actes
L'avant PC. Avant l’arrivée du PC d’IBM, le marché informatique fourmille de pionniers. En 1973, R2E, société française, propose le Micral-N, premier micro-ordinateur au monde. La même année, le géant Xerox lance l’Alto. Suivent le TRS-1 de Tandy, le PET de Commodore, le ZX81 de Sinclair. Mais le meilleur représentant de ces micro-ordinateurs reste l’Apple II, lancé en 1978.
PC et compatibles. L’arrivée de l’IBM PC en 1981 bouscule l’industrie et la structure. Dès 1982, les «compatibles PC» apparaissent et sont parfois meilleurs que l’original, même si le «test de compatibilité» est toujours de mise dans les revues spécialisées. Côté Apple, en 1984, c’est le Macintosh qui révolutionne le dialogue homme-machine avec une interface graphique à base de fenêtres et d’une souris. Une interface à fenêtre qu’adopte Microsoft avec son premier Windows en 1985. Parallèlement, la France lance, en 1984, son plan informatique pour tous (IPT). C’est le temps des Thomson TO7, TO7-70, MO5, MO6, etc. Le résultat sera décevant au final mais des générations d’élèves ont pu être sensibilisées à l’informatique. Enfin, à côté des PC et des Thomson s’est développé un marché pléthorique avec des ordinateurs Commodore (Amiga), Amstrad (CPC, etc.), Atari (ST) qui, branchés sur les téléviseurs des foyers, font entrer le jeu et parfois la programmation dans les familles.
Multimédia et portables. Au début des années 90 s’engage une course à la puissance qui se poursuit encore de nos jours : un doublement de la puissance tous les 2 ans selon la 2e loi de Moore… Cette puissance se met au service de nouvelles applications audio et vidéo. Le multimédia, jusqu’alors réservé aux professionnels, arrive à la maison avec les CD-ROM. À côté de ces ordinateurs fixes multimédias, les ordinateurs portables se multiplient : plus puissants, plus légers mais encore très chers, ils restent cantonnés au monde de l’entreprise. Côté logiciel, Microsoft propose Windows 95 qui donne aux PC l’ergonomie des Mac.
Internet et numérique. En 1995, le réseau internet s’ouvre au grand public en France. Une autre révolution se dessine, celle du réseau mondial autour duquel toute l’industrie électronique et informatique va s’articuler. L’émergence de l’internet haut débit (ADSL) accompagne le tout numérique : fichiers texte sur son ordinateur ou diffusés par e-mail ou par blog ; fichiers audios avec le fameux MP3 et sa kyrielle de baladeurs au premier rang desquels la star d’Apple, l’iPod ; fichiers vidéo avec la possibilité de filmer, créer et diffuser ses vidéos sur le net ; fichiers images avec la fin de la photo argentique. Sans oublier internet sur les organiseurs ou les téléphones
portables.

Ce qui nous attend
La puissance sans cesse croissante associée à une miniaturisation toujours plus poussée a déjà permis des prouesses. Aujourd’hui, de nouveaux usages apparaissent qui, tous, sont au service de la convergence numérique.
Côté poste de travail informatique se profilent – forcément – des configurations plus vitaminées et de nouveaux systèmes d’exploitation (Léopard, Windows Vista). Côté mobilité, les smartphones (téléphones intelligents tels le Blackberry) ont le vent en poupe et sont marqués par une vive concurrence car ils représentent à la fois la porte d’entrée de l’internet mobile (avec des débits enfin corrects) mais aussi de la télévision numérique mobile, attendue en 2007. La télévision qui sera marquée par la vidéo à la demande (VOD) en haute définition. Côté internet, les réseaux sans fil WiFi se multiplieront, offriront des débits plus rapides et, avec le WiMax, de plus longue portée. Les applications du Web 2.0 (blogs, échanges de photo, de vidéo, réseaux sociaux) vont se multiplier elles aussi. De nouveaux appareils ludiques et connectés à internet (comme le lapin Nabaztag en photo) vont également apparaître. Les puces RFID (lecture sans contact comme dans le dernier passeport) offriront aussi des possibilités en biométrie. Enfin côté laboratoires, on mise beaucoup sur les nanotechnologies et sur de meilleures interfaces hommes-machines (reconnaissance des odeurs, des expressions, etc.). Les robots reviennent aussi en force.

Billet
Imprévisible
Par Philippe Rioux
En 1943, Thomas Watson, PDG-fondateur d’IBM décrétait : « La demande mondiale en ordinateurs n’excédera pas cinq machines. » 38 ans plus tard, IBM lançait, le 12 août 1981, son PC dont les successeurs se vendent à hauteur de 230 millions de machines par an. Autant dire que l’informatique est bien le domaine où il faut se garder de faire des pronostics. Et à l’heure où les technologies se fondent dans notre environnement, où les contenus sont devenus aussi importants que les contenants, et que la société est celle de l’information, nul doute que l’informatique reste plus que jamais aussi passionnante qu’imprévisible.

Un ordinateur sous la barre des 300€
En 1981, le premier PC d’IBM coûtait la bagatelle de 1565 US$ ! Aujourd’hui, un PC d’entrée de gamme – qui permet un usage bureautique, internet et multimédia basique – se négocie quelque 300 à 400€. Démocratisation. On mesure là l’extraordinaire démocratisation de l’outil informatique. La France n’est pas en reste. Aux premiers rangs des pays européens connectés à internet, l’Hexagone a connu en 2005 un réel boom des ventes. Toutefois, ce début 2006 marque un tassement dans les ventes : les livraisons de PC ne sont en hausse que de 2,4 % selon l’institut Gartner ; donc nettement moins que la moyenne européenne (+6,6%). 300 € le fixe. Cette rentrée 2006 risque donc, plus encore que les précédentes, de voir fleurir de nouvelles offres dans les rayons des supermarchés et sur internet avec un objectif clair : l’ordinateur de marque sans l’écran sous la barre des 300€. 600 € le portable. Si les acteurs gardent au secret leurs offres, on sait déjà que Packard-Bell – un constructeur qui a très tôt visé les familles – proposera chez Carrefour et Auchan son Istart 2086 pour 299€. Pour ce prix, on aura un processeur AMD Sempron 3 000 +, un disque dur de 120 Go, 256 Mo de mémoire vive et un graveur de DVD. Basique mais évolutif. Pour 100€ de plus, Packard-Bell proposera une configuration plus musclée. Pour les portables d’entrée de gamme, la grande distribution table sur une fourchette de prix allant de 600 à 700€. Internet : des affaires. Sur les boutiques en ligne, on mise sur des portables à moins de 500€. Fins de séries de grandes marques, déstockage sont aussi l’occasion de bonnes affaires. Ne pas hésiter à comparer en utilisant des moteurs spécialisés (kelkoo, etc.).

Bonnes vacances

Le blog Technomedia prend ses quartiers d'été. Retour à la rentrée. D'ici là, bonnes vacances à tous.

Delanoë veut faire de Paris une "capitale numérique"

De son récent voyage à San Francisco, ville ô combien numérique, Bertrand Delanoë, le maire PS de Paris, est revenu avec la conviction que la Capitale ne pouvait pas ne pas s’inscrire dans le concert des villes numériques comme Séoul, Tokyo ou les métropoles US. Alors mardi dernier, le maire a dévoilé un plan numérique pour favoriser les nouvelles technologies et faire de Paris une «capitale numérique.» Le plan «Paris Ville Numérique» s’articule autour de deux grands axes : l’accès au très haut débit et la couverture Wi-Fi (internet sans fil) de la ville.
Concernant le premier point, il s’agit – dans une ville où 60% des Parisiens ont l’ADSL – d’offrir des débits jamais atteints: 100 Mbits/s contre 24 aujourd’hui.Pour ce faire, les réseaux en fibre optiques passeront de 1800 à 10000 km ; 80 % des immeubles seront reliés ; 200 000 logements collectifs sociaux seront équipés en matériels tout comme tous les nouveaux bâtiments municipaux. Et la redevance pour les fibres baissera de 25 % (90 % sur les 400 derniers mètres).
Le second point ravira les internautes qui pourront surfer gratuitement sur internet d’ici mi-2007 grâce à 400 points d’accès (hotspots) Wi-Fi., installés dans des espaces publics et notamment de nouveaux «jardins municipaux numériques.» Seul regret, au contraire de San Francisco qui a contractualisé avec Google, toute la ville ne sera pas couverte par le Wi-Fi. Enfin, le plan numérique prévoit de doter les Parisiens les plus défavorisés de 6000 ordinateurs.
À noter qu’en France, hors Paris, le très haut débit est déjà expérimenté à Pau, dans les Hauts-de-Seine et dans le triangle Toulouse-Albi-Castres.

Réveil-mâlin

Qu’il est loin le temps où au tic-tac de la nuit succédait un retentissant et puissant driiiiiiing. Aujourd’hui, la technologie s’est immiscée aux premières heures de la journée, avec plus ou moins de bonheur.
1. Le réveil casse-tête.
Pour ceux qui n’arrivent vraiment pas à sortir du lit ! A l’instar du jeu Simons, il faut répéter (dans le bon ordre) la combinaison de couleurs affichées par des diodes.En cas d’erreur, l’alarme se fait plus forte. Radical. www.patternclock.com
2. Le réveil à bascule.
Changement de registre avec cet élégant réveil imaginé par Nina Tolstrup.On le bascule d’un côté ou de l’autre pour activer ou arrêter l’alarme. Existe en différents coloris. http://tinyurl.com/pjbms
3. Le réveil Starck.
Autre réveil élégant, celui dessiné par Philippe Starck pour Oregon Scientif et qui projette l’heure au plafond.D’autres modèles proposent un module vibreur à glisser sous l’oreiller pour un réveil... en silence. http://tinyurl.com/f3z23
4. Le réveil prière.
Dans ce réveil en bois, un écran LCD affiche 380 versets de la Bible.http://tinyurl.com/fo22u
5.Le réveil iPod.
Marre de la radio ? Envie de se réveiller avec ses fichiers MP3 favoris ? Voilà une base réveil sur laquelle on installe son iPod. http://tinyurl.com/9pa7n
6. Le réveil lumière.
La façon la plus naturelle de se réveiller. Le réveil simule l’aube avec une lumière à intensité progressive. http://tinyurl.com/ntrvr

Géoportail flanche sous des millions de connexions

D’aucuns auraient pu penser qu’instruit par les déboires de la Direction générale des impôts pour la télédéclaration des revenus sur internet; puis par le succès fulgurant de la mise en ligne de 10000 heures d’archives sur le site de l’institut national de l’audiovisuel (INA), l’institut géographique national (IGN) avait pris toutes les précautions pour lancer son site Géoportail qui permet de découvrir la France vue du ciel grâce à des photos aériennes (Technomedi@ du 24 juin). Las! Le site a non seulement été saturé vendredi dernier mais aussi toute la semaine, ce qui est plus problématique.Sur les 21 millions de requêtes, seules 6 millions ont été honorées.Et encore ces chiffres ne concernent que les internautes qui ont eu la «chance» de voir le message d’indisponibilité, ce qui signifie que le nombre de visiteurs – et donc le taux d’échec – est nettement plus élevé.
Alors que Géoportail doit proposer de nouvelles données et de nouvelles applications (topographie 3D notamment), l’IGN tente de régler ses problèmes.Le prestataire du Géoportail, Teamlog, va louer de nouveaux serveurs de calculs pour essayer de répondre à la forte demande.Si celle-ci persiste, il n’est pas exclu que l’IGN mettre en place – comme la Direction général des impôts l’avait proposé – un système de réservation.Les internautes s’inscriraient alors sur le site pour obtenir un créneau (jour et heure) pour être sûr de ce connecter… Vu le succès, le risque d’interminables listes d’attente est fort.
D’ici là, les internautes peuvent découvrir les photos du Géoportail (liée à une adresse) sur le sur le site des Pages jaunes.

Fous de foot partout

Les matches de la coupe du monde de football 2006 seront sans doute ceux que l’on
pourra suivre en direct ou en différé sur une multitude de supports jusqu’alors jamais atteinte. Tour d’horizon de ces outils à tous les prix.
1. Surleweb.
Sur internet, les portails ont noué des partenariats avec des médias d’actualité
spécialisés ou non. Citons MSN (http://msn.eurosport.fr), Yahoo (http://fr.sports.yahoo.com/coupedumonde), AOL (http://foot.aol.fr). Les partenaires de l’équipe de France ne sont pas en reste (www.lesbleus.carrefour.fr). Concours pour gagne des places, blogs d’experts, fiche sur les joueurs, les pays, extraits vidéos, paris en ligne, etc. Dans quelques jours, la planète web deviendra la planète foot. Coût : gratuit.
2. Sur un mobile.
Sponsor de l‘équipe de France, titulaire des droits de diffusion du Mondial sur mobile, SFR propose une chaîne télé dédiée (buts en léger différé, résumé des temps forts, etc.). Téléphone 3G conseillé. Coût: de 0,10€/min à 4€ la vidéo. Chez Orange, on a droit à des alertes SMS, des émissions spéciales, etc. Idem chez Bouygues où l’on peut s’abonner à Canal - Sat et TPS. Coût : selon forfaits.
3. Sur son ordinateur.
Sur PC ou Mac, l’ajout d’un tuner TNT et/ou analogiques ou sous forme deboîtier ou de petite clé USB permet de regarder la télé et, mieux, d’enregistrer les matches directement sur le disque dur puis de les graver sur DVD. Coût : dès 50€.
4. Sur télé mobile.
Pour ceux qui n’ont pas d’ordinateur, il existe de petites télés portatives hertziennes ou TNT. Certaines font aussi office de lecteur DVD. Coût : dès 170€.
5. Plasma ou LCD.
La coupe du monde fait exploser les ventes d’écrans plats. Les abonnés de Free et du satellite pourront voir les matches en haute définition. Coût: dès 1000€ pour un LCD de 82cm.
6.Vidéoprojecteur.
Le grand luxe pour une image comme au cinéma. Coût : à partir de 1200€.

Pour une maman high-tech

À côté des colliers de nouilles et autres dessous de plat faits de pinces à linge vernies ; à côté, peut-être, de quelques robots ménagers ou, mieux, de fragrances de marque, pourquoi, en cette fête des mères 2006, ne pas faire de sa maman une maman high tech ? Pour les retardataires – le jour J, c’est demain – petite sélection.
1. Le cadre numérique.
Réservés aux plus fortunés, ces cadres sont dotés d’un écran à cristaux liquides et
d’un lecteur de cartes numériques. Objectif: afficher les photos des vacances sous
forme de diaporama. Compter environ 200€.
2. Lewaterclock.
Ce réveil original pourra fonctionner des années grâce à l’électrolyse d’un morceau de zinc. L’eau est astucieusement stockée dans un récipient qui sert de vase. 13€.
3.Tetran.
Fatiguée de démêler l’enchevêtrement des fils d’un casque stéréo. Voilà la solution pour enrouler intelligemment les câbles.13€.
4.Chocolate.
Le dernier né des téléphones de LG, le Chocolate s’habille d’une robe noire laquée. Disposant de toutes les technologies (bluetooth, appareilphoto), il propose des touches sensitives. 440€ sans abonnement.
5. Montre MP3.
Avec sonbracelet en cuir rose, cette montre élégante donne l’heure mais permet aussi d’écouter des morceaux demusiques MP3. Livrée avec ses écouteurs, elle affiche une autonomie de 8 à 10 h. 100€.

Le deux roues du futur

À la faveur de compagnes publicitaires, les Toulousains ou les Montpelliérains ont pu découvrir, ces derniers mois, le Segway HT (human transporter), cette étonnante trottinette électrique venue des États-Unis, qui préfigure ce que pourraient être les moyens de locomotion individuels du futur, alternatifs à l’automobile. Car il n’y a pas que le vélo ou les rollers pour se déplacer écologiquement en ville. De toutes les solutions imaginées jusqu’à présent et dont certaines – voir ci-contre – paraissent fantaisistes, amusantes ou trop sportives, le Segway constitue à la fois la plus originale, la plus simple et la plus aboutie.
Dix minutes d'apprentissage
Inventé en 2003 par l’américain Dean Kamen, le Segway est articulé autour d’un gyroscope et est fondé sur le principe de l’équilibre dynamique.Le «conducteur» se tient debout sur une plateforme posée sur un axe supportant deux roues. En se penchant légèrement en avant, le Segway avance ; en arrière, il recule. Déroutante de prime abord la conduite du Segway s’apprend en une dizaine de minutes pourtant. D’une autonomie de 10 à 20 kilomètres grâce à des batteries, le Segway, doté de deux moteurs de 1500 W, peut atteindre 20km/h.
Segway a décliné son premier modèle avec plusieurs versions (golf, tout terrain, police et sécurité) et vient de présenter récemment un nouveau modèle à 4 roues. En plein développement aux États-Unis, le Segway séduit l’Europe et la France. Dans l’Hexagone, 270 Segway ont été écoulés, notamment en entreprises et chez les collectivités (la police lyonnaise par exemple), mais aussi chez certains particuliers handicapés. Le prix très élevé pour l’heure (à partir de 6000 €) décourage, en effet, le grand public.

Et aussi
Le poweriser. Pas de roues certes pour le poweriser mais un mode de locomotion original. Après avoir chaussé ces drôles d’échasses sur ressort, l’on est fin prêt pour faire des bonds de 1,80 mètre de hauteur pour trois mètres de long. De vraies bottes de sept lieues disponibles en plusieurs tailles et notamment pour les enfants. Mais jouer au kangourou a, là aussi, un prix : quelque 400€ la paire.
Le Singleroll skater. Moins cher (99€), le Signleroll skater permet de «skier» sur route avec un drômle de skate à deux roues.
Le Piaggio MP3. Un scooter mais avec 3 roues ! Tel est le pari de Piaggio avec son MP3. Confort et grande stabilité au programme.

Le cybercommerce en hausse de 43%

Le commerce sur internet qui a connu un vrai boom à Noël dernier continue son embellie et s’installe durablement comme l’un des modes de consommation préféré des Français. Alors qu’une étude, cette semaine, indiquait qu’un Français sur quatre surfait régulièrement, la Fédération des entreprises de vente à distance (Fevad, qui regroupe 340 entreprises et 520 sites internet) a rendu publique son étude réalisée à partir de 32 sites de commerce électronique participant au panel iCE. Combinée avec les données communiquées par les plateformes de paiement, elle a établi que les ventes sur internet ont progressé de 43 % au cours du premier trimestre par rapport à la même période en 2005. La plus forte hausse concerne les ventes aux professionnels (B2B) avec un chiffre d’affaires en hausse de 44 %. Les sites de voyages en ligne progressent de 34 %. Les ventes aux particuliers (hors voyages-loisirs) grimpent de 30 % et le high tech de 24 % Avec 2,8 milliards de chiffre d’affaires pour ce seul premier trimestre 2006, l’e-commerce a déjà réalisé un tiers de son chiffre d’affaires de 2005 (8,7 milliards d’euros).

Le soldat du futur se dessine

Fin de la Guerre froide, nouveaux types de conflits sur de nouveaux territoires et naturelle évolution des équipements accompagnant les progrès technologiques ; tout a concourru, ces dernières années, à ce que les armées réfléchissent à de nouvelles tenues de combat. Future Warrior concept (concept de guerrier du futur) et Future Force Warrior aux Etats -Unis, programme FIST au Royaume-Uni, IdZ en Allemagne, ou encore Félin en France, chaque pays développe son propre concept de soldat du futur. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que les premières tenues sont assez bluffantes, particulièrement sur leur esthétique qui rappelle les films de science fiction tels Star Wars.
Système Félin en France
Au-delà de cet aspect anecdotique, ces tenues de combat constituent l’une des premières applications concrètes des nanotechnologies, c’est-à-dire de l’ensemble des techniques visant à produire, manipuler, et mettre en œuvre des objets et des matériaux à l’échelle du nanomètre (10-9 mètre). Aux Etats-Unis, le célèbre Massachusset Insitute of Technologie (MIT) accueillle en son sein l’Institute for soldier nanotechnologies (ISN). Multidisciplinaire, cet institut a déjà conçu des matériaux étonnants pour protéger les soldats contre les attaques balistiques, chimiques et biologiques ; réduire le poids embarqué sur le champ de bataille (de 30 à 70 kg aujourd’hui). Sept équipes de chercheurs travaillent sur rien moins que 37 projets pour intégrer le maximum d’équipements dans la tenue de combat la plus légère possible. Et les Etats-Unis y mettent les moyens : 2 milliards de dollars pour le programme de recherche
Avec un budget certes inférieur – 800M€, marché remporté par Sagem Défense Sécurité, filiale du groupe Safran – la France n’en est pas moins dans la course avec le système Félin (fantassin à équipement et liaisons intégrées). Ce système, qui équipera des milliers de soldats de l’armée de Terre à partir de 2007 – 22600 panoplie pour 20 régiments d’infanterie – inclut une nouvelle tenue de combat,plus souple, plus légère et plus ergonomique ; des armes équipées de moyens optroniques modernes (lunettes à intensification de lumière et thermiques infrarouges) ; des équipements de tête (viseurs, afficheurs, vision nocturne) ; de puissants moyens de communication ; et des sources d’énergie individuelles. Le tout est régi par une plateforme électronique portable. L’objectif poursuivi par les armées , en France comme à l’étranger, est de rendre le soldat plus efficace, mieux protégé et équipé et, surtout, moins isolé sur le champ de bataille.
Au final, nombre des technologies développées pour les militaires , notamment en ce qui concerne les tissus, devraient trouver des débouchés pour le grand public et plus pariculièrement les sportifs d’ici quelques années.

L’exosquelette, l’autre piste de recherches
exosqueletteÀ côté des recherches consacrées à l’amélioration des tenues de combat des militaires, les laboratoires de recherches planchent sur d’autres pistes. Et notamment l’exosquelette. La problématique était que les soldats amenés à se déplacer vers une zone d’opération sur plusieurs kilomètres arrivaient épuisés du fait de l’équipement très lourd. L’idée est donc que le militaire «chausse» une sorte de cuissarde robotisée qui va lui permettre de transporter sans trop d’effort des sacs plus lourd, en marchant plus vite et pendant plus longtemps. Ainsi le laboratoire de robotique et d’ingénierie humaine de Berkeley, fondé en 2000, mène à bien le projet.


Guide Captain Web 2006

Voilà un guide qui devrait ravir tout à la fois les réfractaires à l’achat sur internet comme les aficionados de ce mode de consommation. Les Éditions du consommateur viennent, en effet, de lancer «Captain Web 2006» (22,70 €), un guide pratique qui est au cybercommerce ce que peut être le guide Michelin pour les hôtels-restautants.
Pour cette première édition, 1000 adresses ont été sélectionnées et classées par catégories. On en compte onze : alimentation, vin et alcool ; décoration, loisirs créatifs ; bureau, travail ; jardin et extérieur ; auto, moto et scooter, vélo ; beauté, santé ; enfants, maternité ; livres, musique et films, médias ; sortir, voyager ; mariage ; sites comparateurs de prix. Dans chaque rubrique, les auteurs notent de 1 à 5 étoiles la valeur ajoutée, la cohérence et la présentation de l’offre, la commande et le suivi, la livraison, le service après vente et la fidélisation. Il est également indiqué si le site web offre le paiement sécurisé en ligne et s’il dispose d’une boutique physique. Les auteurs ont aussi listé des coups de cœur et des coups de pouce. En introduction, le lecteur-consommateur trouvera des informations sur la législation en vigueur, sur les solutions de paiement, etc. Enfin, le livre regorge de codes promotionnels…

Télé : y a qu'à se servir

Le succès inattendu – plus de 3 milllions de connexions en quelques heures – rencontré la semaine passée par l’Institut national de l’audiovisuel (INA,www.ina.fr) qui a mis en ligne quelque 100000 programmes soit 10000 heures de ses archives à consulter gratuitement (à 80%), atteste, d’évidence, d’un tournant dans la façon de consommer la télévision. Après la révolutionde la télécommande qui a installé le zapping, voici venu le temps de la télé à la carte. Une télé rendue possible par l’internet à haut débit e tbaptisée TvIP (television on internet protocol).
Bien placée sur l’internet à haut débit (ADSL, câble, bientôt fibreoptique), la France, logiquement, est devenue le pays d’Europe qui compte leplus d’abonnés à la TvIP. Le cabinet d’études Gartner estime ainsi que d’ici la fin 2006, la moitié des 3,3 millions d’abonnés européens à la TvIP résideront en France. Et en 2010, il pourrait y avoir 16,7 millions d’abonnés européens dont 5 millions en France. Autant dire que ce marché – 682 M€ attendus – attire les convoitises et explique que tous les opérateurs de télécommunications et de l’audiovisuel s’y intéressent. Les fournisseurs d’accès à internet Free, Alice, Neuf-Cegetel ou France Telecom permettent à leurs abonnés (dégroupés) de bénéficier de la télé, en qualité numérique. Il s’agit de bouquets de chaînes voire des chaînes de la TNT, de CanalSat et de TPS. Mais surtout,certains de ces internautes peuvent profiter de la vidéo à la demande (VOD, video on demand) sur leur téléviseur(Free, FranceTelecom) ou surleur ordinateur.
Dans un cas comme dans l’autre, il s’agit de louer (ou d’acheter) un programme, un film ou un documentaire par exemple. Une fois le prix acquitté, le programme est soit téléchargeable surle disque dur, soit diffusé en continu (streaming). Selon les droits acquis,on peut regarder le programme durant 24 ou 48 heures, ou le graver et le conserver. L’avantage sur les vidéoclubs est indéniable : plus besoin de se déplacer pour emprunter et rapporter le DVD, le catalogue de films est toujours disponible, la qualité de diffusion (qui dépend de la connexion internet) est bonne, et les tarifs restent raisonnables. Les chaînes de télévision – TF1, France 2 – se sont elles aussi lancées dans la VOD et proposent d’ores et déjà certaines de leurs émissions déjà diffusées.

Chanson française : génération internet

Alors que le Printemps de Bourges, découvreur de talents, fête en ce moment ses trente ans – tumultueux – d’existence, plus que jamais le renouveau de la chanson française est bel et bien là.Grâce à de nouvelles têtes qui sont apparues, la plupart, après l’an 2000 et qui, en quelques mois ont reçu la consécration des professionnels, du grand public et des Victoires de la musique.Trait commun à ces artistes majoritairement trentenaires : tous apportent du sang neuf, de l’air frais dans un domaine, la chanson, la variété – osons écrire le mot –, que d’aucuns disaient moribondes. Le renouveau s’est installé dans tous les registres (rap, pop, folk, rock…) et, fait rare, ne fait pas table rase du passé puisque ces artistes nourrissent leur créativité auprès de leurs glorieux aînés (Laurent Voulzy, Alain Souchon, etc.) au point, ironie du sort, de fournir à ces derniers des chansons aptes à relancer leur carrière.
À chacun son site web
Mais un autre point commun réunit cette génération: internet. Tous ont intégré le réseau des réseaux dans leur façon d’appréhender leur métier. Tous disposent d’un site internet officiel ; certains en ont d’officieux. Sur le net certains diffusent leurs créations en avant-première, d’autres dialoguent avec leurs fans sur des forums ou des chats ou leur font découvrir les coulisses d’un concert ou d’un enregistrement en studio. Revue de détail, forcément non exhaustive de douze sites.

1. Raphael (www.raphael.fm) Le site du grand triomphateur des Victoire de la musique 2006 est à son image : sobre. La navigation peut se faire en musique et on peut écouter des extraits de toutes ses chansons et voir ses clips.Raphael a même créé une radio et les fans peuvent acheter ses t-shirts.

2. Bénabar (www.benabar.com) Même sobriété chez Bénabar. Extraits de chansons, paroles, dates des tournés, galerie photos, etc. Rien ne manque à l’appel sur ce site simple et rapide.

3. Vincent Delerm (www.vincentdelerm.com) Tons chauds et belles polices de caractères pour un site intimiste.Clips, vidéo, de concert et newsletter.

4. Camille (www.camille-lefil.com) Magnifique site à la navigation sur le «fil», clin d’œil à son album phare. Tout y est : une réussite.

5. M (www.qui2nous2.com) Un site en forme de blog pour le rocker au cœur tendre. Vidéo, boutique, radio, etc.

6. Calogero (www.calogero.fr) Graphisme léché et interactif. Beaucoup d’infos, parfois inédite, et une «fanzone» originale.

7. Keren Ann (www.kerenann.com) Joli site en anglais, beau graphisme, rapide mais avec plusieurs rubriques encore en construction.

8. Pauline Croze (www.paulinecroze.com) Joli site simple à la navigation agréable (pas besoin de plugin) et donc rapide, mais il manque un peu de son et d’interactivité.

9. Miossec (www.christophemiossec.com) Sobre, moderne, complet, ce site dispose d’un «club», un espace interactif étonnant ou l’artiste et ses fans se retrouvent autour de textes, livres, etc.

10. La grande Sophie (http://lagrandesophie.artistes.universalmusic.fr) Site complet qui propose en plus des goodies (fond d’écrans pour son ordinateur) et même des sonneries pour portables!

11. Diam’s (www.diams-lesite.com) Sur le site de la rappeuse on a droit à des vidéo-clips, les coulisses du tournage, un forum fourni, une radio. Les musiciens en herbe peuvent même envoyer leurs remix à l’artiste qui seront notés par les internautes du site.

12. Anaïs (www.anaisinyourface.com) Un site riche en infos, prometteur (forum, jeu, etc.) mais encore un peu trop brouillon.

Route : jamais sans mon GPS

En ce début de vacances de Pâques pour la zone de l’académie de Toulouse, nul doute que parmi les automobiles qui grossiront la circulation, nombre d’entre elles embarqueront un récepteur GPS.Jadis réservés aux professionnels des secteurs routiers et maritimes, aux particuliers fortunés, aux pilotes privés d’avions ou aux randonneurs passionnés, les récepteurs des signaux satellitaires du système américain GPS (global positioning system) ont connu à Noël 2005 une spectaculaire démocratisation.
7 nouveaux modèles par mois
La baisse des coûts de production des puces électroniques et leurs miniaturisations font que le GPS s’invite sur de nouveaux matériels: consoles de jeux, organiseur électronique (PDA), ordinateur portable et, bien sûr, téléphone portable.Sur ce dernier point, les premiers modèles dotés de puces A-GPS, arrivent sur le marché.Et au dernier grand salon de la téléphonie mobile, le 3GSM de Barcelone, SiRF, leader mondial de la fabrication de puce GPS, a prédit que tous les téléphones portables intégreraient ce système d’ici 5 ans, ouvrant la porte à de nouveaux services de géolocalisation. En attendant, ce sont les terminaux portables (PND) et les pack rassemblant un PDA et un boîtier GPS qui tiennent le haut du pavé et ont fait exploser les ventes de Noël. Tant et si bien, qu’au-delà des pionniers du GPS (Garmin, Navman, Tom tom), les géants de l’électronique grand public ont lancé leurs modèles (Siny, LG, etc.). «En 2005, les prix moyens des packs PDA et des PND s’élevaient respectivement à 340 € et 480 €. Cette croissance devrait se poursuivre cette année, grâce à la multiplication des offres : 7 nouveaux produits arrivent chaque mois dans les rayons », expliquaient dernièrement nos confrères de l’Ordinateur individuel. Et les tarifs ont encore baissé. Sur internet voire dans certaines enseignes discount, l’on trouve des produits à 250€. Ces récepteurs GPS se dotent souvent de services annexes fort appréciables : radio FM, lecteur de musique MP3 ou de vidéo DivX. Les plus perfectionnés, dotés d’une puce de communication Bluetooth peuvent dialoguer avec un téléphone GSM et récupérer ainsi en direct des points d’intérêt (POI) ou des informations sur le trafic routier (TMC). Car la mise à jour de la cartographie – et son coût – est une donnée essentielle du bon fonctionnement de ces appareils. Outre le côté matériel (ergonomie, simplicité, autonomie, fonctions), la partie logicielle de ces machines est donc à regarder de prêt au moment de l’achat.

Galileo en 2010
Le système de positionnement par satellite européen Galiléo, concurrent du GPS, sera pleinement utilisable à l’horizon 2010. Comme pour le GPS, plusieurs types de récepteurs seront disponibles mais avec un avantage de plus : une meilleure précision.

4 types de GPS
> Intégré. Proposés directement par les constructeurs automobiles, ils sont puissants, parfaitement intégrés au tableau de bord, riches en fonctions, mais très chers (plus de 1500€).Autre possibilité, insérer dans le logement de l’autoradio un GPS adapté (Pioneer, VDO Dayton, etc.) tout aussi cher (1500 €).
> Portatif. Simples, pratiques, abordables (à partir de 230 €) très nombreux, ils envahissent les rayons.N’hésitez pas à les manipuler, regardez les fonctions, l’autonomie, les cartes (France ou Europe) et s’ils fonctionnent derrière les parebrises athermiques.La génération de puces SiRF III est plus performante.
> Sur téléphone. Une solution qui s’annonce prometteuse: le GPS sur son téléphone portable.Il faut en général acquérir un petit boîtier GPS (300 €) qui communiquera sans fil (Bluetooth) avec le smartphone (Windows Mobile, Symbian). De plus en plus, le GPS sera directement intégré dans le téléphone.
> Sur organiseur (PDA). Le GPS a redonné un coup de fouet au organiseurs (PDA) dont le marché s’est effondré face aux smartphones.Les appareils proposés (avec GPS intégré ou déporté avec module Bluetooth) sont performants, d’un bon rapport qualité prix.Ces appareils permettent aussi de surfer sur internet.

A chacun son adresse internet

Il y a quelques années, La Poste avait frappé un grand coup en proposant de doter chaque Français d’une adresse électronique gratuite à vie. Aujourd’hui, avec l’avénement du haut débit, l’équipement sans cesse croissant des ménages en ordinateur et l’apparition de nouveaux usages relatif à l’expression (blogs, etc.), s’ouvre l’ère de l’adresse internet personnelle.C’est-à-dire la possibilité d’avoir une adresse électronique personnalisée de type jean@dupont.fr (au lieu de jean.dupont@fournisseur.fr) mais aussi de disposer d’un nom de domaine de type www.dupont.fr qui renvoie, par exemple, vers son site web personnel.
Raz-de-marée pour .eu
Sur internet, les noms de domaines relèvent d’enjeux politiques – affirmer sa présence notamment linguistique – et économique et la France comme l’Europe accusent un réel retard. La première, forte pourtant d’un taux de pénétration d’internet de 42%, n’accueille que 2% des noms de domaines dans le monde. La faute à un choix politique : celui de réserver l’extension .fr aux seules entreprises. Cela va changer . A partir du 20 juin prochan, toute personne majeure et disposant d’une adresse postale en France pourra être titulaire d’un domaine en .fr. Les Français pourront donc opter pour leur domaine national pour quelques dizaines d’euros par an avec autant de facilité qu’ils peuvent aujourd’hui acheter les domaines génériques (.com, .net ou .org). Autre nouveauté, l’arrivée si attendu de l’extension européenne .eu. L’incapacité de l’Europe à mettre en place cette extension illustrait aussi l’incapacité de l’Euirope à parler d’une seule voix sur la scène internationale. Pour éviter que des entreprises ne soient victimes de «cybersquatting» de leur nom sur inernet, la commissaire européenne à la Société de l’information, avait mis en place une procédure en plusieurs étapes. Depuis le 7 décembre 2005, seules les entreprises pouvait candidater. Depuis le 7 avril dernier, tout résidant européen peut demander un nom de domaine. Résultat : un raz-de-marée des particuliers avec 717000 demandes auprès de l’organisme Eurid quatre heures après l’ouverture des inscriptions... L’objectif de l’extension .eu est d’offrir une «alternative attrayante», au .com

"La téléphonie 3G ouvre une nouvelle ère"

Bousculés par les associations de consommateurs, notamment l’UFC-Que Choisir, et par les amendes infligées par le Conseil de la concurrence, les opérateurs de téléphonie mobile ont été réunis sous l’égide du ministre de l’Industrie François Loos, pour réfléchir aux réponses à apporter à leurs abonnés. Après deux réunions, 21 propositions ont ainsi été formulées le 20 mars dernier. SFR, 2e opérateur français, vient de mettre en place plusieurs d’entre elles ce mercredi 12 avril, comme l’a confirmé à La Dépêche du Midi Bertrand Le Marec, directeur régional SFR-Sud ouest.

Des gestes pour les consommateurs
Parmi les nouvelles mesures mises en place : la liberté du choix de l’abonnement; la portabilité du numéro d’un opérateur à l’autre (réduite de 2 à 1 mois), la possibilité, pour 49 €, d’acheter un téléphone basique pour remplacer celui volé ou perdu ; la baisse du prix des SMS (20 % de SMS en plus dans les forfaits ou 0,03 € de baisse sur le prépayé) ; enfin le prix du déblocage (désimlockage) du téléphone qui passe de 114 € à 65€. « Nous répondions déjà sur certains points mais nous voulons aller plus loin car SFR veut être opérateur de référence », explique Bertrand Le Marec.
Des investissements importants sur les réseaux 2G et 3G
Outre le soin apporté à leur relation clients, les opérateurs de téléphonie mobile poursuivent d’ambitieuses politiques d’investissements dans leurs réseaux de 2e et 3e générations, c’est-à-dire ceux des téléphones GSM classiques (avec le GPRS et l’Edge) et ceux des téléphones haut débit (UMTS, HSPDA). « Pour le GSM, nous avons lancé en 2003 un programme Zones Blanches qui est clairement un programme d’aménagement du territoire et non un programme commercial », indique M. Le Marec. De fait ce programme qui vise à résorber, en partenariat avec les conseils généraux, les zones où le portable ne passe pas, apporte peu de recettes à SFR. Le programme Zones Blanches sera achevé en 2007. « A cette date, 97 % de la population de Midi-Pyrénées sera couverte », précise le directeur. Concernant la téléphonie 3G, véritable enjeu des mois et années à venir, les investissements sont colossaux : 3 milliards d’euros sur dix ans pour SFR. « Nous avons une longueur d’avance avec 1,2 million de clients. La 3G est pour nous un axe prioritaire car elle va apporter un vrai confort de vie tant pour les entreprises que pour le grand public», assure Bertrand Le Marec. « On est à l’aube d’une ère nouvelle avec laquelle vont apparaître de nouveaux services », explique le directeur régional de SFR.
Les services du futur
Parmi ceux-ci, la télévision sur mobile à la carte, qui sera un complément de la TNT sur les portables pour recevoir des émissions spécifiques ou en différé. La géolocalisation, c’est-à-dire la possibilité de localiser un portable pour, par exemple, signaler sur son écran des commerces proches. Enfin, de nombreuses applications feront appel à l’appareil photo incorporé dans les téléphones : achats de ticket de métro, information sur une automobile dont on vient de photographier le logo, etc. On n’a donc encore rien vu…

La haute définition débarque

2006 sera l’année où la télévision haute définition (TVHD) va véritablement prendre son envol. Selon une étude réalisée par Gfk, 1,5 million de téléviseurs à écrans plats (plasma ou LCD) ont été vendus en France l’an dernier, dont 450000 estampillés HD-Ready. Et Gfk prévoit 1 million de TVHD vendues pour 2006 et 1,4 million pour 2007. La demande s’installe donc et c’est toute l’industrie informatique et des loisirs qui s’investit à fond dans la TVHD. Car les nouveaux téléviseurs constitueront le centre névralgique des loisirs numériques. Écrans plasmas,LCD ou encore vidéoprojecteurs seront l’outil central vers lequel convergeront différents flux : télévision, DVD, consoles de jeux,internet. Depuis plusieurs mois,les chaînes de télévision anticipent l’avènement de la TVHD: les téléfilms – en France comme aux États-Unis – sont déjà tournés en HD et plusieurs films (Casino, Ocean’sTwelve, etc.) sont prêts à être diffusés selon le format Mpeg4 via différents canaux (satellite, câble, ADSL). 100% numérique 2010 Après un certain retard, les décodeurs Mpeg4 des deux bouquets satellitaires TPS et CanalSat sont prêts pour les abonnés (moyennant un sur coût). Et les premiers programmes diffusés seront vraisemblablement sportifs : coupe du monde de football cette année, JO de Pékin en 2008,etc. Resteque pour passer de la télé d’hier à celle dedemain, il faudra un certain temps. La télé 100% numérique,c’est pour l’horizon 2010. Inutile d’attendre toutefois pour s’équiper. Les Français, qui ont découvert la qualité des chaînes numériques de la TNT, l’ont bien compris et, moyennant une attention particulière au moment de l’achat,les télés HD-Ready (prêtes pour la HD) permettront d’ores et déjà de goûter aux joies de la haute définition.

4 modes de diffusion
1.Lesatellite. Pour l’heure, c’est le seul moyen de recevoir de la HD. Les décodeurs TPS et CanalSat qui vont être distribués sont dotés d’une prise HDMI.
2.La TNT. Les chaînes TNT sont encodées à la norme Mpeg2 quand la HD utilise le Mpeg4. Rares sont donc les décodeurs TNT actuels qui pourront lire la HD. Ceci dit, il n’y aura pas de chaîne HD sur TNT avant 2007 ou 2008.
3.Lecâble et l’ADSL. Les fournisseurs d’accès à internet se préparent pour l’été prochain. Freebox, Alicebox ou Neufbox pourront afficher la HD. Mais tous les internautes ne pourront pas en profiter.
4. Le successeur du DVD. Pour succéder au DVD,deuxformats s’opposent : le BluRay, soutenu par Sony, Matsushita, Dell, HP, LGElectronics, Apple, Universal et la 20th Century Fox ;et le HD-DVD, soutenu par Toshiba, Nec, Sanyo,Warner Bros, Intel et
Microsoft. Comme au temps du VHS, difficile de dire qui sortira vainqueur...

HD-Ready
L’an passé, le logo HD ready (prêt pour la HD) est apparu pour différencier les écrans compatibles ou non avec la HD. Les écrans bénéficiant de ce logo peuvent afficher la HD720 et reproduire la HD1080. Ils disposent aussi d’une prise DVI (image numérique) ou HDMI (image et son numérique,le successeur du péritel) et d’une priseYUV.

La promesse d'une image plus grande et plus détaillée
L’objectif premier de la HD est la promesse d’une image plus grande et plus détaillée. Le standard actuel PAL-SECAM et DVD offre 576 lignes de 720 points (720x576) à 25 images par seconde. La HD propose deux définitions bien supérieures:1280x720 à 50 images par seconde (HD720) et 1920x1080 à 25images par secondes (HD1080, dite Full-HD).
Que la dalle de l’écran plat soit de 20’’ ou de 50’’, elle se cale sur l’une de ces deux définitions.La quasi-totalité des dalles LCD offre une résolution de 1366x768. Ces écrans acceptent donc la HD720 qui sera la résolution de diffussion des programmes dans les deux ou trois ans à venir. Et lorsque les programmes seront diffusés en 1920x1080, les téléviseurs redimensionneront automatiquement l’image. Un écran HD1080 coûtant 40 à 50% plus cher qu’un écran HD720 de même taille, autant rester pour l’instant aux écrans compatibles HD720.

Apple : saga america

C’est une success story comme l’Amérique les aime. Celle de deux jeunes étudiants passionnés, Steve Wozniak et Steve Job (5) qui ont fondé il y a trente ans Apple. Le 1er avril 1976 les deux étudiants revendent un minibus Volkswagen et une calculatrice. Avec 1300 dollars en poche, ils entament une véritable aventure. Steve Jobs, de retour d’un voyage en Inde, travaille pour le fabriquant de jeux vidéos Atari et s’associe à Steve Wozniak pour fabriquer, dans un garage, l’Apple I. Vendu 666,66$, ce premier ordinateur individuel s’arrache litrallement. Avec l’argent gagné par l’Apple I, les deux hommes conçoivent l’Apple II (1) comme l’ordinateur utilisable par tout le monde.
Aucune banque ne voulant financer le projet, c’est une connaissance de Jobs qui apportera les 250000$ nécessaires en 1977. Le succès de l’Apple II, premier ordinateur à affichage couleur, est fulgurant. Apple prend alors son logo : une pomme en hommage à Isaac Newton. En 1979 sort l’Apple II + puis l’Apple III et l’AppleIII +. En 1979 toujours, Steve Jobs visite le Xerox Parc et a la formidable intuition que les prochains ordinateurs fonctionneront avec une interface graphique.Malgré les échecs de l’AppleIII et de Lisa, Apple rebondit avec le Macintosh (2) dévoilé en janvier 1984 lors du Super Bowl. Pour cet ordinateur tout en un avec souris, c’est le succès : 100000 unités vendues en six mois.
Chute et renaissance avec l’iPod
Mais Apple, au contraire d’IBM, refuse des clones de Macinstosh. Résultat : une perte inexorable de parts de marchés. Steve Jobs quitte la société en 1985; les nouveautés se font rares tandis que Microsoft et son Windows gagnent du terrain. Les licenciements chez Apple s’enchaînent, les PDG se succèdent ; les erreurs stratégiques aussi. En 1997, Steve Jobs revientcomme PDG « intérimaire.» Les fans d’Apple y voient le signe d’un renouveau. Celui-ci viendra de l’iMac (4, 6) en 1998. Avec un design inédit de Jonathan Ive et des couleurs acidulés face à des PC ternes, l’iMac est un succès : 8000000 unités vendues en 1998. Le portable iBook suit la même voie. Apple renoue avec le succès et avec l’innovation : ordinateurs et système d’exploitation MacOS puissants, etc.
La 2e génération d’iMac, abordable et performante, confirme le renouveau. Steve Jobs joue alors un coup de maître en avril 2003 avec l’iPod (3, 7), un lecteur de fichiers numériques musicaux MP3, couplé au logiciel et magasin en ligne iTunes. Succès fulgurant : 14 millions d’unités vendues. Grâce à l’iPod, Apple – dont les ordinateurs représentent 2 à 2,5 % du marché – réussit sa diversification. Elément capital, l’iPod va conditionner la stratégie d’Apple dans la conquête du grand public pour les loisirs numériques (audio, video, téléphonie) des mois à venir.

La biométrie nous a à l'oeil

Infographie biometrieElle a fait rêver des millions de gamins suspendus aux gadgets de James Bond et fascine encore lecteurs de romans ou spectateurs de film de science fiction.Une fascination d’autant plus insouciante que chacun a l’impression que ces technologies n’appartiennent qu’au futur.Et pourtant, la biométrie, c’est-à-dire la science des mesures et des statistiques appliquées aux êtres vivants, est plus que jamais présente dans notre quotidien.Les Français s’en rendent peu à peu compte.
Sécurité et confort
Les récents déboires et retards du passeport biométrique, indispensable pour se rendre aux États-Unis, atteste, en effet, que les technologies ont atteint à la fois la maturité et la miniaturisation nécessaire à un développement exponentiel. Réservées jusqu’à présent à des sites sensibles, aéronautiques, militaires ou de recherches, les technologies biométriques commencent à irriguer d’autres secteurs : téléphonie mobile, informatique, automobile, banques, médiathèques voire cantines scolaires. À la biométrie de sécurité s’ajoute ainsi la biométrie de confort. Selon l’International Biometric Group, le marché de la sécurité se porte bien. En 2005, il était estimé à quelque 1,8 milliard de dollars avec une perspective de 5 milliards d’ici 2008. Toutefois, en France, la biométrie se développe plus lentement. Le cadre réglementaire (CNIL) et le sentiment de flicage – parfois avéré – sont sources de résistance mais permettent aussi de poser un vrai débat sur la biométrie.

Livres : révolution numérique

infographie e-livre

Alors que le Salon du livre s’est ouvert hier à Paris, le livre est en passe de connaître une révolution aussi capitale que l’invention de l’imprimerie par Gutenberg en 1538 : celle du numérique.Certes, il existe depuis déjà longtemps des livres «virtuels», c’est-à-dire des textes – et des images – lisibles sur un écran d’ordinateur, celui d’un organiseur électronique ou encore celui des e-book au succès très mitigé.
Google book
Et les grands projets de bibliothèques numériques, aux États-Unis avec Google Book ou en Europe sous l’impulsion de la Commission européenne ou de grandes bibliothèques nationales, sont bel et bien devenus des réalités désormais incontournables dans le partage du savoir et de la connaissance. Mais il ne s’agissait là que de la première partie de la révolution numérique, consacrée au fond. L’on aborde aujourd’hui la forme et c’est le livre-objet même qui va connaître sa révolution. L’accélérateur : l’écran numérique souple. Longtemps annoncée mais ne dépassant pas le stade de concept ou de prototype, la technologie arrive à maturité. Les constructeurs d’électronique grand public (Philips, Samsung, Plastic Logic, etc.) maîtrisent l’électrophorétique qui permet de construire des écrans souples aussi fins que du papier. Jusqu’à présent minuscules et noir et blanc, ces écrans découvrent la couleur et des tailles plus respectables, jusqu’à 45 cm.
Journal du futur
Dès lors, la première application de ces feuilles électroniques pourrait se trouver dans la presse. En ligne de mire, ce que les spectateurs ont pu voir dans le film Minority Report : un journal dont les pages – statiques ou animées – s’affichent sur l’écran souple et sont mises à jour en temps réel par les ondes (WiFi ou Bluetooth). Aujourd’hui, toutes ces technologies existent déjà ; ne reste plus qu’à les mettre en musique en augmentant concomitamment la taille des écrans, leur définition et l’autonomie de ces appareils. Mais déjà, les premiers tests de feuilles électroniques sont en cours. En Belgique, 200 lecteurs du quotidien De Tijd s’apprêtent à lire leur journal sur le iLiad (ci-contre), une tablette développée par la société hollandaise Irex Technologie. Équipée de connexions WiFi, USB, elle permet aussi de lire des livres, des supports de cours, des plans. Elle utilise la technologie d’encre électronique e-ink. La France n’est pas en reste et ce sont nos confrères Les Échos qui devaient présenter hier une version expérimentale du journal économique sur e-papier.

Sony croit au livre électronique
livre SonyLe livre électronique n’en est pas à son coup d’essai. À la fin des années 90, la société Cytale proposait le Cybook. Mais cette tablette électronique cumulait les inconvénients : lourde, peu autonome, avec un format de fichier fermé, un mode de commercialisation des e-livres perfectible et, surtout, un prix prohibitif. Ce fut un échec. Le Cybook vient toutefois de renaître grâce à la société Booken avec une version remaniée sans fil. Mais c’est avec l’encre électronique que les livres numériques pourraient décoller. On l’a vu avec la tablette iLiad (ci-dessus) ou encore avec le nouvel e-book que Sony a présenté en janvier au CES de Las Vegas. Capable de lire plusieurs formats informatiques, cette tablette à encre électronique de 250 g, pourra afficher 7500 pages sans être rechargée. Mais son coût – entre 250 et 330 € – reste encore élevé et les consommateurs pourraient préférer d’autres appareils (lecteurs vidéos, PDA, etc.)



Pour en savoir plus
> Les bibliothèques numériques face aux contraintes techniques. Un dossier du Journal du Net.
> Le site de Pastic Logic. La société fabrique des écrans souples.
> L'encre électronique expliqué par la société e-Ink
> Le projet d'IBM primé en 1999

Survoler la Terre d'un clic

L’été dernier, les internautes Français découvraient bouche bée Google Earth, un formidable logiciel gratuit lancé par Google, qui permet en quelques clics de souris de survoler la terre grâce à la juxtaposition intelligente de photos satellites. Cette semaine, l’institut géoraphique national (IGN) relève le gant pour proposer plus et mieux que Google avec un projet exceptionnel : Géoportail. L’IGN est chargée officiellement de réaliser le référentiel à grande échelle (RGE) soit la superposition de 4 bases de données numérisées. La richesse de cette carte numérique géante (quelque 400000 clichés de 50 cm de précision !) sera mise à disposition de tous sur Géoportail. Dès l’été 2006, dans la limite de 500000 visiteurs, l’on pourra naviguer sur la France entière en 2 dimensions puis en 3D. Il suffira de taper le nom de sa commune pour la survoler avec des photographies de moins de 5 ans d’âge. Ouvert au grand public, associations, enseignants ; aux collectivités locales, administrations ; aux entreprises, artisans, etc. Géoportail ambitionne de devenir un outil incontournable pour effectuer des recherches et obtenir des cartes précises ; mais aussi pour publier ses propres données géographiques, les enrichir avec d’autres données (l’artisan pourra présenter son savoir-faire avec une petite vidéo) et les partager avec d’autres professionnels ou passionnés. Les particuliers comme les professionnels pourront acquérir en ligne des cartes, atlas, posters, guides mais aussi des données brutes. Pour cet ambitieux programme dont l’accès sera en très grande partie gratuit, l’IGN s’entourera de nombreux partenaires. Avec Géoportail, « portail des territoires et des citoyens », la France se positionne donc aux avants postes d’un secteur — les fournitures de services géolocalisés — en très forte croissance. Un secteur convoité par les géants de l’informatique et des télécoms convoitent. Ne reste plus à espérer que, comme Galiléo, le GPS européen, le Géoportail déborde un jour l’Hexagone.